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 [RP] La Bête rôde

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Arthur Dayne
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Nombre de messages : 981
Date d'inscription : 21/04/2008

MessageSujet: [RP] La Bête rôde   Ven 8 Jan - 11:21

La Bête



Sentir… renifler… humer… Comme si ce seul sens dominait tous les autres. Faim. Mais une faim étrange. Une soif à étancher. Une soif terrible, venue du fin fond de son esprit.

La Bête rôde, Moulinois. L’Hiver, le Grand Hiver, qui apporte froid, gel et mort, est arrivé. Il endort les âmes, engourdit toute prudence. Les arbres ne donnent plus de fruit, les plantes se recroquevillent. L’eau gèle, les poissons s’enlisent dans la vase. Les animaux, efflanqués, amaigris, se cachent au cœur des forêts. Les forêts s’enténèbrent. N’y résident plus désormais que le noir, le froid, la faim. Et la peur.

Une soif terrible anime la Bête, étouffe ses sens. Seul l’odorat perdure. Il sent. Elle sent. La Bête sent. Guette. Elle est à l’affut. Elle a faim. Elle a soif. Elle a faim et soif de sang. Elle sent le sang. Le sang qui pulse, qui vit, qui réchauffe la chair. La Bête a faim, soif, froid. Le sang est chaud, le sang étanche la soif. Le sang pulse sous la chair, la chair remplit l’estomac.

La Bête rôde. Elle n’a pas franchi le cap, encore. Les lapins ne suffisent plus. Ils sont minuscules, ils sont maigres. Ils se cachent. Eux ne se cachent pas. Les humains ne se cachent pas. Mais on ne mange pas les humains. C’est dangereux, c’est mal. Le mal. Le Mal. La faim, la soif, contre le Mal. Contre le Bien. Est-ce que tout ça a encore un sens quand la faim devient une obsession ?

La Bête rôde, elle est une ombre. Personne ne l’a vue, mais elle tourne autour de Moulins. Elle guette les paysans, les villageois qui s’aventurent hors des remparts. Le soir, tard. C’est le moment qu’elle préfère. Elle sait, la Bête, que c’est à l’heure où brillent les étoiles, d’un éclat glacé, qui n’illumine rien, que le pas sera franchi. Que la chair humaine viendra la repaître.

Terrez-vous au cœur de vos peurs, villageois. La Bête rôde. Animal ou homme, elle-même l’ignore. La faim de chair, la soif de sang l’a dévoré de l’intérieur. La Bête n’est plus intérieure, elle n’existe plus que par le faim et la soif. Chair et sang.

Elle rôde.

Là.

Une silhouette, une frêle jeune fille. La Bête se recroqueville derrière un bosquet. La nuit est tombée. Il ne faut pas se promener toute seule la nuit, jeune fille. La nuit est peur, la nuit est terreur.

La Bête rôde.




Cersei

Noël! ça y est. Son premier Noël à Moulins. Cela faisait déjà quelques jours qu'elle avait finit de tout décorer. Il lui manquait juste du houx, pour la couronne sur la porte. Elle préférait aller le chercher à la dernière minute, il était ainsi bien vert et non flétri pour le soir. Et comme on disait, mieux vaut tard que jamais.

Cersei attrapa son manteau de fortune à la va-vite ainsi qu'une lampe à huile et sorti en se frottant les mains dans le froid de décembre. Une neige fine tapissait les toits des chaumières ainsi que le sol et toute la végétation. L'hiver étendait son manteau blanc jusque sur les bords des fenêtres. Seul le coeur de la forêt était partiellement préservé. Cela lui faciliterait la tâche. Pressant le pas, elle s'éloigna des habitation et quand elle atteignit les premiers arbres, les lumières éclatantes et chaleureuses qui s'échappaient des fenêtres illuminées n'étaient plus que des points, pas plus grands que des lucioles. C'était vraiment beau. Cela diffusait une certaine chaleur malgré le froid de la nuit. Seule sa lampe et la lune lui permettaient encore de voir où elle allait, cette dernière était à son grand bonheur presque ronde. Elle s'abandonna quelque secondes à ce spectacle. On aurait dit un rempart contre la nuit qui absorbait tout.

La jeune fille se perdait dans la contemplation de ces centaines de lumières colorées quand un bruit la ramena au présent. Non, pas un bruit ordinaire.
Un bruissement. Un courant d'air. Le même que tout à l'heure, au tir à la corde.
Cersei se figea et sa respiration se fit courte et saccadée. Nouveau bruissement. Plus proche. Cersei se prit la tête dans ses mains, croyant devenir folle. Qui pouvait bien lui faire une telle farce à ces heures? Et le jour de Noël en plus. Elle dépassa la limite de la lisière, cherchant de ses yeux quelque buisson de houx. Rien que des noisetiers gelés, et quelques hêtres.
Nouveau courant d'air. Elle perçut une mèche de ses cheveux noirs se balancer dans ce courant, et un arbuste frêle tangua.
Cersei agrippa l'anneau de sa lampe. Cette forêt lui paraissait de plus en plus menaçante. Pourtant, la végétation immobile en témoignait, aucun vent ne soufflait. Elle commença à frissonner. Puis elle ferma les yeux, prenant une gorgée d'air. Rien, il n'y avait rien. Elle était seule. Elle s'en persuada puis continua sa cueillette. La jeune fille dépassa un bouleau et d'autres buissons. L'un d'eux l'attira. Contrairement aux autres, la neige de l'avait pas entièrement recouvert. Quelques piques et fruits rouges ressortaient encore. Du houx, bien sûr! Elle en oublia sa frayeur et se mit à dégager une belle branche. Ce buisson lui paraissait étrangement profond; elle ne distinguait pas le sol à travers ses branches. Il était particulièrement grand, aussi. Elle dégagea une nouvelle branche.

Deux points lumineux se découvrirent soudainement sous les branchages, lui rappelant des yeux globuleux. Cersei ne put réprimer un cri de surprise.


Sa respiration se fit irrégulière à nouveau. Elle n'avait jamais su ce qu'elle avait, mais quand elle faisait trop d'efforts ou était en situation de stress, elle avait du mal à respirer. Quand elle était terrorisée, aussi. Inconsciemment, elle agrippa de toutes ses forces la branche de houx et ne maîtrisant pas sa force, ses doigts glissèrent sur les épines saillantes quand elle tenta de l'arracher. Avec horreur elle découvrit, sous la flamme vacillante de sa lampe, une main sur laquelle perlaient des gouttes de sang.
La chose, toujours tapie derrière l'amas de branches et de buissons, souffla à nouveau. La chose renâcla. Cersei tremblait, elle recula de trois pas.


Je... Qui est-ce?! Sa voix se brisa, résonnant au milieux de la forêt silencieuse comme une morte. Tout ça... Sachez que ça ne me fait pas rire. Partez!Laissez-moi!

Elle recula encore.
Nouveau souffle de vent. Encore, toujours ce vent. Une ombre recouvrit brutalement la place, lui obstruant la vue. Le temps d'une seconde, seulement. Puis, un calme s'installa, à en devenir fou. Sa main saignait et commençait à lui faire mal, à picoter. C'était supportable. La chose aspira à nouveau, bruyamment. Derrière elle. La jeune fille se retourna subitement et chercha l'origine du bruit, avançant sa lampe. Rien, seulement la neige et le noir.

Le silence se faisait de plus en plus oppressant. Des feuilles bruirent à sa gauche, faisant tomber lourdement de la neige sur le sol. Le tas blanc bougea et Cersei recula, sa respiration se saccadant toujours plus. Un lapin sorti de la masse gelée. Il resta immobile un instant, ses longues oreilles se plaquèrent sur sa tête et il détala.
Nouveau bruissement. Elle éclata en sanglots. A force de reculer, tourner, reculer, elle ne savait plus où elle était. Et elle parvenait difficilement à respirer.

Une branche qui tombe, libérant un nouveau tas de neige. Renâclement.


FINI! C'est TOUT!

Un nouveau silence lui répondit. Elle sanglota de plus belle. Quelque chose la percuta violemment. Elle fut projetée à plusieurs pas plus loin, tel une poupée de chiffon. Sa lampe à huile lui échappa des main, se brisant contre un arbre. L'huile goutta le long du tronc, creusant la neige, dégoulinant jusqu'à un groupe de jeunes sapins. Le temps parut s'arrêter quelques secondes, puis le paysage, dans le noir, se transforma en fournaise. Le dragon brisait le bois, rongeait les feuilles, avalait la broussaille. Le feu repoussait la neige.

Cersei hurla. Son cri déchira la nuit. Tout sauf ça. Le feu. Sa main la lancinait, maintenant. Les flammes grondantes se reflétaient sur ses yeux humides. Elle croyait avoir tout oublié. Les souvenirs affluèrent. La ramenant un an auparavant.


Papa? C'est qui ces gens? Pourquoi ils sont habillé tout en noir, avec des armes? C'est moche le noir.

Son père jura, lui désignant la porte dérobée qui menait derrière la maison. Cersei secoua la tête en signe de négation, mais son paternel la poussa vers la sortie. Sa mère lui prit la tête entre ses mains. Écoute. Ce ne sont pas des gens comme nous. Ils sont mauvais. Nous allons défendre notre maison. C'est comme quand on joue aux châteaux, d'accord? File. Je te jure... Nous nous reverrons bientôt. Vite! Va!Elle obéit, sortit de leur chaumière et se cacha derrière un fourré, un peu plus loin.

La chose heurta à nouveau Cersei, la faisant rouler plus proche des flammes. La Bête lui tourna autour, lui entamant le bras droit, du côté où sa main était rouge.

Des cris. Elle vit un homme noir lancer du liquide sur toute les maisons et des torches. Le village brûlait. Les flammes atteignirent vite une hauteur inimaginable. Elle entendit avec effroi des poutres s'effondrer, des chevaux hennir. Le bétail s'enfuyait. Des gens sortaient de leurs maisons, avec des fourches.
Elle ne pouvait pas rester comme ça! La jeunette se précipita vers l'écurie. Elle était en proie aux flammes elle aussi. Il fallait faire vite. L'inconsciente défonça la porte pourrie et détacha leurs trois chevaux. Ceux-ci ne demandèrent rien de plus. Ils étaient déjà loin quand elle tenta de retrouver la sortie.

MAMAN! PAPA!

Une partie du plafond s'écroula à l'arrière. Elle couru en avant, ne sachant pas où elle allait. La chaleur l'envahissait. Elle reçu quelque chose sur la tête, tomba, lutta. Se traîner dehors. Puis Cersei déboucha à l'air libre. Sa dernière vision, avant de se réveiller dans des ruines fumantes, fut sa maison transformée en brasier.


Elle ne sentait plus son bras. La jeune fille tenta de se relever, mais ses forces l'avaient abandonnée. Le sol, naturellement blanc, était taché d'une large flaque rougeâtre. Qui s'élargissait. Elle baignait dans son propre sang. Proche, le feu continuait de ronger la forêt.

Sa tête lui faisait atrocement mal. Le monde, la nuit, l'enfer tournait autour d'elle. Et elle tomba. Quelque chose de froid lui enferma la gorge. Le goût du sang lui emplit la bouche. Tout devenait flou. Elle tombait.


Je te jure... Nous nous reverrons bientôt.

J'arrive, murmura-t-elle. Et ce fut le noir.



La Bête



Il ne faut pas se promener toute seule la nuit, jeune fille. La Bête guette. Elle surprend. La jeune fille, chair fraîche et sang chaud, sursaute, recule. Elle s’écorche. Quelques gouttes de sang viennent imbiber la neige à ses pieds. Elle recule. Fait semblant de n’avoir pas peur. Elle a peur. La panique gagne. Elle la repousse, s’occupe à autre chose. Mais la peur est là. La peur rend la viande si tendre. Prends peur, petite fille. Laisse la terreur te liquéfier les tripes.

La peur. Les pleurs. La petite fille sursaute à nouveau, sanglote. Les larmes caressent la peau, la nourrissent. Sa peau est blanche. Appétissante. La Bête ne tient plus. Elle surgit, elle bondit. Elle percute violemment sa proie. Sa proie hurle. Au loin, une odeur de fumée vient faire frétiller ses narines, mais la Bête n’y prête pas garde. Devant elle, la proie ouvre de grands yeux terrifiés.

Appétissante. Une seule chose habite l’esprit de la Bête. Une seule idée frémit dans les moindres pores de sa peau. Y goûter. Elle bondit à nouveau. Effleure un bras de sa proie. Le sang déborde. Le sang ne demande qu’à sortir, à exploser, à pulser. A venir étancher la soif de la Bête. La proie hurle. Ses cris déchirent l’air si froid. Et une étrange chaleur emplit l’atmosphère. Un brasier est né, pas très loin. Mais la Bête n’en a cure. Ses yeux ne lâchent pas le petit animal si frêle qui sera son premier encas. En un bond, la voilà sur elle. Elle hurle. Elle se débat, à peine. La Bête observe cette gorge si blanche, plus blanche que la neige autour d’elle. Un frisson d’excitation s’agite aux tréfonds de son être. Une envie si délicieuse.

La Bête ouvre la mâchoire et mord. Elle resserre l’étau de ses dents jusqu’à ce que la peau cède. Jusqu’à ce que le sang lui envahisse la bouche. Enfin…

Enfin la chaleur, l’odeur, le goût si particulier du sang humain viennent assouvir ses sens. La Bête ne se sent plus elle-même. Elle mord, encore et encore. Elle arrache à pleine dent. Quitte la gorge, écorche le visage. Déchire le tissu qui couvre les bras de sa proie, sa poitrine. Son ventre. La chair du ventre et si tendre. Le sang pulse, la neige ne peut plus l’absorber. La neige déborde de sang. La Bête fouraille, déchiquète, dévore.

Le sang est chaud, si chaud au sein de cet hiver glacial. La faim est apaisée, un peu. Mais pas assez. La chaleur gagne, gagne.

Le sang… Le feu… Le feu ! Le brasier a pris de l’ampleur. Le feu lui fait peur. La Bête ne pourra pas terminer son repas. Elle a si faim, mais il faut fuir. Le feu lui fait peur.

La Bête s’enfonce dans la forêt, cours à en perdre haleine. Elle retourner au cœur de l’hiver, de la faim, du froid. Il fait si froid, la Bête a faim. Si faim. Le goût du sang a laissé d’infime trace dans sa bouche. Un frisson de plaisir, pâle écho de l’étrange exaltation ressentie plus tôt, lui parcourt l’échine, puis se perd, hors de portée. Le plaisir furieux du sang humain sur ses babines s’efface, peu à peu. Il lui en faut à nouveau.

La plaisir créé l’envie.

La Bête a tué. La Bête tuera.




Coco

Coco était allée faire un tour dans les alentours du village.
Il faisait froid, mais elle pensait qu'une bonne marche lui ferait du bien.

La nuit commençait à tomber et elle pressa le pas, ne souhaitant pas rentrer dans le noir.
Elle longeait une haie de broussaille touffue, quelques flocons de neige commençaient à tomber.

Tout était calme, cependant le vent faisait bouger les broussailles,
seulement...il n'y avait pas de vent.
Coco courait presque maintenant, pressée de se retrouver au chaud dans une taverne.

Une ornière sur le chemin la fie trébucher...
En se relevant, elle sentie comme un souffle près d'elle et aperçut une ombre derrière la haie.
Une sourde angoisse l'envahit.

Sans plus réfléchir, Coco prit ses jambes à son cou, et fila à perdre haleine vers le village.




Maya

Une nouvelle fois ,Maya avait réussit à se faire mettre dehors par les soeurs , c'est en riant qu'elle se trouva devant les portes du couvent, une bouteille à la main ,Maya avait une furieuse envie de boire ce jour la et s'était servie la où se trouvait le meilleur vin à ses yeux.

Rhooo z'êtes pas marrantes, ça sert à quoi d'avoir une cave si bien remplie si on ne peut pas gouter .

Titubant et riant seule elle partie en direction de Moulins , la route fut assez longue , elle traversa le village les cheveux défaits et la démarche incertaine , s'attirant ainsi les regards courroucés des vieux du village.Sa bouteille était presque vide etdécida de passa à la bergerie en traversant la forêt .IL faisait froid et Maya n'avait pas l'esprit très clair lorsqu'elle pénètra dans l'obscurité des bois .A plusieurs reprises elle trébuchait sur des branches , au début cela la faisait rire, mais l'agacement pris rapidement place .Lorsqu'elle trébucha une nouvelle fois , elle décida de s'assoire pour terminer son brevage , une gorgée après l'autre la bouteille fut rapidement vide ,l'abeille s'appuya sur la branche qui l'avait fait tombée à sa grande surpise ce n'était pas une branche , plissant les yeux pour regarder au mieux dans l'obscurité elle fut prise de panique lorsqu'elle vit le cadavre de Cersei , jeune fille du village.
Son crie résonna entre les arbres , Maya se releva et commença à courir aussi vite qu'elle put mais le bois ne semblait pas avoir de fin .




La Bête



La Bête n'aimait pas les flammes. Elle s'était éloignée du brasier, avait couru, libre et sauvage, à travers les bois, soulevant des nuages de neige dans sa course. Une minute seulement, une minute déjà perdue, elle s'était crue rasassiée. Mais mordre la chair et goûter le sang n'avaient fait que creuser la faim et la soif.

Alors elle avait erré. Au loin, l'odeur des flammes s'était peu à peu changé en senteurs de cendres. Un vague lapin s'était enfui, apeuré, devant elle. Mais les lapins ne l'intéressent pas. Puis un lapin, plus gros, avait agité les buissons. Là, derrière cette haie. Non, pas un lapin. Une femme. La Bête s'approcha, doucement. Pas assez silencieuse. La proie l'entend, distingue ses mouvements, prend peur. Elle s'enfuit. La Bête saute par dessus la haie et la poursuit. La proie a peur. La peur donne du goût.

Mais la proie court vite. La peur donne des ailes. Et soudain... Une autre odeur. Pas très loin. La Bête se détourne. Rentre dans les bois. Elle préfère les bois au champs. Il fait plus noir dans la forêt. Il fait plus peur dans la forêt. La neige volète et s'écrase tendrement. Par là... la proie est proche. Proche de la proie précédente. Les flammes se sont tues. La proie est assise à même le sol. Elle boit.

Bois, ma proie, bois. L'alcool attendrit la viande. Et comme une lame transperce la peau, son cri fend la nuit noire. Elle prend peur. Sa chair sera délicieuse... Elle se lève et court. Elle court et la Bête court après elle. Mais la proie ne court pas bien. Elle trébuche, va de travers. En quelques bonds, la Bête est sur elle. De tout son poids, elle se jette sur sa proie. Une femme, encore. La Bête la percute dans le dos, l'envoie rouler dans la neige. Elle hurle, elle s'étouffe, elle hoquète. Jolie petite proie apeurée. La Bête se jette sur elle à nouveau. Elle la bloque au sol, et mord.

Elle mord, mord et mord encore. Elle arrache les lambeaux de chair, elle se repait des muscles, plus dur sous la dent. Le sang envahit ses narines. Sa mâchoire se referme sur des tendons, plus élastiques. Qui résistent davantage. Les hurlements de la proie se transforment en un gargouillis joussif. Sa voix devient un râle, ses sanglots deviennent s'éteignent lentement, comme un ruisseau s'étiole. Elle meurt.

Le souffle de vie l'a quitté et, peu à peu, la Bête interromp son festin. Il reste de la viande et du sang. Il en reste beaucoup, mais soudain, la Bête n'y prend plus goût. La vie ne palpite plus dans ce corps mort. Le sang est encore chaud, la chair encore tendre. Mais il manque cette sensation orgasmique de déchirer la vie à pleine dent. La vie n'est plus là, ce corps, ce cadavre ne vaut plus rien.

La Bête se détourne et laisse là les restes de son festin. La mort n'a pas autant de goût que la vie. Il lui faut trouver d'autres proies qui palpitent, qui fuient, qui hurlent.

Alors la Bête retourne chasser. La nuit s'éteint lentement pour laisser place au jour. La faim monstrueuse, qui ne cesse plus de la ronger, la poursuivra chaque heure où le soleil brillera.

Mais quand viendra la nuit...




Coco

Coco continuait sa course effrénée à travers les champs quand elle entendit un hurlement.
Elle s'arrêta et écouta.
Son coeur battait si fort qu'elle ne savait pas si elle avait rêvé ou non, mais les cris se faisaient plus forts à présents.
Malgré sa peur, elle revint sur ses pas, les cris étaient étouffés maintenant et une sorte de grognement les accompagnait.
Dans la pénombre, elle aperçut quelque chose sur ce qui ressemblait encore à une forme humaine.
Elle écarquillait les yeux, figée sur place,
épouvantée par ce qu'elle voyait.
La forme, c'était...Maya !
Maya qui ne criait plus ...
Un cri s'arrêta dans sa gorge, mieux valait rester silencieuse.
Un pas en arrière, puis deux...
Coco repartit en direction du village, des larmes commençaient à couler sur ses joues, l'angoisse la tenaillait.



Phoenyx

Phoe vit revenir Coco en larmes, le visage apeuré, les traits tendus comme jamais, il comprit que quelque chose venait de se produire et descendit les marches des remparts quatre à quatre.

Arrivé en bas essoufflé, il prit Coco dans ses bras la voyant défaillir, il l'allongea sur le sol et lui donna son manteau la voyant tremblante, mais elle ne tremblait pas de froid mais d'une peur immense. Elle était terrifié.


Coco, dis moi ce qui s'est passé? raconte moi tout?




Maya

Courir, ne pas tomber , un souffle rauque derrière elle , ne pas se retourner..
Maya était paniquée , la mort lui courait après , ce n'était qu'une question de temps mais elle ne pouvait se résoudre à abandonner , elle devait tenter de courir plus vite, de sauver sa vie.
Un coup dans le dos la fit chuter , se retournant pour voir son agresseur , les hurlements sortirent de sa gorge sans même sans rendre compte,ce n'était pas un homme, la bête morda dans sa chair , Maya avait mal , et ne pouvait rien faire ,plus les crocs s'enfoncaient , plus elle sentait sa vie lui échapée.
Les larmes coulèrent sur ses joues en même temps que son sang rougissait la neige tout autour d'elle .La bête s'acharnait encore et encore ,Maya ne lutta plus, elle n'en avait plus la force, ses dernières pensées furent pour sa soeur et les Moulinois, ses amis .Leurs avait-elle dit qu'elle les aimaient? Le savait-ils qu'elle tenait à chacuns d'eux? L'abeille pria pour que ce soit le cas ,car elle n'aurait plus l'occasion de le leurs dire à présent.
La douleur s'éstompa malgré les coups de dents que lui portait la bête assoifée , elle n'avait plus peur ,les yeux fixés sur cette bête qui lui prenait la vie, elle laissa échapper un dernier souffle .
Maya était morte.




Coco

Coco reprenait lentement conscience de ce qui s'était passé, elle vit au dessus d'elle le visage de Phoe qui la regardait d'un air inquiet.

Oh Phoe ! c'est trop horrible ce que j'ai vu, si tu savais !

Elle grelottait encore de froid ou de peur... elle ne pouvait détacher ses yeux de la lisière de la forêt.
Elle aperçut une petite silhouette qui arrivait en courant, c'était le chat de Forest.


Il lui est arrivé quelque chose, je dois y aller, viens avec moi Phoe s'il te plait

Coco repartit en direction de la forêt et trouva Forest inanimé, elle s'assit à côté de lui, et tenta de le réveiller sans succès.

Nous allons le ramener en ville et je le soignerai.



Brunissende

Brunissende, jeune fille âgée de tout juste 17 ans venait de clore une dure journée de labeur. Elle avait passée la journée à oeuvrer dans le champs de son père. Ce dernier, dont l'état de santé ne faisait que s'aggraver de jour en jour, n'avait d'autre choix que d'envoyer sa seule enfant pour effectuer le travail à sa place.
La journée avait été longue et la jeune fille se trouvait impatiente de s'en aller retrouver un peu plus tard dans la soirée, Jean, son jeune fiancé.

La journée touchait à sa fin et elle s'en alla a travers champs afin de se rendre auprès de son aimé qui se trouvait non loin, dans un pré voisin, à s'occuper de son bétail.


Après quelques minutes de marche, elle arriva auprès de lui, se jetant dans ses bras et l'embrassement avec ardeur.
Ils restèrent là, une bonne heure à converser de leur journée passée et de leur futurs projets. La nuit commençait alors a tomber et le troupeau de boeuf s'était éparpillés un peu partout dans le pré.

Jean se leva, aida Brunissende à se relever et siffla ses chiens qui étaient ses compagnons de travail. Ils avaient pour rôle de regrouper le troupeau.
Un sifflement suivi d'un autre... Les chiens ne faisait pas réapparition.

Brunisette tendit une main a son tendre et le regarda, s'apercevant de son regard inquiet.


Peut-être sont-ils simplement partit faire un petit tour en forêt. Tu sais que cela leur arrive très souvent.

Certes ! lui avait-il répondu... Mais ils reviennent toujours rapidement. Ils n'ont pas pour habitude de se faire prier de la sorte.

Le jeune homme attendit encore, scrutant les alentours, avant de siffler de nouveau.
le silence se trouva interrompu lorsque le jeune couple entendit des bruits de pas. Des pas effectuant une course effrénée. Soudainement ils virent les chiens réapparaitre, courant à vive allure et poussant d'étranges gémissements. Les chiens de gros gabarit semblaient avoir été effrayés. D'ailleurs, ils ne prirent même pas la peine de s'arrêter aux pieds de leur maître et détalèrent tout droit, prenant la direction du village.

Brunisende et jean s'étaient retournés pour les suivre du regard, stupéfaits d'une telle réaction.
Quelque chose venait de se passer ? Mais quoi au juste ?


Hummm !!! Cela ne me dit rien qui vaille... Nous devrions aller jeter un oeil et voir ce qui fut la cause d'un tel agissement.

La jeune fille semblait quant a elle apeurée.

Ne crois-tu pas que nous devrions tout bonnement rentrer au village. La nuit est tombée et tu sais tout aussi bien que moi qu'il n'est pas recommandé de rôder dans les bois par une heure si tardive.

La saisissant par la main, jean entraîna la brunette avec lui à travers bois.

Je sais, lui dit-il en la regardant, mais je veux savoir....

Ils avançaient dans une quasi obscurité sans savoir où réellement ils allaient. Les bruits alentours n'étaient guère rassurant et Brunissende se tenait de plus en plus près de son bienaimé.

Ils avaient longuement marché et alors qu'ils s'apprêtaient à rebrousser chemin, ils aperçurent une masse, étendue là, couchée sur le sol.
Un animal sans doute eurent-ils pensés en s'approchant. Un cadavre... Il en était question, mais pas celui d'un animal comme il le croyait jusque là, mais celui d'un être humain.
Le spectacle était des plus horrible. Le corps de la pauvre victime était dépecé, démembrés, horriblement mutilé, au point que la personne étendue la soit presque méconnaissable.


Un hurlement vint fendre l'air. Brunisende s'était effondrée sur le sol, hurlant et pleurant face à telle cruauté. Elle implorait le Trés-Haut de les protéger.
Jean, quant à lui, a la vue du corps sans vie, sentit ses entrailles se resserrer et il ne put que rendre tout ce qu'elles contenaient.

Après quelques minutes, Jean s'essuya la bouche d'un revers de main. Ils se redressa et saisit la main de Brunissende pour l'entraîner jusqu'au champs qu'ils devaient désormais rejoindre.
Ils entamèrent alors une course folle à travers bois s'en même se retourner.

Ils avaient regagné le pré, essoufflés.


Vite ! ... Vite ! Cours aussi vite que tu pourras jusqu'au village. Ne t'arrêtes surtout pas. Il te faut aller prévenir les villageois de notre découverte. Je t'en prie... dépêche-toi !
Je m'occupe de ramener le troupeau et je te rejoins dès que possible. Allez ! Va !


La jeune fille le regarda, les larmes coulant toujours le long de ses joues, la peur au ventre. Elle lui demanda de faire très attention à lui et s'en retourna à toute allure jusque la place du village. Là et à cette heure, elle trouverait certainement encore du monde.

Elle avait rejoint la place du village comme le lui avait demandé son fiancé.
Tremblante de peur, et ne parvenant pas à sortir l'once d'un mot de sa bouche. La jeune fille s'écroula au beau milieu de la place entre les quelques villageois qui se trouvaient encore là à cette heure. Elle ne pouvait ôter les images terrifiantes de sa tête et dans un efforts certain se positionna sur ses genoux et poussa un cri d'effroi.


Je vous en prie !!!! ... Aidez-moi !!! Quelque chose de terrible vient de se produire ! !!
Y a t-il quelqu'un qui puisse nous aider ?


La jeune femme fondit en larme, attendant que l'on veuille bien venir la trouver.




Arthur Dayne

Arthur quittait la taverne. Il était assez tard, et le froid était vif. Il releva son col pour mieux se protéger du froid. Il aurait du boire plus, il aurait été mieux réchauffé pour affronter le chemin qui menait jusqu'à sa chaumière. Amelyne l'y attendait, et Iliana devait dormir à cette heure. Là haut, les étoiles brillaient de cet éclat blanc qu'on leur connaissait l'hiver. L'air ambiant sentait la neige. Il en était tombé beaucoup, et il en tomberait encore.

Hâtant le pas, Arthur traversa la place du village. Il restait encore quelques badauds à cette heure. Des marchands tardifs qui rangeaient leur étals. Un boulanger qui se rendait à son fournil pour préparer la tournée de pain du matin. Quelques couches tard qui, comme lui, quittaient les tavernes encore ouverte. Et une jeune fille qui courait.

Qui courait? A cette heure? Arthur se concentra sur la jeune fille. Il ne croyait pas la connaître, mais sut d'instinct qu'il se passait quelque chose d'anormal. Elle courait à perdre à haleine, comme si le diable léchait ses talons. Et soudain, elle s'écroula sur le sol pavé de la place. Le temps qu'Arthur court à sa hauteur, elle s'était hissée sur ses genoux.


Je vous en prie !!!! ... Aidez-moi !!! Quelque chose de terrible vient de se produire ! !!
Y a t-il quelqu'un qui puisse nous aider ?


Arthur s'agenouilla près d'elle, vérifia qu'elle n'était pas blessée. Exceptées quelques écorchures aux genoux, elle semblait ne souffrir de rien de sérieux. Mais elle avait peur. Une peur atroce qui se lisait dans ses yeux.

Que s'est-il passé? Quelque chose de terrible, mais où?



Brunissende

Agenouillée sur les pavés couvrant la place du village, Brunissende, au travers de ses pleurs incessants, entendit le son d'une voix.

Citation :
Que s'est-il passé? Quelque chose de terrible, mais où?

Quelqu'un se trouvait là, mais les yeux emplie de larmes, elle ne parvenait à distinguer qu'une silhouette floue, sans pouvoir reconnaître de qui il s'agissait. Visiblement la voix ne lui était pas inconnue.

Elle essuya ses yeux avec le tablier qu'elle tenait noué autour de sa taille.
A cet instant elle reconnu cet homme, qu'elle ne connaissait pas personnellement. Il lui avait juste était donné de le croiser quelques fois dans les rues de Moulins sans pour autant que tout deux ne se prêtent d'attentions particulières.


Pourtant, à cet instant précis, elle fut bien contente de le trouver face à elle.

Oh de quelle horreur furent victime mes pauvres yeux messire !! Si seulement vous aviez vu !!

La jeune fille se remettait à sangloter tout en poursuivant d'apporter ses explications.

Là-bas Messire ! s'évertuait t-elle à dire en montrant derrière elle du doigt. Dans les bois... en pleine forêt.. nous avons découvert un... un...

Elle attrapa de ses mains celles du messire et plongeant ses yeux dans les siens, se mit à hurler...

... Un cadaaaaavrrreee !!!!



Arthur Dayne

Le dernier mot de la jeune femme, qui se prolongea en un hurlement de terreur, pétrifia Arthur. Un cadavre? A cette heure? En pleine forêt? Arthur jeta un coup d'oeil aux étoiles. L'hypothèse d'une attaque de brigands à cette heure était mince. Même des maraudeurs n'auraient pas attendus une éventuelle victime pendant des heures avec ce froid glacial. Une mauvaise rencontre, alors? Possible. Mais une poigne glacé étreignait le coeur d'Arthur, et elle n'avait rien à avoir avec le temps hivernal. Après toutes ces années, il avait appris à identifier ce genre de manifestations intérieures.

L'instinct. Et son instinct ne lui disait rien, mais alors rien de bon. L'heure nocturne, le froid, la terreur qui transpirait de la jeune fille, tout concourait à croire qu'un désastre se profilait. D'autant qu'un détail dans ce qu'avait dit la jeune femme toujours à genoux sur la place du village ajoutait à son inquiétude. "Nous avons découvert", avait-elle dit. Or, elle était seule. Il y avait donc encore quelqu'un là bas, hors du village, sans doute à l'orée de la forêt.

D'un coup d'oeil circulaire, Arthur fit le point sur les quelques badauds qui se trouvaient là. Des têtes connues. La plupart s'étaient arrêtés et avaient écouté le récit de la jeune femme avec le même effroi. Arthur en interpela quelques uns.


Gustave, réveille tes fils, prenez des fourches et rejoignez nous à la porte qui mène vers la forêt. On vous attend au bas des remparts. Les autres, si vous vous en sentez le courage, accompagnez nous. J'ai la mauvaise impression que plusieurs bras ne seront pas de trop...

Alors que le fermier s'exécutait et que les autres s'agitaient, Arthur aida la jeune fille à se relever.

Il faut que vous m'emmeniez là bas, à l'endroit où vous avez trouvé ce cadavre. Pour le moment, rejoignons la porte qui perce les remparts, vers la forêt. Là, vous me raconterez en détail ce que vous avez vu, pendant que nous attendrons les autres.

Soutenant la jeune fille qui titubait toujours sous l'effet de la peur, Arthur prit la direction des remparts.

Le chemin jusqu'aux remparts parut d'autant plus long à Arthur que ses pensées couraient à une vitesse folle. Qu'allaient-ils trouver là bas, dans les bois? Qui allaient-ils trouver? Et qui risquait de leur tomber dessus? Qui ou quoi? Lorsqu'ils arrivèrent à la porte, Gustave et ses fils n'étaient pas encore là, mais certains des villageois qui étaient sur la place, au nombre de trois pour être exact, les attendaient déjà, armés de ce qu'ils pouvaient, gourdins, couteaux, manches de bois. Deux d'entre eux avaient l'air passablement saouls, mais au moins avaient-ils répondu présents.

Ils passèrent la grande porte de bois après un petit signe aux gardes présents là haut, et en attendant les autres, aida la jeune fille à s'assoir sur une pierre.


Allons-y... il faut que vous me disiez ce que vous avez vu, et surtout... vous n'étiez pas seule, là bas, je me trompe?

Alors que le jeune fille expliquait ce qu'elle avait vu, Arthur aperçut des silhouettes venant vers eux, et il reconnut Phoenyx et Coco. Il attendit qu'ils arrivent jusqu'à la porte, toujours attentif au récit de la jeune fille. Gustave et ses fils arrivèrent eux aussi. Ils allaient pouvoir partir à la rechercher des cadavres et, peut-être ce qui en était la cause.
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Arthur Dayne
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MessageSujet: Re: [RP] La Bête rôde   Dim 10 Jan - 1:35

Brunissende

La jeune fille, qui ne parvenait pas à se remettre après avoir fait face à telle monstruosité, eut bien du mal a débuter le récit de cette terrifiante découverte qu'elle venait de faite en la compagnie de son bienaimé.

Sise sur une pierre, les genoux cognant les uns contre les autres, tant la pauvre fille tremblait, commença à donner ses explications.
Nombreux était les gens qui l'entourait, oreilles grandes ouvertes, prêt a entendre ce qu'elle avait à leur raconter.


Et bien voilà... Nous étions au pré des Bouviers, la famille de mon Jean. Nous étions sur le point de rassembler le bétail lorsque nous nous rendîmes compte que les chiens avaient disparus. Après de longue sollicitations de notre part, ils réapparurent totalement terrifiés, poussant dans leur course folle d'incroyables gémissements. Poussé par la curiosité, Jean, a voulu connaitre ce qui avait provoqué telle peur chez ses chiens et nous nous sommes engouffrés dans les bois bien que mon idée première était de rejoindre le village.
Au bout de plusieurs minutes, alors que nous nous apprêtions a faire demi-tour...


Le souffle de la jeune fille se coupa, puis reprit plus intensément. les larmes qui l'avaient quittées venaient de nouveau emplir ses yeux et dégoulinaient le long de ses joues. Après qu'une jeune femme vint se mettre à ses côtés, posant une main pour la rassurez, Brunissende reprit son récit.

... nous... nous avons vu !!...

Mais quoi donc ma pauvre enfant ?, lui tint un homme qui se trouvait à ses côtés.

Nous avons vu une chose terrible. Un corps qui gisait là sur le sol. Nous pensions au début, à un animal. Il était difficile de voir dans l'obscurité et sans même nous méfier, nous nous sommes approcher ... et là... cela n'avait rien d'un animal. C'était un corps humain effroyablement mutilé, déchiqueté...

La jeune fille qui venait de plonger le visage dans ses mains, déversant quantité incroyable de larmes, releva soudainement la tête.

Oh ! Par le Tout-Puissant, mon aimé !... Jean ! Pourvu qu'il ne lui soit rien arrivé !

Elle se leva, scrutant la foule pour voir si parmi tout le monde qui se trouvait là elle ne le voyait pas. Tournant sur elle même, elle vit un jeune homme fendre la foule. C'était jean, son aimé. Sans attendre, elle se jeta dans ses bras et continua a pleurer encore et encore.




Franceska

Franceska avait eu vent du bruit qui courrait et s'était donc vu rejoindre les remparts, poussée par sa grande curiosité.
Elle était arrivée, tandis qu'une jeune fille, visiblement celle qui avait assisté à la scène, faisait le récit de ce qu'elle venait de vivre.

Ainsi donc, quelqu'un s'était vu ôter toute vie de manière étrange. Un corps dépecé, retrouvé ainsi en pleine forêt renfermait bien qu'elle chose d'inquiétant.

Frances s'approcha d'Arthur qu'elle vit un peu plus loin. La silhouette de Phoe et Coco se dessinait au loin.

Que se passai-t-il donc ? Qui ou plutôt quoi ? Quelle chose pouvait -être à l'origine de telle cruauté, d'un tel massacre ? Qu'est ce qui pouvait être à l'origine d'une telle tuerie contre des humains ?
Qu'était ce donc ?
Un homme, voire plusieurs ? Franceska avait bien du mal à se l'imaginer. Seul un animal, féroce de surcroît pouvait commettre autant de ravages. De ses yeux, elle n'avait pas vu le corps de la malheureuse victime, mais qu'est ce que cela pouvait-il être d'autre ?

Peut-être était ce un loup enragé, le fait n'était pas rare ces derniers temps.




Cristras

Cris qui etait venu faire une petite visite à Phoe, car le pressentiment qui la rongeait ne la laissait pas tranquille, vu au loin une petite troupe de monde.

Sa première vision fut Coco dans les bras de Phoe, et plus loin Arthur avec une autre jeune fille. L'ancien tribuen fronça les sourcils, et se rapprocha de Phoe.

"Qu'est qui ce passe? Que fait Coco... " regarda la jeune femme et respira soulagée "evanouie dans tes bras?" Puis, l'expression de terreur de Coco la frappa.

Levant le regard et le clouant dans celui de son tendre "Qu'y a-ti-il?" Puis une étrange peur la pris au ventre. "Maya? Ou est-elle? Tu l'as vue?"

Scruttant la foule de badaud qui grossissait a vu d'oeil, Cris chercha anxieusement sa soeur.




Arthur Dayne

Les choses se précipitèrent. Les mots dans la bouche de la jeune femme, les habitants noctambules qui se rassemblaient, les pensées d'Arthur qui filaient à toute vitesse. Un corps déchiqueté, mutilé. Pas le temps de s'interroger davantage que Cris, fraîchement arrivée, lancait un appel paniqué à Phoenyx. Le malaise montait, il imprégnait tout le monde, et la nuit noire qui les attendait, vers la forêt, se faisait plus menaçante encore.

Arthur jaugea la petite troupe d'un coup d'oeil. Il envoya l'un des fils de Gustave en haut des remparts pour leur rapporter des torches enflammées. S'enfoncer dans la campagne par cette nuit glaciale pour aller retrouver un cadavre en pleine obscurité ne l'enchantait guère. Une fois que trois d'entre eux, Arthur en tête, furent équipés d'une torche, il se tourna vers les personnes que la nuit et leur rassemblement avait attiré.

Que ceux qui veulent s'aventurer nous suivent. Mais sous aucun prétexte il ne faut quitter le groupe. On ne sait pas ce qu'on va trouver, là bas. Ne vous laissez pas distancer, si vous ne vous sentez pas la force de suivre, restez à l'abri des remparts.

Il n'avait plus rien à ajouter, et, après un long regard sur la ligne sombre que dessinait la forêt, au loin, il prit une profonde respiration et s'enfonça dans la pénombre. Ceux qui voulait suivirent. Les fils de Gustave étaient armés de fourche. Arthur tenait le brûlot dans sa main droite et un bâton dans sa main gauche. Leur marche lui parut interminable. De temps à autre, il trébuchait contre une pierre ou manquait de s'affaler dans un fossé. Derrière lui, il entendait les mêmes tâtonnements. De nuit, la campagne n'était plus là même. Elle lui faisait l'effet d'un pays totalement étranger. Cette impression était à la fois déstabilisante et effrayante. A deux reprises, il dut se réorienter grâce aux étoiles.

Bientôt, la masse sombre des bois occupa l'essentiel de son espace visuel. A mesure que la silhouette profonde et obscure grossissait, une angoisse puissante l'étreignait. Instinctivement, il ralentit le pas. Tout le monde était silencieux derrière lui, et il avait l'impression que les battements de son coeur résonnait dans toute la campagne. Il n'y avait que le calme crépitement des flammes de leurs torches qui venait chuchoter à son oreille. Peu à peu, il discerna les contours de quelques arbres, et les ramures sans feuille qui s'étendait vers le ciel nocturne, comme de grandes mains décharnées. A quelques pas de l'orée des bois, Arthur avait l'étrange sensation que la forêt lui murmurait à l'oreille, qu'elle lui soufflait quelques mises en garde emplies d'une terreur sourde.

La jeune fille avait parlé du pré des Bouviers. Ils y étaient. Il n'y avait personne, du moins à première vue. Arthur jeta un coup d'oeil en arrière, pour voir si tout le monde suivait. Il croisa des regards anxieux, pleins de questions muettes. En reportant son attention sur la forêt, il discerna une étrange colonne noire qui s'élevait vers les étoiles. De la fumée. Pas très loin, mais il fallait s'aventurer au coeur des bois. Après une dernière hésitation, Arthur reprit sa marche, et pénétra sous le manteau dénudé de la forêt.

Tout était calme alentour. Un silence qui n'avait rien de naturel pesait tout autour d'eux. Chacun de leur pas crissait étrangement en s'enfonçant dans l'épaisse couche de neige. Bientôt, le petit groupe atteignit l'origine de la colonne de fumée. Un buisson qui avait brûlé. La neige semblait avoir vite étouffé les flammes, et le froid avait achevé de transformer ce qui aurait du être un brasier éphémère et un bosquet de branches carbonisées. Au sol, la neige trahissait la lutte qui avait eu lieu ici. Arthur déplaça lentement son bras gauche et balaya la zone à la lueur de sa torche. Et se figea soudain. Dans le petit cercle illuminé par la flamme qu'il tenait à bout de bras, la neige était maculée de gouttelettes écarlates. Et cette odeur...

Retenant son souffle, Arthur fit un pas, puis deux. Et leurs yeux à tous découvrirent l'horreur.

Un corps. L'odeur ne l'avait pas trompé. Il l'aurait reconnu entre mille. L'odeur de la mort. Un corps sans vie. Ce qu'il en restait, plutôt. Une jeune fille. Très jeune. Etendue sur le dos, les bras en croix. Son ventre était déchiqueté, et tout autour de son torse s'étalaient les tripes mises à nues. Des murmures horrifiés retentirent. Arthur s'approcha encore un peu. C'était cette toute jeune fille, arrivée au village depuis peu. Il ne se souvenait plus son nom.

Soudain, Arthur se détesta. Il détesta cette fichue mémoire défaillante, qui ne voulait retenir aucun nom. Il se détesta de ne pas se rappeler le nom de cette jeune fille. Doucement, il releva à la lueur de sa torche le visage de la victime. Il semblait calme, presque serein. Comme si la terreur avait laissé place à une sorte de libération. Ceux qui l'accompagnaient chuchotaient entre eux. Sans doute se souvenaient-ils d'elle, eux aussi. Sans doute échangeaient-ils son nom, dans un souffle, comme pour ne pas déranger l'horreur qui sommeillait au fin fond de cette forêt.

Arthur détacha ses yeux de ce visage si jeune, trop jeune. Et son regard fut attiré par d'autres traces. Celui qui avait fait ça s'était déplacé une fois son forfait accompli. D'un ample mouvement de bras, Arthur éclaira les bosquets alentours. Là bas... Les branches d'un buisson était piétinée, brisée, comme écrasée par la course d'un homme massif. Ou d'un animal énorme. Arthur se fraya un passage entre les fins branchages, suivant les traces informes laissées sur le sol neigeux. Les yeux rivés au sol, il sentit son coeur se serrer en découvrant, après quelques mètres, de nouvelles tâches de sang absorbées par la neige. Bien vite, un pied apparut dans son champ de vision.

Il leva lentement les yeux, craignant ce qu'il allait découvrir. C'était un second cadavre. Le corps était lui aussi atrocement mutilé. Les cuisses, les bras, le ventre, le cou n'étaient plus qu'une bouillie informe et sanguinolente. Le visage était inondé de sang, et une partie de menton et de la mâchoire avaient été arrachés. Arthur comprit brusquement ce qui le choquait le plus, et l'avait choqué sur le cadavre précédent également. Les corps n'avaient pas été dévorés à proprement parler. Un animal, à moins de n'être guidé que par la folie et la rage, ne laisserait jamais derrière lui un tel gâchis.

Lorsque les yeux d'Arthur détaillèrent le visage de la seconde victime, une violente nausée s'empara soudain de lui, et il manqua de tomber à genoux dans la neige.

C'était Maya. Les traits étaient rendus presque méconnaissables par la terreur et la violence de l'attaque, mais le dessin des yeux et la chevelure, même poisseuse à cause du sang, ne trompait pas.

Derrière lui, Arthur entendait le bruit de ses compagnons qui l'avaient suivi jusqu'ici. La gorge obstruée par une boule de colère et de tristesse, il se tourna vers celui qui était derrière lui, sans trop savoir à qui il s'adressait. Phoenyx, peut être. Oui, ce devait être Phoenyx. Il fallait que ce soit lui.


Il... il vaudrait mieux que Cris ne voie pas... ne voie pas ça...




Phoenyx

Phoe ne savait plus trop quoi faire entre coco évanouit et sa belle qui arrivait.

Un long frisson froid lui glaça le sang, il se passait quelque chose d'anormal, quelque chose d'horrible, une chose que sa formation de maréchal ne l'avait pas préparer.

Ce n'était pas le courage qui lui manquait mais il était pris entre le sentiment de mettre à l'abri les Moulinois et s'occuper de ceux qu'il aime.

Un peu plus loin, Arthur était la, présent comme d'habitude quand Moulins était dans l'inquiétude.

Il regarda sa belle et lui donna un ordre:


Cris, occupe toi de Coco, ramène la chez nous, réchauffe la et dit aux hommes de gardes avec moi de fermer tous les accès de la ville.


C'était la première fois qu'il parlait si sèchement à l'élu de son cœur, mais la situation de crise imposait de maitriser ses nerfs et d'être directif pour montrer à tous que la situation était sous contrôle,

Il rejoignit Arthur, rassuré par son sang froid, Phoe était décidé d'aller au bout.


Que ceux qui veulent s'aventurer nous suivent. Mais sous aucun prétexte il ne faut quitter le groupe. On ne sait pas ce qu'on va trouver, là bas. Ne vous laissez pas distancer, si vous ne vous sentez pas la force de suivre, restez à l'abri des remparts.


Phoe acquiesça et vérifia son équipement, épée, bouclier et dague était bien la, il prit un brulot et commença à s'enfoncer avec Arthur dans les bois sombres.

La neige rendait la progression difficile, la peur et l'inquiétude les faisaient respirer plus vite, plus fort.

La découverte du premier corps lui donna la nausée, il avait vu déjà des horreurs sur les champs de batailles mais pas comme cela, cet amas de chairs en lambeaux était le pire qu'il est vu.

A peine remis de ca il vit Arthur se figer devant un deuxième corps.


Il... il vaudrait mieux que Cris ne voie pas... ne voie pas ça...

Quoi Arthur comment ca? Que dis tu? Que vois tu? Que se passe t'il?

Phoe venait de comprende ce que voulait dire Arthur, il courut vers lui et s'agenouilla à ses cotés, regardant le corps reposant ensanglanté.


NONNNNNNNNNNNN, c'est pas possible, Arthur dis moi qu'elle vit, elle doit vivre, pas elle, pas Maya,

Phoe, vomit voyant celle qui avait été une amie, une confidente, une épaules dans les mauvais moments, un amour fort.
Les larmes coulaient sur ses joues glacées ne pouvant retenir des cris de rage.

Il regarda Arthur désemparé, un mélange de peine intense et de haine traversant son esprit.


Que fais je dire à Cris, c'est pas possible ca, pas Maya Arthur dis moi que je suis en plein cauchemar la.

Il fallait que phoe se reprenne pour sa belle, il se devait être fort même si la douleur est immense.




Cristras

Citation :
Cris, occupe toi de Coco, ramène la chez nous, réchauffe la et dit aux hommes de gardes avec moi de fermer tous les accès de la ville.

Cris ouvrit la bouche pour protester vivement, mais le ton de Phoe n'admettait aucune réplique. Serrant les dents, elle prit Coco et tourna des talons pour l'enmener chez eux et faire ce que Phoe lui avait ordonner.

En chemin elle rencontra les hommes de Phoe et leur transmit ses ordres. Ceux ci la regardèrent un peu sidéré qu'une femmelette leur disent ce qu'ils devaient faire, mais voyant l'air furieux de la jeune fille, prirent la sage décision de ne pas trop protester.

Elles arrivèrent enfin, Cris laissa Coco sur une chaise près du foyer et attisa le feu, déchargeant sa rage sur celui ci. Prèpara des boissons chaude et apporta une couverture pour Coco. Puis attendit que celleci lui raconta enfin ce qui c'etait passé
.




Coco

Coco avait suivi Cris sans vraiment s'en rendre compte, et elle fut presque étonnée de se retrouver assise au coin d'un feu.
Elle regardait Cris s'occuper activement du feu et ses souvenirs revenaient lentement à son esprit.
Coco se figea soudain en réalisant ce qui c'était passé... elle ne savait pas comment dire ça à Cris.
Cris qui allait être certainement choquée de ce qu'elle alla
it lui dire.

Cris...
Il faut que tu saches...


Coco marqua un temps d'arrêt, la gorge serrée, une boule dans l'estomac.

Cris, j'ai vu une bête, un loup...enfin...je ne sais pas ce que c'était...
et cette bête a dévoré quelqu'un sous mes yeux.

Coco n'avait pas le courage d'en dire plus, elle se leva et prit Cris dans ses bras.

Il faut que tu sois courageuse...




Cristras

Citation :
Il faut que tu sois courageuse...

Ces simples mots suffirent pour qu'un frisson de terreur lui parcourut le dos. Puis clouant son regard dans celui de Coco, cria presque:

"Dis moi ce qui se passe, Coco. Pourquoi? Pourquoi Phoe ne veut pas que j'aille dans la forêt?"

Sans attendre la réponse, la jeune femme s'elança vers la porte, elle voulait savoir absolument ce qui s'était passé. L'expression dans le visage de son amie l'avait angoissé encore plus et sans penser que Phoe lui avait pratiquement interdit de le suivre, Cris se mit à courir dans la neige.

Elle était sortie sans même prendre son châle, mais Cris ne s'en était pas rendue compte, tant la terreure qui la tenaillait lui empêchait de penser avec clarité. "Maya, où es.tu?" disait-elle à haute voix, une fois et une autre.

Cris courait sans voir personne, bousculant au passage des moulinois qui la regardait. Elle ne voulait qu'une chose, savoir





Franceska

Franceska qui revenait sur ses pas, après avoir entendu le terrible récit établi par la jeune fille un peu plus tôt, marchait à vive allure à travers rues.
Elle avançait, empruntant les ruelles du village qui la mènerait rapidement jusqu'à l'Église. Après avoir eu connaissance de telles horreurs infligées à ce pauvre corps, qui n'était plus, et qu'elle n'avait pourtant pas vu, elle avait ressentit le besoin d'aller se recueillir, prier, pour que tel ravage ne se reproduise plus et que d'autres âmes puissent être épargnées à l'avenir.

Tandis qu'elle accélérait le pas, elle vit au loin, Cris qui s'approchait rapidement, fendant la foule, bousculant les passants et hurlant à tue-tête.
Sans même s'en rendre compte, la brunette, dans sa course folle, la heurta de plein fouet et l'envoya contre le mur qui jouxtait la ruelle.


Par le Très-Haut ! Mais quelle mouche l'a piquée ?!
Et qu'a t-elle donc à hurler de la sorte après maya ?


La voyant fuir, seule, Franceska la regarda un instant, se doutant de sa destination, prit ensuite une profonde inspiration et se mit à courir dans sa direction, tentant de la rattraper.

Criiiiissssssss !!! Attends moi !!!!!.... Je ne sais pas si tu devrais... t'aventurer... seule par là-bas ?!

Ne sachant pas ce qu'il se passerait une fois arrivée, elle rajouta :

Je viens avec toi ! A deux, ce sera plus sûr !

Poussant sa foulée, la rousse avait avec peine rattrapée la brunette, essouflée certes, mais non contente de l'accompagner.




Arthur Dayne

Phoenyx vint s'agenouiller à ses côtés, parla. Arthur ne comprit pas, n'entendait pas. Seules quelques bribes vinrent chatouiller son esprit. Pas possible... Cris... Maya... cauchemar.

Oui, ils étaient en plein cauchemar. Il entendait Phoenyx pleurait à ses côtés. Il ne pouvait détacher ses yeux de ce carnage. Quelque chose avait tué cette si jeune fille. Quelque chose avait tué Maya. Un homme... Ce ne pouvait être un homme... un homme aurait volé... les affaires de Maya, sa besace... elles étaient là, maculées de sang. Un animal? Par cet hiver glacial, où la famine menaçait même les humains, un animal aurait dévoré, se serait repu. Il n'aurait pas laissé un tel... un tel amas de chair...

Arthur ignorait ce qui avait causé une telle atrocité. Son esprit ne parvenait pas à trouver une hypothèse clair. Si c'était un homme, il n'était plus guidé que par une folie furieuse. Si c'était un animal, il allait contre tous ses instincts. Il n'était plus... naturel.

Une chose frappa soudain Arthur. Quoi que fut ce qui avait causé ce carnage, il était encore là. Dans ces bois.

Arthur balaya d'un regard inquiet l'obscurité menaçante autour d'eux et leva la torche. Il lui semblait que des milliers d'yeux injectés de sang se tapissaient dans la pénombre et les guettaient. Que de chaque arbre s'apprêtait à jaillir une créature du diable. Il interpella les fils de Gustave.

Courez à la ferme. Ramenez une petite charrette, quelque chose qui passe facilement entre les arbres et sur lesquels on puisse transporter les corps. Et surtout, ne vous séparez pas.

Les trois garçons acquiescèrent et filèrent dans le sous bois. En quelques minutes, la lueur de la torche qu'ils avaient emmenés fut avalée par la pénombre. Arthur regarda les quelques personnes restées avec lui. Phoenyx était toujours agenouillé devant la dépouille de son ancienne compagne.

On va aller chercher le corps de la jeune fille, et la ramener près de... de Maya...

Dans un silence pesant, le moindre bruissement les faisant tressaillir, ils s'exécutèrent. La tâche ne fut pas aisée, et l'un des villageois dut s'arrêter pour aller vomir derrière un arbre. Ils parvinrent finalement à déposer ce qui restait du corps de la jeune fille près de Maya.

Arthur fut une nouvelle fois frappé par la sérénité que semblait afficher son visage. Elle était apaisée. Comme si elle était soudain libérée d'un poids immense, comme si elle avait finalement, et étrangement, vaincu une terrible épreuve. Instinctivement, sans savoir pourquoi, Arthur repoussa doucement une mèche qui tombait son le visage de la jeune fille, et effleura sa joue. Elle était d'une froideur terrible, et quelques traînées rougeâtres décoraient son visage. Mais elle semblait en paix. Arthur murmura:


Repose toi, petite fille...

Et soudain, son nom s'imposa.

Cersei...

Un bruissement rappela ses sens à la réalité. Les fils de Gustave revenait. Ils avaient apporter deux petites charrettes à bras. Et la pénible tâche recommença. Avec le plus de précautions possibles, ils chargèrent les deux corps, et se mirent en route.

Sortir de la forêt fut une véritable bouffée d'air. Même si un climat latent de terreur sourde pesait toujours sur eux, il semblait qu'une lourde menace s'allégeait à mesure qu'il s'éloignait de l'orée du bois.

Lorsqu'un des fils de Gustave lui demanda où ils se rendaient, Arthur lui répondit, sans quitter la lisière de la forêt des yeux:

Au cimetière. On va réveiller le fossoyeur. Je ne veux pas que les villageois voient... les voient dans un tel état...



Devan le Roux

Devan avait suivi le groupe composé du maréchal et observait la scène, un peu en retrait.

Les souvenirs le submergèrent soudain, le transportant dans un passé qu'il croyait avoir oublié. Des scènes sanguinaires lui revinrent à la mémoire, des cris agonisants, l'odeur du sang fraîchement versé. Tout cela lui revint si nettement qu'il crut un instant y être à nouveau. Il vacilla legerment mais se reprit rapidement.

Il vit que les hommes qu'on avait envoyé chercher l'autre cadavre revenait avec leur fardeau et le déposère avec precaution à côté de l'autre. Malheureusement, il était en aussi mal etat que le premier et Devan eu une nausée mais prenant une profonde boufée d'air il réussit à ne pas vomir.

Le marèchal se lamentait "Que vais-je dire à Cris?" cette phrase le frappas de plein fouet, ainsi la jeune femme avait de la famille. Le roux serra les dents, rien ne pouvait aténuer le coup, cette Cris qui fut-elle allait souffrir, il ne le savait que trop bien.

Se retournan, Devan vit au loin une jeune fille arriver, les cheveux au vent, sans cape pour se proteger du froid, le regard brulant d'angoisse et marmonant quelque chose.

La roux la reconnu soudain, c'était l'ancien tribun qui l'avait gentiment rabroué un jour, lui fesant remarquer qu'il avait besoin d'un bain.

Il sut qu'il devait éviter à tout prix que la jeune femme voient les cadavres, surtout si l'un d'eux lui était connu, le roux donna un pas en avant, pour s'interposer entre elle et le spectacle atroce qui se trouvait derrière lui, et entendit avec soulagement un des hommes dire:

Au cimetière. On va réveiller le fossoyeur. Je ne veux pas que les villageois voient... les voient dans un tel état...





Franceska

Après une course effrénée, à tenter de rejoindre Cris qui avait couru sans s'arrêter, Franceska eut fini par parvenir à la rejoindre. Cependant, cela n'avait vraisemblablement servi à rien puisqu'aux côtés de la brunette se trouvait un jeune homme qui manifestement essayait de la dissuader de passer. Pourquoi ? Elle n'en savait rien et pour l'heure, elle ne souhaitait pas le savoir. Le récit fait par la jeune Brunissende l'avait marquée et elle ne voulait pour rien au monde être spectatrice de tant d'horreur. Elle décida donc de rester en léger retrait sans se montrer.

Rassurée de voir Cris en compagnie de quelqu'un Franceska prit la décision de s'en retourner à l'herboristerie. Levant les yeux au ciel, la nuit n'allait pas tarder à prendre fin pour laisser place aux premières lueurs du jours qui se dessinaient à l'horizon. De plus, elle humait l'odeur de pluie qui n'allait pas tarder à s'abattre sur le village. Il lui fallait à présent rentrer, de plus, sa présence ici n'était pour le moment plus indispensable.


Elle s'en retourna donc, légèrement essoufflée et reprit la direction du village.




Cristras

Cris se retrouva nez à nez avec un grand gaillard qui lui bouchait la vue. Elle leva les yeux, agacée, et s'appétait à le reprendre vivement quand elle vit son expression et en resta figée.

Citation :
Au cimetière. On va réveiller le fossoyeur. Je ne veux pas que les villageois voient... les voient dans un tel état...

Écouta ce que disait Arthur et les vit s'éloigner. "Au cimetière? Pourquoi?" Soudain elle vit la charrette, avec deux corps, mais le roux l'empechait de voir de qui il s'agissait.

Elle le regarda dans les yeux mais n'obtint aucune réponse. Elle regarda inmobile la charette s'eloigner dans le noir, mais n'y tenant plus, elle esquiva l'homme devant elle et courut après eux.

"Dites moi ce qui s'est passé, qui sont ces deux personnes? Pourquoi personne ne me dit rien?"




Arthur Dayne

Un des membres de leur groupe se mit soudain à courir dans la plaine. Croyant d'abord à une attaque, Arthur serra le poing autour de la torche qu'il tenait toujours. Il se détendit un peu en apercevant une silhouette seule, probablement féminine, qui courait vers eux, et que l'homme sorti du groupe arrêta. Lui était un vagabond arrivé à Moulins depuis peu. Arthur l'avait déjà croisé une ou deux fois, il avait semblé un peu perdu au début, puis avait pris peu à peu ses marques dans le village. Et celle qu'il essayait d'empêcher de s'approcher, était... Arthur plissa les yeux pour mieux percer l'obscurité.

Son coeur se figea. C'était Cris. Affolée, elle parvint à passer le barrage que l'homme faisait entre elle et eux. Alors que tous les regards cherchaient à l'éviter, elle lança, de la peur dans la voix:


"Dites moi ce qui s'est passé, qui sont ces deux personnes? Pourquoi personne ne me dit rien?"

Arthur jeta un regard sur les corps. Ils avaient fait de leur mieux pour masquer les visages, comme il est de coutume de le faire, avec des lambeaux de vêtements ensanglantés. Mais Cris reconnaitrait sa soeur malgré tout... Ses vêtements la trahissaient, même réduits en charpie. Et elles étaient soeurs. Il y avait même fort à parier qu'au fond d'elle, Cris connaissait déjà la vérité, sans vouloir l'accepter.

Hésitant, il posa une main sur l'épaule de Phoenyx.


Tu... tu dois lui dire, Phoenyx. C'est mieux qu'elle l'apprenne de ta bouche...

Se tournant vers le groupe, et trouvant la forêt encore bien trop proche d'eux, comme si elle figurait la bouche des enfers, Arthur lança au groupe:

On avance. Le cimetière n'est pas très loin, on ne mettra pas beaucoup de temps à y arriver. Mais il faut qu'on s'éloigne de cette fichue forêt...

Leur avancée fut pénible. Arthur n'écouta pas ce que Phoenyx disait à Cris. C'était trop dur. Il ne pouvait s'imaginer dans une telle situation. Il se concentra sur leur marche, que la neige rendait difficile. Ils étaient tous épuisés. Ils avaient tous peur. Chaque fois qu'un des pousseurs de charrette trébuchait, il pestait, et l'énervement gagnait un peu plus le groupe.

Arthur envoya l'un des hommes en éclaireur pour réveiller le fossoyeur. Lorsqu'ils arrivèrent devant les portes du cimetière, il les attendait, pelle à la main. Il salua Arthur d'un grognement, jeta un coup d'oeil aux deux corps, et cracha par terre.

Mauvais présage. C'pue l'démon...

Et sans un mot de plus, il ouvrit les grilles. La troupe le suivit. Quelques uns d'entre eux aidèrent à creuser les deux trous qui ferait office de dernier lit pour les deux femmes. Doucement, ils glissèrent les corps dans les deux tombes creusées à la va vite. Le matin commençait à luire à l'horizon. Avant que le fossoyeur ne recouvre les corps de terre, Arthur se recueillit quelques secondes devant chacune des deux tombes, et invita d'un regard ceux qui le voulaient à faire de même. Il chercha Cris et Phoenyx. Les avaient-ils suivi? Voudraient-ils rendre un dernier hommage à Maya?

En auraient-ils la force?




Moiraine

L'astre lumineux se pointait à l'horizon quand elle sortit. Dès la porte fermée, elle frissonna des pieds à la tête, comme gelée sur place. Il faisait de plus en plus froid, ces jours. Tremblant, elle se hâta vers sa destination.
D'habitude, elle allait se recueillir chaque semaine au cimetière. Mais trop préoccupée ces derniers temps, cela faisait près d'un mois qu'elle n'y avait pas remis les pieds. Elle aimait discuter intérieurement avec des anciens amis qui étaient partis, ou parfois elle venait simplement pour "saluer" ceux qui n'étaient plus de ce monde, les décédés du village. On pouvait y penser l'esprit tranquille, dans un silence absolu.
Pressant le pas sur les derniers mètres, elle pénétra dans l'enceinte du cimetière. Ses yeux s'arrondirent quand elle vit un petit groupe, plus loin. Un enterrement, ici? Personne ne savait rien? Normalement, de fil en aiguille, l'information passait de bouche en bouche si bien que le jour d'après tout le village était au courant. Ou alors était-ce autre chose? Moiraine s'approcha et elle reconnu, surprise, tous les visages.


Arthur? Cris? Khoryan, Coco, Pho? Et quelques autres encore. Tous des amis. ça va? Il y a un problème? Regrettant presque immédiatement sa dernière question, elle attendit néanmoins qu'on lui réponde.
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Arthur Dayne
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MessageSujet: Re: [RP] La Bête rôde   Dim 31 Jan - 18:04

Phoenyx

Phoe était désemparer devant la sauvagerie de celui ou de la chose qui avait massacré Maya,
Il dut vite sécher ses larmes voyant arrivé devant lui en courant Cris, il se devait d'être fort pour sa belle et de tenter de la ménager au mieux même si il savait pertinemment que la douleur serait encore plus vive devant l'horreur du massacre.


"Dites moi ce qui s'est passé, qui sont ces deux personnes? Pourquoi personne ne me dit rien?"

Phoe serra les dents et se releva, se forçant à prendre un air compatissant malgré la peine qui l'étreignait lui aussi, il prit Cris dans ses bras et l'enlaça avec tout l'amour qui avait pour elle,


Tu... tu dois lui dire, Phoenyx. C'est mieux qu'elle l'apprenne de ta bouche...

Les mots d'Arthur claquèrent comme un coup de tonnerre dans cette nuit noire, sombre et tragique,
Bien sur que c'était à lui d'annoncer la mort de sa sœur à Cris, il prit un temps de réflexion et choisit ses mots avec attention.


Cris, une chose effroyable est arriver, il va te falloir beaucoup de courage et je te promet que l'on va mettre tout en œuvre pour retrouver celui qui à fait cela.

Il prit son belle amour dans les bras, retenant lui même ses larmes et continua;

Maya, Maya n'est plus........ Elle à été attaqué et n'a sans doute pu rien faire pour se défendre,
Ma belle reste avec moi pendant qu'Arthur s'occupe des corps, il est nécessaire que tu gardes une bonne image de ta sœur.


Puis se tourna vers Arthur, il lui glissa dans un souffle.

Arthur, une fois nos morts enterrés, nous irons chercher cette chose qui à fait cela, mais pour le moment l'heure est à la peine et aux recueillements.

Puis il regarda sa ptite poire, qui venait d'arriver les yeux embués.

ça va? Il y a un problème?

Phoe la regarda et lui répondit simplement:


Oui, il y a un problème, Moulins à un problème et nous aurons besoin de tes talents pour ramener du monde pour le régler.



Moiraine

Oui, il y a un problème, Moulins à un problème et nous aurons besoin de tes talents pour ramener du monde pour le régler.

Pho avait l'air las quand il lui répondit. Il s'était vraiment passé quelque chose, alors. Il fallait ramener du monde. Sans en dire plus elle allait revenir sur ses pas pour rameuter des villageois mais, s'imaginant la raison qu'elle allait leur servir pour qu'ils viennent, Moiraine se rendit compte qu'elle n'en avait point.
Elle ouvrait déjà la bouche pour les questionner mais la referma presque tout de suite. L'évidence lui sauta aux yeux lorsqu'elle remarqua la présence du fossoyeur ainsi que les deux trous fraîchement creusés. C'était plus grave qu'elle ne le pensait... Parmi toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête, une seule sortit:


Qui?



Cristras

"Maya n'est plus"

L'effroi qui l'envahit en écoutant ces mots fut tel, que Cris en resta figée dans les bras qui étaient venu l'entourer pour la réconforter.

Fixant les cadavres, la jeune fille réalisa soudain la vrai dimmension des mots que Phoe venait de lui dire. Et la douleur s'insinua dans son coeur lui empechant toute réaction. Rien, pas un son ne sortit de sa bouche, pas une larme ne vint à ses yeux.

Elle se retourna pour regarder Phoe, une prière muette dans le regrad, que tout ceci ne fut qu'un horrible cauchemard.

Mais l'horreur, se trouvait à deux pas d'elle, sa soeur, se trouvait dans cette charrette. Et Cris, continuait inmobile, incapable d'assimiler ce qui venait d'arriver.
La jeune fille ne ressentait rien, seulement un froid intense, et soudain le monde commença à tourner, et elle sombra dans un trou noir.




Khoryan

Khoryan, après avoir vu Coco chez Cris, avait fini par partir a la recherche de Cris dans les rues de Moulins.
La course de cette derniere l'inquietait et une vague impression de panique l'etreignait, lorsque Peny le rejoignit au detour d'une ruelle. Meme son baiser ne parvint pas à lui rendre sa lucidité.


Peny, il se passe quelque chose de grave, je vais au cimetière. Cris est partie devant en courant et ca ne me dit rien de bon. Il y a eu deux victimes d'une Bete en foret et je veux savoir qui sont elles.

Progressant d'une demarche saccadée, presque gauche, tenaillé entre l'envie de courir comme un dératé pour rattraper Cris et celle de s'arreter pour ne pas apprendre une éventuelle catastrophe, Khoryan arriva enfin au cimetière. Là il sent aussitot que l'ambiance est plus lourde qu'il n'en a jamais connu a Moulins. Arthur, Phoe, Cris, et plusieurs Moulinois qu'il connaissait moins, dont le fossoyeur, et Moiraine venant les rejoindre. Aucun visage qui ne semble épargné par cette douleur ambiante.
Khoryan, toujours mal a l'aise avec les enterrements, prefere rester a distance et suivre la scene de loin. Voyant Moiraine repartir l'air completement choquée, le regard vide, et surtout voyant Cris s'effondrer dans les bras de Phoe, il s'approche. Il vient de comprendre. Sous ce linceul, il y a un etre proche, tres proche surement. Et il craint soudain de deviner qui c'est.


S'approchant avec un étau qui lui comprime le coeur, les yeux rivés sur les deux fosses devant lui, les sons étouffés de la petite assemblée parviennent alors à ses oreilles...Un nom vient s'insinuer sourdement jusqu'a lui, provoquant soudain son immobilité, encore a quelques pas des deux fosses.

C'est sa soeur, la pauvre...Maya...
Maya...

D'un regard affolé, il reconnait la main dépassant du tissu, confirmant ses rumeurs...

Les jambes du moulinois, soudainement lasses, se dérobent, refusant de poursuivre ce mouvement vain vers les fosses. Elles ont réalisé peut etre plus vite que son esprit qui semblent ne pas reagir, et il tombe a genoux, prostré. Son cerveau a trop bien compris ce que son coeur refuse d'admettre. Son amie Maya, sa soeur de coeur est une des deux victimes. Son coeur qui esperait tant revoir Maya riante et insouciante rend les armes devant sa raison qui lui assène que ce jour ne reviendra jamais, qu'il est vain d'attendre ce retour d'un passé où il la retrouvait, en toute amitié, et partagea des moments parmi les plus joyeux qu'il ait connu a Moulins.

Il se met alors a prier mentalement le ciel et tenter quelques vains marchandages et inutiles promesses avec toute puissance superieure qui daignerait les entendre et effacer ce cauchemar, faire revenir Maya. Sait on jamais ? Mais seul le silence leur fait echo, laissant le desespoir l'envahir. C'est trop tard, plus rien a faire...

Le desespoir...puis la rage...

La rage envers celui ou celle qui lui a oté la vie. Heureusement qu'il n'a pas vu, sous le linceul, les marques de crauté portée par le corps de Maya car il en aurait certainement, et dans l'instant, perdu toute raison.
Se recueillant, les dents serrées, quelques minutes devant les deux fosses, son malaise face aux enterrements reprend le dessus, ainsi qu'une culpabilité d'avoir presqu'oublié que les victimes etaient deux.

Se relevant, la machoire crispée et les yeux baignés de larmes qu'il n'a pu retenir, Khoryan vient vers Arthur :


On va faire quelque chose , hein ? on va pas laisser ca impuni. Je veux voir le responsable de ca regretter d'avoir d'exister. Si quelque chose se fait, je serai des votres...jusqu'a l'aneantissement de cette...chose.

Se tournant vers sa compagne Peny, Khoryan vient l'enlacer et noit son visage dans sa chevelure brune, ayant dejà trop montré a son gout l'étendue de sa douleur.



Pénélope

Elle l avait enfin retrouvée , soulagée mais en voyant son visage son soulagement fut de courte durée .

Citation :

Peny, il se passe quelque chose de grave, je vais au cimetière. Cris est partie devant en courant et ca ne me dit rien de bon. Il y a eu deux victimes d'une Bete en foret et je veux savoir qui sont elles.

Pény le suivis alors jusqu au cimetière , Beaucoup de MOulinois étaient sur place deja , des visages plus connu que d autres , Arthur , Phoé et Cris ... Pény était restée en retrait alors que khoryan progressait vers ses amis , Cris venais de s éfondrer dans les bras de Phoé ^^ Puis vins le tour de Khoryan qui tomba a genoux ravagé de chagrin . Tous allais si vite pény ne comprenait pas , ou ne voulait elle pas comprendre par peur . Peur de quoi au juste ?
La brunette était comme statufiée , plantée la sans bouger , sans réagir ... La mort était propriètaire de ce lieux l ambiance y était lourde , pesante .

De ces grand yeux clair pény regardait autour d elle , spéctatrice malgré elle , elle avançais doucement regardant les visages emplis de larmes pour certains , de terreur pour d autres ou même d inquiètude . Comme dans un mauvais rêve la brunette avais une impression le lenteur dans ses gestes l ambiance pesante et la mort qui rodait formais un épais brouillard . Les voix raisonnaient ... tous étais d une lenteur extrême comme si le temps s arrétait en ces lieux .
Un mot vint alors la sortir de cette torpeur , un nom plutôt .... MAYA ...

Pény compris alors le regarde figée dans le vide incapable de pleurée et Khory que l enlace anéantis de chagrin . Maya étais morte ... elle ne l entendrais plus jamais rire , plus jamais jurer ... Tant d images défilaient dans sa tête, tant de souvenirs . La douleur de cette perte la paralysais incapable de réagir , les larmes ne venant pas ... elle serra son homme contre elle , ils étaient si proche lui et Maya , comment se reléverait il d un tel drame .



Moiraine

Après le chagrin, la rage. Personne n'avait directement répondu à sa question, mais elle savait. Pas besoin de soulever ce tissu. Les murmures suffisaient. Cris semblait habitée par un grand vide comme le témoignaient ses yeux perdus dans le vague et les autres n'allaient pas mieux. Son coeur se serra. Le moment était peut être au recueillement, mais... Plus vite cette affaire serait résolue, plus vite ils pourraient commencer leur deuil.

Elle ouvrit les grilles et rejoignit à nouveau les autres. Pas seule, cette fois. Une dizaine de moulinois l'avaient écoutée et étaient près à les aider. Certain portaient une fourche. Moiraine n'était pas sure que cela leur soit d'un grand secours mais tant qu'ils étaient là... Elle reconnu Franceska, une des deux femmes du groupe.


Je... Voilà. Elle prit sa voix la plus douce possible. On peut y aller quand vous le voulez.



Franceska

Avançant, droit devant, suivant de près Moiraine, elle prenait à nouveau la direction du cimetière. Ce même endroit, où, il y avait peu de temps, elle avait préféré laisser Cristras pour aller se recueillir en la Sainte Église de Moulins.
L’appel effectué par Moiraine sur la place du village l’avait convaincu d’y retourner, même si, au plus profond d’elle, elle ressentait mauvais pressentiment.


Un pied devant l’autre, elle se rapprochait, les entrailles nouées avec force. Nombreuses étaient les questions qui surgissaient. Qu’allait-elle découvrir en arrivant au cimetière ? Pourquoi Cris s’y était-elle rendue aussi rapidement ? Qu’est-ce qui avait bien pu la faire réagir de la sorte si ce n’était que l’une des victimes lui était familière et sans doute plus encore ? Quelqu’un de proche qu’elle portait en son cœur.
Les mots de Brunissende ne parvenaient à trouver échappatoire et continuaient a résonner sans cesse dans son esprit. Elle savait déjà l’horreur qui venait de frapper. Ne lui restait plus qu’à découvrir l’identité de ceux ou celles qui en avait fait les frais.

Passant le petit portillon qui, d’ordinaire, tenait les lieux fermés, elle se retrouva bien vite aux côtés de Pénélope qui se tenait légèrement en retrait. S’arrêtant à sa hauteur, elle leva les yeux, constatant avec une grande désolation deux amas de terre fraîchement retournées pour deux tombes creusées. Impuissante, voilà comment elle se sentait sur le moment, spectatrice du fléau qui venait de s’abattre sur eux. L’estomac noué, elle humait l’air, un air soulevant avec lui une odeur infecte, l’odeur de « la mort ».

Reprenant sa marche, elle croisa le chemin de Khoryan qui parti trouver refuge dans les bras de sa tendre Pény qui se trouvait là. De nouveau elle s’arrêta, voyant près des deux corps retrouvés, couvert de linceul et de linges tâchés, Cris et Phoe. Cris au bord de l’évanouissement, Franceska prit conscience sur l’instant qu’il s’agissait de Maya. Quelques villageois chuchotaient son prénom tout bas.
Maya, cette jeune femme qu’elle n’avait connu qu’un court instant… Cette jeune femme qui comptait tant dans la vie de ceux qui étaient aujourd’hui devenus de véritables amis.

Que pouvait-elle faire à présent ? La leur ramener lui était impossible.
Une seule chose désormais, elle devait les épauler, leur apporter tout le réconfort nécessaire, pour vivre cet effroyable moment le moins douloureusement possible. La tâche ne serait pas facile, mais elle serait là pour eux tout comme eux étaient là pour elle.
Courant, elle s’approcha de Cris et de Phoe. Ce dernier la tenait serrés dans ses bras, et sans réfléchir, sans mots dire, se plaçant derrière Cris, elle l’enlaça à son tour de ses bras de la manière la plus douce qui soit.
Avec Phoe il formait autour d’elle un cocon, comme pour tenter de la protéger du mal qui lui était fait. S’était là la seule façon qu’elle avait trouvée pour venir la réconforter.




Benoit

Benoit revenait de son poste de douane quand il entendit l appel de son amie Moiraine sur la place, il savait ce qu il ete arrrive a Maya la soeur de sa filleule mais n en parlais pas, Cris avait assez de soutien autour d elle et Phoenyx etait la pour veiller sur elle c est ce qui comptait le plus pour lui
Benoit avait decide donc de traquer cette Bete avec les autres il prena son bouclier puis son epee et alla rejoindre le groupe au cimetiere. Une fois arrive la bas il apercut Moiraine, Franceska, Phoenyx et bien dautres qu il connaissait, c est bien les moulinois avaient repondu a l appel

Bonjour, tout le monde je viens me joindre a vous afin de traquer cette bete qui hante nos esprits
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Arthur Dayne
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MessageSujet: Re: [RP] La Bête rôde   Dim 31 Jan - 18:13

Clotildette

Clotildette, de retour de son voyage était heureuse de rentrer enfin chez elle. Elle se faisait une joie de retrouver l'ambiance joyeuse que faisaient régner les villageois de Moulins.
C'est donc le sourire au lèvres qu'elle traversa les rues, puis la place du village pour finir par arriver devant cette église qu'elle aimait tant.
Elle voulu dans un premier temps se rendre à l'intérieur afin de remercier et prier le seigneur pour se voyage qui se passa sans dommages, lorsque en avançant de plus prêt elle entendit des voix venant de derrière l'église.
A pas de velours, elle s'approcha un peu plus prés pour discerner ce qu'elle entendait et vit un groupe composé de plusieurs visages connus à sa mémoire. Elle sentait que quelque chose d'étrange se passait sous tendu du fait que ces gens se tenaient là, devant le cimetière.
Clotildette voulu s'avancer pour aller à la rencontre des villageois, mais quelque chose la retint l'empêchant d'avancer d'avantage.
Elle vit des pleurs, de la colère, de la consternation, puis au fond en arrière plan quelques chose d'effroyable qu'elle n'osa imaginer.

Des corps meurtris. Elle se retourna prise de panique, le souffle haletant .
Elle était sous le choc et cela ne s'arrangea pas lorsque elle entendit prononcer le nom de Maya.
Elle posa sa main sur sa bouche comme pour s'empécher de crier.
Sans savoir ce qu'il avait bien pût se passer, elle pensa à Cris, et les larmes coulèrent sur ses joues.

Mon dieu, c'est affreux, pensa t-elle les yeux grands ouverts regardant droit devant elle.
Les villageois étaient apparemment réunis pour traquer le monstre ou les monstres qui auraient pus commettre ces horreurs. Elle ne pouvait pas rester plus longtemps figée comme cela sans rien faire.
Elle sortit de sa cachette et s'avança tout doucement vers le groupe.
Voyant un peu plus précisément les corps, elle se contint et se retourna vers Cris lui posant délicatement une main sur l'épaule.
Puis elle renseigna à qui voulait bien l'entendre qu'elle serait là, pour venir en aide à qui en avait besoin de quelques manière que ce soit.
Clotildette participait maintenant à cet effroi, cette colère mais surtout pour le moment à cette incompréhension.
Qui avait bien pus faire ça!




Arthur Dayne

Du monde afflua. Le matin était levé, à présent, et la fatigue menaçait de terrasser Arthur plus sûrement que la peur. Mais la rumeur avait parcouru le village bien plus vite qu'il ne l'aurait cru, et ce qu'il voulait éviter arriva. Peu à peu, alors que le fossoyeur remplissait son triste devoir en recouvrant les corps de terre, les Moulinois arrivaient, et passaient, silencieux, le regard tour à tour baigné d'incompréhension ou noyé de colère, devant les deux tombes.

Cersei et Maya avaient droit à un dernier adieu de tous ceux qui, cet étrange matin, s'était levé aux aurores, qui pour aller travailler, qui pour aller au marché, qui, enfin, uniquement parce qu'il avait entendu une effroyable histoire dont il craignait de vérifier la réalité. Parmi les nouveaux arrivants, Arthur reconnut Moiraine, qui arriva entourée de plusieurs villageois. Elle avait probablement battu le rappel, puisque parmi la dizaine de Moulinois qui l'entouraient, certains étaient venus armés. Benoit, Franceska, Khoryan et Pény, autant de ces jeunes habitants qui étaient la force vive de Moulins, et qu'Arthur considérait comme des amis. Cris avait reçu la terrible nouvelle comme un coup de poignard qui l'avait fauchée, et elle se serrait à présent dans les bras de Phoenyx, regardant autour d'elle comme si elle ne reconnaissait plus personne.

Alors que chacun venait se recueillir une dernière fois devant les tombes désormais recouvertes de terre de Cersei et Maya, Khoryan s'approcha de lui. Les larmes ruisselaient sur le visage du Moulinois.


On va faire quelque chose , hein ? On va pas laisser ça impuni. Je veux voir le responsable de ça regretter d'avoir existé. Si quelque chose se fait, je serais des vôtres...jusqu'à l'anéantissement de cette...chose.

Arthur hocha la tête en silence, et balaya le petit cimetière désormais rempli de Moulins. Les quelques compagnons qui faisaient partie de la troupe nocturne qui avait fait la macabre découverte le regardaient, attendant sans doute des ordres. Benoit, Moiraine, puis la jeune Clotildette affirmèrent à leur tour leur volonté de partir en chasse. Il avait songé à organiser une battue. C'était même la première pensée qui l'avait traversé lorsque ses esprits avaient été un tant soit peu remis du choc de leur découverte dans la forêt. Mais il aurait voulu prendre plus de temps pour préparer la traque. Pour être sûr de ne pas manquer la chose qui avait pu commettre une telle horreur. Il craignait que la fatigue ne terrasse ceux qui étaient restés éveillés toute la nuit par la force des évènements. D'un autre côté, se mettre en chasse tout de suite était sans doute le meilleur moyen d'arrêter l'homme ou l'animal qui avait sauvagement massacré Maya et Cersei. S'il lui prenait l'idée de fuir, il pouvait encore, alors que le soleil était encore bas à l'horizon, mettre la main dessus.

Observant les personnes présentes, toutes prêtes, même les plus exténuées, à mener cette battue, Arthur comprit que, quoiqu'il dise, certains partiraient en forêt affronter cette chose. Il était plus prudent, malgré le manque d'organisation, de partir dès maintenant, avec le maximum de monde. La plupart des regards étaient posés sur lui.

Que ceux qui veulent se joindre à la battue aillent s'armer. Bouclier, fourche, épée, poignard, lance ou simple bâton, je ne veux voir personne sans défense.

Certains hochèrent la tête, d'autres partirent dans leurs foyers, sans doute récupérer n'importe quel objet pouvant servir d'arme.

La neige est encore épaisse, et ceux qui étaient avec nous cette nuit peuvent confirmer que les sentiers forestiers sont très peu praticables. Qui plus est, nous allons sûrement devoir pénétrer dans le sous bois, où avancer d'un seul pas est une véritable lutte. La neige vous colle aux chausses, alourdit le pas et vous gèle les pieds.

Il guetta dans les regards posés sur lui une lueur d'hésitation.

En aucun cas, je dis bien en aucun cas, quelle qu'en soit la raison, nous ne devrons nous séparer. Ceux qui partent avec nous reviendrons avec nous. Si vous voulez vous joindre à la battue, vous devez être sûrs de pouvoir supporter toute la traque. Nous ne pourrons pas rebrousser chemin, il est absolument vital de ne pas scinder notre groupe. Est-ce que c'est bien compris?

Plusieurs assentiments et hochements de tête lui répondirent.

Je ne sais pas ce qui se cache dans notre forêt. Un animal normal n'aurait pas laissé les... les corps dans un tel état. Il n'aurait pas laissé un tel gâchis derrière lui. Un homme... un homme seul ne me semble pas capable d'une telle sauvagerie. A moins d'être habité par une folie furieuse... Bref... je ne sais pas ce qui nous attend, mais le risque est grand que nous tombions sur quelque chose de... terrifiant.

Arthur fit de nouveau le tour de la petite assemblée du regard. De nouveaux arrivants s'étaient fait une place dans la foule. D'autres étaient revenus avec des armes. Tous semblaient déterminés à aller jusqu'au bout de cette traque.

Alors en route. Allons dénicher cette horreur et mettons la hors d'état de nuire. Pour Cersei... Pour Maya...

Et il se mit en route, suivi par la majorité des Moulinois présent. Une fois la grille du cimetière passée, et après quelques pas dans la neige, la ligne obscure de la forêt se découpa au loin. Le soleil se levait et le manteau blanc n'en était que plus éclatant. Pourtant, Arthur savait que, quoiqu'ils trouvent dans l'épaisseur des bois, cela ne ressemblerait en rien à la blancheur d'un hiver beau et serein. Ils allaient au devant d'une obscurité qui n'avait pas de nom. Ils allaient s'aventurer au coeur des ténèbres.



Anastase

Au cul à cul sur un petit sentier menant au village, l'Extase et la Brindille avancent au pas en direction de leur première étape.
Les nuits glaciales d'hiver commencent à devenir insupportables.
La Donzelle, perchée sur Jean-Eudes, somnole en rêvant d'un bain bien chaud.
Toujours sur ses arrières, Eole transporte les butins amassés au file des derniers jours.
L'épaisse couche de neige craque sous les lourds sabots des trois bourrins.
Le genre de bruit qui vous énerve une Stase...

Non de dieu de foutrecul ! J'aime pas la neige ! J'aime pas le froid ! J'suis fatiguée ! Et j'ai faim !
Sunieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee c'est quand qu'on arri...

Soudain, un grognement retenti du fond des bois suivi de bruits de pas précipités.
La pucelle, surprise, dégaine son épée et stoppe sa monture pour observer les alentours.


P'tain t'as entendu ça ? C'est pas un teckel c'te machin c'est au moins un ours ! Bon aller on s'magne parce que s'il a aussi faim qu'moi on est mal barre !

Les bottes viennent claquer le long des flancs de la monture qui accélère le pas.

Oh p'tain, oh p'tain, oh p'tain, oh p'tain...

Après quelques minutes des torches apparaissent.

Tient bizarre ça...

J'vais voir c'qui se passe, viens ou trace ta route comme tu veux, j'te rejoindrais après.

Elle avance en direction de l'agitation pour arriver sur la gauche du groupe.
Le jour commençant à pointer, elle arrive à distinguer vaguement quelques silhouettes qui lui sont familières.


Tuthur ? Cristras ? Phenyx ? Mais qu'est ce que vous foutez là à cette heure ci ?



Creuse

Le discours de la jeune dame à la place du village l'avait quelque peu intriguée, oui. Elle s'avouait un peu honteuse que c'était plus par curoiosité qu'autre chose qu'elle l'avait suivie. Les problèmes de ce genre étaient tellement rares ici que quand ça arrivait, forcément qu'ça rameutait du monde. Créüse était à la fois curieuse et inquiète, c'qu'était sûr c'est que tour ça n'présageait rien de bon. ça ne pouvait qu'être l'oeuvre d'un démon ou alors d'une bête qu'on voyait pas d'habitude par ici... Rien d'autre ne laisserait son butin à l'abandon comme ça. Certes elle n'avait été témoin de rien, n'avait même pas vu les corps, mais elle croyait aux murmures des villageois qui avaient suivi la jeune dame au cimetière. Mais Créüse était forte. Elle allait aider les gens à remettre le calme dans l'village ça c'tait sûr. Deux vies prises, pour rien. Deux braves gens, elle n'en doutait point.

Ses cheveux roux ondulant dans le vent, elle parvint au cimetière juste à temps pour entendre les consignes d'Arthur. Celui-là au moins elle le connaissait; il avait été maire plusieurs fois. Arme. Une arme, oui. Elle possédait une courte épée un peu rouillée dans sa cave, mais ça ferait l'affaire. C'était l'héritage de son oncle, il allait servir à quelque chose pour une fois. Pour les chemins peu praticables... ça devrait aller.


En aucun cas, je dis bien en aucun cas, quelle qu'en soit la raison, nous ne devrons nous séparer. Ceux qui partent avec nous reviendrons avec nous. Si vous voulez vous joindre à la battue, vous devez être sûrs de pouvoir supporter toute la traque. Nous ne pourrons pas rebrousser chemin, il est absolument vital de ne pas scinder notre groupe. Est-ce que c'est bien compris?

Elle eut quelques secondes d'hésitation. Elle ne voulait pas retarder le groupe... Mais maintenant qu'elle était là, c'est pas mainant qu'elle allait rebrousser chemin. Quelque chose de terrifiant, il avait dit. ça n'allait pas être comme dans les contes, c'était certain. Elle prit une profonde inspiration et prit ça décision, se tournant vers Arthur.

Je viens, m'sire. Voilà, c'était dit. J'vais aider le mieux que je peux, il faut découvrir... Ce qui a fait ça. Je vais chercher quelque chose pour me défendre. Je ne connaissais pas ces personnes mais nous allons les venger. J'espère.



Devan le Roux

Devan avait écouté ce que disait l'homme à la cicatrice sur la joue. Et réfléchissait à ce qu'il devait faire. Il regarda les moulinois revenir armé, mais lui savait que cela ne servirait à rien si personne ne connaissait la forêt.

Mais lui la connaissait, très bien même, les années passée à la parcourir en avait fait de lui un expert. Il en connaissait tout les recoins. Et savait aussi, qu'une simple bête ne pouvait avoir commis ce genre d'atrocité.

Jetant un coup d'œil au petit groupe qui entourait la femme des cheveux au reflet Aubrun, il sut qu'il devait faire quelque chose. Le roux pris donc son courage à deux mains, et surmontant son habituel réticence à parler à un inconnu, il dit de sa voix enrouée:


"M'ssire, je connais la forêt, j'irais devant en éclaireur. Sinon, on risque de s'perdre la dedans".

Le roux jeta un coup d'œil au ciel, celui ci commençait à s'éclaircir, une nouvelle journée commençait, pareil aux autres, froide et ensoleillée. La neige le recouvrait tout. Un groupe de personne se trouvait à côté de deux tombes, toutes pleurait sauf une. La tel Cris continuait de fixer la tombe, le regard vide. Se rendait-elle compte de quelque chose? Devan n'en savait rien, et haussant les épaules, il prit le chemin de la forêt. Sans attendre personne.[/b][/i]



Khoryan

La douleur etouffée par la rage qu'il avait laissé monter en lui, un peu de lucidité et de calme revinrent habiter l'esprit de Khoryan, suite au paroles d'Arthur et a l'annonce d'une battue. La rage, brusque et fulgurante, se transforme alors en colère, moins intense mais plus ancrée et réflechie, plus durable aussi...

Il s'adresse soudain a Peny :
Il faut faire vite, deja certains sont armés et la battue s'organise...Je dois m'equiper. Et toi aussi non, ma chipie ?...Une chasse ca te dit, j'imagine...

Khoryan n'a pas l'habitude de se promener armé et n'avait meme pas son baton ou son bouclier sur lui à son arrivée au cimetière. Il décide alors de faire un aller retour au pas de course jusque sa demeure s'armer de ses armes.

En s'en equipant une fois chez lui, il sait bien qu'il n'est pas un guerrier, ni un expert au bouclier. Quant à son baton, il lui semble bien dérisoire, mais bon, il n'a jamais eu d'epée jusque là. Il préférerait une bonne hache a ce fragile baton. C'est alors que lui vient une idée, que sa colère approuve aussitot, mettant dans ses yeux alors un éclair de cruauté malsaine, qu'il n'arbore que rarement, quand son ame trop affectée se tourne vers la bestialité.

Khoryan n'est pas guerrier, mais il est boucher...

Et en matière d'armes propres a percer les cuirs de porcs les plus coriaces ou a sectionner des membres de bovins avec l'os, un boucher ne devrait pas manquer de ressources. Le voilà donc dans sa boucherie, choisissant son plus massif couperet et un couteau a depecer à la lame aussi solide qu'efilée.


Voilà des armes plus adequates que ce maudit baton, je vais en faire des steacks de cette bestiole et on fera un mechoui à la mémoire de Maya, dit-il à Peny avec un rictus sadique inédit devant elle.

Avalant une bonne rasade de lait et un morceau de viande crue en guise de défi haineux et primitif, le voilà reparti en courant rejoindre le groupe vengeur qui se mettait dejà en route.


Moiraine

Tous se préparaient à partir; certains, confiants, se rassemblait avec assurance et d'autres se préparaient à ce qui pouvait les attendre là-bas. Elle était en vitesse allée chercher son fidèle bâton chez elle, on sait jamais ça pouvait servir en forêt. Écoutant ce qu'avait dit Arthur, elle avait cherché partout un semblant d'arme. Ce n'était pas dans ses habitudes d'avoir besoin d'une arme, de quelque sorte que ce soit; elle était plutôt pour le pacifisme quand il était possible. Mais dans ce cas là, se protéger serait inévitable. Moiraine s'était finalement contentée d'un long couteau ressemblant un peu à une dague, accroché à se ceinture.
Pas mal de monde s'étaient mobilisés, ils devaient être une vingtaine au plus.

Elle embrassa les tombes d'un dernier regard et suivit les autres, se promettant de faire tout son possible pour rendre justice à Maya et Cersei. Pour que le village ait à nouveau l'esprit tranquille.

Et par-dessus tout pour ne pas que cela recommence.




Arthur Dayne

De nombreux assentiments vinrent accueillir la fin de son discours. Il avait pris l'habitude de s'adresser aux villageois, et savait qu'il était écouté comme une sorte de patriarche. Ce qui parfois l'agaçait mais, en l'occurrence, était plutôt une bonne chose au vu de la situation actuelle. Plusieurs villageois, certains qu'il connaissait bien, d'autres qu'il avait parfois juste aperçu, vinrent l'assurer de leur présence. Une femme qui ne lui était pas inconnue, mais dont il ne parvint pas à retrouver le nom. Khoryan, plus remonté que jamais, réapparut armé de ses couteaux de boucher.

Tous se regroupèrent devant les grilles du cimetière, et se mirent en marche à travers la campagne, en direction de la forêt. Le jeune vagabond qui avait tenté d'arrêter Cris un peu plus tôt arriva à la hauteur d'Arthur.


"M'ssire, je connais la forêt, j'irais devant en éclaireur. Sinon, on risque de s'perdre la dedans".

Arthur regarda le jeune garçon, hésitant. Du peu qu'il savait de lui, il semblait qu'il avait en effet vécu dans la forêt, et ses connaissances pouvaient en effet se révéler vitales. Mais voir partir l'un d'entre eux seul au devant des autres ne l'enchantait guère.

D'accord, mais ne pars pas trop loin. Reste à portée de voix et de vue, et au moindre bruit suspect, reviens vers nous.

Pas le temps de voir si le garçon avait bien compris ses paroles qu'une voix bien connue lui fit tourner la tête.

Tuthur ? Cristras ? Phenyx ? Mais qu'est ce que vous foutez là à cette heure ci ?

C'était Stase, arrivée avec le matin, sur le dos de Jean Eudes. Il savait qu'elle et Sunie devaient passer par Moulins. Il parvint à esquisser un faible sourire à la gamine en guise de salut, et son visage redevint grave.

On a découvert deux cadavres dans la forêt. Une jeune fille arrivée au village depuis peu et... et Maya. Elles ont été attaquées par... quelque chose, qui se niche dans la forêt, et qu'on va essayer de déloger. Si t'es pas trop épuisée par ton voyage et que l'expédition te tente, tu es la bienvenue. Mais à une condition... tu ne t'éloignes pas du groupe, sous aucun prétexte.

Reprenant la marche, Arthur observa les environs, à la recherche de Sunie. Si Stase était là, alors elle ne devait pas être loin. Et dans la forêt, elle pourrait se révéler d'une aide précieuse...

Tous les autres suivaient. Moiraine était armée de son bâton. Khoryan et Pény avançaient côte à côte. Les fils de Gustave se tenaient en rang serré. Leur groupe se composait d'une bonne vingtaine de villageois. Arthur jeta un regard vers la lisière du bois. Le jeune rouquin avait déjà disparu dans la pénombre de la forêt. Ses traces de pas dans la neige encore fraîche leur ouvraient la voie, et semblaient comme englouties par les ténèbres du sous bois.

Il espérait que le jeune garçon suivrait ses recommandations et ne s'éloignerait pas trop d'eux.




Franceska

Nombreux étaient ceux, qui armés, se préparaient à partir, pour se lancer à la recherche de ce qui avait bien pu causer telle sauvagerie.

Franceska, qui depuis son arrivée, n'avait pas quittée Cris et Phoenyx, tentant de consoler son amie dont la soeur avait subitement disparue, victime du fléau qui s' abattait sur eux, s'écarta légèrement, observant le rassemblement qui s'était formé autour d' Arthur.

Beaucoup avaient répondus présent. Khory accompagné de Pény, Moiraine et tant d'autres qu'elle ne connaissait pas, si ce n'était de vue simplement.

Figée là, elle se demandait ce qu'elle devait faire. Les suivre ou bien alors rester ? Quelqu'un devait rester au village et qui plus est, Frances n'avait pas pour habitude de manier les armes. Bien trop douce pour cela, elle n'en avait jamais trouvé l'utilité jusqu'à présent. Fluette comme elle l'était, elle n'aurait sans doute fait que les retarder dans leur périple.
Ainsi donc, elle resterait là.


Le temps qu'elle prenne cette décision, elle vit Arthur et le groupe prendre la direction de la forêt. S'élançant vers le groupe en courant, elle se faufila tant bien que mal entre tous, réussissant à rejoindre Arthur.
Posant une main sur l'un de ses avant bras, le stoppant dans sa marche, elle lui adressa quelques mots avant qu'il ne poursuive son avancée.


Arthur ! s'écria t-elle. J'ai pris la décision de rester au village. Ma présence au sein du groupe ne ferait sans doute que vous ralentir. Et puis il faut bien que l'un d'entre nous reste ici au cas où.

S'arrêtant de parler, elle le regarda, les yeux emplis d'angoisse.

Surtout n'hésite pas à m'envoyer quelqu'un pour me prévenir si quelque chose venait à arriver.

Terminant, elle serra un peu plus sa main sur son bras et se tourna cette fois vers le groupe qui était là.

Soyez prudent tous ! Je ne sais ce qui se tient caché dans ces bois, mais tous semble à laisser penser qu'il s'agisse de l'oeuvre du Diable.
Regardant chacun de ses amis présent elle ajouta :
Je ne pourrais concevoir de vous perdre et encore moins en ayant subit même acharnement.

Lâchant le bras d'Arthur qu'elle avait gardé tenu entre ses doigts, elle les regarda tous une dernière fois avant qu'ils ne refasse route vers l'effroyable inconnu.


Aube

[color=indigo]Cela faisait quelques jours qu'Aube était arrivée à Moulins. Le village lui plaisait énormément, elle avait rencontré plein de gens formidables et avait donc décidé de s'y installer.

Régulièrement Aube faisait de longues promenades aux alentours du village, elle aimait le calme et la solitude de ces paysages mi-champs, mi-forêts.
Elle aimait particulièrement se lever de bonne heure, avant que le village ne reprenne vie, et errer au hasard des chemins, en écoutant le bavardage des oiseaux à la recherche d'une rare nourriture.

Mais ce matin-là, il n'y avait pas un bruit à l'orée de la forêt. L'atmosphère était étrange, comme tendue. Quelque chose se passait. Aube s'enfonça un peu dans la forêt. Le silence était assourdissant. On aurait dit que la forêt entière était sur ses gardes et qu'elle retenait son souffle.

Aube avançait malgré tout en se disant que son imagination lui jouait des tours, quand au détour du chemin, elle vit apparaître un groupe de personnes. Elle s'approcha, aperçut d'abord un jeune homme qui avançait seul, et à une vingtaine de mètres derrière lui Arthur, Phoe, Benoît, Moiraine, ainsi que Khory et Peny, et puis d'autres villageois qu'elle ne connaissait pas encore. Tous étaient armés et tous étaient marqués par la peur, la rage ou la tristesse.

Aube laissa passer le jeune homme et s'approcha d'Arthur.


Mais que se passe-t-il ici? Que faites-vous tous, armés jusqu'aux dents, à cette heure matinale dans la forêt? Vous cherchez quelqu'un? Il s'est passé quelque chose de grave?



Pénélope

La brunette avait emboiter le pas de khory jusqu a la maison afin qu il puisse s armer et participer a la chasse .

La brunette restait silencieuse ne cessant de penser aux derniers instants des deux victimes . Maya lui manquait terriblement . Tous en regardant son homme s armer avec ces couperets de boucher Pény pris conciense que la chasse serais peu être un carnage , elle n avait jamais vu Khory dans cet état .


Je vais aller chercher mon arc chez moi , il pourra surement me servir en plus de "mon" épée .

Elle sortie de la pièce mal a l aise , la main sur le pommeau de son épée , elle dégageas celle ci de son fourreau , la brunette fixait la lame , on pouvais y lire un nom gravé pret du pommeau ... Pény ferma les yeux et promis intérieurement de tous faire pour venger l ancienne propriétaire de cette magnifique lame .


La sauvageonne se mis a courir en direction de sa maisonnette n attendant pas khory , elle ne cessait de penser a Maya et une question revenait tous le temps : "pourquoi Maya était elle partie désarmée " ?
Les larmes se mirent a ruisseler sur le visage de la brunette , et elle se mis a courir encore plus vite , presque a perdre haleine .... Arrivant a sa maisonnette , s essuyant le visage du revers de sa manche , elle entras et se dirigeas vert sa couche . Son arc y étais cacher , les flèches ... tous étais la .

Une besace et quelques fruits , une ou deux grosses miches de pains . une peau bien roulée sanglée sur l anse de sa besace et la brunette étais fin prête . Elle se remis donc en chemin pour retrouver Khory , repensant qu elle l avait laisser seul




Benoit

Benoit etait la et arme de son epee et de son bouclier, impatient de commencer cette traque, il apercu tous ses amis presents, et aussi bien armes, avec tous le meme regard qui etait celui de la vengeance, oui la vengeance et la fin de cette Bete qui terrorisait tous Moulins, il etait temps d y mettre un terme. Benoit se raaprocha du groupe et regarda en direction de Moulins, pour voir s il ne voyait pas son amie et collegue Ranya arriver, il avait en effet demander a cette derniere de nous rejoindre car membre de la Coba de Murat elle serait faire face au danger au cas ou



Clotildette

Repartit en vitesse à sa maisonnée, Clo revint au groupement avec les couteaux les mieux aiguisés de sa vaisselle. Elle ne manqua pas d'en distribuer à qui pouvaient manquer d'armes.

Son cœur battait fort, elle ne savait pas, comme tout les autres d'ailleurs, ce qu'il les attendaient là bas mais elle ne pouvait plus reculer maintenant.
Elle s'arma de tout son courage et écouta les dernières recommandations d'Arthur.

Elle serra fort le couteau qu'elle tenait dans sa main et d'un pas bien décidé suivit le groupe qui s' engouffra dans la forêt laissant peser un lourd silence.

Toutes âmes restant sur le qui vive, des prières tournaient en boucle dans la tête de Clo, espérant que celles-ci les protégeraient tous dans cette tâche ô combien périlleuse.




Ranya

De retour depuis peu sur Moulins , elle en profita pour aller retrouver ses amis en taverne , après une discussion sur différents sujets , Benoit lui proposa de participer à une traque dans la forêt, il lui donna peu d’informations mais apparemment il s’agissait de se lancer à la poursuite d’une bête .

Ranya ne croyait pas vraiment à cette histoire , la première idée qui lui venait était probablement encore une rumeur de village qui avait fait boule de neige comme très souvent .

Mais elle décida de jouer le jeu , elle prit donc son épée et son bouclier sous les conseils de son ami et alla rejoindre les habitants se trouvant déjà sur les lieux, elle n’était pas vraiment inquiète imaginant déjà cette histoire comme un leurre.

Elle traversa le village et alla rejoindre tout ce petit monde déjà prêt pour cette battue, plus elle avançait, plus elle percevait un malaise et pourtant elle doutait toujours, une bête ? quelle idée…c’était impensable , il y avait surement une explication plus censée….


Elle approcha doucement et aperçut de loin Benoit , elle alla à sa rencontre.

Coucou !!! désolée j’espère n’avoir pas été trop longue….
elle observa tout ce petit monde , ils paraissaient particulièrement angoissés mais aussi énervés , une certaine tension était perceptible.

Elle regarda Benoit qui se trouvait dans le même état , hum.. dis moi c’est vraiment sérieux cette histoire ? c’est pas une rumeur ? il y a vraiment quelque chose ….elle n’osait pas prononcer le mot bête tant elle avait du mal à le croire, dans cette forêt ? elle n’était plus si rassurée soudainement .



Devan le Roux

Le roux continuait son chemin sans regarder en arrière, il avait vaguement entendu l'homme à la balafre lui dire quelque chose, mais la forêt attirait trop son attention pour l'écouter.

Armé de son vieux poignard, Devan avançait dans la neige. Scrutant chaque recoin sombre, mais rien ne paraissait y bouger.

Il sentait son cœur battre plus fort que d'habitude, et se rendit compte par le gout d'acier qu'il avait dans la bouche que ce n'était pas l'effort de marché dans la neige qui le faisait battre si fort mais la peur. Une peur insidieuse, qui lui collait à la peau le faisant transpirer malgré le froid qui régnait.

Le jeune homme jeta un coup d'œil en arrière et vit que les moulinois se regroupait encore. Tous armés, un peu plus loin, un petit groupe attira son attention, celui de la jeune femme au cheveux ambré qui n'arrivait pas encore a se rendre compte de l'atrocité qui venait d'arriver, trop choquée encore, soudain il croisa son regard vide et su qu'il chercherait la bête, dû-t-il y laissé sa vie, car se regard lui rappelait trop un autre. Celui d'une fillette qu'il avait connue jadis.

Se secouant les souvenirs, il se retourna et continua son chemin.
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Arthur Dayne
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MessageSujet: Re: [RP] La Bête rôde   Jeu 25 Fév - 13:41

Sunie

Elles arrivaient au galop, les azures de Sunie balayaient les alentours alors que Stase commençait déjà à râler dés l’aube, il était temps qu’elles fassent une pause en terre Auvergnate. Les portes de Moulins se dessinaient au loin.

Non de dieu de foutrecul ! J'aime pas la neige ! J'aime pas le froid ! J'suis fatiguée ! Et j'ai faim !
Sunieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee c'est quand qu'on arri...


Les iris de la brindille se posent alors sur son extase alors qu’un sourire en coin s’affiche aux coins de ses lèvres.

'tin mais jamais tu t’arrête de geindre… ? r’garde d’vant toi c’est Moulins, j’ai des choses à prendre ensuite on s’casse !


Alors que Stase semble grogner toute seule dans son coin et surtout bien plus discrètement, elles entrent dans le village…. Iris qui se détournent un bref instant aux portes de la ville pour surprendre le geste d’une jeune femme sur le bras d’Arthur ….le temps semble se suspendre alors qu’elle les observes et qu’a nouveau un sujet resurgit dans son esprit…il n’a jamais le temps, toujours occupé a Moulins…elle n’est jamais là, toujours partie sur les chemins… Il ne faut plus qu’elle revienne a Moulins, il sait a présent qu’il est capable d’aimer a nouveau, elle le torture a chaque fois qu’elle réapparait… repart d’ ici….pas le temps de faire une approche… une apartée qu’un bruit étrange se fait entendre, la pucelle déblatère a nouveau pour ne pas changer alors qu’elle talonne déjà Jean Eudes.

J'vais voir c'qui se passe, viens ou trace ta route comme tu veux, j'te rejoindrais après.


Les sourcils de la brindille se froncent alors que ses azures observent la pucelle s’éloigner et qu’a son tour coup de botte est donné sur les flancs de sa monture ... qu’il s’élance au galop. Nuage de vapeur qui s’échappe des naseau alors qu’elle le talonne toujours plus pour arriver a hauteur de la pucelle qui a rejoint Arthur…. la brindille a réprimé l’envie de lui sauter dessus pour qu’elles tombent toute deux au sol…La pucelle semble tétanisé de la sa réponse donné par Arthur … elle ne parle plus…

Prunelles de la brindille qui se posent sur Arthur alors qu’elle lui adresse un tendre sourire, main qui s’envole pour venir se glisser dans ses boucles brunes essayant de rediscipliner les mèches rebelles … Elle ne descendra pas de sa monture alors que son corps pivote vers Stase… et que la raison qu’elle donne pour s’éloigner de Moulins pourrait sonner faux pour quelqu’un qui la connais bien… la brindille s’éloignera en silence, c’est mieux de toute façon … elle lui écrira, une lettre c’est toujours plus simple… d’une voix qu’elle souhaite douce et sans hésitation, elle s’adresse a Stase tout en gardant ses azures posé sur Arthur…



Ils sont assez nombreux pour la battue, nous avons du ch’min encore a faire ….
On r’viendra dans quelques temps… viens…


Main qui s’élève jusqu'à ses lèvres alors qu’elle y dépose un baiser qu’elle adresse a Arthur avant de tirer sur les rennes pour faire demi tour et de repartir au galop, la pucelle venant chevaucher a ses côtés….



Arthur Dayne

Dans le sillage de Stase, Sunie fit son apparition. Il le savait, Arthur, qu'elle ne devait pas être bien loin. Il le savait, qu'elle viendrait jusqu'à lui. Elle lui adressa un sourire tendre, de ceux qui avaient le don de le rassurer, comme un enfant ayant peur du loup... Ce qui, au final, collait étrangement à la situation. Ce qui se passa par la suite n'acheva pas de le rassurer, en revanche.

De ce geste si gracieux qui n'appartient qu'à elle, Sunie balaya les mèches qui virevoletait autour de son visage. Puis l'instant fut rompu. Elle ne descendit pas de sa monture pour venir se serrer dans ses bras. Elle ne descendit pas pour grapiller un baiser, après cette si longue séparation. Son bel oiseau sauvage tourna la tête vers Stase, lui lança quelques mots qui sonnaient faux... Prétexte pour rentrer...

Prétexte pour ne pas le voir? Fuite? Drôle de fuite... Pourquoi fuis-tu, petit chaton? Alors que j'ai tant à te raconter, tant à partager depuis ton absence...

En la regardant s'éloigner, et malgré ce baiser soufflé du creux de sa main, Arthur sentit autre chose que la fatigue et la terreur de cette nuit s'insinuait en lui. Le doute... Cette crainte qu'il savait tapie quelque part, attendant son heure. Crainte de ce moment où leur couple étrange et insolite arriverait à cet instant inéluctable. Où elle aurait envie d'autre chose. Où elle voudrait aller de l'avant, alors qu'il n'avance plus que par petit pas comptés, sans rien attendre de l'avenir. L'avenir est derrière lui, alors qu'elle n'est encore que rêve d'avenir.

Il regarda la silhouette si petite, si frêle en apparence de son bel oiseau s'éloigner vers les remparts de la ville, avant de revenir à la lisière de la forêt. Pour le moment, il fallait parer au plus urgent. Mener cette battue.

Ce fut la voix d'Aube qui le fit définitivement revenir à la situation.

Mais que se passe-t-il ici? Que faites-vous tous, armés jusqu'aux dents, à cette heure matinale dans la forêt? Vous cherchez quelqu'un? Il s'est passé quelque chose de grave?

Bonjour Aube. Il s'est passé une chose... terrible, cette nuit. Nous avons découvert deux corps atrocement mutilés dans la forêt. Les villageois ont décidé d'organiser une battue dès ce matin pour découvrir ce qui a fait ça. Si tu veux te joindre à nous, tu peux, mais il faut que tu sois armée et prête à affronter une battue en forêt. Et surtout, surtout, tu ne t'éloignes jamais du groupe.

Ils arrivaient à la lisière du bois. Ils allaient pénétrer dans l'antre de cette chose. Ils entraient sur son terrain. L'épaisseur des bois, la neige qui vous collait aux chausses et rendait chaque pas plus pénible que l'autre, diminuerait considérablement leur marge de manoeuvre et leur capacité à fuir en cas d'attaque. Le jeune rouquin parti en éclaireur était un peu plus loin, mais avait presque disparu de son champs de vision. Qu'il ne prenne pas de risque, par pitié... qu'il ne prenne pas de risque.

Se tournant vers ceux qui avaient suivi la battue, Arthur soupira profondément.


Vous êtes prêts? Je répète que nous ne devons nous séparer sous aucun prétexte...

Et sans un mot de plus, il s'enfonça dans les bois ténébreux.



Aube

Arthur répondit rapidement à Aube.

Il s'est passé une chose... terrible, cette nuit. Nous avons découvert deux corps atrocement mutilés dans la forêt.

À ces mots, Aube tressaillit d'effroi. Elle écouta la suite avec plus d'attention.

Les villageois ont décidé d'organiser une battue dès ce matin pour découvrir ce qui a fait ça. Si tu veux te joindre à nous, tu peux, mais il faut que tu sois armée et prête à affronter une battue en forêt. Et surtout, surtout, tu ne t'éloignes jamais du groupe.

Mais qui a été tué de la sorte?
demanda-t-elle dans un souffle, espérant que ce ne serait pas une de ses connaissances, ou pire, sa soeur, qui venait d'arriver à Moulins, mais qu'elle n'avait pas vue la veille.

Aube ne savait que faire. D'abord, elle n'était pas bien courageuse. Et elle était assez fluette, pas entraînée au combat. En plus elle n'avait pas d'arme sur elle, vu qu'elle était juste partie faire une balade matinale. D'un autre côté le groupe était important, et plus les villageois seraient nombreux, plus ils auraient de chance de trouver le monstre qui avait commis pareille infamie.

Et puis, Arthur était là. Bien qu'Aube ne le connaissait pas encore beaucoup, elle sentait poindre un petit quelque chose tout au fond d'elle-même, et il lui répugnait à le laisser partir affronter le danger sans être près de lui.

Ce dernier argument la convainquit de suivre le groupe. Mais il fallait d'abord trouver une arme.
Aube se tourna vers les autres villageois et demanda à la ronde si quelqu'un avait eu l'idée de prendre plusieurs armes avec lui.




Devan le Roux

Le roux continuait sa marche, se retournant de temps pour voir où en était les autres, il vit que l'on commençait à le suivre et cela lui donna un peu de courage pour avancer, car, chose étrange, la forêt ne l'attirait pas comme avant, une sensation étrange lui produisait un rejet instinctif.

Tout les sens en alerte, Devan avançait avec précaution, s'arrêtant de temps à autre, pour écouter. Aucun son ne lui arrivait, rien. Tout se silence le rendait nerveux, du temps ou il vivait dans la forêt, le roux savait que la forêt n'était jamais en silence, elle était vivante, pleine de bruits que provoquaient ses habitants. Mais aujourd'hui, il paraissait qu'elle avait été désertée.

Devan arriva à une clairière, entourée d'arbre sombre, le roux n'arrivait pas à distinguer ce qui pouvait se tenir tapis dans les coins sombre. Soudain un fracas le fit sursauter, se retournant d'un bond il vit que ce n'était que deux corbeaux qui s’envolaient à tir d'ailes, surement apeurés de tant de silence.

Soupirant de soulagement, le jeune homme se redressa et détendit ses muscles, il s'assit sur un vieux tronc mort pour se reposer un peu, sa respiration reprenait peu à peu son rythme normal, il entendait au loin les voix des moulinois. Appuyant les coudes sur ses genoux, le roux décida d'attendre tranquillement les autres.



La Bête

Le jour est levé. Même si la faim tenaille encore ses tripes, il faut aller dormir. Le jour n'est pas bon pour la chasse. On y est trop à découvert.

Alors qu'elle cherchait un endroit où se terrer et dormir pour la journée, la Bête sentit les arbres la prévenir. Quelqu'un entrait. Plusieurs pieds, des pieds lourds dans la neige, des pieds malhabiles qui se prennent dans les racines. Elle sent le danger, la Bête, mais elle doit s'approcher. Savoir. Il n'y a jamais autant de pieds à la fois dans la forêt, surtout l'hiver. C'est anormal.

Elle rampe, louvoie, se faufile entre arbres et buissons, prend garde à ne pas laisser trop de trace dans la neige. Plus elle s'approche, plus elle détaille, sépare, distingue les pas. Certains sont plus lourds que d'autres, plus maladroits. D'autres sont plus légers, trahissent une vieille habitude des terrains difficiles. Et parmi ceux là, une paire de pieds qui frôlent la neige comme l'air, qui n'hésitent pas, évitent les branches. Aussi discret qu'une biche. Quelqu'un qui connait la forêt. Quelqu'un de dangereux.

Il s'est éloigné des autres. La Bête est proche, maintenant, elle peut le sentir. Il dégage une forte odeur. Du musc, de la sueur, pas de cette odeur bizarre et trop parfumée qu'ont parfois les autres humains, surtout les femelles. Celui là est différent. Il se repère, avance discrètement, ne fais pas tout le vacarme que font les autres. Il va la débusquer. Il risque de la débusquer. Il faut qu'il meurt avant.

Et puis sa chair doit avoir bon goût. Forte odeur vaut chair relevée. Et la Bête a faim. Cette faim qui n'est pas vitale. Cette faim qui n'est pas histoire de nutrition. Cette faim béante que la première victime, si frêle et délicate, a creusé au plus profond de ses tripes. Une faim de sang qui jaillit, de chair tendre qui fond sous la dent.

Il est là. Celui qui marche en silence. Il sent fort. Il a des cheveux couleurs de feu. Il s'assoit sur une racine. Il a un défaut, et la Bête le sait. Il croit qu'il est à l'abri parce qu'il connait la forêt. Il est trop confiant. Comme ses frères.

La Bête est derrière lui. Son souffle effleure doucement la nuque de celui qui marche en silence aux cheveux de feu. Il se tourne brusquement, écarquille les yeux.

Lueur de peur. La mâchoire de la Bête se referme sur la gorge avant qu'un cri n'en sorte. Ce n'est qu'un gargouillis étouffé qui s'échappe des lèvres du jeune homme. La Bête manque de temps. Celui qui marche en silence tombe en arrière sous le poids de la Bête. Elle déchire la gorge, l'épaule, lacère un bras. Puis se dépêche d'atteindre l'endroit le plus délectable. Les dents tranches la peau fine du bas ventre. Les muscles crissent, l'odeur du sang envahit ses narines.

Il se débat toujours. Il y a plus de force en lui que dans les deux femelles de la nuit. Alors la Bête referme sa mâchoire sur le visage, d'où menace toujours, malgré la gorge sanguinolente, de s'échapper un cri rauque qui pourrait attirer les autres. Celui qui marchait en silence n'a plus de trait. La Bête arrache le nez, pulvérise les os de la face, dévore la chair tendre des joues. Le crâne se brise sous la dent.

La Bête sent les coups de poings donnés par celui qui marchait en silence ralentirent, puis s'atténuer. La vie les quitte. Elle se déverse par les blessures ouvertes, par les déchirures dans la chair. Déjà, la chair n'a plus le même goût. La mort s'installe, peu à peu.

Et les pas lourds approchent. Il faut fuir.

L'homme aux cheveux de feu gît, sans vie. Le sang écarlate donne à son visage broyé une couleur plus vive encore que sa tignasse mal coiffée, désormais poisseuse.

La Bête saute par dessus le corps, s'enfonce dans les profondeurs de la forêt. Ses oreilles sont pleines du bruit que font les pas malhabiles des autres. En quelques bonds, la Bête a agrandit la distance qui la sépare du corps qu'elle vient de dévorer, et des autres qui s'en approchent.

Elle disparait dans la pénombre, s'enfonce de plus en plus au plus profond des bois. L'obscurité l'engloutit. Personne ne l'a vue. Personne ne la verra. Aujourd'hui, du moins.




Clotildette

Clo se dirigea vers Aube qui venait de rejoindre le groupe.
Tiens Aube, ce n'est qu'une arme modeste mais elle est bien aiguisée, j'ai pris soin d'en prendre plusieurs, prends donc celle-ci avec toi.
Elle tendit le couteau à Aube, lorsque soudain, il lui sembla entendre un bruit un peu plus loin devant eux.

Elle hésita et se retourna vers le groupe,
Avez vous entendu?

Puis elle se rappela qu'un Sieur était parti devant les autres en éclaireur.
Elle comprit mieux maintenant l'intêret qu'il avaient tous à rester groupés.
Elle n'était pas sur de ce qu'elle avait entendu mais se contenta d'obéir à la règle et de ne point s'éloigner. Son coeur se mit à battre plus fort, elle avait maintenant trés peur et appréhendait de voir ce qu'il les attendait plus loin.




Ranya

Ils étaient nombreux à s'être réunis pour traquer cette bête, Ranya avait décidé de les accompagner, elle avait pris conscience que ce n'était pas une rumeur, quelque chose d'horrible c'était passé, elle avait entendu des brides de l'histoire , un nom aussi celui d'une personne qu'elle avait brièvement croisée à plusieurs reprises sur Murat , celle-ci ferait donc partie des victimes?

Dans l'attente de se mettre en route , un homme s'enfonça dans le bois, seul.. inconscient surement, si ce qu'il se disait était vrai , ce n'était pas le moment de jouer au héros, espérons qu'Aristote veille sur lui.

elle écouta les ordres donnés par un des meneurs , il paraissait connaitre les lieux et elle était assez d'accord avec lui ne jamais se disperser , ne sachant sur quoi ils allaient tomber, elle jeta un oeil autour d'elle , s'assurant que tout le monde était bien armé .

Aube s'était joint à eux , une femme que Ranya ne connaissait pas , lui proposa un couteau , mais celle ci paraissait si frêle, qu'elle doutait que cet arme pourrait l'aider... au besoin, certes c'était toujours mieux que rien .


Ranya se dirigea vers Aube.

Aube tu es bien certaine de vouloir venir ? tu n'es pas obligée tu sais ...et puis je pense qu' on aura besoin de monde au village au cas ou...il n'est pas trop tard pour toi de faire marche arrière.

Le petit groupe continuait à avancer progressivement , des questions fusaient au fur et à mesure , le doute sur chaque bruit , chaque ombre, des moments de silences , un silence inhabituel, inquiétant même .

Ranya resta sur ses gardes à chaque instant, la main sur son épée, scrutant les environs sans relâchement.

Quand soudain un bruit sourd,une femme devant elle fît la remarque .


Avez vous entendu?

Elle n'était pas la seule à l'avoir entendu , Ranya la regarda, voyant dans ses yeux un moment d'angoisse .

Oui moi aussi j'ai entendu un bruit , on dirait que ça venait de cette direction.

Un regard vers Arthur , il avait pris la direction du groupe depuis le départ , attendant sa réaction.



Aube

Aube reçut de son amie Clo un couteau de cuisine bien aiguisé. Effectivement, ce n'était pas grand chose, quand on pensait à l'ampleur du danger qu'il faudrait affronter.

D'après ce qu'Arthur lui avait dit, il devait s'agir d'un être doté d'une force et d'une violence exceptionnelles.

Mais c'était mieux que rien et Aube était bien décidée à accompagner les villageois jusqu'au bout de l'aventure. Après tout, ils l'avaient si bien accueillie quand elle était arrivée avec Benoît, elle leur devait bien ça, une présence de plus, même si ce n'était pas la plus utile. Elle pourrait toujours servir à quelque chose, elle en était sûre.

Elle laissa quelques villageois passer devant elle et aperçut Ranya qui se dirigeait vers elle.


Aube tu es bien certaine de vouloir venir ? tu n'es pas obligée tu sais ...et puis je pense qu' on aura besoin de monde au village au cas ou...il n'est pas trop tard pour toi de faire marche arrière.

Aube lui répondit que sa décision était prise et commença à avancer doucement à côté d'elle.

Clo fit remarquer qu'elle avait entendu un bruit. Aube se figea et tendit l'oreille. Après quelques secondes, elle entendit un froissement puis un bruit de pas qui s'éloignaient à grande vitesse.

Tout à coup lui revint en mémoire l'image du jeune homme aux cheveux roux qui était parti devant le groupe. Elle regarda dans cette direction mais ne vit personne devant Arthur.


Le jeune homme roux, celui qui est parti en éclaireur, je l'ai aperçu en arrivant... Il n'est plus là...

Un frisson de terreur lui parcourut l'échine et elle courut plus qu'elle ne marcha la dizaine de mètres qui la séparaient d'Arthur.

Arthur, tu as entendu comme nous? Ce bruit sourd et ces pas qui s'éloignaient?

Aube tremblait comme une feuille mais s'efforçait de n'en rien laisser paraître.




Arthur Dayne

Ils étaient entrés. La forêt s'était refermée tout autour d'eux. Leur avance était, comme il l'avait prédit, pénible. A chacun de leur pas, ils s'enfonçaient dans la neige, buttaient contre une racine, s'accrochaient dans un bosquet. Les branches basses des arbres qui avaient perdu toutes leurs feuilles semblaient éprouver un cruel plaisir à venir leur fouetter le visage. A certains endroits, des arbustes épineux menaçaient de leur écorcher les jambes même au travers de leurs épais vêtements.

Le rouquin avait l'air bien plus à son aise. Il avançait vite, et à plusieurs reprises échappa à la vue d'Arthur. L'ancien maire n'aimait pas ça. Ils étaient trop lents, et le jeune garçon trop rapide. L'écart se creusait entre eux, et les périodes où il n'était plus en vue du groupe étaient de plus en plus longues. Derrière Arthur, les villageois venus participer à la battue chuchoter entre eux, pestait contre les obstacles que la nature s'amusait à mettre sur leur chemin. Mais exceptés les sons qui émanaient du groupe, il n'y avait rien d'autre autour d'eux que le silence.

Un silence étrange, un silence de cathédrale, qui n'avait rien de naturel. Une forêt, même l'hiver, grouillait de bruits parfois à peine perceptibles, mais bien réels. Des petits animaux qui trottinaient, le bruissement des feuilles, des branches qui dansaient avec le vent. La vie, tout simplement. Et à cet instant précis, la vie semblait s'être arrêtée. Comme si les petits êtres qui peuplaient la forêt étaient paralysés par la peur. Comme si tout autour d'eux se trouvait suspendu dans une attente anxieuse.

Un très mauvais pressentiment oppressa la poitrine d'Arthur. C'était un de ses moments où le seul sens à qui l'on pouvait faire confiance était l'instinct. Et son instinct, déjà en état alerte, atteignit soudain un seuil supérieur. Parce que le silence oppressant fut brisé. Rien de brutal, pas de vacarme, pas de hurlement. Un simple bruit étouffé, comme un froissement, la neige faisant office de sourdine. Il y avait un mouvement, devant eux, quelque part derrière le mur formé par les arbres. Un mouvement rapide, furtif, qui avait rompu pour un éphémère instant l'attente tendue de toute la forêt.

Et il n'était pas le seul à avoir entendu. Tout le groupe s'était arrêté. Il entendit une voix anxieuse, derrière, demander aux autres:


Avez vous entendu?

Toutes les respirations étaient suspendues. Arthur pouvait sentir le regard de certains sur lui, dans l'attente qu'il prenne une décision. Il entendit quelqu'un s'approcher, et reconnut la voix d'Aube.

Arthur, tu as entendu comme nous? Ce bruit sourd et ces pas qui s'éloignaient?

Arthur hocha brièvement la tête. Il scrutait désespérément les ténèbres que formaient les arbres, refusant encore d'admettre ce qui venait très certainement de se passer. Entre ses dents serrées, il murmura:

Apparais, rouquin... je t'en supplie, apparais...

Rien n'apparut. Le silence avait repris ses droits, il pesait de tout son poids sur eux, sur leurs espoirs vains. D'un coup, n'y tenant plus, Arthur se mit à courir. Il fonça à travers les arbres, criant:

Suivez-moi! On ne se lâche pas d'une semelle!

Il courut, courut, courut aussi vite que les arbres, les buissons, la neige le lui permettaient. Il courut après l'espoir qui fuyait inexorablement devant lui. Les mots forçaient le barrage de ses dents serrées. Il ne savait pas qui le suivait, si on le suivait, ni si les autres pouvaient l'entendre.

Par tous les diables, pas ça... Pas ça...

Et il déboucha dans la clairière. Il n'y avait rien, pas de monstre, pas d'assassin sanguinaire. Rien.

Rien sauf le jeune garçon.

Rien sauf l'horreur d'une nouvelle découverte macabre.

Arthur s'arrêta, figé par l'atrocité du corps mutilé du jeune rouquin. Les autres villageois débouchèrent à leur tour dans la clairière. Arthur s'approcha du corps. Il n'y avait plus rien à faire. Le visage et la gorge du jeune garçon étaient si atrocement déchiquetés qu'aucun espoir ne pouvait être permis. Le torse et le ventre, les avants bras, étaient déchirés par de sauvages morsures ou par une arme provoquant de terribles ravages. Il ne respirait plus. Ses yeux étaient à peine discernables au milieu de la bouillie de chair qu'était devenu son visage. Il semblait à peine s'être débattu, comme si la violence et la soudaineté de l'attaque l'avaient totalement pris au dépourvu.

D'un geste rapide et plein de colère contenue, Arthur replia les lambeaux de tissu pour masquer les blessures atroces du mieux qu'il le pouvait. Il recouvrit le visage broyé, cacha sous le reste du mantel du jeune homme son ventre laminé.

Derrière lui, des murmures étouffés, quelques pleurs, et même des prières susurrées trahissaient l'horreur qui avait saisi tout le groupe. Après avoir masqué aux yeux sensibles le corps du jeune rouquin, Arthur se leva, jeta un coup d'oeil circulaire, et, la mâchoire serrée, tenta de contenir la rage sourde qui l'envahissait.

La battue est terminée. Un volontaire pour transporter le corps avec moi. On quitte cette maudite forêt. On reviendra mieux préparés, mieux armés. Pour le moment, on reste en groupe, direction le cimetière. Encore...

Et, alors que les villageois autour encaissaient le sens de ses paroles, Arthur observa la pénombre.

On reviendra mieux armés. On te trouvera. Et je te jure que tu paieras. Qui que tu sois. Quoi que tu sois.



Aube

Dès qu'Arthur s'était mis à courir, Aube avait compris que quelque chose de grave s'était passé. Comme tous les villageois, elle suivit Arthur qui s'enfonçait rapidement dans la forêt. Elle l'entendit encore crier:

Suivez-moi! On ne se lâche pas d'une semelle!

Puis le perdit de vue quelques instants. Heureusement il n'était pas loin et tous le retrouvèrent à quelques mètres de là, dans une clairière, figé devant un vieux tronc de bois mort.

Elle s'avança doucement et baissa les yeux.

D'abord elle ne vit que le sang, le sang qui tachait le tronc, le sang qui avait éclaboussé la neige tout autour d'Arthur. Il y en avait partout. Dans la lumière du matin, le rouge ressortait sur le blanc d'une façon presque surnaturelle. Et le calme et le silence de la clairière ne permettaient pas d'imaginer un instant la violence de ce qui avait dû se produire quelques instants plus tôt.

Puis Aube vit. Elle vit l'horreur absolue. Arthur essaya de cacher à la vue des villageois le corps mutilé du jeune homme roux en le couvrant de son mantel et des lambeaux de tissus qui avaient été arrachés pendant l'attaque, mais c'était trop tard, elle avait vu.

Elle ne put réprimer un cri de surprise tandis qu'un frisson d'horreur parcourait son corps tremblant de peur. Des larmes se mirent à couler le long de ses joues, sans qu'elle fasse le moindre mouvement pour les retenir.


Ce n'est pas possible, une telle horreur ne peut pas exister...
Pas possible, pas possible...

Elle ne savait plus bouger, elle sentait que si elle faisait un pas de plus, elle s'évanouirait. Elle restait pétrifiée, devant l'endroit où le jeune homme avait été retrouvé par Arthur, ne se rendant pas compte que les autres s'en allaient, abandonnant la battue pour aller enterrer dignement ce jeune homme roux, qui avait payé son courage de sa vie.




Moiraine

[i]Elle suivit le mouvement. Le groupe s'était ébranlé, la chasse avait débuté. Chaque seconde semblait ralentir au fur et à mesure qu'ils progressaient dans la forêt. Une boule s'était nichée au creux se son ventre. Etait-ce ça la peur? A chaque instant, la chose, la personne qui avait produit ce carnage pouvait surgir d'un buisson ou les surprendre par-derrière... Elle jeta un rapide coup d'oeil par-dessus son épaule. Rien.

L'éclaireur, ce jeune rouquin, allait certainement arriver d'un moment à l'autre. Avec une bonne nouvelle, il fallait l'espérer. Au moins une dans la journée. Peut être que la chose - car elle doutait qu'elle soit humaine - allait leur tomber dessus et qu'ils parviendraient à l'avoir. Et ce serait fini.
Bien que c'était pour elle la meilleure fin envisageable et qu'ils avaient une chance de réussir, Moiraine doutait. Elle avait l'air intelligente, la chose. Ne se montrait et n'attaquait que la nuit, comme le témoignaient ses attaques. Dans ce cas, elle était peut être tapie dans l'ombre bien loin, attendant le coucher du soleil pour agir. Ils ne la trouveraient donc pas de sitôt.

Elle se secoua et se concentra sur la traque, épiant les alentours. Surtout rester ensemble il avait dit.

Mais comme elle reprenait espoir, tout s'effondra. Le rempart fragile qu'elle s'était construit pour ne pas céder à l'angoisse fut balayé en une fraction de seconde.


Avez vous entendu?

Suivez-moi! On ne se lâche pas d'une semelle!

Par tous les diables, pas ça... Pas ça...


Les phrases se succédèrent, prenant un sens. Elle devança l'avant du groupe, craignant ce qui l'attendait. Et resta figée d'horreur. Tout sauf ça. Le spectacle fit se retourner son estomac et elle se tourna pour vomir. Jamais elle n'avait vu quelque chose de pareil.

La battue est terminée. Un volontaire pour transporter le corps avec moi. On quitte cette maudite forêt. On reviendra mieux préparés, mieux armés. Pour le moment, on reste en groupe, direction le cimetière. Encore...

Oui, encore. Trois fois déjà. Elle tenta en inspirant profondément de retrouver ses esprit. Elle se surprit les yeux dans le vague, à fixer le corps. La jeune femme secoua la tête. Non, elle ne pouvait pas aider à ramener l'éclaireur, enfin ce qu'il en restait: une enveloppe sans vie. C'était plus fort qu'elle.

Elle n'est pas loin, murmura-t-elle. Il faut se rendre à l'évidence: elle gagne du terrain.


Créüse

Un calme pas normal, c'était sûrement pas la seule qui l'avait remarqué. Un silence qu'on observait habituellement dans les lieux religieux ou lorsque quelque chose se tramait. Elle opta pour la deuxième solution. Comme elle suivait les autres, un autre sentiment s'insinua en elle. Un sentiment qu'elle n'avait plus ressenti depuis... Quoi, cinq ans? Cette même sensation qui avait eu pour conséquence son expulsion de sa précédente résidence. Il la laissa pétrifiée l'espace d'une fraction de seconde, comme à chaque fois. Une odeur de mort, comme la dernière fois. Des images confuses défilèrent devant ses yeux, des éléments de sa vie passée. Le chasseur son ancien voisin, et un corbeau. Créüse tituba quelques pas. Pour les autres, rien de tout cela n'avait un sens. Elle avait déjà essayé de leur faire comprendre. Mais pour elle si. Néanmoins, elle se refusait à agir. La dernière fois qu'elle avait voulu utiliser pour faire le bien son don de malheur, ils ne l'avaient pas écoutée.
Le mieux à faire pour l'instant était de rester sur ses garde et de ne pas s'éloigner du groupe. Elle dégaina son semblant d'arme et continua à marcher, comme si rien ne s'était passé. Elle se refusait à accepter ce don, ce fardeau qui la vouait à sa perte.

Créüse ne s'attendait vraiment pas au carnage qui les attendait un peu plus loin. Un corps sans vie, mutilé et laissé là, à l'abandon. C'était tout frais, il gardait encore quelques couleurs. Le cadavre était presque méconnaissable mais comme le témoignaient sa tignasse de cheveux, c'était le jeune rouquin qui était parti devant eux. Voilà donc pourquoi ça l'avait avertie. Son sixième sens. Elle plaça sa main devant sa bouche et jeta instinctivement un rapide coup d'oeil aux alentours. C'était parti. Tout était calme. En son for intérieur, Créüse se promit de retrouver ce qui avait fait ça. Mais pour l'instant, l'heure était aux recueillements. À nouveau.

Elle écouta l'ancien maire et aquiesca. Oui, il fallait revenir. Mieux préparés. La brune constata avec soulagement que ce qu'elle avait ressenti avant s'était tapi loin, loin au plus profond de sa tête. Voyant que personne ne se portait volontaire pour l'aider, elle s'avança en grimaçant vers Devan.


J'veux bien v's'aider, messire. Allons le mettre à l'abri, qu'il repose en paix.



Clotildette

L'horeur était bien là, devant ses yeux, Clo était arrivée suffisamment devant pour constater ce qu'elle avait tant redouté avant qu'Arthur prenne soin de recouvrir le corp. Le jeune rouquin était là, méconnaissable, déchiqueté de tout côtés.
Les yeux écarquillés devant la découverte terrifiante, Clo ne pouvait plus bouger, elle resta figée, paralisée par la peur. Encore combien de victimes cette chose allait elle faire?

A la vue de ce carnage, la colère et la hargne de traquer cette bête ne faisait que s'accroitre dans l'esprit de Clo.

La battue est terminée. Un volontaire pour transporter le corps avec moi. On quitte cette maudite forêt. On reviendra mieux préparés, mieux armés. Pour le moment, on reste en groupe, direction le cimetière. Encore...

Clo sortit de sa position paralysante et vit autour d'elle les réactions des autres villageois, une femme brune se porta volontaire pour aider Arthur à porter le corp.
Trés bien, il fallait se résoudre à revenir plus tard, tout ceci était loin d'être terminé tant que les villageois n'aurait pas mit la main sur cette être sans pitié.
Le groupement s'en retourna au village pour enterrer la dernière victime, sans doute allaient ils se retrouver quelques part aprés pour organiser une nouvelle battue mieux préparée, avec de meilleures armes en effet.




Arthur Dayne

Une jeune femme qu'il avait déjà croisé au village, mais dont il n'avait pour le moment ni la force, ni tout simplement la capacité de se rappeler le nom, s'approcha d'Arthur.

J'veux bien v's'aider, messire. Allons le mettre à l'abri, qu'il repose en paix.

Arthur posa ses yeux sur elle. Elle semblait éprouvée, terrifiée, épuisée comme tous ici. Et il croisa son regard. Ce fut bref, une seconde, deux, peut être. Mais il y vit quelque chose. Il n'aurait pu le jurer. Pourtant... Il avait appris, au cours de toutes ces années, qu'elles fussent d'errance ou de repos, qu'elles fussent de guerre ou de paix, de haine ou d'amour, à reconnaître certaines des lueurs qui animaient un regard. Et il y avait dans celui de la jeune femme le poids d'une épreuve lourde à porter. Cela n'avait été qu'une impression fugitive. Peut être se trompait-il. Mais dans des moments comme celui ci, où l'instinct prenait le pas, il savait qu'il pouvait se faire confiance.

Le contact ne dura pas, et la jeune femme ne se rendit peut être même pas compte de l'effet qu'il avait eu sur Arthur. Elle était déjà en train de s'affairer autour du corps pour le préparer au voyage. D'autres villageois, dont un des fils des Gustave, vinrent prêter main forte. Arthur n'eut pas besoin d'être porteur, cette fois ci. Il ouvrirait la voie pour quitter au plus vite cette forêt maudite. Vérifiant que les porteurs soutenaient correctement le corps, il allait lancer la procession du retour, quand il remarqua qu'Aube n'avait pas suivi le mouvement. Elle était juste quelques pas derrière eux, à l'endroit d'où le corps avait été ôté de la neige.

Elle se tenait, immobile et silencieuse, devant la silhouette pourpre qu'avait laissé le jeune rouquin dans la neige. Son regard semblait s'être perdu au delà de la neige et du sang. Doucement, Arthur s'approcha. Avec une lenteur calculée, il prit les mains d'Aube dans les siennes, et chercha à attirer son regard au sien.

Aube? Aube... Il faut rentrer au village... Nous allons quitter cette forêt... Viens... Rentrons...

Et, avec douceur mais fermeté, il attira Aube contre lui et passa un bras autour de ses épaules pour la soutenir. La jeune femme se laissa guider, le regard toujours dans le vide, cherchant sans nul doute à fuir l'horreur. De l'autre main, celle qui tenait le bâton qui lui servait d'arme, il écarta les branchages morts d'un buisson d'hiver, et entama la marche.

C'est presque sans s'en rendre compte qu'ils quittèrent les bois. Le silence pesant et la fatigue avaient fait naître en eux une immense lassitude. Et il n'était nul mot qui pouvait apaiser ce qu'ils ressentaient. Ils arrivèrent au cimetière. Le fossoyeur attendait.

Il n'avait pas rangé sa pelle.




Aube

Le regard fixé sur un point indéterminé parmi les buissons qui bordaient la clairière, et complètement perdue dans ses pensées, Aube ne remarqua pas le départ des villageois, ni quelques instants plus tard l'arrivée d'Arthur à ses côtés, et ne réagit pas davantage quand il lui prit les mains, puis l'attira contre elle pour la forcer à bouger de là.

Ce n'est que lorsqu'ils franchirent la barrière de buissons morts qu'Aube reprit conscience de la réalité. Mais elle ne dit rien, elle se laissa mener jusqu'au cimetière, réconfortée par la chaleur du corps d'Arthur contre le sien et par le poids de son bras sur son épaule.
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[RP] La Bête rôde
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