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 Carnet de route..

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Lilou
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MessageSujet: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:29

modile a écrit:
Posté le: Dim Avr 29, 2007 10:12 am



Quelque part dans le Royaume:

Modile avait marché toute la nuit quand enfin elle arriva à l'orée d'un village. Cette grande prairie ne lui plaisait quà moitié, elle décida de ne pas y pénétrer et de rester à l'orée du bois, loin des eventuels regards .

Elle s'asseya exténué d'avoir dû porter les deux enfants qui etait avec elle. Elle chercha de quoi les nourrir dans son balluchon, mais son regard fut attiré par les deux gourmettes qu'elle y avait déposé.
L'une d'elle etait le cadeau d'une marraine et la trouvant à son gout Modile en avait acheter une autre sur le marché et s'etait même offert le luxe de les faire graver. On pouvait y lire alors, le nom des enfants ainsi qu'un mot : La Passionnata.
Comme tout cela lui semblait loin à présent, et paraissait bien inutile et sterile, elle leur glissa cependant à leur poignet avant de prendre le lait qu'ils burent avidement.
Elle même croqua à pleine dent dans une miche de pain , il etait un peu rassi mais qu'importe, c'etait toujours bon a prendre.
Elle sortit une bouteille qu'elle avait rempli deau, songeant qu'il lui faudrait trouver une fontaine voire même une source, en but quelques gorgées avant de s'alonger et de s'endormir sans aucunes pensées, la fatigue ayant prit les dessus.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:30

Dijack a écrit:
Posté le: Dim Avr 29, 2007 4:52 pm

Toujours derrière aux aguets

Dijack bien caché derriere les fourées machonnant ses herbes par habitude comme il le faisait quand il était seul , regardait aux alentours de ses yeux malicieux , des idées pleins la tête.
Le maraud n'etait pas trop laid, et bien sur il le savait, en jouait même parfaitement avec un réel plaisir afin de manger à sa faim.
Il n'avait rien d'extraoridanaire pourtant, juste un visage d'ange, des yeux noisettes et des cheveux chatains qu'il se forçait à soigner puisqu'il l'avait compris depuis fort longtemps, l'allure seule comptait dans ce bas monde, le reste n'etant que fioruture. Seuls ceux qui le cotoyait le savaient à présent, il ne fallait pas s'y prendre , tout ceux qui l'avaient fait, l'avaient comprit à leurs depends.

Ainsi était Dijack, souriant, parlant avec le plus de courtoisie qu'il lui était possible , art qu'il avait développé depuis son plus jeune age .
Tout ce qu'il savait, il l'avait appris en épiant les braves gens, lui, le gamin des rues, le voleur, etait devenu un vrai renard qui savait flairer une affaire de très loin , et celle qui l'interressait l'avait amené sur ces lieux.

Elle, il l'avait reperé depuis un moment, l'avait épier jours apres jours en ressentant une veritable joussance à echafauder son plan pour que le moment venu rien ne soit laissé au hasard. Cela pouvait prendre plusieurs jours voire même plusieurs semaines, mais il savait etre patient et ne frappait jamais à l'improviste.

Attends encore , le moment n'est pas venu, bientôt.., bientôt... mais ce n'est pas encore l'heure...


Il s'asseya à même le sol, reposa son capuchon sur la tête sans plus faire de bruit et continua ce qu'il savait faire le mieu au monde, en un silence quasi religieux : épier sans se faire remarquer.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:38

Totoriflette a écrit:
C’est avec la vision des rues de Moulins dans la tête, de ses amis qui allaient lui manquer que Totoriflette s’engagea dans les bois. Cette forêt lui rappelait tant de souvenirs, cette clairière qu’il laissa derrière lui, ou il savait que même si il revenait à Moulins, plus jamais il ne pourrait y revenir, car les mensonges dits en cet endroit avaient été les pires, ce jour là, il l’avait cru, avait retrouver sa joie de vivre, et pensait que tout était encore possible. Mensonges et trahison cela n’avait été que cela.

Il avait chevauché toute la nuit, s’accrochant à l’encolure de Quinine pour ne pas tomber, se sentant faible, la faim le tenaillait, mais il refusait de s’écouter. Tant de pensées tourbillonnaient dans sa tête, des phrases rejaillissaient, qu’il ne comprenait pas, qu’il n’aurait jamais voulu entendre. Plus il avançait dans la forêt, plus il se disait que tout n’était que mensonge, trahison, qu’il n’avait été qu’un sot de l’aimer comme il l’avait fait, et de changer pour elle. Mais avait- il vraiment changé ?

Et il pensa à ses enfants, eux qu’il ne reverrait jamais, car aucune nouvelle il n’avait reçue, pas un endroit où savoir où les rejoindre où les voir. Sa gorge se nouait de plus en plus, des larmes envahir ses yeux, il aurait voulu mourir, être rappelé par Aristote.

Puis un virage trop serré Quinine prit, et la chute ne put être évitée, se retrouvant au sol, dans la boue, ses affaires répandues alentour, sa nourriture, ses habits, tout était maintenant perdu, ce n’était pas son jour de chance. Il ne savait rien garder, il était un perdant, rien qu’un perdant. Quinine elle profita de ce moment pour manger quelques herbes qui traînaient là, le regardant comme si elle se moquait de lui.

Puis se relevant, lui vint une idée, puisqu’elle le voyait tel un pot de miel, alors il allait ouvrir de couvercle, et se laisser butiner. De toute façon, il savait que le livre était fermé, et que rien ne pourrait le rouvrir. Il se remit alors en scelle continuant son chemin, laissant ses affaires là.

Il aperçut alors les premières lumières du village. Ce village qu’il connaissait bien, ou des amis à lui étaient, il espérait les voir, mais ne les ayant prévenu de sa visite il n’était pas sur.

Il s’annonça à l’entrée du village comme il se doit, mais à priori on lui répondit que les personnes qu’il recherchait n’étaient pas au village, mais parties pour plusieurs jours en voyage. Il en fut à nouveau déçu, vraiment pas de chance.

Il emmena Quinine à l’écurie afin qu’un palefrenier en prenne soin, car il reprendrait la route le soir même pour un autre village.

Puis chercha une auberge, car en voyant la tête du palefrenier, il se dit qu’un grand nettoyage était plus que nécessaire. Il passa également par le marché, acheter de nouveaux habits, se disant qu’il aurait quand même pu ramasser ceux gisant dans la boue, mais que lui importait.

Une fois l’auberge trouvée et la toilette faite, il se fit un peu la morale, il avait un but, il lui fallait le tenir, aussi se rendit-il à la taverne.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:40

modile a écrit:
Posté le: Dim Avr 29, 2007 8:16 pm

fin de journée du 29 Avril

Modile avait passé toute l'aprés midi à l'orée de ce bois quand enfin elle se leva, il était temps pour elle de traverser cette prairie qui menait au village. Elle esperait y trouver une fontaine et si vraiment elle ne trouvait pas, elle irait demander à un tavernier.

Il ne poura me refuser pensa t'elle.

Et puis ensuite d'autres chemins, d'autres prairies, d'autres paysages l'attendraient. Partir le plus loin possible pour oublier le passé, une nouvelle vie qui parfois lui faisait peur et parfois envie.
Elle rassembla ses affaires, souria à ses enfants qu'elle prit dans ses bras, pour descendre vers le village avant d'aller voir bien plus loin.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:40

Dijack a écrit:
Posté le: Dim Avr 29, 2007 11:27 pm

Fin de journée aux aguets

Dijack; les sens en eveil attendit que la Dame soit loin pour sortir des bosquets et tout en longeant l'orée du bois, il se rendit au village n'ayant nul envie de s'y faire remarquer.
Le plus silencieusement possible il avait croqué dans la belle pomme qu'il avait pu chiper à un marchand si stupide que cela lui donna envie de rire.
Reprends toi Dijack, sinon tu vas tout faire capoter

Se furent ses pensées en entrant dans Bourbon où il pu se faufiller dans une ruelle inanimée loin de tout regard.Il réajusta sa capeline afin de cacher au mieu son visage , posa son épaule contre le mur, croisa les pieds et continua son long travail de surveillance tout en s'amusant à tailler un bout de bois à l'aide de son couteau ainsi qu'en machonnant sans cesse .
Il attendit peu de temps avant de se redresser, il cracha alors ses herbes, et reprit les chemins, silencieux et toujours aux aguets.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:41

Totoriflette a écrit:
Quelque part fin de journée, le 30 avril

La soirée en taverne se passa calmement quelques rencontres, quelques adresses échangées, quelques danses qui lui permirent d’oublier un instant son désarroi. Des promesses de se revoir, mais des promesses, Totoriflette n’y croyait plus, il ne pouvait plus croire en l’être humain, tout pour lui n’était plus que mensonges et trahison.

Il avait put parler un peu à son frère, cela lui avait fait du bien, il savait qu’ils aimaient tous deux la même femme, et avait compris le sacrifice de son frère. Se disant que la douleurque son frère s’était infligée n’aurait servit à rien, le cœur de Modile n’ayant jamais put oublié son bel oiseau, et qu’elle s’était elle-même envolée, mais pour quelle destination, le retrouver….

Puis alors qu’il allait partir de la taverne, il vit arriver sa chère amie, aussi prirent-ils quelques verres ensembles, se remémorant les bons souvenirs de la route de Verneuil à Moulins. Les verres ne cessant de s’aligner sur la table, ils rirent énormément, se chamaillant comme il le faisait toujours, et enfin la bouteille de calva arriva. Ce merveilleux moment lui mit un peu de baume au cœur.

Puis il quitta la taverne, une fois encore bien éméché, cela commençait par devenir une habitude, une mauvaise habitude, cela lui rappela à nouveau d’autres souvenirs, ce mari qui avait sombré dans l’alcool, et qui était allez voir les filles de bas quartier. Cela lui fit repenser à sa dernière soirée à Moulins, la réflexion de Petit Ange, allait-il devenir pareil que ce mari ?

Il passa à l’auberge prendre ses affaires, et se rendit à l’écurie chercher Quinine. Et se dirigea vers sa prochaine destination. Ses pensées le travaillaient encore, il se mit alors à faire le point sur sa vie, tout en galopant. Sa première rencontre quand il arriva à Moulins, ses premiers amours, ses infidélités, sa vie de coureur et de charmeur, cela le fit sourire. Ces dames qu’il avait rencontrés, mais pour lesquelles il n’avait pas cédé, ayant juré fidélité à son plus grand amour. Cela lui paraissait si dérisoire maintenant, pour lui qui avait tant changé pour elle …

Il regardait souvent le ciel, espérant voir un pigeon fondre sur lui, mais rien, toujours rien, rien de rien. Il savait maintenant que plus jamais il n’aurait de nouvelles, qu’il fallait qu’il oublie tout, vraiment tout.

Mais cette nouvelle ville serait l’occasion de retrouver une personne, une personne sur qui un jour il avait posé les yeux, qui l’avait aidé dans des moments difficiles et qui lui avait avoué il y a peu de temps ses sentiments. Il ne savait comment cela allait se passer, mais cela était une étape dans sa reconstruction, croire en lui, se relever et se laisser butiner.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:42

modile a écrit:
Ailleurs, plus loin à l'aube du 1 Mai.


Modile continuait son périple ne connaissant pas encore sa destination finale pour ne pas y avoir réfléchie . Elle se sentait seulement las de tout, découragée de n'avoir aucune nouvelle de la personne pour qui son coeur battait, et dégoutée de tout ce qu'elle voyait autour d'elle.
Deja, à la vue du dernier village en feu et à sang, elle avait préféré faire un crochet et parcourir les bois le plus loin possible afin d'éviter de se retrouver au milieu de l'horreur.
Chose qui paraissait de plus en plus difficile dans le Royaume, partout misère, famine, sang, larmes, cris , peine, le lot quotidien de tous sauf pour quelques notables à la panse bien ronde qui rotait tout ce qu'ils pouvaient et s'amusait à voir les gueux en haillons.

Elle finit par mettre enfants et balluchon au sol et à s'asseoir à leur cotés, les pieds et le dos meurtries. Elle posa sa main sur les reins , redressa son buste en faisant la grimace tout en balayant du regard les environs à la recherche d'un arbre ou elle pourait s'adosser.


Il faudrait penser à acquerir un cheval à present, je ne pourais pas continuer ainsi bien longtemps. pensa t'elle.

Elle donna le lait pour les enfants qu'ils burent toujours avidemment, croqua dans une pomme qu'elle se força a manger malgrés son gout de pourriture qui lui donna la nausée puis lança le peu qui en restait.


De ses jours de marche elle avait fait le triste constat de sa vie:
    -un compagnon qui se disait sage mais qui cependant était trop bien entouré; quelqu'un sur qui tous pouvait compter et qui ne s'en privait jamais, mais surtout qui avait jadis une maitresse qui venait tout juste d'enfanter de lui.
    - Et puis le meilleur ami de ce compagnon. Un oiseau insouscient qui avait prit bien trop de place mais qui semblait s'en moquer éperdument. Pas une simple missive, pas le moindre signe de vie. Il avait préféré s'éffacer plutot que faire souffrir son ami, sans penser un instant à elle, sans même la consulter, à peine quelques mots avant qu'il ne parte: prends soin de lui , tu seras heureuse avec lui et l'oiseau s'etait envolé.


Seulement voila, elle eut beau essayer, l'oiseau manquait de trop et chacune de ses pensées étaient sans cesse tournées vers lui, à se demander si elle ne deviendrait pas folle.
C'est pour cela qu' elle était partie à son tour, sans même savoir où elle se rendait, peu lui importait à présent, car son absence serait toujours ancrée au plus profond d'elle même, tel un gouffre insondable.

Elle passa à plusieurs reprises la main devant ses yeux, comme pour chasser ses tristes pensées, puis haussa les épaules,et dans un ultime effort, se releva, chancelante, chaque millimetre de son corps lui faisant mal, reprit balluchon et enfants pour se rendre vers les arbres qu'elle avait reperé, là enfin, elle s'y reposa, ensuite viendrait le temps de marchander un cheval, et de chevaucher ailleurs afin d'oublier.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:42

Totoriflette a écrit:
Quelque part dimanche fin de journée du 1er mai

Le chemin parcouru fut sans embûche, il ne croisa personne sur la route, et avait réussi à rester sur Quinine, malgré tout l’alcool et le calva consommé la veille, belle prouesse se dit il. La neige se mit alors à recouvrir le chemin, un signe de changement … de renouveau …ou le retour de l’hiver…

Il avait a nouveau regarder le ciel toute la nuit, ne voyant aucune étoile pour le guider, que la nuit, les ténèbres, et aucun pigeon ne lui vint. Mais il lui fallait s’accrocher, il s’en était fait la promesse, il devait aller au bout quitte à souffrir encore et surtout à faire souffrir.

Arrivé dans la ville, il se chercha une auberge, mais n’en trouva pas, aussi entra t’il dans une taverne, il fit la connaissance du propriétaire des lieux qui lui indiqua posséder deux chambres à l’étage. Il l’en remerciât et alla s’y installer pour se reposer.

Ces rêves furent plus des cauchemars, ses enfants lui manquaient, il n’avait toujours pas de nouvelle, intérieurement il sentait une colère l’envahir. Il se retourna sans cesse, criant parfois dans son sommeil


pourquoi m’as-tu fait cela pourquoi, pour toi j’ai tout fait, j’ai changé, et tu t’es moqué de moi.

Des pleures coulèrent alors sur sa joue, ce qui le réveilla.

Le soleil était déjà bien haut dans le ciel quand il se leva, il alla à la fenêtre de la chambre et l’ouvrit, c’est alors qu’un volatile s’approcha de lui, il le reconnut, il laissa alors sa colère prendre le dessus et chassa le volatile en maugréant
… retournes d’où tu viens, je ne veux plus souffrir je vous ai oublié.


Il posa alors les coudes sur le rebord de la fenêtre et posa sa tête dans ses mains, et pleura à nouveau, il regrettait déjà son geste, mais il était trop tard, le volatile était déjà loin. Il laissa errer ses pensées un long moment, s’imaginant embrasser ses enfants sur le front comme il l’avait fait chaque jour et même plusieurs fois par jour depuis leur naissance, revoyait ses promenades aux bords de l’eau avec toute la famille. Il respira alors une grande bouffée d’air, et se dit
Arrêtes de te plaindre, souviens toi pourquoi ce voyage, alors bouges toi et va à ton rendez-vous.

Il descendit alors à la taverne, elle était là, l’attendant, prête à le butiner. Il lui proposa alors une promenade, afin de visiter cette ville, lui n’ayant jamais prit le temps de le faire. La ville était agréable, le marché était abondant, mais les prix étaient très élevés, il se mit alors à penser à Moulins, espérant que sa taverne puisse livrer encore quelques jours de la nourriture à bon prix.

Puis ils retournèrent en taverne, des gestes tendres furent échangés, puis la porte s’ouvrit, il cru voir …………..……… entrer, il se frotta les yeux se demandant si il rêvait tout éveillé. Dans la même journée, deux choses lui avaient rappelées Moulins, lui fallait il déjà rentrer ? Cette question commençait à l’obstiner.

Puis sa mère le contacta, des nouvelles elle avait pour lui, maintenant il savait ou elle était, et comprit aussi ou elle allait, mensonge et trahison toujours et encore. Jamais ses enfants il ne reverrait. Pourtant en son frère il aurait aimé avoir confiance, lui aurait il caché des choses lui aussi, lui aussi ne serait il que mensonge et trahison, il ne pouvait le croire, pas de son frère.

Mais ce soir, il partirait avec elle, sur les chemins, Moulins attendrait encore.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:43

modile a écrit:
En pleine campagne sombre le 2 Mai

http://www.youtube.com/watch?v=55Zy8VPFP-E


Modile avait réussi à marchander un cheval afin de chevaucher toute la nuit . L'animal resemblait plus à une carcasse ambulante tout comme sa cavalière et ceux qui les croisaient, voyaient un étrange tableau d'os plutot que de chair. Lequel des deux sombreraient en premier , nul n'aurait pu le dire, mais les côtes décharneés de l'animal n'enviait rien à ceux de sa cavalière.
Tous deux exténués avait terminé leur course en pleine campagne, Modile ayant décidé de fuir toutes villes et villages, s'etant juré de ne pas refaire deux fois la même erreur.

La veille, voulant envoyé juste quelques nouvelles à Min et desireuse de rassurer Toto, elle était entré dans le village puis en s'attablant à la première taverne vide avait sortie plume et parchemin. Sa surprise fut de taille quand elle y vit entrer sa mère .
Bien vite, elle avait repris ses enfants, et disparue dans les ruelles sombres, se melant aux gueux parmis lesquelles elle passait à présent inaperçue. Ses vetements couverts de crasse resemblaient tant à des haillons, son visage fermé, ses joues creuses qui faisaient ressortir ses pomettes saillantes ainsi que sa démarche chancelante faisait d'elle un véritable mauribond. Le contraste était de taille comparée aux deux enfants qu'elle trimballait toujours avec elle.

Modile mit pieds à terre donc, en cette matinée du deux mai, scruta un long moment l'horizon mais ne vit aucun volatile porteur de message, seuls quelques etourneaux piafaient ça et là dans la campagne froide , plate et recouverte de neige par endroit, un désert de glace ne pouvait etre pire .
Usée par sa cavalcade nocture,elle prit les enfants qui s'étaient laissé bercer au rythme de l'animal boiteux, puis la peau de moutons qu'elle posa au sol afin de pouvoir les reposer et s'occuper de l'animal.
En soupirant elle ota la sangle et souleva la selle mais cette effort lui parut insurmontable, la selle semblait de plomb, et c'est en vascillant dangeureusement dans un ultime effort qu'elle put la mettre au sol.

Elle se retourna éssouflée vers les enfants, chercha son balluchon d'où elle sortit le lait qu'elle avait acheter la veille avant son départ,s'asseya en tailleur à même le sol et leur donna ce nectar divin en les berçant et fredonnant un etrange air , telle un plainte, une douleur .
Une autre journée commençait, ressemblant aux precedentes, prendre un peu de repos, ne s'occuper que des enfants, ne pas penser à soi, s'oublier, oublier...

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:44

Totoriflette a écrit:
Quelque part dans la campagne

La soirée dans le village précédent avait été riche en émotion, de nouvelles connaissances, une grande fête célébrée, et à nouveau beaucoup d'alcool consommé. Essayant toujours d'oublier le passé, mais cela n'était pas facile, ce passé commençait par le ronger, et Moulins lui manquait de plus en plus.

Quand dans la soirée, il apprit la mort tragique d'une de ses amies, personne à qui il tenait beaucoup, cela l'avait anéanti. Il en avait fait la connaissance à Argentan, et depuis ils avaient toujours gardé le contact, elle avait failli venir à Moulins le voir, mais a quelques jours de son arrivée, elle avait fait demi-tour, sachant que seule une amitié était possible entre eux et aujourd'hui, Totoriflette comprit que plus jamais il ne la verrait, adieu ma Lati prononça t'il dans un souffle.

Puis vient l'heure du départ, accompagnée de la dame, ils parcoururent la campagne, tout était calme dans cette région des royaumes, ils n'avaient croisé personne, pas une âme, à peine quelques chevreuils traversant devant leurs chevaux, la lune leur éclairait l'allée boisée, mais Totoriflette regardait toujours le ciel, recherchant son étoile.

Au petit matin, ils arrivèrent dans ce nouveau village, mais cet endroit lui rappelait trop de souvenir, il se sentait oppressé, sa respiration à nouveau le gênait, il se retournait sans cesse regardant derrière lui, scrutant chaque ruelle, regardant sans cesse par la fenêtre de la taverne, dans l'espoir insensé de l'apercevoir, pourtant il savait que cela n'était pas possible, puisqu'il savait ou ses enfants et elle étaient hier.


Il commençait à se détester, il aurait voulu fuir, mais fuir seul, car ce qu'il était en train de faire était monstrueux. Il lui fallait partir, retourner chez lui … mais de chez lui, il n'en avait plus, la maison n'était plus.

Il décida alors de ne pas rester là, et de repartir le soir même, il lui fallait rentrer, revoir ses amis car seuls eux pourraient l'aider, celui lui fit penser à un poème qu'il avait écrit, il se le remémora à mi voix :


L'Amitié …

Vous étiez là avant que l'amour je ne trouve
Vous êtes mes amis, et les mots je ne trouve
Pour vous remercier, comme il se doit
D'avoir été là pour me montrer la voie

C'est vrai qu'en ce moment,
Je suis dans la tourmente
Mais reviendra le temps
Où chaque matin chante

Car l'amour est une belle chose
Mais je dois vous avouer autre chose
Sans cette amitié partagée
La vie m'aurait à jamais quittée

Pour cela je vous remercie...


Il prit alors la décision, retourner à Moulins, et préparer un nouveau voyage qui serait long et périlleux.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:45

modile a écrit:
Le soir du 2 mai


Modile avait passé la journée à l'ombre des bois,en pleine campagne, personne ne semblait jamais passer par ici , les chemins qu'elle avait empruntés paraissaient surs .

Ses journées s'écoulaient toujours pareillement berçées sur le rythme des enfants, entre le lait donné, les quelques jeux, et les longues siestes.
Elle faisait à présent tout cela comme un automate, sa pensée toujours autant vagabonde ne lui permettait pas de s'impliquer dans les gestes d'amour qu'elle aurait dû donner.
Mauvaise compagne, mauvaise mère..

Elle soupira devant cet etat de fait, puis haussa les epaules, scruta de nouveau l'horizon mais ne vit toujours pas un seul pigeon , elle soupira, sentit ses larmes monter, alors comme pour chasser sa colere, sella son cheval, y déposa son baluchon, posa ses enfants dans l'echarpe et s'aida d'un vieux tronc d'arbre pour monter sur l'animal.
Au pas, elle reprit les chemins, s'etant promit d'arreter ce long périple que lorsqu'il n'y aurait plus un seul chemin qui se presenterait à elle.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:46

Dijack a écrit:
Dans le bois le 2 Mai


Il était là toujours et encore, le sourire aux lèvres de passer si facilement inaperçu, attendant que, sur le visage qu'il épiait puise s'y lire la fatigue complète et que son corps trahit par la trop grande maigreur confirme qu'il etait temps pour lui de se montrer.
La gueuse s'était dénichée un cheval et à la vue de sa monture, Dijack avait rit interieurement la jaugeant vraiment nulle en affaire. Il suffisait d'un simple coup d'oeil pour s'appercevoir que la carne était à bout de course et qu'elle créverait bien vite.
Pas mieu que celle qui le monte, à se nourir de vent, elle va bientôt rejoindre les abysses de l'autre monde.


Il se frotta les mains de plaisir, tout sourire, ne détachant pas son regard du butin qu'il convoitait.
Moins de boulot pour toi mon Dijack, tu ne saliras peut etre pas ta lame pour une fois.


Il se mit en quete d'un cheval à son tour, enroula les sabots de l'animal dans de grands morceaux de tissus afin de ne faire aucun bruit, puis la suivi tous le long du chemin, parfois trottant, mais tres souvent marchant, il prenait de plus en plus de plaisir dans son aventure.
Quand elle s'arreta , en pleine nature, il fut heureux d'avoir pensé a emporter quelques nouritures. Il resta à distance, caché dans le bois .

A l'épier ainsi des jours durant, il avait aprit à la connaitre et sur son visage savait y lire, la peur, la fatigue , la colère, la rage et même les larmes avant qu'elles ne coulent. De sourires il en voyait tres peu, sauf quand elle se retournait vers les deux morveux. Il savait comment elle bougeait, comment elle respirait, comment elle dormait, il savait à présent tout d'elle sauf le principal, que faisait elle la, seule avec deux mioches. Il haussa les épaules puisque finalement il s'en moquait bien étant là simplement pour affaire.

Il attendit comme d'habitude qu'elle s'endorme avant d'en faire un peu autant, quand se firent entendre les cris des gamins.
Il se leva en sursaut, esperant qu'il ne soit pas trop tard, mais s'appercevant qu'ils avaient seulement faim,il en fut rassuré, et ne les quitta pas des yeux.
Les morveux, pas d'blague, la gueuse pas grave...., mais vous.., pas d'blague hè...j'vous veux vivant !!


Il sortit ses herbes qu'il commença à machonner, la voyant arnaché la pauvre carne il comprit que l'heure du départ ne tarderait pas, il rassembla le peu d'affaire qu'il avait, réajusta son épée dans son foureau, et se prépara pour prendre les chemins.
Autres lieues à parcourir, mais il le lisait sur son visage, cela ne durerait pas encore bien longtemps .

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:46

Totoriflette a écrit:
Après une soirée exécrable dans ce village, il avait essayé de se ressaisir, mais Moulins lui manquait trop, il lui fallait rentrer, il finissait par penser que seul ses amis pourraient l’aider à surmonter cette épreuve, et que ce voyage était une erreur, il n’avait rien solutionné, il n’avait fait que le rendre plus malheureux. Il regrettait encore son geste de l’autre jour, chassant ce pigeon, se demandant sans cesse quelle nouvelle il lui apportait. Aussi se décida t’il à prendre plume et parchemin, espérant que son pigeon la trouve. Mais les mots ne venaient pas, plusieurs fois il déchira son parchemin, trouvant ses phrases insipides, n’arrivant pas exprimer ce qu’il ressentait, et refusant de montrer sa souffrance, mais ne voulant pour autant être froid.

Il prit alors la route chevauchant comme un fou, espérant pouvoir arriver au plus vite, et dormir, enfin essayer. Le ciel, cette nuit là, était plein d’étoile, mais aucune ne lui indiquait le chemin, aucune n’était pour lui. Il se dirigea au hasard se perdant parfois, rebroussant chemin, changeant de direction, et c’est à moment qu’il vit un autre cavalier, se dirigeant vers lui, et l’appelant. Il pensait pourtant avoir été clair la veille, même si cela lui avait fait mal de dire certaine chose, exagérant même ces dires afin de clarifier la situation. Mais elle était là, et ils finirent la route ensemble.

Au petit matin, ils arrivèrent au village, tout était calme, trop calme. Il passa devant le couvent, eu envie de s’y arrêter, mais jamais on ne le laisserait rentrer, pourtant il savait que là, était une personne qui pourrait l’aider.

Puis après s’être reposé dans le village, il se décida à reprendre plume et parchemin, et à rédiger son message. Il chercha longuement ses mots, et ses tournures de phrase, lui qui avant pouvait lui écrire des poèmes, et de longs messages, elle était sa muse, et aujourd’hui il ne savait plus écrire. Mais à force de persévérance, il finit par rédiger 3 lignes, essayant au mieux de dire ce qu’il pensait. Mais à la relecture, il trouva ce mot si vide, mais il ne savait que dire d’autre, sachant que rien de se qu’il pourrait dire ne la ferai revenir.

Il accrocha son parchemin à la patte du pigeon, et lui souffla le nom du destinataire.

Puis il se dirigea vers la taverne, et bu plus que de raison, se disant demain sera un autre jour, il sera chez lui, avec ses amis, et fera bonne figure, cela serait son nouveau visage, être heureux, ne plus montrer ses sentiments et sa douleur, être comme tout le monde

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:46

Totoriflette a écrit:
De retour à Moulins

C'est le cœur triste qu'il quitta ce village, mais il lui fallait rentrer maintenant, il était temps de reprendre la vie, là ou elle s'était arrêtée, il y a maintenant bien longtemps, tel fut le constat qu'il fit, en fait tout avait basculé ce jour du 5 mars 1455, quand il était parti pour Verdun.

Il laissa dernière lui la personne rencontrée, et sur sa jument Quinine, se mit à galoper, Moulins n'était pas loin, quelques 20 lieues seulement, il arriverait à l'aube dans son village, et dormirai dans le parc, n'ayant plus de maison.

Il se demanda, si son pigeon avait trouvé son destinataire, et si le parchemin avait été bien livré, car le pigeon n'était pas encore revenu.
Ou étaient-ils maintenant ? Cette question ce cessait de le préoccuper.

C'est avec cette pensée qu'il entra dans les rues de Moulins

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:47

modile a écrit:
Plus loin vers le Nord .

Modile continuait d'avancer, la peau sur les os tel un squelette ambulant, l'esperance seule la tenant en éveil.
Elle ne cessait de scruter l'horizon dans l'attente d'y voir un pigeon messager porteur de bonheur.

Elle le vit s'approcher si lentement que son coeur s'emballa resonnant si fort dans sa poitrine malingre qu'elle cru un instant qu'il en sortirait. Puis de ces doigts fébriles en prit le parchemin qu'elle retourna en tout sens afin de prendre connaissance de son déstinataire.
Son visage s'assombrit, son coeur se changea de plomb, elle le décacheta cependant et en fit lecture pour n'y lire qu'amour.


Si cela venait d'un oiseau plutot que d'un amour tout aurait été différent .
pensa t'elle.


Elle replia le parchemin, le déposa dans son balluchon, sentit une vive douleur l'envahir, comme un gouffre sans fond, un vide, un néant.
Elle attrapa sa carte d'un geste qu'elle voulu brusque , la regarda attentivement, croqua du bout des dents dans le premier épis de maïs que sa main trouva, les idées plus claires que jamais, sachant ce qu'elle allait faire.

Elle s'occupa enfin des enfants avant de reprendre le cheval et partir encore plus loin, sachant tres bientôt l'heure de la délivrance.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:47

Dijack a écrit:
A l'entrée du bois au Nord du Royaume



Dijack machonnait ses herbes, capuchon bien relevé, tranquillement installé à l'entrée du bois à une dixaine de mètres d'eux mangeant avec delice un morceaux de viande salé qu'il avait sorti de sa besace et buvant à même sa gourdasse le vin qu'il s'etait acheté. Paisiblement il regardait voyant arrivé enfin le moment de la fin de cette course folle.
Il regarda un instant autour de lui, afin de s'assurer encore que personne ne soit dans les parages, puis sortit de sa besace un papier jauni, un sourire se dessina sur ses lévres, puis une fois lecture faite comme pour s'en imprégner, il le déchira en petit morceaux et commença à le macher sourire malicieux sur les lévres.
Inutile que tout le monde saches ou tu vas apres Dijack hein ? ..première régle à savoir, ceux pour qui tu bosses, qui ne veulent pas se salir les mains mais qui révent du butin que tu leur apporteras n'existent pour personne, alors autant tout avaler et n'en garder aucune trace, c'est plus prudent comme ça, garder juste l'endroit en mémoire.


C'est à ce moment que tout sembla changer.

Il avait vu le pigeon tournoyer pour finir sa course devant elle . Il avait vu ses mains tremblantes pleines d'espoir prendre le parchemin ,.Il l'avait entendu ce soupir telle une longue plainte.
Il le sentait ce mélange de chagrin et de haine, il le lisait dans sa façon de bouger, il en etait certain , quelque chose venait de changer.

Pourtant ce courier, elle l'avait plié soyeusement dans son balluchon, avant de prendre sa carte, première fois qu'elle la sortait depuis qu' il la suivait, depuis qu'il l'avait repéré dans les rues de Moulins, depuis qu'elle avait pris les chemins .
Il la vit prendre un épi de maïs, cela le surpris.Il la vit s'occuper des morveux sans vraiment etre avec eux. Il la vit reprendre la carne plus sure d'elle que jamais et cependant si chancelante.

Dijack endurçit alors son regard, reprit les rênes de son cheval et commença à marcher doucement suivant l'orée du bois, la main sur son foureau, sachant que la haine pouvait faire déplacer des montagnes, estimant qu'elle en avait assez en elle pour arriver à le surprendre .

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:48

modile a écrit:
[Hrp] Eglise de Peronne : http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=34422&postdays=0&postorder=asc&start=675 [/Hrp]


Peronne: nord du Royaume

http://www.youtube.com/watch?v=PeibuU3T3GM


Modile, des cernes bleutés sous ses grands yeux vides de toutes expressions, la machoire pendante, les doigts d'une grandeur infinie tant il leur manquait de chair, les côtes saillantes, les épaules tombantes sur l'échine de son cheval qui lui transmettait le peu de chaleur que son corps décharné quémandait, érrait dans le village de Peronne.
Les premières lueurs du jour pointait faiblement et le vent du nord griffait déjà la peau des moribonds qui n'avait pour tous logis que les ruelles sombres et crasseuses, où rats, cafards, puces et autres bestioles s'y étaient installés.

Elle tenait avec peine les rênes de l'animal , ne voyait rien de ce qui l'entourait, avançait dans un brouillard épais, n'attendant plus qu'une chose, faire taire cette douleur à jamais.
Les pensées embrouillées, elle avait cependant réussi à trouver deux pigeons afin d'y attacher au mieu les parchemins qu'elle avait écrit pendant le cours de la nuit, puis leur avait soufflé le nom des destinataires .


Sur l'un deux , on pouvait y lire:


Code:
Namour,
Je me permet de te l'écrire une toute dernière fois, n'ayant jamais réussi à t'appeler autrement, je voulais te remercier pour ce chemin fait ensemble, cependant que tu me connais, je ne sais qu'aimer en entier, mon coeur souffre trop pour ainsi continuer, déjà j'ai tant de peine à respirer, je vais aller plus haut, afin de pouvoir voler
J'ai déposé les enfants sur le parvis de l'église de Peronne comme je te l'ai écrit hier, avec l'espoir que quelqu'un saura s'en occuper en attendant que tu viennes les quémander. Je ne peux faire autrement, le simple fait de les porter m'étant plus que difficile.
Je ne peux rien dire d'autre, le rideau est tombé, le voile devant mes yeux me le fait constater, saches que je t'ai aimé même si ce n'est que du passé.
Modile



Et l'autre disait :

Code:
Bel oiseau,
 Ton indifference me tue, mais au fond de ma soufrance, je tombe des nues, d'avoir encore l'esperance, de pouvoir serrer ta main, qui me guiderait vers d'autes chemins,cependant c'est fini je m'en vais. Je suis si fatiguée, je ne veux plus attendre, seulement m'envoler, retrouver enfin la paix, oublier ta chaleur, le miel de tes baisers que j'emporte en mon coeur pour l'éternité. Puisqu'il faut mourir un jour, autant le faire d'amour, je vais apprendre à voler pour ne plus te quitter.
Modile



Les sabots du cheval resonnerent sur les pâvés quand enfin se dressa devant elle l'église tant esperer. Elle se rapprocha le plus calmement, la place était déserte, seule sa maigre ombre lui tenait compagnie.
Elle déscendit du cheval avec tant de peine qu'elle en tomba au sol et mit un long moment avant de se relever, s'aidant de la jambe de l'animal qui n'etant guere mieu et ne pouvait plus bouger . Elle leva ses bras et l'on pouvait voir sa peau deja violette, prit Léonie, qui dormait encore, ce qui la rassura car devant ses yeux, elle savait qu'elle n'aurait pu faire ce qu'elle avait décidé. Elle vint la déposer devant la porte scultée, entourée de saints les plus divers, avant d'aller chercher son frére et de le poser à ses côtés. Dans un dernier effort, elle se mit à genoux, appuyant la paume de sa main sur la pierre pour y parvenir, leur caressa les joues, puis embrassa leur front en leur murmurant : je vous aime mes anges.
Elle glissa le dernier parchemin:


Code:
 Prenez en soin comme si c'etait les votres, leur maman ne pouvant plus le faire , leur père ne l'ayant pas voulu quand elle lui a demandé, cependant qu'à présent elle sait qu'il viendra vite les chercher , laissez lui juste le temps de faire les chemins de Moulins jusqu'à vous.
Ils vous souriront au doux noms de Léonie et Cristofle , nés tout deux à Moulins, d'un père infernal et d'une mére sans plus de coeur.


Elle se releva sans que sa main ne quitte la pierre, y appuya son dos pour retrouver son soufle, pour enfin repartir à petits pas laissant présager que ses hanches étaient dans un étau.
Elle disparu au coin d'une rue, personne ne su jusqu'où ses derniers pas la menerent.





Modile s'était assise, ses jambes ne pouvant plus la porter, le paysage lui paru froid et sombre pendant qu'autour d'elle, les oiseaux dansaient.
Elle leva les yeux, mais vit le sourire d'un oiseau bien plus particulier, elle essaya de lever sa main pour lui caresser la joue, mais déjà hélas, il s'était envolé, elle ferma alors les yeux et dans un tourbillon , des paysages et visages se mirent à danser.

Dijon, la cité aux cent clochers comme elle était appelé, lieu où elle avait grandi, ses églises, Notre Dame de Dijon et son jacquemart; ses rues pavées où les marchés fleurisaient; ses ruelles sombres qu'elle n'empruntaient jamais tant elles ressemblaient à de veritables couperets; ses foires enfin et ses festivitées tout ce qui plait tant quand on est qu'une enfant. Puis elle revit le visage de sa mere morte de trop de labeur, que son père désesperé rejoint bien vite, ses fréres et sa soeur qu'elle dû elever en travaillant aux champs, ou garder les bestiaux et que jamais plus elle ne revu, le visage de Fromont, homme si brutal qu'elle avait réussi à fuir la peur au ventre, Murat enfin et son parc délicieux, Agressian , Sophonxe l'abesse, Arcadianne , Jazon, Malven.. Enfin vint le visage d'un Namour qu'elle avait tant aimé, qui lui avait appris à nouveau à aimer, lui avait montré que le soleil pouvait briller avant qu'elle ne leve les yeux au ciel pour y voir danser un oiseau merveilleux qui n'avait pas compris qu'elle n' aimait qu'en entier, puis dans un tourbillon vient s'enchainer les visages les plus variées, Bettym, Langue ,Yal, Sophie, Bib Petit-Ange, Alban, Lililéa, Nimrodor, Lydeline, Yacger, Irmine, Lestat, Ondine, Marty, Venus ,Smithy, Rapsody, Allan, Ange-Rouge, Arutha, Nounou, Shekhina, Lola, Cyprien, Azerty, Cath, Paysanne, Xav, Lora, Gawel, Ventino, Lucifer, Xeal, Cut, Babeth, Grimma, Eclipse, Choco,Zel, Caf, Morgen, Iris ,Cofee, Aragorn, Hadex, Mess, LaplusBelTulipe, Xoff, Lilou, tite Lilou.., Léonie, Cristofle,Totoriflette, Minlawa..Minlawa...Minlawa....Minlawa......
Dans un dernier soufle, elle murmura alors : Bientot, je vais pouvoir voler.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:49

languededragon a écrit:
Entre Nevers et Sémur

Langue galopait sur son fidèle destrier depuis maintenant des heures sans s'arrêter. Grâce à l'excellent entrainement de son cheval et à son endurance de cavalier, il était déjà entre Nevers et Sémur.
Il n'arrêtait pas de penser à ce qu'il laissait derrière lui ainsi qu'à Toto et Modile. Il n'espérait pas vraiment arriver à temps pour Modile. Il était fâché qu'elle lui ait menti tout ce temps mais aussi triste que cela finisse ainsi.
Il ne devait pas laisser la tristesse et les remords le submerger tant qu'il n'aurait pas rapporter Cristofle et Léonie vivants.

Langue fut tiré de ses pensées par son cheval qui dérapa. Le cheval plongea tête en avant mais Langue fut plus rapide, il sauta et se rétabli sur le sol sans aucun problèmes.
Il courra voir si Murmure n'avait rien. Le cheval après quelques minutes de pause, se rétablit et ils reprirent leur longue chevauchée.

Langue espérait arriver à Sémur au environ de 20h. Ainsi il pourrait s'arrêter le temps de faire boire son cheval et repartir directement.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:50

Dijack a écrit:
Bien plus à l'est de Peronne au milieu de nul part

Dijack chevauchait à vive allure pourtant pas encore assez vite à son gout, les morveux qu'il devait ramené au mieu de leur forme, le ralentissait énormement .Il avait pris les chemins menant à l'est evitant villes et villages qui se présentaient devant lui et venait de mettre pieds à terre afin de regarder sa carte.
Il sorti la viande qu'il avait trouvé dans la besace de la gueuse et se mit à la manger frénétiquement voulant arriver le plus vite possible, n'ayant pas l'intention de trainer avec deux momes pialleurs à longueur de journée et qu'il devait nourir qui plus est.
Heureux qu'c'est grassement payé Dijack, une course pareil avec deux moutards, qu'en plus tu dois leur donner bectence.. tu devrais augmenter les taux, à l'arrivée, ça c'est d'l'idée !!

Il souria malicieusement à la vue des écus qui allaient bientot raisonner dans son escarpelle, puis decida de s'occuper des mouflets.
Allez Dijack, encore deux jours comme ça, et c'est avec des écus que tu rentres tranquillement chez toi, t' entendra plus moufter..

Il leur donna alors tres rapidement leur repas, avant de les reficeler sur son cheval et de repartir au galop à l'est toujours plus à l'est.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:51

languededragon a écrit:
Arrivée à Troyes

Langue arriva à Troyes, exténué et à bout de forces. Il alla attacher son cheval à l'entrée de la ville et puis se mit en route vers une taverne proche.
Il ne préférait pas trainer à Troyes car lui et son ami Cofe étaient recherchés.
Il s'était enfoui dans une longue cape rouge sang. Une apparence qu'il espérait, découragerait les probables ennemis.
Il arriva devant la porte de la ville et 5 soldats la gardaient.
Langue se renda furtif comme une ombre et arriva à la porte sans embrouilles. Il l'escalada et passa sans problème. Il retomba de l'autre côté sans un bruit.
Il aperçut une taverne pas loin et y entra. Elle était sombre et était bondées de mauvaises odeurs. Il alla s'assoir dans un fond et claqua des doigts.
Le tavernier arriva avec un sourir de méprise.


- kouai's ké jpui vou servir missir?

- Je demande juste une chambre pour quelques heures.

- Et ben j'ne sai po si y m'rest un'e chambr ...

Langue ajouta le double de ce que coutait la chambre et fit un sourire ironique au tavernier. Il acquiessa et partit servir d'autres gens.
Il mangea un maigre repas puis se prépara à partir lorsqu'un homme s'assit sans que personne ne le voit excepté Langue.


- Bonsoir Langue. Cela faisait très longtemps que tu ne m'avais pas rendu visite. J'ai entendu parler de ce que tu as fait ici ...

- Volgin. Que me faut cette visite? Je suppose que tu ne passes pas simplement histoire de me saluer ...

Langue fixa cet homme qu'il n'avait jamais oublié. Petit, d'un aspect qui passe inapercut. Sans aucun style bien particulier, qui peut se fondre dans une foule. Mais Langue le connaissait et savait qu'au fond de lui il était sournois, menteur et tout ce qui va avec ...

- Tu sais, je n'ai pas pardonné ce que tu m'as fait subir il y a quatre ans.
Quand tu as pour soit disant protégée ton apprenti, couper ma main et me privant ainsi de chevaucher la voie.

- La voie ne t'a de toute façon jamais été accessible Volgin.

Langue avait dit ca en souriant mais il vit le rictus de plaisir qui s'étirait sur le visage de Volgin avant de lui répondre [i]

- Tu ne pourras bientôt plus jamais la chevauchée toi non plus.
Il éclata d'un rire sadique en disant cela Car j'ai prévenu les soldats ainsi que des gens que tu connais bien.

[i] Volgin sortit son poignard et voulut l'abattre sur Langue mais il n'était déjà plus la.

Langue sortit en sprint de la taverne. Il arriva à la porte et vit que les cinq soldats l'y attendaient. Il se saisit de son arc et tira trois traits qui trouvèrent leur cible et tuèrent les 3 hommes avant qu'ils ne touchent le sol. Les deux soldats survivants n'en croyaient pas leur yeux et reprenait seulement leur esprit que Langue s'était déjà faufilé derrière un des gardes et l'avait égorché. Il tira l'épée du soldats et décapita le dernier.

Il passa au dessus du portail mais il sut qu'il ne s'en tirerait pas si facilement. Autour de lui s'avancaient six mercenaires du Chaos.
Leur pas était souple et furtif, mais leur allure était sans aucune grâce et ils étaient prêt à le faire souffrir doucement, car ca faisait si longtemps qu'il attendaient cela.

Langue utilisa toutes ses forces pour lancer l'épée qui alla percuter un mercenaire lui laissant le répis de tirer ses deux poignards à lancer et de les faire atteindre la gorge de deux d'entre eux.
Les autres étaient déjà sur lui, il sauta percuta le plexus d'un d'eux qui explosa et le tua. Il en restait trois qui étaient dorénavant sur leur garde.
Langue prit un sabre et mouvement inattendu et dérisoire, le lanca sur un merncenaire qui fut éjecté en arrière, le sabre figé dans la poitrine. Alors qu'il esquivait comme il pouvait les attaques des deux restants, il fut touché d'une flèche dans la jambe et cet accès de faiblesse permis à un mercenaire de lui tailler profondément le torse.
Il sauta et en retombant trancha le crane de l'auteur et fila vers son cheval. Il le monta et partit au galop ignorant la douleur mais surtout, ...
l'erreur qu'il venait de faire. Il en avait laissé un en vie ...
Le mercenaire prit son arc, ajusta une flèche et sourit ...

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:51

Ellana18 a écrit:
Ellana qui avait suivit la scène depuis un arbre sans ciller même lorsque Langue s'était fait gravement blesser. N'avait pas pu admettre la lacheté du mercenaire du chaos et la naiveté de Langue.
Elle saisit son arc ne prit même pas la peine de viser, et laissa la flèche noir trouva le coeur du mercenaire.
Elle sourit en se disant que Langue lui devait la vie et qu'il n'en saurait jamais rien.
Sur ce, elle s'éloigna au murmurant


- Nous nous retrouverons plutot que tu ne le penses ...

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:52

modile a écrit:
Au bord du lavoir




http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?p=6178274#6178274

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:53

languededragon a écrit:
Dans une auberge de Péronne:

Langue qui venait d'aller chercher le corps de Modile à l'église, se laissa un répit pour souffler et entra dans une auberge où il connaissait le propriétaire.

L'auberge qui était de très bonne qualité, avait des clients en nombre ce soir la. Ce n'était pas un problème pour Langue. Bien qu'il soit très discret il ne pouvait cacher ce corps qu'il transportait dans un linceuil blanc.
Il se dépécha d'atteindre le comptoir et la il croisa le regard de l'aubergiste.
Il vit combien il était surpris et inquiet par sa blessure


- Messire Langue! Quelle heum surprise de vous revoir ici.
Que puis-je faire pour vous aider? Je suis désolé mais l'auberge est pleine!

Langue fixa l'aubergiste d'un regard si terrifiant, qu'il savait déjà sa requète obtenue.

- J'ai besoin d'une chambre pour une petite heure, d'un bon repas ainsi que Il se pencha et chuchota de mes contacts. Combien en restent-ils ici à Péronne?

- Bien bien, je vais vous en libérer une... et vous préparez un délicieux repas. Et bien pour tout vous dire , beaucoup sont morts. Mais il en reste un disponible tout de suite. Il est au fond de la taverne. Mais par les temps qui court, il prend très cher !

- Bien faites le moi appeler. Qu'il me rejoigne dans ma chambre dans 10minutes.

L'aubergiste aquiessa et il s'en alla.
Langue monta au premier étage dans la chambre qui lui était destinée.
Une fois entré, il déposa le corps de Modile sur le lit.
Il défit le linceuil pour la revoir une dernière fois. Il n'aurait su décrire son état mais le plus important était qu'elle était morte!
Il aurait tant aimé lui reparler une dernière fois! Pour lui dire combien il était désolé qu'il se soit énervé sur elle avant son départ.
Il lui en voulait aussi de lui avoir tout caché! De lui avoir dit que tout allait au mieux! Et quand il pensa que un seul homme avait eu l'opportunité de la sauver mais qu'il ne l'avait pas fait, les larmes de rage remplacèrent celle de tristesse. Il ne pouvait supporter qu'elle soit morte si vite et qu'il n'ai rien pu faire pour elle alors qu'elle lui avait déjà sauvé la vie au moins deux fois...
Langue se ressaisit et pensa au fait qu'il avait juré à Toto de rapporter son corps ... Si il le faisait, comment rattraperait-il Didjack? Il allait y réfléchir quand on toqua à la porte. Il dit au contact d'entré.


- Bonsoir. Combien prends-tu?

- Je prends 240 écus et plus si les infos sont précieuses et difficiles à obtenir.

- Bien mon prix est le tien. Maintenant dis moi, as-tu entendu parler d'un certain Didjack qui quelques jours auparavant se baladait dans Péronne suivant une femme qui se trouve derrière moi? IL a quelque chose qu'il me faut absolument! Dis moi ce que tu sais.

Comme il faisait semblant d'être perplexe et de ne pas savoir, Langue lui jeta une bourse contenant 500écus .

- Oh je vois que Messire est généreux! Et bien pour tout vous dire, oui j'ai entendu des rumeurs à ce sujet. C'est un homme dangereux, très dangereux je ne vous conseille pas de le suivre!

Langue le fixa d'un regard dénué de pitié et d'émotions

- Aucun homme n'est plus dangereux que moi en ce moment même! Alors parle! Ou ton prix sera la vie!

- Oh bien Messire! Ne vous énervez pas ! Il a prit la direction de la Suisse, ne voyage pas aussi rapidement que vous. Si vous partez ce soir, vous l'aurez rattrapé dans 3jours.

- Si il s'avérait que tes renseignements étaient faux, tu pourrais être sur que meme l'enfer ne me séparerait pas de toi!

Langue lava ses plaies comme il le pu en 5min puis s'assit et fut submergé par un sommeil profond, et internel. Il se fit violence pour rester éveillé et fouillant dans son sac, trouva une potion de stimulant et la but sans meme penser aux conséquences.
Il prit Modile et sortit en trombe de la taverne. Il allait prendre la direction de Moulins lorsque qu'il sentit une présence derrière lui ...

C'est la qu'elle apparut. Il n'en crut pas les yeux.
Il pensa que cette hallucination était due à ses blessures mais elle lui parla. Elle était toujours aussi belle. Les traits fins et sauvages. Grande et élancée...


- Ellana ... comment ? ... c'est ... impossible... si j'avais ... su ... je

Langue ne put terminer sa phrase.

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:54

Ellana18 a écrit:
Ellana avait aperçu Langue portant ce fardeau intuile qui l''éloignait de sa quète. Elle s'avanca d'un pas sans bruit mais même exténué ses sens n'en étaient pas moins abimés. Elle sourit quand elle vut sa réaction. Lui qui la croyait morte.. Elle aurait tant aimé qu'il la serre dans ses bras et qu'ils puissent chevaucher cote à cote au clair de lune mais ce n'était pas pour tout de suite.

Langue... Cela fait si longtemps... Mais le temps des retrouvailles n'est pas encore arrivé. Laisse moi te débarasser de ce fardeau et va éliminé ce Didjack. Prends une nuit de repos je vais porté cette femme jusqu'à Moulins. Je sais combien elle était chère à tes yeux et donc j'y ferai très attention. Maintenant va .. !

Sur ce, elle monta sur son cheval qui était un peu plus loin et se mit au galop vers Moulins ...

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MessageSujet: Re: Carnet de route..   Mer 16 Mai - 21:54

Dijack a écrit:
A l'est du Royaume


Dijack chevauchait toujours sur son cheval rendu blanc d'écume au mord tout aussi blanc de salive quand enfin il vit les toits qui l'interressaient. Il stoppa son cheval frénétiquement afin de le mettre aux pas et respira plus calmement en se dirigeant vers la fôret abrupte qui se dessinait à l'entrée du village.
Sourire aux lèvres en imaginant les écus qui viendraient faire grossir sa besace, et la fin de des pleurs incessants des deux enfants qui lui bourdonnaient dans la tête.
Il posa pied à terre, prit les rênes de l'animal et monta le sentier escarpé qui se présenta à lui. La foret dense embaumait son parfum d'humus, et les premiers rayons du soleil filtraient à peine au travers des grands sapins. Les aiguilles jongeaient le sol amortissant le bruit que les sabots du cheval pouvait faire.
Dijack monta ainsi jusqu'à ce que le sentier disparaisse pour ne laisser la place qu'aux arbres drus, ronçes et fougeres . Il continua encore un court instant pour s'y fondre, resta à l'affut du moindre bruit en sortant une plume et un parchemin. Il s'asseya un instant et s'adossa à un arbre afin de faire couler l'encre de sa plus belle écriture.


Code:
 
Je suis arrivé aux remparts de votre village, vous attendrait comme il fut dit, à l'orée de la fôret demain quand les cloches des vêpres sonneront. J'ai avec moi ce que vous aviez demandé pour vous ainsi que pour votre ami, je vous demande donc d'apporter le necessaire afin que transaction soit faites. Le chemin fut cependant difficile et long, aussi je ne demande plus 3000 mais 4000 pour un paquet, si cela ne vous convient pas, sachez que  j'ai deja offre ailleurs. 


Un sourire narquois, un regard inquisiteur alentour, et Dijack se releva.
A présent un oiseau, un pigeon, un merle voire même... une buse !!! Tiens.. mais ma jolie ...., que fais tu par ici ? tu tombes plutôt bien toi !

Il posa sur son bras un morceau de peau de mouton et siffla brievement, la buse fonça sur lui et vint poser ses serres sur son avant bras. Aussitôt il lui cacha sa tête avec les morceaux de tissus qui avaiant couverts les sabots du cheval pendant sa poursuite. L'animal ne bougeant plus, il lui attacha le parchemin et lui donna le nom du destinataire avant de la redecouvrir et la regarder partir.
La buse fit quelques aller et retour donnant l'impression de ne pas savoir où aller avant de disparaitre completement en un long battement d'ailes.
Plus qu'à attendre, en esperant qu'elle ne se trompe pas, sinon faudra sortir ta lame Dijack...

Il souria en pensant que cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait servi et se ferait une joie de la resortir de son fourreau, à présent tout dépendait de cet oiseau.
Enfin, il s'occupa des enfants, en se disant qu'enfin il en serait débarassé à jamais.

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