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 Chambre d'amis

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cristras

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Localisation : Moulin, moulin
Date d'inscription : 07/07/2009

MessageSujet: Chambre d'amis   Mar 23 Fév - 11:51

La chambre d'amis était simple, un grand lit tronait au milieu de la chambre, à coté une petite fenêtre laissait gaiment entrer le soleil.


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Franceska

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MessageSujet: Re: Chambre d'amis   Mer 24 Fév - 22:01

[Paraîtrait que la nuit porte conseil... ]

L’esprit tourmenté, voilà comment, hier, Franceska avait rejoint la maisonnée de Cris et de Phoe. Une fois encore, ces derniers avaient eu la grande amabilité de lui offrir l’hospitalité. Bien qu’elle ai sa propre maison, dans laquelle elle se plaisait à se trouver, l’endroit ne lui permettait pas, pour l’instant de se sentir au mieux et elle avait grand besoin de se sentir entourée de ses amis, de gens qu’elle appréciait et qui saurait l’écouter.

Ce fut donc dans une chambre, certes peu meublée mais agréablement douillette, que la rousse s’était réveillée. Depuis sa dernière visite, Cris y avait apporté une touche de nouveauté.
La veille, ayant omis de fermer le volet, elle s’était vu tirée du lit par les premières lueurs du jour venant subtilement caresser son visage et dont les paupières laissaient filtrer un léger filet de lumière.

La nuit avait été mouvementée. Elle s’était vu entrecoupée de longue période d’éveil durant lesquelles, elle n’avait eu de cesse de penser. Penser ! Mais à quoi au juste?
A celui pour lequel elle s’obstinait à vivre, à celui qu’elle s’acharner à attendre en vain.
Une attente qui se voulait être interminable depuis quelque temps. Elle qui croyait pouvoir faire face à telle situation, gérant cette absence permanente, avait pour regret de constater que jamais au grand jamais elle ne parviendrait à résister. Peut-être aurait-elle pu, une journée, deux tout au plus.

Debout, près de la fenêtre, elle regardait, les yeux dans les vagues, l’horizon qui continuait à se dessiner en même temps que le soleil finissait de se lever.
Un nouveau jour s’annonçait, durant lequel, si elle en avait le courage, elle vivrait un moment très difficile. L’heure était venue pour elle de lui dire qu’elle n’en pouvait plus, que le temps passer à l’attendre l’empêcher de s’épanouir, de vivre pleinement.
Il la comprendrait sûrement. Il savait qu’elle avait besoin de bien plus et elle le savait aussi.
Elle s’était décidée à mettre un terme à leur histoire, bien que ses sentiments pour lui se voulaient toujours aussi fort et présent. Elle l’avait aimé et l’aimait encore, et son cœur, pour lui, battrait certainement encore très longtemps, mais cette fois, elle devait tirer un trait, s’efforcer de l’oublier pour se retrouver telle qu’elle était.
Elle n’oublierait jamais ces moments passés à ses côtés, c’était un fait, elle les logerait, au plus profond de son cœur et de son esprit, bien cachés.

Secouant la tête, elle releva en un geste sa longue chevelure dans laquelle elle glissa le petit pinceau qu’elle tenait toujours discrètement caché dans son décolleté, pour la tenir relevée.
Après quoi elle s’en retourna pour rendre l’endroit tel qu’elle l’avait trouvé en arrivant.
La couche étant faite, elle s’avança de quelques pas vers la porte, s’arrêta un petit instant, juste le temps d’inspirer profondément et de soupirer longuement, puis ouvrit la porte de la chambrée où elle avait passée la nuit, en sortant sans même prendre le temps de se retourner.

Il lui fallait aller de l’avant, ne pas se retourner. Elle avait trop peur, s’il elle le faisait de perdre tout le courage dont elle se sentait envahie et elle risquerait alors de ne jamais parvenir à le quitter.
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Franceska

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MessageSujet: Re: Chambre d'amis   Jeu 25 Fév - 17:15

[ Le mal d’amour…]

L’âme en peine, les yeux rougit d’avoir trop pleurés, Franceska était rentrée se réfugier, seule, dans la chambre qu’elle occupait. Refermant derrière elle la porte, elle était venue se jeter sur le lit, se laissant aller totalement à ses pleurs qu’elle ne parvenaient plus à maîtriser. Seule dans la maisonnée, personne ne l’entendrait et ainsi elle n’aurait nullement besoin de répondre à toutes ces questions incessantes auxquelles elle se trouvait confrontée. Sans cesse on lui demandait comment elle allait. Mais ne voyait –on pas que ça n’allait justement pas, qu’une fois encore la tristesse et le chagrin étaient venus la frapper de plein fouet.

Depuis le petit matin, elle se demandait comment ? Comment allait-elle faire pour survivre à ce chagrin ?
Maux de tête, perte d’appétit, insomnie, manque de concentration… Sans nul doute elle était en train de vivre chose terrible.

Comme c'est le cas quand on apprend qu'on est atteint d'un mal incurable, l'annonce d'une rupture amoureuse mène à de multiples émotions, selon un schéma assez prévisible et Franceska ressentait chacune d’elles comme d’atroces coup de poignards. Chacune d’elles n’étaient que douleurs et elle devrait désormais vivre avec. Elle en avait elle même décidé ainsi.

Cette décision, bien que réfléchie, ne lui avait pourtant pas laisser le temps de se préparer au changement auquel elle faisait face maintenant. Refusant presque la réalité, elle ne parvenait pas à croire qu’ils puissent en être arrivés là. Mais tout était bien réel. Autrement elle ne souffrirait pas autant.
Accepter la douleur, elle le devait. Pleurer, elle ne pourrait s’en empêcher. Tenter de nier ses sentiments elle essaierait, mais savait déjà que s’était peine perdue.
Comment se sevrer de cet amour damné ?
Devait-elle rester seule, enfermer à s’accorder du temps, au risque de se renfermer totalement ou alors devait-elle s’efforcer de sortir et d’aller vers les gens qu’elle aimait ?
Elle ne savait quels serait le choix qu’elle ferait mais elle avait pu constater ses difficultés à pouvoir rester en taverne, surtout lorsque ce faisait naissant des sentiments entre les personnes présentes. C’était impossible pour elle d’y assister, trop de souffrance l’envahissait, mais elle ne pouvait en rien leur reprocher.

Et puis les reproches, s’était à elle et à elle seule qu’elle se les faisaient. Elle était furieuse, s’en voulait de l’avoir ainsi laisser. Son entourage avait beau tenter de la réconforter, de lui dire de ne pas se laisser envahir par les reproches, de ne pas les laisser prendre le dessus.
Elle les écoutaient, elle aurait aimait, mais cela s’avérait bien plus difficile qu’elle ne le pensait.

Allongée sur sa couche, elle se pencha légèrement, tendant le bras pour saisir sa besace du bout des doigts. Ouvrant l’une de poches, elle ressortit la missive qu’un peu plus tôt elle avait chiffonner avec rage et fini, ensuite, par défroisser. Il s’agissait de ses mots, les derniers qu’il lui avait adressé, et ceux-là raisonnaient en sa tête bien plus qu’un simple au revoir mais comme un Adieu.

Après avoir fait, une fois de plus lecture, épuisée d’avoir trop pleurer, elle se coucha, tel le fœtus, sur le côté et se laissa bercer par les battements de son cœur qu’elle entendait. Lui qui avait tant battu pour celui qu’elle avait profondément aimé, pour qui, pour quoi battrait-il à présent ?
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Franceska

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MessageSujet: Re: Chambre d'amis   Dim 28 Fév - 15:26

Encore une nuit passée sans même parvenir à fermer les yeux.
Que faire alors quand, durant la nuit, il nous est impossible de dormir ?
Que faire si ce n'est de rester là à réfléchir. Réfléchir sur ce que sera l'avenir...

Chaque heures elle les avait vu passées, cherchant à trouver le sommeil, mais en vain.
Trop de choses envahissaient sa tête, ses pensées. Tant de questions qui se posaient et auxquelles elles ne parvenait à trouver de réponses.
A part une peut-être.
Devait-elle rester ou partir ? Il était temps pour elle de choisir.
Toute la nuit, elle avait eu la possibilité d'y réfléchir, de peser le pour et le contre. Les dires de ceux qui l'entourait lui revenant sans cesse à l'esprit, lui avait permis de mieux s'orienter dans le choix pour lequel elle avait finalement opté.

C'était décidé, la rousse, cette "fichue tête de mule", comme on avait pu lui faire remarquer, allait rester. Prendre la fuite ne servirait à rien en effet et l'éloignement ne ferait que l'attrister plus encore.
Seulement, peut-être ne se montrerait-elle plus aussi souvent qu'avant.
Elle tenterait de manière progressive de refaire surface, de retrouver et redevenir celle que jadis elle était, une jeune femme bien plus douce qu'elle ne l'était devenue depuis quelques temps. Au fond, elle n'avait pas vraiment changée, mais elle avait quelques difficultés à se retrouver en face de ceux qui s'aimaient. Le temps viendrait, elle l'espérait, ou enfin elle irait mieux et accepterait. Il lui faudrait peut-être du temps, mais une fois encore elle était prête, à tirer un trait sur le passé, tout comme elle l'avait, auparavant, déjà fait...
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Franceska

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MessageSujet: Re: Chambre d'amis   Dim 28 Fév - 23:56

[Des bienfaits des cierges...]

La rousse avait longuement trainé des pieds au détour des ruelles de Moulins, le nez au vent et l'oeil aux aguets, passant devant l'église dans un premier temps, avant de s'en retourner et de rapidement rentrer pour se coucher. Ou tout du moins essayer.

Franceska, étendue sur sa couche, tournant et se retournant, ne parvenant pas à dormir, posa soudainement les yeux sur sa besace qu'elle avait laissé posée sur le sol, tout près d'elle. S'étirant légèrement, elle l'attrapa pour aussitôt l'ouvrir. Les mains plongées dedans, elle fini par y fourrer le nez afin de trouver ce qu'elle cherchait. Mais en vain.
La refermant, elle la jeta sur le sol, mécontente d'avoir était si peu prévoyante.

Sitôt, elle remonta la couverture qui la gardait nichée jusque sous menton et se mit à penser à l'église devant laquelle, une heure plutôt, elle était passée. Elle se promit alors de vite y revenir une nuit pour y farfouiller à son aise. Sa collection de cierges sacrés était arrivée à épuisement.
Elle devrait vite se réapprovisionner...on sait jamais... ça servait toujours ces choses là. Frances qui d'ordinaire était du genre à avoir quelque avance comme les écureuils, avait assurément été distraite par les derniers évènements. Et puis les cierges, c'était toujours plus facile à piquer qu'un boeuf, n'en déplaise à certains.

Ceci étant, elle laisserai tout de même quelques écus, elle en y disposait d'assez pour pouvoir s'en passer... Alors que les cierges...

Dans un soupir, elle se retourna une dernière fois, tirant jusque sur elle le drap et tenta de fermer les yeux et d'éviter de penser ce qu'elle venait de louper.

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Franceska

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MessageSujet: Re: Chambre d'amis   Jeu 11 Mar - 16:40

[ Confessions intimes … ]

La chambre, sa chambre qui au final n'était pas vraiment la sienne, celle qu’elle avait décidée d’occuper pour un temps. Le temps de… de quoi au juste ? Si elle s’écoutait, elle resterait ici, cloîtrée, et ce à tout jamais, évitant de devoir se montrer.
Ici elle s’enfermait lorsque ses pensées s’embrouillaient, lorsqu’elle ne se sentait plus être la même. Ici, à l’abri des regards, elle s’installait et se livrait sur ce petit journal qu’elle tenait. Quelques morceaux de papiers sur lesquels elle venait annoter toutes ses pensées, tout ce dont elle ne parvenait à faire sortir, à exprimer. C’était là la seul échappatoire qu’elle avait trouvé lorsque Cris n’était pas là pour l’écouter.

Installée sur sa couche, sur le ventre, allongée, elle laissait sa plume se promener. Sur le parchemin elle se confiait enfin…


Citation :
La peur !… Voilà ce qui me retiens. Peur de mes propres sentiments. Peur de ces sentiments que je ressens, effrayée par cet amour naissant. Ce cadeau qu’il ne faut pas refuser, le plus beau que l’on puisse espérer, le voilà sur le point de me confondre. Ce sentiment merveilleux qui devrait pourtant me redonner gaieté et sourire n’a d’autre résultat que celui de me faire souffrir. Pour la première fois depuis bien longtemps je me sens seule, abandonnée.
Alors je m’efface ou du moins j’essaie, progressivement, car les choses ne sont pas faciles. Comment m’extirper de cette emprise, de cette addiction, de ce besoin de me sentir près de lui ? L’éviter et continuer de l’aimer secrètement comme je le fais depuis un certain temps ?
Continuer de vivre ainsi en gardant en moi chacune de mes émotions, et ce au risque d’avoir à en souffrir terriblement ? Quelle idée !
C’est pourtant si beau d’aimer et si dur à la fois. Quelle solution pour moi ? Celle de tout lui avouer, de tout lui expliquer ? Non, même ça je ne peux pas…

Une fois déjà j'ai tenté de lui expliquer, tournant autour du pot certes, trop lâche pour lui avouer directement l’étendue de mes sentiments, mais j'avais essayé. Une réponse alors m'avait été apportée : « ça finira par passer ». Mais le problème était de savoir quand ? et surtout comment ?

Cela m’avait pris une minute pour le remarquer, une heure pour l'apprécier, un jour pour l'aimer, mais, j’aurais besoin de bien plus de temps pour l'oublier". Souffrance, voilà ce qui m’attend, voilà ce que je redoute... Mal, au cœur, au corps, partout...

Alors en attendant je n’ai trouvé qu’une chose, continuer de m’effacer. De temps à autre, je tente de me relever me persuadant que tout va aller, mais le gouffre se creuse. Je le creuse, je n’arrête pas, me laissant attirer par ses abîmes. Mais il faut pourtant que je me hisse au-dehors de ce trou béant. Je dois avoir les pensées claires, les idées claires, être clair. Me comprendre.
Mon incertitude me bouscule, je titube dans une nuit obscure, je ne distingue plus rien, ne comprends plus rien. les idées, les pensées claires ? Utopique, elles ne le seront pas tant que moi je ne serai pas moi. Partir, pourquoi pas ? Partir pour n’être plus que moi. Apprendre à survivre puis à vivre sans lui. Et, surtout, l’aimer moins. Partir dans l’esprit, me détacher.

Mais ce qui me fait d’autant plus peur et de savoir que l’on ne quitte pas ce gouffre, dans lequel on plonge, on creuse, encore et encore. Il nous faut du mouvement, un décrochement . Illusoire tant que nous restons ainsi à proximité. Alors je pars. Revenir ? Je ne sais pas, mais grandir oui et changer tout ça.

Plume vacillant entre ses doigts, elle déposa un souffle léger sur les dernières lettres formées et referma le journal qu'elle tenait, le glissant rapidement dans sa besace qui ne la quittait jamais.
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Franceska

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MessageSujet: Re: Chambre d'amis   Sam 17 Avr - 12:26

La rousse avait une fois de plus et depuis bien longtemps poussé la porte de la chambre qui lui était tenue réservée chez ses amis. Keridil était reparti et Franceska n'avait pu se résoudre à rester seule chez elle comme à son habitude.
C'était devenu là une bien mauvaise manie, mais tout le monde savait que les mauvaises habitudes ne se perdait pas aussi facilement et qu'il faudrait du temps à la rousse pour s'en retourner chez elle et y passer des nuits seule, sans compagnie. D'ailleurs, ce temps ne viendrait-il peut-être même jamais. En y songeant, elle afficha un sourire et s'approcha du lit tout en prenant soin de laisser entrouverte la porte de la chambre.

La nuit était déjà bien avancée et Phoe et Cris avaient décidé de traîner un peu en taverne. Elle les y avait laissé afin qu'ils puissent se retrouver un peu tout les deux... en amoureux.


Laissant glisser ses vêtements sur le sol, Franceska se glissa entre les draps puis repensa à ses derniers songes, riant comme une enfant. Elle avait investit cette chambre depuis si longtemps, depuis que... depuis que Zedd s'en était allé. En parlant de Zedd... il lui tardait de le voir arriver et d'entendre les explications qu'il aurait à lui fournir. Oh oui ! Elle l'attendait et de pied ferme qui plus est. Cessant de rire bêtement, elle se tourna sur le côté, enfouissant la tête sous les draps, pensant au moment où elle le retrouverait.
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