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 [RP] Mort confondue...

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Bettym

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MessageSujet: [RP] Mort confondue...   Ven 14 Sep - 13:24

Cerberuss :

Dans les rues de Moulins …

Cerberuss franchit les barricades du village dénommé Moulins .
Sa destination … finale !! Il arbore un grand sourire cruel dissimulé par son long manteau à capuche sombre … Comme la mort .. Comme la nuit …
Il a passé les gardes sans problèmes et espère avoir plus de mal pour la suite .
Ce ne sera pas drôle sinon .
Excité par le besoin de tuer, d’en finir, d’affronter enfin un adversaire à sa mesure, il marche très vite, très rapidement …
Il atteint une auberge et s’y arrête .
En entrant il aperçoit tous ses villageois heureux et pleins de naïveté ..
Il pourrait tous les tué ! Ils ne sont qu’une dizaine ! Non . Il se ressaisit .
Cerberuss devait rester sérieux jusqu’à ce que sa mission soit accomplie .
Se contentant de commander une boisson pour faire bonne impression, il s’assied et écoute . Son ouïe prenant le dessus sur le reste de ses sens .
Il ne touche pas à son verre et se dirige vers ce qui sert de toilette.
Un homme se trouve à l’intérieur ..
……
Cerberuss sourit plus que jamais . Il sait tout maintenant . Ce n’est plus qu’une question d’heures .
Il sort dans la rue déserte à cet heure ci. Car il fait bientôt nuit .
Ne pouvant plus s’en empêcher, il rit . Un rire qui fait froid dans le dos, un rire inhumain . Un rire que l’on oublie pas et qui s’encre en soi ..


Un homme désarticuler ne pouvant plus parler, souffre milles douleurs dans les toilettes de cette auberge … Un homme qui mettra le reste de sa vie avant d’oublier ce qu’il a vu et vécu …

Le festin a commencé …

**************************************************************************
David32 :

Quartier Don Vasco l’Avisé


David32 était arrivé quelques semaines plus tôt .
A chaque fois qu’il était venu pour rendre visite à son ami Langue, il était absent .
David savait qu’il était fort occupé et avait été patient. Mais cette fois-ci, trop s’en était trop !
Il se balada dans le quartier en jouant de la flûte car il adorait et en jouait merveilleusement bien .
Il salua les Moulinois qu’il croisait. Toujours dans la bonne humeur et dans la joie .
David aimait profondément ce villlage . Les gens y étaient très sympathiques et heureux ! Tout le monde s’entre-aidait et il n’y avait aucuns problèmes !
C’est en pensant à son projet de s’installer qu’il arriva devant la maison de Langue. Il s’était surtout bien entendu avec une dame nommée Arwendell .
Elle était belle, intelligente, vive et charmante .
Il toqua et entra .
Soupirant voyant que Langue n’était encore une fois pas là, il alla rallumer le feu.
La maison était poussiéreuse comme si elle n’était plus entretenue et une odeur désagréable y régnait . Langue ne doit sûrement pas avoir le temps de s’en occuper avec tout son travail . Et il n’a pas de femme pour le faire à sa place .
Un coffre traînait plus loin avec toutes sortes d’armes à l’intérieur. David ne le savait pas mais il devinait sans peine son contenu.
Déposant son bâton il prit un livre sur une étagère et le feuilleta .
Il connaissait très bien Langue . Celui-ci ne lui cachait presque rien .
David savait donc que la pièce cachée se trouvait en face de lui derrière la cheminée . Mais il n’avait point besoin d’y mettre les pieds .

Il alla à la cuisine et se fit à boire . Réchauffant un peu de soupe .
Il la bu en repensant à sa future installation !

**************************************************************************
Cerberuss :

Cerberuss sortit de la cachette où il avait passé la nuit .
Une nuit inutile où il n’avait pas réussi à fermer l’œil .
Tant il attendait ce moment depuis longtemps, tant il était tendu telle une flèche sur un arc . Une flèche mortelle à l’empennage noir .
Il se mit à courir . Une allure rapide n’essoufflant guère Cerberuss .
Se débrouillant pour passer pas des rues non fréquentées, il arriva enfin devant la demeure où tout allait se finir .
Cerberuss qui avait quelques heures plus tôt enduit toutes ses lames d’un poison bien particulier, se positionne devant la maison .
Un poison qu'il utilise seulement pour les grandes occasions ..
Et celle-ci en est une.
Poison qui quelques secondes seulement après pénétration dans le corps, empêche que tout son soit émis par la victime. Et qui lui assure une mort dans les trois minutes suivantes ..
Trois minutes qui paraîssent une éternité tant la douleur est horrible et insupportable pourtant aucun son ne sort de leur gorge.
Souvent, ils se martèlent la tête contre ce qui vient ou en finissent d'une quelconque autre manière ..
Personne n'a jamais tenu les trois minutes .
Mais lui, il y arrivera ! Cerberuss en est certain ! Ce qui lui laissera tout le temps de l’interroger sur les autres membres clés de la guilde encore vivants et tout le loisir de le torturer . Torturer comme il ne l’a jamais fait . Avec un plaisir qu’il n’aura jamais acquis que en cette occasion .
Cerberuss ne pense même pas être déçu par cet homme .
Il avait eu l'occasion de l'utiliser récemment à Dijon où il croyait le trouver . Un pauvre malheureux dénommé Radulphe en avait hérité à sa place .

Il observe la maison. Une bâtisse qui ne concorde en rien avec les autres du quartier . C’est un quartier fleuris et magnifique seulement Cerberuss ne connaît pas ce mot . La maison devant la quelle il se trouve, est pleine de vigne vierge et de poussière . Un logement peu souvent utiliser ces derniers temps .
Pendant un centième de seconde l’idée qu’il s’est enfui lui vient à l’esprit .
Non, impossible se dit-il .
Il n’est pas en état et mon arrivée n’est pas prévue .

La porte ne semble contenir aucuns pièges ni aucunes résistances .
Cerberuss en tout professionnel, l’observe tout de même et sourit en se disant que les pièges sont pour les lâches .
Les fenêtres ne laissent rien entrevoir rendant impossible à Cerberuss de savoir ce qui l’attend à l’intérieur .
Son action ne devra pas durer plus de dix minutes .
Il sort déjà une lame et fait glisser la porte sans qu’elle n’émette aucun bruits .
Un homme est assis dans un divan .
Cerberuss ne l’imaginait pas ainsi ..
Il le croyait moins gros, plus musclé et moins enjoué et désuet …
Peu importe ..
Cerberuss passe à l’action …


Le festin continue …
**************************************************************************
David32 :

David était assis depuis maintenant vingt minutes .
Il pensait à partir mais voulait absolument voir Langue .
Afin de prendre de ses nouvelles, de discutailler et de lui parler de son projet de s’installer .
David se lève, saisit son bâton de combat et … remue le feu avec .
Car le soleil se couche et la soirée promet d’être froide .
Averti par un présentiment il se retourne et n’a que le temps d’apercevoir un homme encapuchonné de haute taille .
Déjà l’homme lève une arbalète vers son cœur.
David comprend tout de suite que quoi qu’il fasse, tout se termine ici .
Il ne peut que décider de comment cela se terminera ..
Comprenant que cet homme cherche Langue, un stratagème lui vient en tête .

- C’est fini Jillano .. , dit l’homme encapuchonné. Ton existence se finit ici !
Hé oui je t’ai retrouvé ! Et crois moi tu vas souffrir, dit-il en laissant échapper un rire terrifiant dénudé de sentiments et de pitié .

- Je vois . Tu m’as bien eu . Je t’en félicite mais tu ne m’auras pas ainsi !

David essaye de ne trembler en parlant. Chose difficile car il sait qu’il n’a aucune chance face à lui . Si seulement Langue était là !
Les choses sont injustes . Moi qui n’ai jamais causé aucun mal à autrui, vais mourir ici encore jeune. Mon ultime acte sera de te rendre la vie meilleure Langue .
Adieu mon ami ne m’oublie pas et fait que mon geste ne soit point vain !

Sur ce David d’un geste vif et puissant envoie son bâton vers les côtes de son adversaire.
Cerberuss évite le coup au dernier moment et glisse, le bâton frôlant son torse.
David n’a pas le temps de réagir que la dague s’enfonce profondément dans son torse. Il laisse échapper un sourire triste et mélancolique.
Enfin il trouvait un endroit où il serait bien .
Pourquoi lui enlevait-on le droit d’y vivre ?

David tombe à terre et commence à ressentir une douleur insupportable et inexprimable .
Cerberuss jette un regard sur la pièce et ne met pas beaucoup de temps à trouver l’endroit où se trouve la pièce cachée de Langue .

Il sourit et rit encore une fois. La fin est proche … Mais David n’a pas dit son dernier mot …
**************************************************************************
Cerberuss :

[i]Cerberuss a été déçu par la maigre résistance offerte par ce réputé maître marchombre . Peut-être ne sont-ils pas si forts après tout … Non ce n’est pas ça !
C’est cette saleté de village qui l’a ramolli au point de devenir un villageois ordinaire . Il se promet de les tuer tous.
Dégoûté, Cerberuss crache sur le pauvre misérable qui n’en a plus que pour quelques minutes .
Son regard balaye la pièce et tombe sur une infime fissure dans le fond de la cheminée . Usée par le temps et l’usage, la pièce secrète ne l’est plus pour longtemps .
Cerberuss pense à tout ces documents extrêmement importants trônant dans cette pièce ! Ainsi qu’à toutes les expériences qui y ont été faites .
Les réserves de poisons ou potions .
Il se décide d’y entrer pour vite en finir lorsqu’il aperçoit un coffre .
Forçant le coffre qui s’ouvre, quelques armes sublimes s’offrent à lui .
Dont une dague extrêmement rare et recherchée pour sa perfection .
Lui en ferait un usage fréquent et différent de celui que Jillano en faisait.
Il s’en saisi ainsi que de quelques très belles œuvres faites pour le lancé .
Puis s’en retourne bien vite à son mourant .
Après l’avoir torturé à un point où la résistance devient impossible, il évalue les informations extraites . Ainsi donc, une autre maître marchombre est en vie .
Et pas des moindres . Plus forte et plus douée que Jillano . Comment cela peut être possible …
Cerberuss a tout de même un avantage à ne pas laisser de côté .
Elle sera anéantie par la mort de son mentor et sa puissance en sera donc considérablement diminuée.
Nouveau but, nouvelle chance de trouver adversaire à sa mesure,


Le festin est loin d’être terminé …
**************************************************************************
David32 :

David se sent anéanti et lâche n’ayant pas réussi à cacher des informations vitales pour la guilde. Il est aussi impuissant et ce spectacle détruit à l’intérieur, ce que le poison n’a pas encore réussi à faire.
Une chose subsiste, sa détermination.
L’homme est en train de voler des biens de Langue et il sait que cela ne sera pas les seuls si il ne fait pas quelque chose maintenant.
Il rampe, lentement, très lentement mais sûrement..
Enfin il atteint la cheminée. Son meurtrier est en train de réfléchir.
Ce temps, David le met à profit pour sa dernière action.
Le passage révélant la pièce s’ouvre.
Le bruit émis est inaudible pour une ouïe ordinaire.
Cerberuss tourne la tête.
Trop tard … David saisit son bâton enflammé et se prépare à le jeter dans cette pièce.
Cerberuss sourit …
Que ce passe-t-il mon corps ne m’obéit plus du tout.


- Tu n’es plus en mesure de faire quoi que ce soit ! Le poison arrive à son terme.
Je tiens à te réconforter tout de même. Tu ne souffriras pas longtemps de la solitude.
Ton ancienne élève va te rejoindre .


Rire sinistre qui s’élève. Incapable de répondre, David s’obstine.
Bouge. BOuge. BOUge. BOUGe !
Ce cri résonne dans sa tête.
Une pochette de résistance offerte par une mort certaine, lui permet d’arriver à ses fins.
BOUGE !! Le bâton atterrit sur une étagère.
Explosions, embrassements.
Un sourire apparaît sur le visage de David.


- NOOOOON, s’écrie Cerberuss ! Même dans la mort tu me défies !
Et bien, vu ta résistance tu auras le temps de brûler vif.
Tu as tenu sept minutes. Bravo ! J’espérais tout de même que tu en tiennes dix !
Pitoyable, meurs pourriture …


David ferme les yeux son corps s’embrasant.
Hélas je ne serai jamais reconnu comme un héros.
Même Langue ne saura pas ce que j’ai fait pour lui.

Un ultime mot,
Dommage …

Cerberuss sort telle une ombre.
Le temps que les premiers alertés arrivent, le corps sera méconaissable.
Preuve pourtant fidèle que Langue sera mort.
Ses amis le pleureront longtemps sans savoir qu’il se trouve quelque part et n’est pas au courant de ce qui se passe.
Reste à lui de ne pas gâcher sa couverture, même au prix de ses amis.
Personne ne se rendra compte de la mort de David.
Même pas Langue n’étant-il pas au courant de sa venue.


Flammes qui rougeoient,
Nouveaux chemins,
Portes désormais ouvertes,
Aucun avenir à travers …
**************************************************************************
Cerberuss :

Dehors Cerberuss rage ! Toute cette source d’informations détruite par cet imbécile ! Mais il sourit en se disant qu’il va souffrir encore plus qu’il n’en a déjà eu l’occasion .
Tout s’est passé sans qu’aucun villageois ne voient quoi que ce soit ! Ils ne réagiront que quand les flammes s’élèveront haut dans le ciel. Et à ce moment précis, il sera déjà en route.
Murat .. Peut-être rattrapera-t-il son échec d’amasser des informations là-bas.
Il l’espère.
Cerberuss pense l'avoir déjà rencontré. D'après la description faite par Jillano, il l'aura rencontré lors d'une attaque de sa guilde.
Tiraillé entre l’envie de voir la tête des Moulinois et celle du devoir, il hésite.
Finalement il prend une sorte de matière impossible à faire partir et en met sur le bout d’un bâton .
Il écrit sur la porte de la demeure .


Citation :
Tous les membres de la guilde subiront les mêmes souffrances.
N’essayez point de résister car le néant et l’absolu vous avalerons bientôt sans que vous en ayez conscience .
Si vous continuez à nous barrer la route, vous serez à tout jamais hanter par la possibilité d’être assassiné à tout moment !
Le monde sera bientôt tel qu’à l’origine … Poussières !

Désolation
Espoir anéanti
Douleur
Ténèbres
Grouffre
Néant
Mort
Apocalypse

Tel représente la guilde du Chaos.

Hélas la porte contenant ce message ne résistera assez longtemps que pour être vu par le premier arrivant . Quel qu’il soit, il ou elle transmettra peut-être le message .

Odeur de mort dans ce quartier .
Ténèbres entourant la maison .
Douleurs dans la cheminée .


Cerberuss se prépare à monter sur son destrier lorsqu'une femme arrive par une rue et reste béate devant ce qu'elle voit.
Il soupire .
De joie car il n'a pas encore eu assez de sang aujourd'hui.
En quelques instants il est devant cette femme.
Brune, cheveux très longs, attirante, yeux de biche.
Mais Cerberuss se fout de tout cela.
IL n'a pas le temps de s'amuser.
Sa dague contient encore un peu de poison, il espère que ce sera nécessaire et s'avance lorsque soudain ... il s'imobilise.
Elle ... Elle lui ressemble tant !
Ainsi donc, peut-être n'aura-t-il pas à faire tant de chemin en plus !
Il redouble de concentration et déroule son oeuvre de mort.


Dernière édition par le Ven 14 Sep - 15:41, édité 1 fois
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Bettym

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MessageSujet: Re: [RP] Mort confondue...   Ven 14 Sep - 13:26

Lilith :
Ce quartier était plutôt tranquille, d'ordinaire... Sans histoire. Elle y déambulait parfois, sait-on jamais... Elle y avait déjà rencontré quelques paysans en quête... d'aventure...
Tranquille... sauf en cette journée. La ribaude avait eu le regard attiré vers la rue adjacente. Des éclats de voix, du verre qui se brise, et comme une explosion. Elle s'était approché, curieuse, mais surtout intriguée. Trop curieuse, sans doute...

Elle débouche devant la maison, à quelques mètres. Un homme, une ombre, aurait-elle pur dire, termine d'écrire quelque chose sur la porte. Elle plisse les yeux pour parvenir à lire ce qui est écrit.

Mais qu'est-ce que ... ???

Les mots se gravent dans sa mémoire sans qu'elle le veuille vraiment... d'instinct elle sait. Elle sait qu'il aurait peut-être mieux valu qu'elle ne voie pas ça, qu'elle se soit trouvée à l'autre bout du village. L'homme s'approche de sa monture, il va partir, tant mieux... Mais il se retourne vers elle au dernier moment. Lilith reste interdite.

En trois enjambées, il est face à elle, à un pas de distance. Son instinct lui hurle de fiche le camp, mais ses jambes ne répondent pas. Est-ce que c'est une dague qu'il tient? Elle n'est pas sûre de vouloir le savoir. Il est beaucoup plus grand qu'elle, visage dissimulé aux trois quarts dans l'ombre de sa capuche...

Chercher le moment propice, ne pas rester inerte, bouger ou parler, mais faire quelque chose! L'instant se produit au moment où il semble s'arrêter. Une lueur de doute dans les yeux, peut-être? Peu importe, elle parvient enfin à se mouvoir, recule d'un pas... d'un autre... Son talon butte sur quelque chose, elle tombe au sol... Un réflexe! Elle ramasse une poignée de terre poudreuse au sol, la lui jette au visage en se redressant, avant de se mettre à courir...

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Cerberuss :

Cerberuss comprend tout de suite à la réaction de cette femme que ce n'est pas celle qu'il cherche.
Il est déçu mais compte tout de même bien la tuer.
C'est alors que dans un geste inattendu elle lui jette une poignée de terre dans la figure.
Le temps infime qu'il faut à Cerberuss pour se ressaisir, lui permet de commencer à courir.
Elle n'a fait que quelques mètres que Cerberuss lève un des poignards de lancé qu'il vient de voler à Jillano.
Il le lance.
La catin se retrouve collée au sol, un poignard enfoncé à l'endroit exact d'un muscle de la cheville.
Cerberuss sourit tellement c'est facile.
Il se penche vers elle ...


- Tu n'as pas eu de chance de te trouver ici au mauvais moment.
Ta pauvre vie de catin se terminera dans un moment.
Regarde moi.
Je suis la MORT.


Cerberuss la regarde se tortiller par terre quelques instants.
Cette pauvre femme ne possède qu'un seul atout, et celui-ci ne lui est guère utile.
Il devine une profonde douleur cachée au fond d'elle.
Cerberuss n'a pas eu de mal à la sonder.
Cette douleur doit être la cause du fait qu'elle soit devenue catin.
Il crache à terre et arrête d'y penser car il n'en a rien à faire.
Peut-être aurait-il pu profiter de cette douleur, de cette haine et vieille blessure afin de lui octroyer une formation mais il n'a pas plus le temps désormais. Ils vont arriver ...
Et il ne doit plus être là sinon il ne tiendra pas.
Hélas pour eux, il sera trop tard ! Mort, il doit être mort en ce moment.

Il plonge son regard effrayant au dela du possible dans celui de la femme, et lui enfonce sa dague dans le ventre.
Ses yeux s'ouvrent plus fort pour ensuite se fermer petit à petit.
Cerberuss, satisfait, va rejoindre sa monture et galope en direction de Murat.

Une femme étendue dans la rue jouxtant la maison en flammes, souffre bien plus qu'elle ne peut le supporter.
Pourtant une petite quantité de vie résiste dans son coeur.
Le poison sur la dague était presqu'évaporé.
Une chance pour elle.
Mais elle ne pourra pas bouger avant au moins une demi heure.

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Lilith :

La peur lui donne des ailes... sa course est rapide, mais les ailes sont bien vite brisées... Dans un premier temps, elle ne comprend pas pourquoi elle se retrouve au sol, face contre terre... A-t-elle encore trébuché? Non, une douleur fulgurante répond à son interrogations... Sa cheville est transpercée pas un poignard. Un cri de douleur s'échappe de sa gorge, elle se retourne, se retrouve dos au sol, essaye en vain d'attraper ce poignard, avec le fol espoir de l'ôter, de se remettre à courir, il le faut!!!

Mais lui... il est là, déjà. Penché sur elle... Son sourire est malsain, il profite du spectacle, son bourreau. Oui, ça l'amuse, elle le sent. Elle le voit dans son regard. Elle essaye malgré tout, avec l'énergie du désespoir, de se mouvoir, de résister... Mais est-il encore temps?

Il lui murmure quelques mots, qui lui glacent les sangs... Lui ordonne de le regarder... Comment faire autrement, de toute façon?
Son regard... Elle ne voit plus que ses deux yeux, illuminés de cette sorte de fureur, cette folie, cette lueur, signe indubitable du plaisir qu'il prend à tout cela... Elle renonce... Moment de terreur pure... Elle en a connu d'autres, mais celui-là semble bien être le dernier...

Cette lueur s'anime, ses yeux brillent d'un nouvel éclat, plongés dans son regard à elle, au moment même où elle sent pénétrer en elle une lame glacée, froide comme la mort à laquelle elle est peut-être promise, mais qui paradoxalement, au bout d'une fraction de seconde, provoque une sensation de brûlure insupportable... La lame s'enfonce, presque lentement, elle n'en est que trop consciente. Incapable de le quitter des yeux... jusqu'au moment où une brume épaisse vient l'entourer, elle ne voit plus rien, rien qu'un voile blanc qui s'épaissit, la libère enfin du regard du monstre. Elle ne réagit même plus alors qu'il récupère son poignard fiché au bas de sa jambe... La douleur au creux de son ventre l'emporte sur tout et la rend muette, sourde et aveugle. Elle devine pourtant le départ de son agresseur...

Elle se réfugie pour ne pas sombrer dans la folie dans une prière silencieuse à Aristote... Elle s'accroche comme elle peut à un fol espoir, à un souffle de vie au fond d'elle...

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Exxodia :

Exodia avait voyager toute la journée.
La nuit tombait désormais sur ce village serein où elle arrivait.
La guilde dans laquelle elle était infiltrée, lui avait demandé de se rendre sur place pour sauver un maître marchombre qui allait être assassiné.
Mais elle le savait déjà.
Car le meurtrier en question, est un de ses amis.
Cerberuss.
Tout deux sont de la guilde des mercenaires du Chaos.
Mais Exodia a le travail le plus difficile.
Elle a du s'infiltrer dans celle des marchombres afin d'y subtiliser le plus d'informations possibles.
Tâche très ardue car presque impossible de tromper un marchombre.
ILs sont encore plus doués que les mercenaires du Chaos pour lire à l'intérieur des gens. C'est une expression bien évidemment.
Mais elle y arrive en restant toujours sur ses gardes et en restant la plus parfaite possible dans son rôle.
Maintenant elle doit faire une chose pour chaque guilde.
Pour une, vérifier qu'il est bien mort et pour l'autre, l'aider à échapper à l'assassinat.
Bien évidemment elle ne fera que la première.
Si besoin est. Ce qui l'étonnerait franchement. Car Cerberuss avait tous les atouts de son côté et ne rate jamais sa cible.
Elle est épuisée de devoir jouer ce rôle perpétuellement.
Mais heureusement, elle sera bientôt libérée.
Lorsque la guilde sera complètement anéantie.

Elle laisse son cheval aux portes de la ville et entame un rythme rapide mais discret de course.
Exodia arrive enfin devant la demeure du marchombre.
Elle remarque que l'intérieur brûle.
Mais peu de fumé s'élève pour le moment.
Elle doit faire vite.
Si la maison brûle, c'est que la mission de Cerberuss est un succès.
Se préparant à partir, elle entend des bruits.
Elle se retourne et aperçoit une femme, qui sans nul doute a rencontré Cerberuss.
Cette femme est en très mauvais état.
Vu les symptômes, un poison mortel agit en son sein.
Pourtant elle résiste et survit difficilement.
Heureusement que je suis là.
Sinon un témoin s'en serait sorti.


Elle sort une lourde dague rouillée à l'aspect effrayant et ...
La range tout de suite ayant entendu un bruit suspect.
Jugeant nécessaire de filer, elle se contente de lui réenfoncer la dague que Cerberuss avait laissée la.
Ensuite, elle jette un dernier regard à la batisse de cet homme, qu'elle connaissait et admirait presque quand elle jouait son rôle.

Exodia sort de la ville toujours discrète sans que personne ne l'ai vue.
Presque personne ...
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Languededragon :

Languededragon rentrait à cheval de sa longue chevauchée.
Il était parti vers Nevers en espérant y arriver à temps pour pouvoir saluer deux de ses amis Cofe et Siaam.
Malheureusement, il avait du abandonner arrivé au trois quart du chemin.
Son destrier ne transpirait même pas mais lui était à bout de soufle.
Il ne parvenait pas à se faire à l'idée qu'il était tant affaibli.
Il se dit qu'il irait bien voir Morgen pour qu'elle lui prépare une potion ou Liliéa dont les connaissances en médecine étaient très avancées.

Langue arriva près de la colline qui dominait sa maison et ralenti son allure en apercevant la fumée qui s'élèvait d'une vitre à l'arrière de la maison.
Son instinct lui enjoint de rester prudent et de guetter la présence du coupable.

Après avoir observé les alentours il se décide à descendre.
Ses doutes volent en éclat lorsqu'il aperçoit le message sur la porte.
En fin de compte, IL l'a retrouvé .
Mais si c'est le cas, pourquoi n'est-il pas mort et pourquoi sa maison brûle-t-elle ?
Il ouvre la porte et ne peut aperçevoir qu'un corps gisant dans une marre de sang à moitié calciné.
La peur s'engouffre en lui. La peur que l'un de ses amis ait été tué à sa place.
Mais aussi l'espoir. L'espoir de n'être plus jamais traqué puisqu' IL a tué un autre qu'il prenait pour lui.
Mais à cet espoir, s'ajoute un lourd châtiment.
Celui de devoir laisser croire à ses amis, sa mort.
Il ne fait nul doute que si Langue allait tout raconter à ses amis, IL serait très vite au courant et cette fois ci, reviendrait accompagné ..

Langue entend des bruits de course au loin.
Il se cache dans l'ombre et guette.
Une femme s'approche, une marchombre.
Oui il la connait.
Ils ont déjà effectué des missions ensemble.
Une femme sympathique, efficace mais tout de même bizarre.
Elle jette un regard à la maison, et n'y prête guère attention.
Exodia dirige son regard vers un corps dans une ruelle proche.
Langue regarde lui aussi et voit une femme qu'il ne connait pas, morte ou presque.
Langue la voit réenfoncer la dague profondément dans son corps, et plus aucuns subermfuges ne l'aveuglent.
Exodia est passée de l'autre côté.
Ce qui expliquera toutes les morts récentes.
Il rage et pendant un moment envisage de se jeter sur elle afin de la tuer.
Mais la raison l'emporte sur la rage, une fois de plus.
Ce qui lui sauve la vie car elle l'aurait battu.
Il n'a pas encore assez récupéré.
Enfin, Exodia part.

Il sort de sa cachette et court furtivement vers la femme couchée au sol.
Langue l'examine et se rend compte très vite que ce n'est plus qu'une question de minutes.
Il sort une mixture très difficile à préparée qu'il ne gardait que pour lui, au cas où il serait dans une telle situation.
Appliquant la mixture sur la blessure quela dague a faite, il se concentre et réfléchit à comment la sauver.
Il reconnait très vite l'arme secrète de la guilde du Chaos.
Un poison incontrable, et mortelle.
Seulement Langue et quelques autres marchombres, ont réussi à percer le secret il n'y a pas si longtemps.
Langue se prépare à lui faire boire ce breuvage pouvant la soignée.
Mais à quel prix? Elle va frôler la mort de tout près.
Car cet antidote ne fera effet qu'une fois morte depuis quelques secondes.
Langue la voit s'en aller, et lui fait vite boire ce breuvage.
Maintenant ce n'est plus de son ressort, elle va devoir lutter.
Espérant qu'elle va s'en sortir, Langue retourne vers sa monture, conscient qu'il doit abandonné ses amis et cette vie à tout jamais . . .

Le souffle de la femme dénomée Lilith, redevient régulier et elle sombre dans un sommeil sans rêves.
Pendant ce temps, les flammes s'élèvent hautes et sinistres.

Langue, abandonnant son surnom pour un temps et reprenant son prénom, redevient Jillano.
Il chevauche en direction de nul part.
Réfléchissant à la suite des évènements.
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MessageSujet: Re: [RP] Mort confondue...   Ven 14 Sep - 14:42

Bettym :

Le groupe de maréchaux, mené par Bettym, avait entamé sa ronde. Tout était calme. La nuit était tombée depuis quelques heures. Les villageois étaient pratiquement tous retournés à leurs pénates. Quelques badauds mis à la porte des tavernes qui venaient de fermer leurs portes cuvaient leur bière ou vin bruyamment. Des vagabonds dormaient ça et là dans des recoins ou sous des porches... Bref, la routine.

Rien de bien différent des autres nuits quand, au détour d'une ruelle, le groupe s'arrêta en apercevant des voluptes de fumées. Bettym, voyant que cela n'avait rien d'anodin, commença à donner ses ordres...


Toi... va à l'église sonner le tocsin et ramène le plus de villageois possible et vous, suivez-moi !

Le groupe se scinda au pas de course. Alors que le sonneur ameutait tout le village, Bettym et ses hommes arrivèrent devant la maison de Langue qui était en flamme. Les cloches au loin se firent entendre tout comme un galop. Quelques braves coururent en direction des bruits du cheval mais revint au bout de quelques minutes, épuisés de cette course perdue d'avance. Le cavalier avait pris trop d'avance et malheureusement, ils n'avaient pu savoir de qui il s'agissait.

De nombreux villageois, réveillés par les cloches annonciatrices de malheur, avaient accourus et tentèrent par leurs faibles moyens d'éteindre cette fournaise mais les langues de feu étaient bien trop violentes...

Voyant que c'était peine perdue, tous se reculèrent et regardèrent la maison se consumer. Ce fut à ce moment qu'un Moulinois interpella Bettym...


Maréchale ! Venez voir ! Il y a un corps... mais... mais on dirait Lilith !

En entendant l'homme, Bettym se précipita vers l'attroupement qui venait de se faire. Elle s'agenouilla auprès du corps de Lilith. Elle semblait dormir mais la plaie qu'elle avait au ventre avait laissé échapper beaucoup de sang. Elle redressa la tête vivement et vociféra à l'attention des personnes présentes....

ALLEZ CHERCHER UN MEDECIN ! VITE ! puis se pencha de nouveau vers la jeune femme et lui chuchota Allez ma belle, tient bon... tu as pleins de clients qui sont là !

Bettym essaya de lui sourire mais Lilith ne semblait pas la voir ni l'entendre. Elle demanda à l'assemblée une chemise qu'un homme ne se fit pas prier pour la lui tendre. Bettym la déchira d'un coup sec et enveloppa la cheville de Lilith d'un morceau et de l'autre, elle pressa sur la plaie large mais nette de son ventre.

Elle ne pouvait rien faire de plus que prier pour cette malheureuse et attendre patiemment qu'une personne compétente puisse venir la sauver d'une mort qui lui semblait quasi certaine.

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Lililea :

lilie avait bien entenu quelqu'un appeler pour l'aide d'un medecin et avança jusque là

Mais que se passe t'il ici?

lilie ayant vu lilith allonger au sol et bettym qui la soutenait eu vite comprit la situation

Bettym c'est tres bien continue à appuyer tres fort ,je vais prendre se qu'il faut pour faire compression

lilie sorta un cataplasme de plante qu'elle mit sur la plaiequi parraissait profonde

vas y Bettym enleve des mains et appuis avec le cataplasme

je vais faire un bandage tres serrer le temps qu'on le tranporte dans un autre endroit

tu as une idee de ou nous pourrions l'emmener pour que je la soigne


en attendant la reponse e Bettym lilie regarda la cheville de lilith qui etait aussi endommage
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Lilou :

… Quartier Verryan le calme …

Lilou était pâle. Elle se sentait tout de même un peu plus rassurée, Hadex était rentré. Celui-ci ne comprenait pas tout ce qui se passait. Il venait de franchir la porte du salon. Les retrouvailles n’étaient pas aussi joyeuses que l’on aurait pu s’y attendre dans une situation « normale ». Lilou s’inquiétait pour Laudry. Comme pour ajouter à l’angoisse qu’elle ressentait, les cloches de l’Eglise annonciatrices de danger retentirent. Lilou se rapprocha de la fenêtre doucement, et étrangement sans inquiétude. Elle se demandait ce qu’il pouvait se passer… Puis soudain elle sursauta. Bettym était de garde à la maréchaussée. Les cloches. Et si il lui était arrivé quelque chose pendant sa patrouille ? Une attaque de la ville, elle était peut-être blessée ! Lilou commença à paniquer. La fatigue, le stress de la blessure de son amie, et maintenant ces cloches. Elle ne pouvait plus tenir en place. Elle n’arriva pas à articuler un seul mot. Arwen était toujours en train de s’occuper de Laudry. Lilou se retourna, regarda Hadex. La peur montait en elle. Laudry était entres de bonnes mains avec sa filleule. Elle ne pourrait pas rester en place tant que ces cloches sonneront. Sans réfléchir plus longtemps, elle lâcha la main de son amour, puis prit la direction de la porte d’entrée, sous les regards intrigués des deux autres. Elle sortie…Ne sachant plus exactement ce qu’elle faisait.

L’angoisse qu’elle ressentait pour tout, Laudry, l’accouchement qui s’annonçait difficile, et maintenant ces cloches, l’a firent agir par automatisme. Elle ne réfléchissait plus. Sinon, elle ne serait jamais sortie en pleine rue dans son état de santé. Elle voyait les gens courir. Sans trop comprendre ce qui se passait, ni pourquoi elle agissait ainsi, elle se dirigea dans la même direction qu’eux. Elle, ne courrait pas. Elle commença à voir de la fumée au loin. Cette fumée s’élevait de plus en plus haut. Elle continuait d’avancer, de plus en plus livide, si cela était encore possible…

Lilou reconnaissait le paysage. Il lui était très familier, elle avait habité ce quartier... Des images lui revinrent en mémoire. Quand soudain elle l’a vit. Elle vit la maison de Langue, en flammes. Elle n’arrivait pas à détacher son regard du brasier. Tout partait en fumée. Quelques hommes se relayaient des seaux d’eau dans l’espoir d’éteindre le feu qui continuait de dévorer la charpente de la maison. D’autres villageois arrivait en courant. Après plusieurs minutes où son esprit refusa de lui obéir, Lilou arriva enfin à détacher ses yeux des flammes. En face d’elle, plus loin dans la rue, elle vit trois silhouettes. Elle ne les reconnu pas tout de suite. Elle vit d’abord Lili, accroupie sur le corps d’une autre femme… Lilou plissa les yeux. Lilith. Elle voulut courir et se précipiter vers elles. Ses jambes ne lui obéir pas. Puis elle vit la troisième femme. Bettym. Sa sœur. Elle voulu crier pour les alerter de sa présence. Aucun mot ne sorti de sa bouche. Une larme coula le long de sa joue. Puis elle réalisa. Sa sœur n’avait rien. Elle reprit alors quelques peu ses esprits, qu’est-ce qu’elle faisait là ? Pourquoi était-elle sortie ainsi toute seule. Elle se sentit totalement perdue l’espace de quelques minutes. Son cerveau refusait de la laisser en paix.

Un cri retentit. Elle sursauta et reprit quelque peu conscience de ce qui l’entourait. Un des hommes qui lançait les seaux d’eau sur la maison venait de repérer un cadavre à l'intérieur. Un cadavre qui n’en était plus tout à fait un.

Tout allait déjà si vite dans sa tête. Et ce n’était pas fini. Tout accéléra encore.

…Maison en flamme… Maison de Langue… Feu… Cadavre… Langue !!

Lilou tomba à genoux. Cette fois elle se mit à pleurer. Elle laissa aller toutes les larmes qui avaient refusé de sortir jusqu’à présent. Langue. Non, ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas être… Elle ne pouvait ne serait-ce imaginer que c’était lui. Elle ne voulait pas. Elle ne le voulait PAS.

Que se passait-il aujourd’hui… Qu’allait-il encore arriver ? Laudry, Lilith, Langue... Lilou se courba en avant, posa les mains sur le sol, toujours à genoux. Les larmes ne s’arrêtaient plus de couler.


Langue !!!!! Langue !!!!
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Bettym :

Bettym désespérait de ne voir personne arriver. Elle priait de toute son âme qu'un médecin vienne au plus vite... A peine eut-elle fini qu'elle entendit sa marraine et une joie immense l'envahit. Lilith était entre de bonnes mains. Dame Lililéa connaissait son art et ferait tout pour la délivrer de la faucheuse.

Marraine, merci d'être venue... Il faut que tu sauves Lilith... Malgré ses moeurs, c'est une femme qui en vaut la peine, je t'assure.

Elle regarda Lilith qui était toujours inconsciente puis le médecin à ses côtés qui s'activait afin que toute hémoragie cesse.

Je pense qu'il faudrait mieux l'amener à l'auberge dès que tu auras fini de la panser. C'est l'établissement le plus proche et au moins, il y aura toujours quelqu'un là-bas ! Qu'en penses-tu ?

Langue !!!!! Langue !!!!

Bettym s'arrêta net de parler en entendant les cris qui venaient de quelques ruelles... Elle avait reconnu la voix mais ne comprennait pas pourquoi elle était ici, dans son état de surcroît. Elle se leva d'un bond et partit en courant vers les hurlements...

Marraine... il faut que j'aille voir... c'est Lilou... Je....

La fin de sa phrase fut évanouie dans le brouhaha de la foule. La maison toujours en flamme, les villageois essayant d'éteindre l'incendie alors que d'autres discutaient sur un éventuel corps... et... Lilou... A genoux au mileu de la foule, pleurant de tout son soul. Le sang de Bettym ne fit qu'un tour en voyant sa soeur. Elle poussa tout le monde et se mit à son niveau.

Lilou... Lilou... L'inquiétude se lisait dans la voix et le visage de Bettym. Elle releva la tête de sa soeur et vit son visage ravagée par la douleur et la tristesse. Parle moi... puis la peur la submergeant, elle gifla Lilou afin qu'elle réagisse... PARLE !
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Martymcfly :

Marty était occupé à son four à pain. Il avait fort à faire. Il avait travaillé toute la semaine à pétrir sa pâte et depuis quelques jours il enfournait sans cesse. Il travaillait d’arrache-pied pour pouvoir nourrir les Moulinois.

Une fois qu’il eut mit à cuire une énième fournée de miches de pain, il s’essuyait le front. Il commençait à se faire bien tard. Le jour s’était couché et les rues n’étaient plus très sûres. Heureusement que sa marraine la maréchale Bettym était de garde ce soir là. Le village ne courait aucun danger.

Il se mit alors à parcourir son enclos, il fallait bien nourrir ses moutons. Ils gambadaient vers lui lorsque Marty arriva avec leur nourriture. Cela le fit sourire. Il leur fit une caresse sur leur laine, tout en pensant qu’il allait bientôt falloir les raser.

La lune était bien haute dans le ciel étoilé. Marty s’allongea dans son enclos et s’attarda un moment sur la voûte céleste : le spectacle était féérique. Il aperçut une étoile filante, annonciatrice de bienfaits et de bonheurs, tout du moins le pensait-il.

Le silence de cette douce nuit fut alors soudainement interrompu par les cloches de l’Eglise.

Marty sursauta, il réfléchit et se dit qu’aucun mariage ou baptême n’avait lieu aujourd’hui. Puis il se releva précipitamment. Des cloches qui sonnent la nuit était un très mauvais présage.

Il quitta son enclos sans prendre le temps de réfléchir à ce qu’il avait bien pu arriver. Tous les malheurs pouvaient être envisagés, à la plus grande crainte de Marty.

Il se risquait à prendre alors des ruelles sombres, coupe gorges. De toutes petites rues qu’il n’avait jamais prises. Il fallait arriver le plus vite possible à l’église. Mais il dut s’arrêter avant. Un cri perçant vint lui assourdir les oreilles. Quelqu’un venait de crier le nom de Langue. Marty se stoppa net. Il crut reconnaître la voix de Lilou mais n’en n’était pas certain. Il se dirigea, encore un peu plus rapidement, vers la maison de Langue. Ce grand voyageur connu et apprécié de tous les villageois. Il se rappelait de son beau cheval et de ses périples à travers le royaume. Lui était-il arrivé quelque chose ?

Tout en se rapprochant de la bâtisse du voyageur, Marty sentit une chaleur anormale venir vers lui. Il comprit tout de suite ce qui s’était passé.

Le feu avait tout simplement dévasté la demeure de Langue. Marty vit que l’on essayait en vain d’éteindre le feu. Le lavoir ou l’Allier était trop loin, de même que le puits. L’eau n’arrivait pas assez vite, et de toute évidence, tout était perdu pour le pauvre voyageur.

Marty aperçut sa marraine accroupi auprès de Lilou. Il pensa que Bettym pouvait gérer la situation et se dirigea plus près de la maison en feu pour proposer son aide aux habitants qui se relayaient pour essayer de sauver ce qu’ils pouvaient. Il fit fuir quelques marauds qui venaient pour piller quelques planches de bois ou autre nourriture qu’ils auraient pu dénicher dans les décombres.

Il vit alors Liliea accroupie elle aussi sur un corps. Un corps de femme assurément. Il s’approcha d’elles. Lorsqu’il vit qu’il s’agissait de Lilith, son sang ne fit qu’un tour. Elle semblait très mal en point.


Liliea que se passe-t-il ?

Marty vit que la jeune étudiante en médecine appuyait sur une plaie très moche. Elle avait commencé à soigner la jeune fille.

Par Aristote, c’est horrible. Je vais la transporter dans un autre endroit, loin de toute cette agitation. Ce sera plus sûr. Il faut faire vite. Allons à l’auberge. Nous y serons plus en sécurité.

Marty fit attention de prendre le corps de la jeune femme le plus délicatement possible. Liliea continuait ses soins, les plantes qu’elle appliquait sentaient bon. Marty sourit à la future médecin. Il pensait qu’elle savait très bien ce qu’elle faisait.
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Bettym

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MessageSujet: Re: [RP] Mort confondue...   Ven 14 Sep - 15:04

Lilou :

Lilou était toujours à genoux sur le sol. Elle regardait ses larmes tomber, formant de minuscules petites taches qui s’évanouissaient aussitôt. Elles disparaissaient. Pourquoi ? Pourquoi ne resteraient-elles pas sur le sol ? Et pourquoi diable Langue avait… Elle sanglotait de tout son corps, en état de choc. Elle ne sentait même plus les douleurs qu’elle avait eues toute la journée à cause de son état, de la fatigue, du stress. Se relever, impossible. L’idée ne lui avait même pas traversé l’esprit. Risquer de relever la tête, et de voir la maison en feu.

Non.

Soudain, une voix. Etait-ce à elle qu’on parlait ? Elle en doutait. Encore cette voix. Proche, et pourtant éloignée par ses pleurs. Lilou évacuait enfin, elle évacuait tout. Sa peur pour l’accouchement, non pour elle-même, peu d’importance, mais pour l’enfant. Ses craintes pour son amie, certainement encore allongée sur le fauteuil de chez elle. Le corps de Lilith un peu plus loin. Et maintenant, Langue.

Un de ses plus anciens amis. Des images lui revinrent en tête. Une soirée en taverne, un peu trop arrosée, une vision tardive, un ours, des rires. En d’autres circonstances, elle aurait sourit. Elle se souvint de son emménagement, un voisin, un voisin qu’elle appréciait tant. Un ami. Puis une autre image. Langue qui s’occupait d’elle quand elle avait été blessée. Elle se souvint d’un repas préparé. De ses attentions… Un des seuls pour qui elle avait fait l’effort de manger. Puis ses voyages. Les longues séparations, qui restaient sans nouvelles. Elle s’en voulait. Elle s’en voulait tant de ne pas lui avoir plus écrit durant ses absences. C'est toujours après que l’on se rend compte de ses erreurs. Les retrouvailles en taverne. Les ébouriffements de cheveux…

Tout à coup, une gifle, plus rien. La voix se fit plus forte. C’était donc à elle qu’on s’adressait. Lilou fit un effort. Elle releva la tête. Bettym. Lilou reprenait peu à peu ses esprits. Les événements qu’elle avait vécus dans la journée accentuaient son état. La mort de Langue l’avait achevé. Mais la vision de sa sœur l’a ramena à la réalité. Sa famille. Elle essayait de s’accrocher à cette pensé pour ne pas sombrer. Elle fixa alors sa sœur dans les yeux. La voyant floue. Peut-être était-ce les larmes. Ou peut-être la douleur physique qu’elle avait oublié, et qui n’allait pas tarder à se manifester à nouveau…


Bettym…

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Lililea :

lilie voyant Marty venir approuva le transport de Lilith

oui tu peux l'enmener dans un endroit ou je pourrais m'occuper d'elle

lilie appuia sur la plaie pendant le transport tandis qu'elle aperçu lilou qui avait l'air en difficulte

Bettym va voir Lilou si tu veux ,elle est à genoux par terre et vois si tu peux la soutenir
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Bettym :

L'agitation était de tout bord, en contraste absolu avec l'attitude de Lilou qui avait le visage inondé de larmes et le regard attiré par la maison en flamme de Langue sans aucune expression. Bettym était effrayée de voir sa soeur ainsi. Elle avait entendu des bruits qui couraient sur un corps découvert dans une partie de la maison consumée mais pour l'instant, elle préférait s'occuper des vivants avant les morts. Cette rumeur, Lilou avait dû l'entendre également ce qui expliquait son inertie.

Bettym se retourna quand il lui sembla entendre la voix de sa marraine. Cependant, elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle lui disait. Elle le devina plutôt, fit oui de la tête lorsque Lililéa s'éloigna avec Marty et Lilith et continua à s'occuper de sa soeur...

Malgré la gifle donnée à la jeune femme, Bettym n'arrivait pas à faire réagir Lilou. Alors en désespoir de cause, elle essaya de la soulever. Malheureusement, elle semblait tétanisée, incapable de faire le moindre geste. La maréchale secoua un peu sa soeur.


Lilou... Lève toi ! Tu ne dois pas rester là ! Tu m'entends !

La panique commençait à prendre possession de Bettym... Lorsque la conseillère la reconnut, un instant de soulagement se dessina sur le visage de la maréchale.

Lilou, dis moi... tu vas bien ? Tu peux rentrer à la maison ? Elle l'a regarda et constata que son visage se déformait... Est-ce de la douleur ? du chagrin ? ou les deux ? Elle ne pouvait le déterminer. Allez viens, je te ramène...
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Hadex :

Ils venaient de se retrouver, Hadex avait eu le temps de l'apercevoir après tant d'absence, et les cloches de l'église retentirent, pour lui arracher Lilou qui partit précipitemment de l'autre côté du village. Il ne réagit pas immédiatement, troublé par cette soudaine agitation, comme paralysé par plusieures émotions qui le transpèrcèrent en peu de temps. Les secondes passèrent, le son des cloches l'hypnotisaient.

Un long cri se fit entendre, Hadex reprit conscience, ses tourments s'éclipsèrent et il sortit en courant. Depuis le palier on voyait une épaisse fumée s'élever dans les maisons un peu plus loin, cris et gémissement ponctuaient sa course, au fur et a mesure qu'il se rapprochait du sinistre les rues prenaient une couleur apocalyptique. Il contourna une maison et vit la baraque enflammée, a cet instant une forte chaleur atteint son visage.
Des dizaines de personnes s'affairaient a calmer les flammes qui risquaient de s'étendre tout autour.
Hadex s'approcha et apporta son aide pour dompter les flammes, la chaleur et les étincelles le poussaient à détourner le visage et fermer les yeux, il jettait uelques maigres seaux d'eau sur le feu, la panique l'emportait dans les villageois, l'incendie serait difficille a éteindre.

Des effusions de vois se firent entendre un peu plus loin, il reconnut Bettym et Lililea avec plusieures personnes à terre autour d'elle, il décida d'aller voir la maréchale de Moulins pour comprendre ce qu'il se passait, en courant il vit Lililea qui semblait s'occuper d'une autre personne à terre.
Hadex s'approcha de Bettym qui cachait une autre personne , il se pencha au dessus de l'autre victime...C'était elle...
Il fut alors pris de panique en reconnaissant Lilou, les yeux presques éteints, sa soeur essayant de l'aider. Il passa sa main derrière le cou de celle qu'il aimait, lui souleva délicatement la tête et prit sa main. Son regard se tourna vers Bettym pour essayer de comprendre ce qu'il se passait.

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Bettym :

Tout le monde s'affairait à éteindre ce satané feu qui risquait à tout moment d'atteindre les maisons voisines. La rumeur courrait toujours mais rien n'était sûr et Bettym, inquiète pour sa soeur, n'en avait cure.

Alors qu'elle essayait de faire réagir Lilou, elle vit une main se poser sur le cou de la conseillère. Elle eut un soubresaut et releva immédiatement la tête pour apercevoir... Hadex. Son visage était marqué par l'inquiétude en voyant sa fiancée dans un état de léthargie. Il interrogea la maréchale du regard.


Tu tombes bien... Il faut à tout prix que tu l'éloignes de là. Je ne sais pas ce qu'elle a. Je suis venue la rejoindre quand je l'ai entendu crier mais depuis elle est comme ça.

Elle aurait voulu le réconforter mais n'arrivait pas à trouver les mots et l'urgence était d'emmener la jeune femme loin de cette cohue.

Elle a appris ou vu quelque chose mais je ne sais pas quoi... Parle lui. Je pense que si elle entend ta voix elle réagira...

Elle mit tout son espoir dans cette dernière phrase...
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Lilou :

Lilou était toujours perdue au fond d’elle. Elle essayait pourtant de se concentrer sur la voix. Elle commençait peu à peu à revenir à la réalité. Elle sentait sa sœur tout contre elle qui essayait de la faire bouger. Elle sentit la chaleur qui régnait dans la rue. Elle entendait les cris des hommes qui se relayaient les seaux d’eau. Elle voulu leur dire que Langue était à l’intérieur. Qu’il fallait sortir son corps pour qu’on puisse l’enterrer. Elle voulait se forcer à parler, mais n’y arrivait pas. Puis, un contact. Ce n’était pas sa sœur. Une main se posa sur sa nuque. Quelqu’un lui relevait la tête…

Elle le regarda. C’était son amour. Cette vision fini de la ramener à la réalité. Elle se redressa, puis releva les mains qu’elle avait gardées jusqu’à présent sur le sol. On pouvait y voir des petites marques de cailloux. Elle les passa autour du cou d’Hadex.

C’est à ce moment là qu’elle sentit la douleur qui lui déchirait le ventre. Elle contracta ses muscles pour ne pas crier et des larmes se mirent à couler sur ses joues. Des larmes de douleur. Elle serra Hadex plus fort. Quelque chose n’allait pas. Elle avait l’impression que quelqu’un essayait de lui ouvrir le ventre. Ce n’était pas des contractions normales. Pourtant quelques secondes plus tard, elle perdit les eaux.

Elle attendit que la douleur se fasse un peu moins forte pour reprendre son souffle. Elle relâcha un peu son emprise sur Hadex, et lui murmura à l’oreille…


Le bébé, il arrive… Il… faut que tu m’aides…


Lilou ne pu retenir la douleur. Elle se colla contre Hadex et posa sa tête dans le cou de son fiancé tout en serrant les dents. Elle murmura encore quelques mots..


Arwen… elle.. est à la maison, ramènes moi…


Puis se redressant le maximum qu’elle pouvait, ce qui ne représentait pas grand-chose, elle s’adressa à sa sœur.

Bettym…S’il te plait, Langue… Je…


Elle ne pu finir sa phrase, la douleur se fit trop intense. Elle se serra à nouveau contre Hadex, serrant les dents, priant pour que son enfant est la vie sauve…
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Hadex :

Silencieux, Hadex acquiesa de la tête après avoir entendu Bettym. Il passa ses mains sous Lilou mais sentit soudainement qu'elle bougeait, ses mains se glissèrent autour de son cou ce qui le rassura, pourtant quelques secondes plus tard l'étreinte de sa fiancée se fit plus forte. Il sentit qu'il fallait se dépêcher.
Elle éprouvait une grande douleur, Hadex attendit quelques secondes, le temps que l'effet des contractions s'atténue, il retint son souffle et se pencha lorsqu'il entendit quelques brefs murmures.


Le bébé, il arrive… Il… faut que tu m’aides…

Il reçut à nouveau la crispation de douleur que pouvait ressentir Lilou...

Arwen… elle.. est à la maison, ramènes moi…

Il se pencha vers son oreille et passa a nouveau ses mains dans son dos pour pouvoir la soutenir.

Je vais te porter....Courage

Perdu par tous ces évènements, Hadex ne sut rien dire de plus, il soutint Lilou le temps qu'elle s'asresse à sa soeur, puis il la souleva très doucement après une contraction.
Il passa à nouveau devant l'incendie en essayant de la protéger tant bien que mal de la chaleur, il marchait le plus vite possible en évitant de trop secouer sa fiancée.
Voilà plusieurs mois qu'il attendait ce moment, il avait éspéré qu'il se passe dans de meilleures conditions, l'avenir s'annoncait difficille...

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Bettym :

Voyant que Lilou sortait de sa léthargie au toucher de son fiancé, Bettym commença à se rassurer mais ce fut de courte durée. Sa soeur grimaçait de douleurs et s'accrochait avec force au cou de Hadex. Elle la vit murmurer quelques mots à son beau-frère mais avec le brouhaha alentour rien n'arrivait à ses oreilles pourtant très sensibles au moindre son. Puis la conseillère se hissa jusqu'à la maréchale...

Bettym…S’il te plait, Langue… Je…

Elle la regarda sans comprendre... trop inquiète pour sa soeur puis se tourna vers Hadex.

Allez-y ! moi je m'occupe d'ici... les villageois présents vont m'aider. Rentrez vite.

Hadex se mit en chemin en évitant le plus possible de bousculer Lilou. Elle savait sa soeur en de bonnes mains et n'avait plus de soucis à se faire ou presque... Sa réaction après avoir crié le nom de Langue l'intrigait. Que s'était-il passé ? Pourquoi avoir crié ce nom ? pensa-t-elle. Elle regarda autour d'elle essayant de trouver parmi les villageois le voyageur de grands chemins.

Avez-vous Sieur Languededragon ? demandait la maréchale à chaque Moulinois qui passait devant elle. Mais la réponse était toujours négative... Elle progressait dans ses recherches vers la maison en flammes... flammes qui commençaient à s'essoufler par manque de combustibles mais aussi grâce à l'organisation des hommes et femmes présents qui s'affairaient à éteindre l'incendie. Elle continuait toujours à savoir si quelqu'un avait vu le propriétaire de la masure quand un homme s'approcha couvert de sueur et rougeot...

Il y a un corps là-bas que nous avons sorti de la maison...

Un corps ? Bettym devint livide. D'un coup, elle comprit les cris de sa soeur. Elle se précipita vers le lieu que le paysan lui avait désigné. Arrivée devant une forme couverte d'un drap blanc, elle reprit son soufle. Il fallait qu'elle sache s'il s'agissait de Langue.

Lentement, elle releva le drap et voyant une forme indéfinissable, elle eut un haut-le-coeur. Elle se retourna et rendit toutes ses tripes. La vue de ce corps calciné et l'odeur qui s'en dégageait avaient été la goutte d'eau de cette nuit d'horreur. Elle avait été tellement bouleversée qu'elle n'avait pu déterminer s'il s'agissait bien de Langue. Alors, reprenant son courage à deux mains, elle releva de nouveau le drap. Ce n'était plus un homme... mais un squelette momifié, indéfinissable mais pour Bettym, aucun doute n'était possible. Ce ne pouvait être que lui.

Des larmes se mirent à couler le long de son visage qu'elle ne put retenir. La pression avait été très forte... L'incendie, la découverte de Lilith éventrée, sa soeur qui était au plus mal et maintenant Langue mort... Il faut réagir, Bettym, il le faut... ne pas se laisser envahir par les émotions... n'arrêtait-elle pas de se répéter. Elle s'essuya le visage d'un revers de manche, respira un bon coup et attrapa au passage deux hommes.


Hey ! Vous deux ! Les hommes se tournèrent vers la maréchale, interrogatif. Oui, vous ! Prenez ce corps et amenez-le à l'Eglise. ordonna-t-elle, malgré une voix légèrement cassée par la tristesse qui commençait à l'envahir. Les hommes levèrent le corps de Langue et s'exécutèrent. Elle les accompagna jusqu'au lieu de culte.
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MessageSujet: Re: [RP] Mort confondue...   Ven 14 Sep - 15:05

Lilou :

Lilou revint quelques jours plus tard. Elle n'avait pas hésité pour prendre sa décision. Elle voulait rendre un dernier hommage à son ami. Mais passer à l'acte fut plus dur. Le jour où la maison avait brûlé, et où Lilou avait apprit la mort de Langue, le choc avait déclenché l'accouchement. Par miracle, la mère et l'enfant allaient bien. A présent, comme le voulait la coutume, Lilou devait partir s'isoler. Avant cela, elle voulait voir son ami une dernière fois...

Elle avait laissé Maë avec Hadex. C'était la première fois qu'elle sortait depuis. Elle avait une impression étrange de légèreté, comme si il lui manquait quelque chose. Elle n'avait pas encore retrouvé toutes ses forces, et son entourage s'inquiétait du bien fondé de sa sortie. Mais elle en avait besoin. Elle avait été trop incapable, inerte, le jour du drame. Elle marcha étrangement lentement jusqu'à la rue où la maison avait brûlée. Puis elle tourna et s'engagea. Son coeur se serra à la vision des quelques murs encore debout, noircis par les flammes. Les quelques maisons alentours avaient par ci par là des traces de brûlure, mais apparemment les villageois avait réussis à contenir l'incendie. Lilou resta là plusieurs minutes...

Un tas de questions se bousculèrent dans sa mémoire. Langue n'était pas du genre à mettre le feu accidentellement à sa maison, et encore moins à ce laisser surprendre par les flammes et... et... mourir. Pourtant, ils avaient retrouvés son corps. Lilou avala difficilement, puis elle prit le chemin de l'Eglise. Sur la route, elle ne cessait de s'interroger. Et Lilith, que lui était-il arrivée? Pourquoi et comment avait-elle été blessée? Lilou voulait savoir. Elle voulait trouver pourquoi son ami était mort. Mais elle devait partir. Partir chez les soeurs. Mais elle n’oublierait pas, et elle reviendrait. Sans s'en rendre compte, elle arriva à l'Eglise.

La peur et la tristesse lui nouaient le ventre. Elle gravit les quelques marches qui la séparaient de la porte, prit une inspiration et entra. Elle se signa puis chercha le corps de Langue des yeux. Elle finit par trouver. Un corps était posé, enveloppé dans un drap blanc. Son coeur s'il le pouvait encore se serra d'avantage. Arrivé près du défunt, elle n'osa pas relever le drap. Elle se mit près du corps, et mit quelques minutes avant de réaliser que c'était terminé, elle ne le reverrait plus. Une larme coula sur sa joue alors qu'elle s'agenouillait près du corps pour prier. Puis, de longues minutes plus tard elle releva la tête, et murmura...


Tu vas me manquer Langue... Ce nom me fait toujours autant sourire. Je ne l'oublierais jamais. J'aurais tant voulu te présenter ma fille...

Lilou se releva. Elle ne voulait pas que les larmes coulent à nouveau sur son visage. Elle regarda une dernière fois la forme que formait le drap, puis fit un effort pour se détourner, et rentrer...

Une idée restait dans sa tête. Il fallait qu'elle comprenne. Comprendre pourquoi. Comprendre comment...

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Cofe :

Cofe avait décidé de rentrer de nuit ce soir là...
voilà maintenant 2 mois qu'il travaillait à Nevers 2 mois de pêche intensive 2 mois loin de Moulin et surtout loin de son professeur et ami Langue.
Cofe aimait la nuit mais elle était très dangereuse et il était constemment sur ses gardes.
il ne craignait pas les brigants non d'ailleur il ne se montraient pas la nuit faute de clients, il ne craignait pas non plus les loups ou les ours il avait appris a les tuer en observant leurs faiblaisses.
Non mais il avait peur des voyageurs de nuit ces hommes et femmes étranges dont Langue lui avait déjà parler ces monstres d'agilité et de puissance plus silencieux et rapide que le vent.
CHuut Cofe sentit des vibrations dans le sol un cavalier seul à 1000 pas d'ici .
Cofe s'immobilisa et instinctivement retint sa respiration selon Langue ces ombres vivantes pouvaient entendre à plusieur kilomètres à la ronde le moindre bruissement d'air .
cofe écouta de nouveau pour savoir où il était
apparemment il s'éloignait.
Soudain il entendis les cloches de Moulin le village n'était plus très loin Mais Cofe prèférait dormir à la belle etoile il rejoindrait le village demain à l'aube.
Cette cloche ne l'inquiètait guère un problème de villageois sans doute au fils du temps cofe avait fini par prendre Langue comme un homme casiment invulnérable car qui aurait pu rivaliser avec l'agilité et les talents d'un marchombre ?....

" Cerbrus est passer à moi d'un kilomètre de Cofe les réflexes de ce dernier et le faite que Cerberus soit presser lui ont certainement sauvé la vie "

" Cofe est confiance Langue est son maitre que peut-il lui arriver .... "
**************************************************************************
Cofe :

Cofe arriva le lendemain à Moulin il devait passer dans le quartier de Langue avant de rentrer chez lui et c'est la qu'il vit la bâtisse en feu ...
Des villageois avaient oeuvrés toute la nuit pour éteindre le brasier que les produits de Langue avaient sans doute rendu incontrôlable.
La pièce secret était complètement détruite plus aucun grimoire plus aucun produit...
Cofe récupéra tout de même 2 boîtes métalliques une avec des armes une autre qu'il n'arrivait pas à ouvrire ...
Il alla voir le corps calciner que l'on avait récupérer et se promis de faire en sorte que jamais on n'oublie le nom de son maître.
Cofe imaginais difficilement LAngue se faire assassiner sans doute était-il déjà faiguer de plusieurs missions et il a sans doute été attaqué par des traitres lors de son somme.
Il passa les trois jours suivant à s'entrainer comme un fou pour passer sa rage et faire son deuil mais dans son esprit il demeurait toujours une étincelle d'espoire, un soupçon infime que le corps brûler ne soit pas celui de son ami...

" Cofe se posa un multitude de question il ne pouvait se résoudre à la mort de son maître car même affaiblit personne n'aurait su le surprendre dans son sommeil mais il devait penser à se protèger lui aussi qui sait on en avait peut être aussi après lui ..."
**************************************************************************
Bettym :

Bettym était revenue sur les lieux afin de comprendre ce qu'il s'était passé. Quelques endroits de la bâtisse fumaient encore mais les villageois avait fait un bon travail. Elle était fière d'eux pour avoir pu circonscrire l'incendie.

Elle avança près de la maison et entendit quelques bruits. Elle s'approcha lentement pour essayer de voir qui était là. Elle vit une silhouette qu'elle avait déjà rencontrée en taverne, il y avait quelques temps.


Bonjour, Messire... ? Elle essayait de se rappeler du nom de l'homme. Excusez moi... mais nous nous sommes déjà rencontrés et je n'arrive plus à mettre un nom à votre visage. Le fait que cet homme soit là à farfouiller dans les cendres intriguait beaucoup la jeune maréchale. Mais que faites-vous ici ? Et pour quelles raisons essayez-vous d'ouvrir ces coffres ? J'espère que vous ne songiez à dérober des objets appartenant à un mort !

Elle regardait cet homme afin de mieux le sonder et surtout de se rappeler son nom.
**************************************************************************
Cofe :

Cofe était si absorbé dans ses pensées qu'il n'entendit même pas arriver la maréchale ce qui lui fît reprendre ses esprits.
Heu et bien quoi ?
Cofe compris vite que sa barbe et ses cheveux qui avaient poussés en 2 mois le rendaient probablement méconaissable.
C'est moi cofe ...
Je viens regarder enfin voir s'il ne restait pas des affaires à Langue je préfère les récupérer avant qu'un brigant ou un étranger ne s'en charge
Ce sont des affaires sans grande valeur mais j'y tien ... vous pouvez comprendre cela Bettym ...?

**************************************************************************
Cofe :

ET cofe parti sans attendre de réponse il allait devoir travailler dur s'il voulait un jour faire honneur à son maître en intégrant la guilde des marchombres.
Il va désormès passer sa vie entière à s'entrainer et à méditer devant presque inexsistant pour la sociéter, il deviendra solitaire et impassible pour un jour peut être devenir un marchombre, un maître d'agilité et de savoir...
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