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 Albums souvenirs....

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Bettym

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MessageSujet: Albums souvenirs....   Ven 3 Aoû - 20:48

Baptêmes de Bettym & Gawel2
le 1er juin de l'an de grâce 1455






































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Bettym

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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 13:34

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Bettym

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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 14:11

Mariage de Bettym & Gawel2
le 6 juillet de l'an de grâce 1455


Gawel2 arriva aux portes de l’église, quelques personnes étaient déjà présentes, il cherchait autour de lui qui était déjà présent. Il repassait dans sa tête tous les éléments espérant et priant que tous se passe comme prévu. Les portes de l’église étaient encore fermés, Monseigneur ne saurait tarder.

De plus en plus de monde entrait dans l’église et y prenait place.
Afin d’annoncer au loin le mariage et de faire courir les villageois, Smith monta pour faire sonner les cloches


Lililea arriva à l'eglise accompagnee de Margot qui avait mit la jolie robe que Bettym lui avait faite. Elle avança dire bonjour à Gawel

alors Gawel pas trop emu

puis elle alla s'asseoir au deuxieme reng pas loin pour mieux voir la ceremonie

Lilou était impatiente. Elle avait passé une bonne partie de l'après midi à se préparer et à ajuster sa robe, ayant encore prit un peu de ventre. Elle était honorée d'aller au mariage de sa soeur, et encore plus d'être son témoin. Elle avait fait particulièrement attention à sa tenue. Elle s'était confectionné une robe dans les tons bleus clair, assez simple et discrète, mais la voulant aussi élegante. Elle s'était habillée et coifée, avant de se rendre à l'Eglise.

En arrivant, elle vit son futur beau frère, Gawel. Elle sourit et alla le voir.

Coucou Gawel! Alors, dis moi, comment te sens tu?

Lilou lui fit une bise et un sourire amical, attendant sa réponse. Elle s'imaginait l'attente que cela devait être, et devenait elle aussi de plus en plus impatiente pour sa soeur et son futur époux.

Gawel s'avançavers son amie pour lui faire la bise, il s'avança en souriant pour ne pas montrer la peur qui montait en lui, en avaçant il apercut sa belleseurette et alla lui dire bonjour

Coucou toi Smile , je vais bien merci très bien Embarassed

En disant ces mots gawel tentait de se rassurer lui même, mais le stress état bien là, est ce que tout ce passera comme prévu? trop de questions auxquelles gawel imaginait toute sorte de réponses

Assise au fond de l'eglise la jeune femme (MissBB) regardait les villageois arriver plus joyeux les uns que les autres
cachée dans l'ombre derriere une colonne la jeunne femme les regardait entrer

Qu'il sont joliement vetus il dit ce preparer une belle ceremonie
oh mais j'ais deja vue cette personne avec son enfant quelque part..et celle ci avec sa robe bleu
Rolling Eyes

silencieuse mais tres attentive a tout ce qu'il se passait elle resta dans son coin tout sourir a voir tout ce petit monde heureux s'agiter

Marty et Arwen arrivièrent à l'église main dans la main. Marty était tout heureux pour son parrain et sa marraine. Ils allaient convoler devant les regards des Moulinois. Marty attendait le moment où il verrait sa marraine en robe blanche.

Elle doit être bien anxieuse pensait-il.

Il vit déjà quelques habitants réunis dans l'Eglise. Il sourit à son parrain, bien paré pour l'occasion. Il lui fit un petit signe de la main.

Arwen et Marty s'installèrent confortablement sur un banc en attendant l'office...


Des cloches, à cette heure-ci? Lilith quitta les rues pour s'approcher de l'église... Elle se souvint tout à coup... Bettym et Gawel. Elle les appréciait, tous les deux, mais leva les yeux vers le ciel. Qu'est ce qui pouvait bien les pousser à faire une bêtise pareille? Le seul vrai Amour était celui d'Aristote, le seul qui dure. Non pas qu'elle leur souhaitait du malheur, loin de là, mais elle n'avait nul doute sur l'issue de cette union... M'enfin, c'était déjà bien que Gawel soit là et n'ait pas prit ses jambes à son cou. Peut-être qu'il était différent...

Différent? Ben voyons... Elle sourit, arrangea ses cheveux en un chignon rapidement monté, mais soigné, laissant quelques mèches libre chatouiller sa nuque et ses joues. Sa robe n'était pas aussi belle que celles de nombreuses moulinoises qui s'agglutinaient autour du prêtre et du marié, mais qu'importe. Elle la rajusta, en ressera les lacets, avant de s'avancer dans l'église, saluant au passage le futur marié d'un sourire qu'elle essaya de ne pas faire trop provocant. On était dans une église tout de même...

Elle prit place un peu en retrait, sur un des côtés.


Sandrine et Totoriflette arrivèrent ensemble à léglise, main dans la main, il y avait déjà plusieurs personnes presentent. Ils se signèrent tous deux en entrant, saluant d'un signe de la tête les personnes présentent, Totoriflette remarqua un visage qu'il ne connaissait pas, ne l'ayant jamais aperçut à Moulins, et lui fit signe de la tête.

Il allèrent s'asseoir auprès de leurs amis silencieusement, pensant tous deux à dimanche
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 17:19

Restés à Bourbon, Clélie et Maxfan firent parvenir une missive aux futures jeunes épousés.
Le pigeon piqua sans hésiter vers l'Eglise, entra et se dirigea vers Gawel, qui semblait un peu nerveux.
Il se posa sur son épaule et tendit sa petite patte qui portait message.


Citation :
Chère Bettym, Cher Gawel,

C'est avec beaucoup de regret que nous ne pouvons assister à vos noces. De tristes circonstances familiales nous retiennent à Bourbon.
Toutefois, notre coeur et nos pensées vous accompagnent. Profitez de ce doux moment où vous échangerez vos consentements. Ce sont des instants forts et délicieux.
Soyez heureux.

Clélie et Maxfan de la Hayes.

Quand Smithy eu fini de faire sonner les cloches, il redescendit la volée d'escaliers menant au clocher pour revenir dans le choeur.
Il jeta un coup d'oeil sur le nombre de bancs occupés et soupira.

Si peu de monde pour un mariage et de gens assez connus à Moulins en plus...pffff...c'est à se dégoûter...
Il traversa au pas rapide l'église sans regarder les paroissiens déjà assis et scruta la place et les ruelles alentours; attendant la principale intéressée d'une part et d'autres personnes de l'autre...

Vénussia arriva à l'église pour le mariage de Bettym et Gawel,elle salua les quelques personnes presentent fit la bise à ses amis et alla s'assoire pret de Lilile et Margot en attendant que la cérémonie commence

Lilou était restée un peu à discuter avec Gawel, puis elle avait saluer tous les Moulinois qu'elle avait vu arriver d'un sourire. Elle avait ensuite laissé Gawel aller saluer ses invités, et avait rejoint Lili et Vénuss, ainsi que Margot, assisent sur un banc.

Coucou vous trois!

Lilou leur fit de gros bisous, et ne parlant aps trop fort, elle leur dit :

Je suis très heureuse de vous voir, cela fait longtemps!

Son regard fut ensuite attiré par une jeune dame qu'elle n'avait jamais vu auparavent, peut-être une amie de Bettym et Gawel. Elle croisa son regard et en profita pour lui faire un signe discret pour la saluer, pour se repencha sur sa conversation avec les filles, toujours intriguée.

Cyprien arriva à proximité de l'église le pas lourd et la tête emplie de joies et de peines...
Sa filleule lui avait demandé de la conduire jusqu'à l'autel et malgré son désintérêt profond pour les croyances, il avait accepté.
Ce jour revêtait à ses yeux un caractère particulier.
Depuis hier, ses deux champs étaient vendus et dès la vente des deux champs de Rapsody, leur départ serait effectif et dans le même temps, Bettym, sa filleule, n'avait désormais plus besoin de lui.
Elle était respectable et respectée dans le village ... et il en était fier.
Par conséquent, dans sa bouche se melaient cette saveur étrange de bonheur et de déception.
Près du parvis, il releva les yeux et fixa sans doute pour la dernière fois l'église de Moulins.
La joie de voir se marier sa filleule illumina enfin son visage, il s'arrêta à quelques mètres à gauche de la porte de l'église.
Il l'attendrait là et la conduirait jusque devant le prêtre comme elle le souhaitait ...


Vénus etait intriguée par la femme dans le coin de l'eglise elle avait l'air d'etre la sans mauvaise intentions mais elle preferait garder un oeil sur elle
oh bonsoir a Lilou et ben dis donc c la forme toi!!! Laughing je me fais rare c'est vrai mais ça va changer je me suis deja fait disputé par Ange Embarassed

Vénus attendait avec impatience de voir la mariée arriver

Bonjour marraine, bonjour Lilou. Vous allez bien toutes les deux ? Je suis tres emue et impatiente de voir Bettym en robe de mariee.

Dites... il me semble que cette personne dans le fond de l'eglise ne m'est pas indifferente,qu'en pensez vous?
(Lililea62)

Gawel discutait avec lilou quand un pigeon se posa sur son épaule, il y décrocha le mot pour en faire la lecture puis le mit dans sa poche en souriant, il répondra plus tard il n'en avait pas le temps pour l'instant. Voyant que Lilou s'éait éloignée il remonta l'église pour saluer les nouveaux arrivés et se ravie de voir que l'église se remplissait bien, il s'arrêta sur un visage qu'il ne connaissait pas puis s'y détourna sans doute une nouvelle venue du village

MissBB saluait imidement les gens qui lui faisaient signe en entrant dans l'eglise ais une femme la surveillait avec insistance ,elle se dit qu'il valait peut être mieux partir

décidement c'est gens me disent quelque chose Llou Lilou ... Rolling Eyes humm j'ais deja entendu c nom moi j'en suis sur et cet homme avec sa femme ou sa fiancée qui vient de rentrer pffff....

Elle sortit discretement de l'eglise jettant un dernier coup d'oeil sur tout ces visages qui lui semblaient connus et disparue dans les ruelles du village
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 17:21

Smithy repassa en sens inverse, les mains dans le dos en sifflotant.
Il croisa du regard une jeune femme qui partait à toute vitesse et haussa un sourcil. Il regarda ensuite distraitement les paroissiens venus assister à ce mariage tout en se dirigeant vers le choeur de l'église...


Sandrine et Toto observait tout le monde en souriant et saluant leurs amis. Sandrine vit une jeune femme sortir quand Smithy se rapprochait du choeur. Elle pensait à cette merveilleuse journée qui arrivait pour elle et pour son amour...

Farnor rentre dans la maison de Dieu , fit sont signe de croix et vas s'assoir.
Sa compagne Dame Calypso etait souffrante et n'avait pas pus venir, il avait sa fille Théodora avec lui qui reste emerveille par tant de splendeurs.


Une cavalcade et deux chevaux arrivèrent portant les armes de Villemontée. Le couple s'arrêta non loin de l'Église, le Baron tendit les bras vers son épouse après être descendu de sa monture.
Avec un sourire, celle-ci se laissa aller à ses bras et atterrît légèrement sur le sol de la place.
Les chevaux attachés à un anneau fiché dans un mur, Bros et Ondine de Villemontée s'avancèrent vers le parvis de l'édifice sacré, et entrèrent lentement.
Souriant aux personnes présentes, ils allèrent s'installer en silence et attendirent que la cérémonie des épousailles de leur amis et Confrères commence.


Gawel discutait avec quelques amis quand il entendit quelques bruits à l'extérieur, la foule s'attirait vers eux, il vit alors entrer ses amis et fut heureux de leur présence et leur fit un leger signe de tête pour les saluer

Entendant des bruits à l'entrée Totoriflette tourna la tête dans la direction des portes, il fut surprit de voir la nouvellle villageoise partir alors que la cérémonie n'était pas finie, il pensa alors

elle voulait peut etre venir se receuillir, et préfère ne pas se meler aux villageois pour cette union

Puis avant qu'il ne finisse sa pensée, il vit une chevelure rousse pénetrer dans l'église, il l'aurait reconnu entre mille, il sourita, fit discrétement un signe de la main à Ondine et Bros, Puis retourna sa têté vers l'autel, entrelaçant ses doigts dans ceux de Sandrine

Smithy qui préparait les dernières affaires pour le mariage releva la tête et vit arriver Ondine et Bros, il les salua de la tête en affichant un petit sourire.

brom arriva timidement dans léglise, rouge parla g^ne et se murmura à lui-même

une chance sur deux que je tombe sur la bonne église et je tombe sur la mauvaise...

il sassit discrètement au fond de léglise et écouta en silence la cérémonie

Gawel ne tenait pas en place, il regardait tout autour de lui, tout ces gens venus pour eux, il était anxieu mais si heureux et faisait les cents pas dans l'église
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 17:24

Bettym avait mis un temps fou à se préparer et n'était toujours pas satisfaite de sa tenue. Peut-être était-ce une excuse mais quand elle s'aperçut de l'heure, elle fut de plus en plus angoissée. Elle sortit de sa demeure et se dirigea à pas rapide vers l'Eglise où bon nombre de personnes l'attendait.

Arrivée devant le parvis, elle vit son parrain qui patientait. Elle commença à se rassurer mais le plus important était à venir.

Elle pénétra dans l'entrée apeurée. Elle regarda son parrain comme un appel au secours.


Gawel s'impatientait de plus en plus, se posant toute sorte de questions, la peur l'envahissait, quand soudain son visage s'illumina elle était là devant l'entrée resplendissante, si merveilleuse, il se rassura et fit un grand sourire de soulagement

Lilie se tourna et aperçu Bettym en compagnie de son parrain. Elle l'a regarda fixement comme si c'est yeux pouvait parler.

tu es radieuse ma filleule ,ne t'inquiete pas ça va aller

Grid arriva essouflé à l'entrée de l'église, il avait peur d'être arrivé en retard... Heureux de voir que la cérémonie n'avait pas commencé, il alla s'assoir discrètement.

Cyprien devina sans le moindre doute, l'angoisse qui se dessinait sur le visage de sa filleule, il s'avança vers elle et lui tendit tendrement mais fièrement son avant bras droit.

Tu es resplendissante, tu me diras lorsqu'il faudra que nous entrions, tu sais j'ai peu l'habitude de ces rituels ... lui murmura t'il

Lilou qui était assise avec les filles suivis les regards qui se dirigeaient vers la porte. Elle vit sa soeur encore dans le fond de l'Eglise, elle était radieuse. Lilou sentit l'émotion l'envahir. Sa petite soeur allait se marier... Elle lui fit un sourire, et un clin d'oeil pour essayer de la rassurer...

En s'approchant de l'église, Hadex vérifia son costume, il attacha le dernier bouton de sa chemise et entra dans la maison d'Aristote. Il traversa la nef et salua d'un sourire les quelques personnes qui étaient présentes et s'assit auprès de Lilou, il déposa un baiser sur sa joue.

Alors, comment vont-ils...? (Hadex)

Elle (Lilith) saluait les nouveaux arrivants au fur et à mesure qu'ils entraient, d'un geste de la tête. Elle n'en connaissait pas certains, et comment l'aurait-elle pu, des notables et une fille de joie n'avaient que peu de chances de se croiser... quoique...

Gawel semblait nerveux, Lilith sourit un peu malicieusement en le voyant faire les cent pas... Allait-il quitter l'église? Non... Bettym arriva... Une robe magnifique... resplendissante, il fallait bien l'admettre... Lilith sentit une boule se former dans sa gorge, mais n'en montra rien... Elle n'aurait peut-être pas dû venir...

Elle sourit à Bettym, espérant sincèrement qu'elle savait ce qu'elle faisait...


Gawel pris une grande bouffée d'air puis se mit à sa place devant Monseigneur, il se tourna légèrement vers l'entrée pour voir Bettym s'approcher au bras de son parrain.

Comme à l'accoutumée, Rapsody arriva quelque peu en retard, mais pour rien au monde elle n'aurait manqué la cérémonie. La filleule de son Amour, celle qui était devenue son amie allait se marier et elle lui avait fait le plus grand des honneurs en lui demandant d'être son témoin.
Telle une ombre elle se glissa furtivement dans l'église afin d'y prendre place.


Lilou vit Hadex arriver et un sourire se dessina sur son visage lorsqu'il vint s'asseoir à coté d'elle. Elle prit sa main dans la sienne et lui murmura :

Tu arrives à temps, Bettym vient d'arriver...

Lilou lui sourit, puis tenant toujours sa main, elle se retourna à nouveau vers le fond de l'Eglise..

De plus en plus d’invités entraient dans l’église : la famille et les amis des futurs mariés étaient déjà là pour la future mariée tous étaient du côté droit et pour celle du marié tous étaient du côté gauche.

Le parrain de la future mariée avait été désignée pour la conduire jusqu’à l’autel tandis que Gawel2 était déjà à l’autel.
Smithy fit signe à Cyprien et à Bettym d’entrer puis Monseigneur Smith se retourna brusquement sur l’orgue en faisant de grands gestes.


Mais vas-y joue, bon sang ! Tu vas pas me le faire à chaque fois !

Georges sortit alors de ses pensées, hocha la tête un peu gêné et commença à jouer de l’orgue
Pendant que la mariée et son parrain avançaient au rythme de l’orgue pour ensuite s’arrêter au pied de l’autel à côté du future marié.


Bettym fut rassurée de voir que Cyprien était aussi attentionné.
Elle s'avança un peu et en entendant l'orgue, elle eut envie de repartir...
Puis elle le vit.


Tu es resplendissante, tu me diras lorsqu'il faudra que nous entrions, tu sais j'ai peu l'habitude de ces rituels

Merci parrain. Je crois qu'il faut y aller.

Elle lui offrit son bras et s'avança toute fébrile jusqu'à son amour.



Marty vit sa marraine entrer dans l'Eglise. Après tous les "ah !" et les "oh !" qui succédèrent son arrivée, Marty sourit en la voyant, radieuse, souriante. Sa robe était splendide.

Il lui fit un petit signe de la main, mais elle avait la tête dans les nuages.

Beaucoup de Moulinois étaient rassemblés dans l'église, c'était même la première sortie dans le village pour certains. Il aperçut même la procureure dame Ondine. Il lui avait un petit geste poli lorsqu'elle était entrée.

Les orgues se mirent alors à jouer... La cérémonie allait débuter...


Lilie etait tres emue en voyant sa filleule avancer dans l'allee au bras de Cyprien. Elle etait magnifique et lilie sentie sa gorge se serrer par l'emotion et laissa couler une larme.

tu es belle ma princesse

Le coeur de Gawel battait à toute vitesse, lorsque l'orgue se mit à jouer l'émotion était si forte, son amour avançant vers lui dans sa robe magnifique, il était ému à un point dont il n'imaginait pas, voulant se jetter dans les bras de son ange, il l'attendait se forcant de ne pas bouger son regard absorbé par sa beauté
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 17:26

Monseigneur Smithy_Smith pu alors débuter la cérémonie.

Mes frères, mes sœurs, je vous souhaite la bienvenue en nostre chère église de Moulins !

Il marqua une pause puis reprit :


Chers fidèles aujourd'hui est un jour heureux, un jour où Dieu nous fait un cadeau supplémentaire, nous montrant un peu plus la voie de la vertu et du bonheur futur qui nous attend au Soleil.
Sentez vous mes bien chers frères et soeurs, cette atmosphère si particulière ? Sentez vous cette joie vous emplir devant la félicité de nos deux paroissiens qui vont être réunis devant Dieu pour l'Eternité ? Oui l'Eternité, car la vertu et l'amour nous permettent d'espérer cet autre cadeau de dieu qu'est la rédemption et le Soleil !


Monseigneur Smith marqua encore une courte pause et chercha rapidement dans le Livre des Vertus :



Rhaaaa, ce marque-page !

Ah, voilà ! Livre des Vertus : Livre II : Partie 2 : Vita de Christos, Chapitre 13:


Citation :
Citation :
[...]Natchiachia versa le vin de sa cruche dans la
corne de Christos, et lui demanda :
" Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant…
Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ? "

Christos lui répondit: " Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatchia, choisis judicieusement, car une foi que tu auras épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire. " [...]

Chritos, ici, avec la sagesse qui le caractérise, nous montre le chemin de la vertu. Il réitère les assertassions d'Aristote sur l'amour des hommes. N'oublions pas que Dieu nous a "élus" justement grâce à cet amour propre à l'homme. Sachez donc respecter et vous montrer digne de ce choix en gardant toujours à l'esprit l'amour des hommes et la vertu. N'oubliez pas non plus que votre engagement n'est pas une simple union devant les hommes, mais devant Dieu lui même. Si vous souhaitez renoncer il en est encore temps. Un fois la cérémonie finie, plus rien ne pourra être fait.

Smithy se retourna et remit le Livre sur l’autel laissant un vide dans l’église…

Hadex avait pris place au premier, juste derrière les mariés. Il serra la main de Lilou et glissa l'autre dans sa poche pour vérifier s'il y avait toujours l'écrin...Ses doigts pasèrent sur l'objet en bois, il sourit et se sentit soulagé.
Il se redressa en entendant l'orgue et regarda en arrière pour aprecevoir Bettym merveilleusement vêtue, ainsi que Gawel toujours très bien habillé malgré son angoisse apparante.
En voyant les deux mariés, Hadex commenca à avoir un noeud dans l'estomac.


Ondine s'était amusée en voyant l'énervement grandissant de Gawel, puis elle se mordit les lèvres en entendant que Monseigneur Smithy, un autre de ses amis s'énerver sur l'organiste. Elle jeta un coup d'oeil à son époux, assis auprès d'elle et lui sourit en posant sa main sur la sienne.

Entendant des murmures admirateur, le Procureur tourna la tête vers le fond de l'église et comprit aussitôt en voyant Bettym, aussi majestueuse que ravissante, s'avancer au bras d'un homme qui semblait bien fier de la mener à l'autel.

Quand le couple passa près d'elle, la Baronne lui adressa un grand sourire, se remémorant le trouble qu'elle avait elle-même ressenti lors de son mariage.


Cindelle s'empressa d'arriver a l'eglise , elle etait en retard pour pas changer, elle trouva betty ravisante et son beau prince avec l'air plus stresser que jamais !! Cindelle se dissimula discretement a la foule sans se faire remarquer.

Lilou regarda sa soeur avancer.. elle était magnifique. Elle sentit toute l'émotion qui regnait dans l'Eglise et serra la main d'Hadex un peu plus fort. Puis Smithy se mit à parler, tout le monde l'écouta.

Lilou regardait les deux futurs mariés un sourire aux lèvres...


Bien ! (Smithy)

Il se tourna ensuite vers l'assemblée :

Quelqu’un a-t-il des raisons de s’opposer à cette union ? Si oui, qu’il le dise maintenant ou se taise à jamais !

Durant les mots de Monseigneur, Gawel regardait son amour, sa main avançait vers elle impulsivement, puis aux derniers mots de celui-ci, il le regarda d'un air d'étonnement, il n'en pouvait plus d'attendre, il lui fallait les bras de son amour tout de suite

Smithy avait commencé ses lectures. Lorsqu'il posa la question fatidique du renoncement et à l'assistance sur un éventuel refus de ce mariage, Bettym regarda Gawel de plus en plus inquiète. Elle priait au fond d'elle-même...

Pourvu que personne ne réponde à cette question !!! Elle intimait Smithy de continuer mais il fallait patienter un peu. Cet instant lui parut une éternité.


Cyprien, qui s'était assis près de Rapsody, aux paroles pronocées par le prêtre eût un léger sourire en coin. Seule Bettym pouvait en comprendre la signification mais elle tournait le dos à son parrain et jamais peut être ne saurait-elle, qu'il avait sourit à cet instant précis

Devant la longueur de ce court instant, Gawel se détourna vers son ange, puis vers l'assemblée qui parassait inquiète et silencieuse, tout le monde se dévisageant

Lilou écouta attentivement Smithy en regardant sa soeur et Gawel, attendre enfin que ce moment qui devaitt leur paraitre une éternité soit enfin fini. Elle ne pouvait s'empêcher de sourire en assistant à la scène, s'imaginant l'impatience qui devait gagner les futurs mariés...

Smithy balaya posément l'assemblée du regard, c'était toujours un moment crucial dans le mariage et ce blanc lui donnait toujours un petit frisson...

Bien. Alors… mes bien chers frères et soeurs: prions ensemble pour la réussite future de ce mariage :

PRIONS :



Le visage de Rapsody s'ilumina en voyant le léger rictus de Cyprien, il était impayable même en de pareilles occasions il fallait qu'il ait à l'égard de sa filleule une taquinerie. Elle lui prit la main ainsi par le contact ils étaient plus proches.

Lilie trouva le temps d 'attente bien long mais elle en profita pour bien regader la robe de Bettym et la tenue de Gawel. Ils etaient aussi beau l'un que l'autre.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 17:29

Une fois la question passée Gawel expira un grand ouf de soulagement puis commença à prier en murmure

Sandrine portat ses mains à son chapelet et entama la prière, baissant son visage et fermant ses yeux à ce moment là.

Hadex retint sa respiration dureant le grand silence qui envahit l'assemblée, il supira de soulagement en entendant Smithy reprendre la parole, et avec un sourire il suivit la prière commune.

Bettym était fort soulagée de savoir que personne n'était contre son mariage. Elle avait bien imaginé son parrain faire ce genre de blague mais n'avait peut-être pas osé.

Quand Monseigneur les invita à prier, elle se reccueillit et dit les paroles pieuses qu'elle avait apprises.


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

AMEN


Il (Smithy) marqua une nouvelle fois une pause, prit une profonde inspiration puis dit :

Devant nous, deux êtres que nous connaissons bien vont s'unir.
Quel Moulinois ne connaît pas Gawel2 ? Habitant investi de notre village qui, en plus d’être charpentier, fut à plusieurs reprises conseiller et recenseur ainsi que Maire de notre beau village par deux fois…et peut-être trois bientôt.


Il lui fait un clin d’œil discret.

Et…Bettym, éleveuse porcine et tisserande, elle aussi, habitante investie : conseillère/représentante de la filière viande de Moulins depuis…pfff…que je suis moi-même arrivé à Moulins, ça remonte…

Il sourit.

Gawel écouta attentivement les paroles de son parrain et au fur et à mesure que leur histoire était conté Gawel rougissait, se tournant vers son amour avec un sourire d'ange

Smithy releva la tête de ses notes, soupira puis continua :

Et voilà le moment crucial…

Je tiens a rappeler que le mariage suppose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos.
Gawel2 et Bettym, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?


Bros ne put s'empêcher de retenir un bref instant sa respiration à l'énoncé de la question fatidique. Il serra avec un poil plus d'insistance la main de son épouse.

Gawel écouta attenttivement les paroles de Monseigneur, puis se tourna vers son ange

Oui, c'est ainsi que je le conçoit Embarassed

Quand le curé lui posa la question fatidique, Bettym regarda son amour et répondit d'une voix sure.

Oui, c'est ainsi que je veux vivre dans le mariage.

Totoriflette suivait la cérémonie avec attention, il était tous deux très beaux, leur amour était visible.

Il aurait voulu etre là debout devant cet autel avec Sandrine à ses cotés, mais l'heure n'était encore venue pour eux, ils leur fallaient encore patienter quelques jours.

Il serra encore plus fort la main de Sandrine


Lilou suivait avec attention la cérémonie, elle était concentrée sur ce qu'il se disait, observant les deux amoureux, qui avaient l'air heureux d'être là tous les deux. Elle sautait de joie intérieurement de voir sa soeur ainsi.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 17:30

(Smithy) S'avançant un peu plus vers le couple :

Bettym acceptez-vous de prendre Gawel2 pour époux, et de vivre dans la richesse ou la pauvreté, dans le bonheur ou dans la difficulté jusqu’à se que la mort vous sépare ?

Manëick et Pajermo arrivèrent devant l'église.
Elle lissa rapidement des mains sa longue robe qu'elle avait revétue pour le mariage de ses amis.
Pajermo lui tendit la main qu'elle prit en entrelacant leurs doigts, puis ensemble pénétrèrent dans ce lieu saint, toujours aussi imposant et beau à leurs yeux.

Le mariage avait commençé, ils se signèrent rapidement puis s'assirent sans déranger la cérémonie.
Entendre les mêmes questions que leur avait posé il y a peu le père Smithy les ramenèrent à leur propre mariage.

Se regardant, tous deux sourirent, ils revivaient avec Bettym et Gawel leur propre mariage, en ce lieu même. Ils savaient ce que l'un et l'autre resentaient en cet instant, et débordés de joie pour leurs amis


Bettym avait le coeur qui battait à tout rompre. Elle entendit les mots et les vivait en même temps. Elle regarda son amour et répondit ....

Oui, je le veux.

Moi, Bettym, je te reçois comme époux et je serais ton épouse. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.


Marty ne put cacher son sourire quand son parrain et sa marraine se dirent "oui". Il pensait qu'ils formaient un couple magnifique et que tout Moulins pouvait être fier.

Il serra la main de sa douce Arwen un peu plus fort.

Arwen semblait radieuse à côté de lui. Il surprit une petite larme sur sa joue. Elle devait penser, tout comme lui, à leur future union...


Hadex entendit la question du curé qui s'adresait aux mariés mais aussi à lui, il se leva en essayant d'oublier que tout le monde devait l'observer, s'approcha de Gawel et sortit de sa poche un petit écrin en bois qu'il tendit au futur époux.
Il lui sourit timidement et retourna s'asseoir à coté de Lilou dont il prit la main.




Bettym prit l'alliance du coussin puis la main gauche de Gawel. Elle lui passa la bague à l'annulaire en lui faisant son serment.

Gawel2, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.

(Smithy)Gawel2 acceptez-vous de prendre Bettym pour épouse, et de vivre dans la richesse ou la pauvreté, dans le bonheur ou dans la difficulté jusqu’à se que la mort vous sépare ?

Gawel souria et fut soulagé de la réponse de son ange, bien qu'il ne doutait nullement le stress le faisait paniquer, il tendit sa main et son ange passa l'alliance à son doigt il ne la quitta pas des yeux, il était comme hypnothisé par son regard

Durant l'énoncé de la question gawel était toujours absorbé par son ange, il eu un moment d'égarement puis se resaisit

Oui, je le veux. Moi, Gawel, je te reçois comme épouse et je serais ton époux. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
Bettym, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.

Gawel prit délicatement l'alliance et le passa au doigt de son ange.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Sam 4 Aoû - 17:31

(Smithy) Bien, j’appelle les témoins à venir signer le document de certificat de mariage :


Citation :
Certificat de Mariage

Paroisse de Moulins,
Diocèse d'Autun,
Duché du Bourbonnais-Auvergne.

Ceci certifie que Gawel2 et Bettym ont été légalement et religieusement mariées en ce glorieux jour du vendredi 6 juillet 1455 devant leur témoins respectifs :
................................................................................................ selon les rites de l'Eglise Aristotélicienne Romaine.

Il leur montra les pointillés où ils devaient apposer leur noms.

Bettym arborait un radieux sourire quand Gawel lui prit sa main et passa l'alliance à son doigt. Elle ne le quittait plus des yeux.

Lilou entendit que l'on appellait les témoins. Elle se leva et fut rejoint par Rapsody, l'autre témoin de Bettym. Elle lui sourit et toutes les deux allèrent rejoindre Monseigneur qui leur indiqua où ils fallaient qu'elles déposent leurs signatures.

Lilou regarda sa soeur et lui fit un clin d'oeil accompagné d'un grand sourire au passage, puis elle apposa son nom. Elle tendit la plume à Rapsody, en fit de même.


Totoriflette était très ému, il lacha alors la main de Sandrine et se dirigea vers la nef.

Il souria aux jeunes époux, et se dirgea vers le livre afin d'apposer sa signature, témoignant ainsi du mariage de ses amis.

Il se mit en retrait ne sachant si le moment était venu de les féliciter,


Hadex se leva une nouvelle fois et s'approcha du choeur, en allant signer il sourit à Bettym et Gawel qui étaient hypnotisés par leur amour.
Il prit une plume et apposa son nom sur le parchemin, heureux que ses deux amis soient désormais liés pour la vie.
Hadex se retira vers le premier rang.


(Smithy) Parfait ! Et bien maintenant : Par les pouvoirs qui m’ont été conférés par l’Eglise Aristotélicienne Romaine, je vous déclare mari et femme !
…Allez-y…


il tamponna le certificat de Mariage preuve officielle du mariage célébré à l’église de Moulins au nom de l’Eglise Aristotélicienne Romaine et le leur tendit.



Claquant des doigts

Georges ? Ainsi que vous tous frères et sœurs !

Halleluia

Gawel ne tenait plus en place, le passage des signatures paru une éternité, et lorsque Monseigneur déclara le mariage certifié, gawel s'approcha de son amour pour la prendre dans ses bras et l'embrasser tendrement. Ils étaient enfin unis par es liens du mariage, Bettym et Gawel était maintenant les plus heureux et plus rien ne comptait pour eux

Bettym pouvait deviner l'impatience de son amour surtout lorsque l'Archidiacre invita les témoins à signer les registres.

Par les pouvoirs qui m’ont été conférés par l’Eglise Aristotélicienne Romaine, je vous déclare mari et femme !
…Allez-y…


A ses mots, elle sentit les lèvres de son amour se poser délicatement sur les siennes.

Leur amour emplissait l'église, l'impatience de Gawel fit sourire Sandrine. Elle les regardait en silence, quelques larmes coulaient sur ses joues, ce moment etait magnifique.

Totoriflette était toujours pret de la nef, il n'osa féciliter les mariés qui n'arrétaient plus ce baiser, aussi retourna t"il auprès de Sandrine, et lui prit la main, puis penchant sa tte vers êlle lui murmura

Dans deux jours mon amour, nous serons comme eux, aussi heureux

Il eut une très grande envie de l'embrasser, mais il respecta le lieu et n'en fit rien

Gawel et Bettym s'avancèrent ensuite vers les invités main dans la main pour les remercier

Sandrine s'approcha d'eux et les embrassa chacun leur tour en leur disant:

"Tout mes voeux de bonheur à vous deux, Felicitations"

Puis elle laissa la place aux autres invités.

Smithy s’approcha à son tour d’eux en souriant mais davantage en ami qu'en prêtre cette fois, il était heureux d’avoir célébré ce mariage aujourd’hui, le mariage de deux personnes, de deux Moulinois qu’il appréciait beaucoup.
Il fit la bise au deux puis leur souhaita ses félicitations ainsi que tous ses vœux de bonheur.


Arrivé au Castel en fin d'après-midi, Johtaja s'était mis en quête de tous les nouveaux documents que ses amis avaient écris.
Soudain, l'un d'eux attira particulièrement son attention... il faisait mention du mariage de Bettym et Gawel. Johtaja réflechit un instant et pensa qu'il pourrait s'y rendre pour féliciter ses confrères de cet heureux évenement.
Puis, un deuxième élement l'interpella : le mariage était ce soir ! Il fallait se dépêcher... où était-ce déjà ?
Shocked Troisième stupeur ! Moulins !
Un rapide calcul... partir tout de suite, sans monture... c'était jouable en marchant très très vite...
Il sortit aussitôt du Castel et prit la route au pas de course.
...
Le soleil était déjà bien bas quand il arriva à Moulins. Il prit la direction du clocher qu'il aperçevait au loin.
Arrivé devant les portes de l'Eglise, il remarqua tristement qu'elles étaient fermés. Bien entendu, il était arrivé trop tard.
Et pas question de déranger la noce.

Qu'importe, il n'était pas venu pour rien, il attendrait qu'ils ressortent.
Las, il se posa doucement sur les deux premières marches pour soulager ses pieds...


Lilou et Hadex attendirent que les deux nouveaux époux s'embrassent pour aller les féliciter, Hadex enlaca le couple et sentit une larme de bonheur couler le long de sa joue et il pensa qu'il pourrait être a la même place d'ici peu avec sa chérie.
Il prit la main de Lilou et se recula pour laisser les autres féliciter Bettym et Gawel.


Après avoir été signer le registre, Rapsody rejoint Cyprien toute émue qu'elle était d'avoir eu l'honneur de soutenir Bettym dans ce moment de bonheur. En passant à son niveau, elle la prit dans ses bras en lui disant tout bas
Ma chère Bettym, je vous souhaite tout le bonheur du monde, car c'est de cela dont j'ai envie d'être le témoin.

En retrouvant son Amour, elle serra sa main dans la sienne sans mot dire. Parfois les gestes parlent plus que les mots. Ils allaient bientôt prendre la route tous les deux afin de continuer à construire leur vie. ils étaient fiancés depuis environ un an...peut être ne se marieraient ils jamais, surtout compte tenu de leurs conviction religieuse plus que tenue, même s'ils respectaient plus que tout celle des autres. Mais ils étaient déjà unis pour la vie et aucun papier ne changerait cela...

Ondine s'avança, sourire aux lèvres vers les deux jeunes mariés. Tendant les mains vers Bettym, elle prit les siennes puis lui déposa une bise sur chaque joue

" - Te voila donc désormais une épouse, Bettym ! J'espère que cette nouvelle vie t'apportera tout ce que tu en attends. Sois heureuse mon amie."

Puis se tournant vers Gawel, Ondine posant une main amicale sur son bras, toujours souriante

" - Et toi, tu as intérêt à bien prendre soin de Bettym, sinon gare !! Je saurais te trouver et tu me connais !! "

La jeune femme partit dans un grand éclat de rire avant d'ajouter plus sérieuse

" - Je te souhaite tout le bonheur du monde, je vous le souhaite à tout deux... Et euh... n'oubliez pas le Castel après votre voyage de noce ! "

Avec une lueur taquine dans les yeux, le Procureur s'écarta un peu afin de laisser la place aux autres et commença de se diriger doucement vers la sortie

Marty était heureux pour Bettym et Gawel. Beaucoup de gens venaient les féliciter. Arwen s'approcha des nouveaux époux. Elle les embrassa et de chaudes larmes coulaient de ses yeux. Elle était également heureuse car elle s'imaginait à la place de Bettym.

Marty suivit sa douce. Il félicita chaleureusement son parrain par une accolade amicale et lui dit à l'oreille :


Bravo parrain, les choses sérieuses commencent à présent ! Félicitations !

Puis il se tourna vers sa Bettym. Il la prit dans ses bras et lui murmura :

Et bien marraine, heureusement que tu n'étais pas de garde ce soir !

Malgré ses larmes de joies, Bettym sourit à son filleul, qui lui sourit également.

Je te souhaite tout plein de bonheur avec parrain.

Marty fit une grosse bise à sa marraine et il se recula. Il prit sa douce Arwen par la main et laissèrent les autres Moulinois congratuler le couple de jeunes mariés.

Comme d'habitude Cathy et Alban étaient presque les derniers à venir félicité les jeunes marier.....

Tout les deux s'approchèrent du couple qui rayonnais de bonheur

Cathy leurs fit la bise et ajouta d'une voix toute émue Je vous souhaite le meilleur mes amis

Alban fit une accolade à Gawel et les félicita tout les deux

Lililea avait attendu que les invites avance vers la sortie pour aller felicitr Bettym et Gawel

je vous souhaite tout le bonheur du monde ;prenez soin l'un de l'autre

puis lilie embrassa sa filleule et Gawel

vous etes resplendissant tous les deux

puis lilie porta Margot pour qu'elle puisse embrasser les jeunes mariés.

Ce fût alors au tour de Cyprien de s'approcher des nouveaux mariés afin de les féliciter, et c'est les yeux rougis par la joie et la voix emplie d'émotion qu'il s'adressa tout d'abord à sa filleule ...

Si quelqu'un m'avait dit qu'un jour je te conduirais devant le curé pour que tu te maries, je ne l'aurais jamais cru compte tenu que pendant bien longtemps il était hors de question que tu puisses tout juste avoir une aventure amoureuse ... Seuls les ânes ne changent jamais d'avis, sois heureuse ma filleule et que ta vie soit emplie de bonheur.

Puis se tournant vers Gawel ...

Je ne vous connais que peu, mais prenez bien soin d'elle. Si vous aviez le moindre souci, sachez que je suis à votre entière disposition.

Cyprien, sentant sa main serrée dans celle de Rapsody, quitta l'église en compagnie de son Amour sans jamais se retourner ... Une page de l'histoire de Moulins venait de se tourner.

Bettym et Gawel remercièrent tous leurs amis d'être venu pour cette journée inoubliable, ils saluèrent toutes les personnes présentes chacuns leur tour dans un moment d'émotion intense, leurs pemières minutes de mari et femme. Répondant à l'un puis à l'autre, recevant mille compliment et félicitations ils étaient aux anges, heureux d'être là avec tous leurs amis. Puis quand vint le tour de Cyprien, Gawel lui fit un grand sourire

Merci à vous très cher, merci pour Bettym d'être venu, et merci de m'avoir donné sa main, j'en prendrai soin je vous le promet. Et vous prenez soin de vous et de votre tendre Smile

Gawel regardait le couple s'éloigner, il ne les reverraient sans doute pas avant longtemps...

Vénus était tres émue par cette cérémonie ,heureuse pour ce couple qu'elle aimait bien mais il lui avait cruellement manqué quelqu'un à ses cotés .La cérémonie terminée c'est avec joie qu'elle s'approcha des jeunes Mariés

Tout mes voeux de bonheur à vous deux, Felicitations Smile

elle fit une bise à Betty puis à Gawel et sortit reprendr ses rondes a traver les rues du village

Bettym était aux anges... Il lui semblait qu'elle rêvait mais la pression qu'exerçait Gawel sur sa main la ramena vite à la réalité. L'émotion était tellement forte, qu'elle n'arrivait pas à se mettre en tête qu'il s'agissait bien de son mariage et que toutes ses personnes étaient venues pour leur souhaiter beaucoup de bonheur qui elle le savait serait absolu.

Elle souriait, les larmes de joie difficilement retenues, et remerciait sans vraiment se rendre compte à qui elle parlait.

Tout ce qu'elle voyait était son prince et uniquement lui.


Gawel regardait son ange épanouie près de lui, lui aussi l'était, quand soudain il apercut le pigeon posé sur l'orgue puis se souvint quil avai oubli quelque chose il mit sa main dans sa poche, il souria à son amour

Mon coeur j'ai oublié de te dire quelque chose Embarassed

Il en sortit un petit mot qu'il tendit à son coeur

Citation :
Chère Bettym, Cher Gawel,

C'est avec beaucoup de regret que nous ne pouvons assister à vos noces. De tristes circonstances familiales nous retiennent à Bourbon.
Toutefois, notre coeur et nos pensées vous accompagnent. Profitez de ce doux moment où vous échangerez vos consentements. Ce sont des instants forts et délicieux.
Soyez heureux.

Clélie et Maxfan de la Hayes.

Bettym, sortie de ses songes, regarda le mot que tendit Gawel et le lut. Elle se pencha et lui chuchota.

J'enverrai un petit mot pour les remercier. Elle lui sourit. Tu sais que je t'aime toi !
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 12 Oct - 12:10

Itinéraire d'un voyage de noces...


Les préparatifs avant le départ

Nous voilà sur le pied de guerre. Il faut tout préparer, ne rien oublier pour que tout se passe bien pendant notre absence.

Gawel a écrit au Duc pour avoir une autorisation mais jusqu’à ce jour aucune nouvelle. :? Il n’a peut-être pas le temps de répondre un « oui » ou un « non » à des demandes faites par les habitants du BA et c’est bien dommage. Surtout quand on entend les rumeurs de la gargote mais bon… Chacun voit ses priorités à sa porte. Toutefois, cela ne fait que confirmer ce que je pensais. Mad Espérons peut-être que demain ?

Quant à moi… Ai-je pensé à tout ? Rolling Eyes

J’ai écrit au Prévôt et au Superviseur des douanes pour les prévenir de mon départ et aussi de la nouvelle recrue, Sieur Bromanson. Very Happy Je suis rassurée de savoir que tous les effectifs sont au complet. Ainsi, le village ne craindra rien… tout au moins pour la sécurité. Marty va bientôt prendre le grade de Maréchal et les aspirants Briareos, Farnor et Bromanson sont dignes de confiance et de qualité. Je ne suis pas peu fière de cette équipe et sais que je peux partir le cœur léger. Very Happy

Le seul hic, c’est que je n’ai pas trouvé un remplaçant pour la filière « viande ». :? J’espère que le prochain maire, Sophie ou Xeal, trouvera une personne de confiance et qui aidera tous les membres de cette branche économique.

Quoi d’autre ? Ah oui ! PENSER A VOTER AVANT DE PARTIR. Rolling Eyes

Ben… Tout le travail municipal et ducal est organisé. Voyons maintenant les baluchons…

Quelques vêtements de rechanges, du pain, des produits locaux à faire connaître aux autres habitants que nous rencontrerons lors de nos arrêts et les cadeaux que Ange nous a offerts. Smile

Est-ce que Gawel a pensé à autre chose ? Il faudra que je lui demande…

Ah oui ne pas oublier un gros drap de lin ou de jute au cas où nous dormirons à la belle étoile.

Voilà. Je crois que j’ai pensé à tout. Il me tarde de prendre la route, de nous retrouver seuls sans aucune responsabilité sauf celle de veiller l’un sur l’autre… Embarassed Embarassed


Le départ

Ca y est... nous sommes partis malgré le silence de notre Duc Willen à notre demande.
Heureusement, nous avons pu demander un pass à la noblesse d'Epée qui a su, en un rien de temps, nous répondre affirmativement. De par ce biais, nous avons pu demander des chevaux et ainsi nous irons beaucoup plus vite à destination.
Nous sommes passés voir tous ceux ou presque pour leur dire au revoir.
Ils me manquent déjà. C'est notre premier grand voyage.
L'excitation de cette nouvelle aventure est à son comble...


Etape 1 : Quelque part entre Montpensier et Clermont

Nous voyageâmes toute la journée sans forcer la cadence. Les chevaux étaient en forme pas comme moi, en ce moment même, qui commence à ressentir les méfaits d'une selle peu confortable mais surtout dû au manque d'habitude.

En partant de Moulins, nous longeâmes l'Allier qui serpentait tranquillement sur notre notre droite et les champs à perte de vue à gauche. Les paysages étaient plats et changeant de couleurs selon la culture pratiquée. Au bout d'une dizaine de lieues, nous aperçûmes un château dont les tours semblaient imposantes malgré notre éloignement. D'ailleurs, je serais curieuse de savoir à qui il appartient... Malheureusement, nous n'avions pas trop le temps de nous informer à ce sujet.

En milieu de journée, la faim commençait à nous tenailler et nous en profitâmes pour nous arrêter à Saint Pourçain. Nous nous restaurâmes et dégourdissâmes les jambes tandis que nos chevaux broutaient l'herbe verdoyante qui poussait sur les berges de la Sioule, rivière qui rattrapait l'Allier. J'eus même le temps de tremper mes pieds dans l'eau fraîche pendant que Gawel s'accordait une petite sieste digestive.

Après ce petit moment de détente, nous remontâmes sur nos fiers destriers et finîmes les dernières lieues qui nous restaient jusqu'après Montpensier.

Nous avions opté de ne pas franchir les portes de la forteresse de cette bourgade et avions préparé un campement de fortune.

La campagne à la belle étoile a quelque chose de magique et j'avais l'impression que nous étions seuls au monde.

En fait, ce n'était qu'une impression. Je sentais mon amour toujours sur ses gardes, prêt à en découdre au moindre étranger qui oserait s'approcher de nous. Ben oui, les routes, en ce moment, sont plus ou moins bien fréquentées.


Etape 2 : Quelque part entre Clermont et Murat

La nuit s'était passée sans encombre. Le soleil se levait sur la cité de Montpensier. Les rayons transformaient les champs de blé en une terre dorée. Les forêts ressemblaient à des émeraudes parsemées de diamants. La beauté que nous offrait Dame Nature dépassait tout ce que j'aurai pu imaginer. Le réveil fut doux... et les oiseaux nous enchantaient par leurs piaillements.

Une fois levés, nous déjeunâmes et équipâmes nos montures. La route allait être longue et en grande partie dans la forêt. Nous avions évité Montpensier puis traversé Clermont.

Durant ce trajet, les Monts Dômes nous surplombaient. Les plaines alluvionnaires étaient prospères en cultures de toute sorte. Nous passâmes Issoire... Le soleil était déjà très haut dans le ciel et la faim était là, de nouveau. Jamais je n'avais autant songé à manger... Gawel n'était pas décidé à s'arrêter mais à force de râler, il céda à mes caprices et nous nous arrêtames à Lempdes.

Les Monts d'Auvergne se dressaient devant. La sensation d'être aussi grande qu'une fourmi me traversa l'esprit lorsque je levais la tête pour jauger la hauteur de cette montagne. Malheureusement, nous ne profitâmes que très peu du paysage car le trajet prévu était loin d'être terminé. Nous n'avions fait que la moitié du chemin.

La pause terminée, nous repartîmes et suivîmes Allagnon, Maussiac et enfin cessions notre cavalcade à Moissac.

Le soleil se couchait derrière les montagnes et la fraîcheur se faisait de plus en plus ressentir. Nous n'étions pas loin de Murat mais la fatigue était trop présente pour continuer. Nous trouvâmes un endroit un peu en retrait de la route et passâmes la nuit dans les bras l'un de l'autre...


Etape 3 : Ventadour en Limousin

Une nuit très fraîche à dormir à la belle étoile. Les bras de Gawel furent autant réconfortants que châleureux.

Le soleil venait de se lever et nous fûmes prêts à partir immédiatement après s'être calés avec un morceau de pain. La route allait encore être longue et fastidieuse surtout nous avions la montagne à traverser.

Cette fois-ci, nous traçâmes jusqu'à notre destination. Il nous tardait d'arriver le plus vite possible. Une nuit au coeur du Massif aurait été trop dure pour nous. Cependant, ce ne fut que le lendemain matin que nous vîmes les murailles de Ventadour.


Une Journée à Ventadour

Dès que nous arrivâmes, nous nous présentâmes aux douanes puis nous cherchâmes un coin pour nous désaltérer.

La première taverne que nous avions choisi s'appelait "Les Lions de Ventadour". Les personnes s'y trouvant étaient polies mais bien peu bavardes envers les étrangers. Peut-être était-ce dû à nous ? C'était possible mais rien ne pouvait nous le confirmer. Au bout d'un petit moment, nous les laissâmes entre eux.

La curiosité nous animant, nous optâmes pour une seconde taverne où se trouvait la possibilité de jouer. Il y avait un trio qui pariait sur les cartes qu'ils avaient en main. L'accueil, là aussi, fut glacial. Trop passionnés pour le jeu plutôt que pour les personnes qui entraient.

En désespoir de cause, nous jetâmes notre dévolu sur une taverne "spécial couple amoureux". Que se fut doux de nous enlacer à l'abri des regards indiscrets sans avoir honte de gêner qui que ce soit. Ce moment de tendresse fut vite interrompu par un charmant jeune homme du nom de Shiska. Le premier et le seul à venir nous souhaiter la bienvenue. Il nous conseilla d'aller visiter le lac et ses alentours, que nous ne serions pas déçus du séjour.

Nous l'en remerciâmes mais malheureusement nous n'eûmes pas le temps de faire ce petit détour. Nous repartîmes dans l'après-midi vers de nouvelles aventures...


Etape 4 : Quelque part entre Tulle et Sarlat

Nous nous mîmes en route en fin de journée après avoir mis en sécurité nos provisions. Tout ceci, parce que nous avions appris qu'un brigand de renom aurait repris du service entre Ventadour et Tulle.

Nous parcourûmes donc le plus de lieues possibles dans la montagne. Malheureusement, nous n'allions pas aussi vite que nous l'aurions voulu. Nous dûmes nous arrêter pour sortir quelques vêtements car malgré l'été, la saison n'avait pas les mêmes conséquences en plaine qu'en montagne. Il y faisait trop froid. Nos muscles s'engourdissaient et cette chevauchée était de plus en plus difficile.

Passé Egleton puis Saint Hypolite, nous nous retrouvâmes dans une sorte de cirque gigantesque. Bien trop fatigués pour continuer, nous nous y arrêtâmes et fîmes un camp de fortune. Non loin du chemin principal, nous trouvâmes un coin à l'abri des regards indiscrets mais aussi d'éventuelles intempéries. Nous y passâmes les dernières heures qui nous séparaient du lever de soleil.

Après ce repos, certes de courte durée mais fort bien mérité, nous déjeunâmes puis reprîmes la route. L'épuisement avait quelque peu disparu mais était toujours présent sans compter l'inquiétude de faire de mauvaises rencontres.

L'avancée était lente et nous n'avions pu atteindre la ville la plus proche. Nous décidâmes de faire escale de nouveau en pleine campagne.

Vivement que nous soyons à bon port. Mon dos me fait affreusement souffrir. Je n'ai pas voulu inquiéter Gawel mais depuis quelques temps, je ne sens plus le bébé bouger. Peut-être que je me fais du souci pour rien ! En tout cas, je l'espère de tout coeur. Dès que je serai dans une ville, j'irai voir un médecin ou une sage-femme. Je ne peux rester dans l'incertitude plus longtemps...


Etape 5 : Sarlat en Périgord

Nous avions fait halte entre Tulles et Brives en pleine campagne. L'air était toujours frais mais beaucoup moins qu'à Ventadour. Nous nous réveillâmes un peu fourbus par le voyage qui durait maintenant depuis près de 4 jours à cheval avec pour seule couche le sol humide et mousseux.

Gawel était peu bavard, comme à son habitude et dès qu'il y avait possibilité, je n'hésitais pas à parler de mes interrogations ou des rumeurs entendues sur les chemins par les voyageurs que nous croisions.

Arrivés à Brives, nous bifurquâmes pour prendre la direction du sud. Les paysages étaient vallonnés. Des petits champs étaient parsemés dès qu'une parcelle montrait un semblant de plat. Nous poursuivions notre route jusqu'à Souillac où nous décidions d'y prendre une petite pause pour se restaurer et se détendre. La Dordogne nous permit également de nous délasser mais ce ne fut que de courte durée.

Nous reprîmes nos montures pour rejoindre notre destination.


Une Journée à Sarlat

Dès l'enceinte de Sarlat passée, l'accueil fut des plus agréables. Les gens étaient joviaux, cordiaux même et la ville était sous son plus beau jour. Nous nous trouvions en plein milieu d'un festival et beaucoup d'activités s'offraient à tous.

Après s'être présentés, nous partîmes à la recherche d'une auberge où nous y laissâmes nos chevaux. Nous nous rendîmes au marché. Là, j'y ai effectué quelques ventes de pains, de légumes et de farine et achetés un peu de poissons.

Ces amplettes faites, nous allâmes en taverne et fîmes la connaissance de charmantes jeunes femmes du nom de Lubna et Chopsy. Elles nous conseillèrent d'aller au lac et cette fois-ci, ayant un peu plus de temps, nous profitâmes de ce lieu fort charmant. Quelques pêcheurs s'y trouvaient également. Nous pique-niquâmes et la fatigue aidant nous nous endormîmes dans les bras l'un de l'autre sous la châleur bienveillante du soleil.

Ce ne fut que vers la fin de l'après-midi que nous nous réveillâmes. Enfin... que je réveillai, à ma façon mon cher et tendre. Un moment de pur amusement puéril de ma part mais tellement délectable...

Nous repartîmes, dès ce réveil particulier, vers le centre du village et mon amour m'abandonna quelques instant, le temps que je me mette à jour dans les courriers que j'avais reçus. Je le retrouvai dans une de ces nouvelles tavernes en train de jouer. Cela ne me plût pas trop mais je ne dis rien.

Néanmoins, en le rejoignant, j'ai eu la chance de rencontrer Dame Eagle45 et Dame Totone. Lorsque Gawel eut perdu la somme limite qu'il s'était donné, nous prîmes congé pour poursuivre notre périple.

Pour en revenir à Dame Totone, je ne la remercierai jamais assez. Grâce à elle, nous avons pu avoir un laisser-passer pour la Guyenne dans les plus brefs délais.

Pour une fois, je me suis réconciliée avec les Hautes Autorités. Jamais je n'avais vu une telle rapidité dans un travail administratif. Nous sommes bien loin des lourdeurs de notre cher Duché...


Etape 6 : Cahors en Guyenne

Nous revoilà à nouveau sur nos montures à cavaler la campagne. Comparé aux autres traversées entre deux villes, celle-ci fut de courte durée.

Nous ne pûmes voir le paysage, étant partis de nuit mais ce qui nous pressait était d'arriver aux abords de Cahors.

Au petit matin, nous nous trouvâmes face à un pont gigantesque avec trois tours : une à chaque extrémité et la dernière en son centre. La ville de Cahors était entourée ou presque d'eau. Ce fut au pas que nous entrâmes dans cette ville.


Une journée à Cahors

A notre arrivée, je fus attirée immanquablement par l'Eglise. J'y passai quelques heures alors que Gawel était parti chercher un endroit pour laisser nos chevaux afin qu'ils puissent être soignés dignement le temps de notre escale. Je priai tant et plus que je ne vis pas le temps passé et ce fut à contre-coeur que je quittais ce lieu qui me faisait un bien fou à l'âme. Je me dirigeai vers les tavernes dans l'espoir d'y retrouver mon amour.

Mais quelle ne fut ma surprise lorsqu'au travers d'une fenêtre je reconnus la silhouette d'une ancienne Moulinoise. Je m'empressais donc d'entrer dans ce lieu où notre chère Lilith s'y trouvait, toujours égale à elle-même et si joviale. Nous parlâmes du bon vieux temps lorsqu'elle était à Moulins, puis de sa vie à Cahors qui n'était pas aussi rose qu'elle aurait imaginé.

Nous avions bien ri surtout quand nous remarquâmes qu'une dame me prit pour une fille de joie. La complicité que Lilith et moi avions avait entraîné une méprise que nous ne voulions pas démentir... enfin pas tout de suite. Lilith et cette dame partirent quand Gawel vint me rejoindre.

Nous profitâmes de ce moment d'intimité qui fut interrompu par la visite d'une jeune Cahorsienne. Elle semblait désabusée de la vie qu'elle menait et regrettait comme beaucoup son déménagement. Je ne pus m'empêcher de lui remonter le moral tandis que Gawel se restaurait, silencieux.

Peu de temps après, la femme qui s'était trompée à mon sujet réapparut et je lui présentais mon cher et tendre en me délectant à souhait du qui pro quo qu'il y avait eu quelques heures auparavant.

La journée était bien entamée lorsque Gawel me laissa quelques temps pour aller se reposer. J'en profitai pour aller faire un tour dans les rues de Cahors. La ville était fort jolie mais il me tardait de repartir... ce que nous fîmes peu de temps après.
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Bettym

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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 12 Oct - 12:16


Itinéraire d'un voyage de noces...(suite)


Citation :
Chere filleul, cher Gawel

Je me languis de vous voir et aimerais avoir de vos nouvelles

ici tout est calme, nous faisons des jeux de temps en temps

Tiens le maire nous a même demandé de choisir un menu

J'ai renouvele mon poste de conseillere au niveau 2

Sinon ici à Moulins tout va bien et Loup c'est installe en ma demeure avec Cerise

Nous sommes heureux tous les quatres et Loup va agrandir la maison

Des votre retour nous vous inviterons pour faire les presentations

je vous souhaite un bon voyage et attention à toi ma filleul ,tu es assez fragile dans ton etat

gros bisous à vous deux

lililea ,ta marraine

Un petit pigeon qui ne paye pas de mine parvint à trouver Bettym

Lilith a écrit:
Bonjour Bettym,

Je te remercie vivement pour ces quelques moments passés en taverne, ils m'ont été doux au moral. Nous ne nous sommes pas vus longuement, mais je garderai en mémoire les rires partagés. Je n'oublierai jamais ce que tu as fais pour moi, en m'aidant à fuir. Je songe aujourd'hui parfois à Moulins et certains de ses habitants avec nostalgie. Salue les moulinois pour moi lorsque tu rentreras, notamment ce tavernier dont je n'ai pas eu le temps de faire la connaissance, mais qui a été si bon avec moi... Et mon parrain, bien sûr... La vie est moins aisée en Guyenne, mais je ne doute pas que le Très Haut aura l'heur de m'apporter chaque jour ce dont j'ai besoin.
Je vais également prier pour toi et Gawel, ainsi que pour votre enfant à naître, qu'il soit en bonne santé. Pour votre couple... Tu sais ce que je pense de l'amour, mais je ne peux que vous souhaiter que cela dure, même si mon pessimisme naturel me force à n'y croire guère.

Prends soin de toi...

Je t'embrasse

Lilith

Etape 7 : Montauban en Guyenne

L'ultime départ pour notre destination finale. J'avais hâte de retrouver mon parrain et sa belle, et malgré la coute distance qui nous séparait encore, j'avais l'impression que nous n'y arriverions jamais.

Nous prîmes la direction de Montauban. La traversée de la forêt au Sud de Cahors se fit au grand galop, comme si nous fuyons, mais c'était loin d'être le cas. Le désir fort de retrouver une partie des miens en était la raison et nous arrivâmes donc en peu de temps à Caussade. Les paysages étaient toujours aussi vallonnés mais ce n'était guère le plus important à mes yeux. Notre but était toujours le même... Cyprien et Rapsody.

Si ce n'avait été pour le bien de nos chevaux, j'aurais bien continué la route sans aucune escale. Cependant, nous fûmes obligés de nous arrêter et ce fut à Caussade que nous prîmes une chambre dans une de ses auberges encore ouvertes et laissâmes nos montures le temps d'un repos bien mérité, tant pour eux que pour nous.

Au petit jour, je réveillais Gawel, trop heureuse de savoir que Montauban n'était qu'à quelques lieues. Mon cher et tendre fût un peu grognon mais se leva quand même. De toute façon, il n'avait guère le choix sinon je lui aurai mené son sommeil très dur. Laughing Nous descendîmes, prîmes de quoi manger et allâmes chercher nos chevaux là où nous les avions laissés.

Nous repartîmes direction sud-ouest pour arriver peu de temps après à Montauban... l'Eden du moment, le paradis que j'avais hâte de trouver.


Séjour à Montauban

Notre arrivée se fit dans le calme. Je savais que Rapsody n'avait rien dit de notre venue à Cyprien. Nous cherchâmes une auberge et laissâmes nos vaillants équidés. Les pauvres, ils étaient bien fatigués et ce séjour leur permettrait de reprendre des forces. Nous pensons y rester au moins 3 jours. Alors que nos biens furent montés dans la chambre, j'en profitais pour errer dans les rues laissant Gawel s'occuper de tout.

Ce fut à ce moment que je vis l'Eglise Saint Jacques. Jamais un tel lieu me fit cette impression là. Je fus automatiquement pris d'une envie folle d'y entrer comme si j'étais appelée. Malheureusement, ici aussi, le manque cruel de curé s'y faisait sentir mais cela ne m'empêcha nullement d'y aller prier et d'y travailler pour la journée. Ce que je fis plusieurs jours d'affiler me voyant mal travailler à la mine et trouvant très peu de travail intéressant sur le marché ou trop tard.

Gawel, quand à lui, profita de mon absence pour faire sa sieste quotidienne avant d'aller à l'université. D'ailleurs, ses études ont été une de ses seules préoccupations depuis que nous sommes à Montauban.

Nous nous retrouvâmes, comme tous les soirs, soupâmes et allâmes nous coucher.

J'ai pu rencontrer Rapsody avec qui j'ai discuté lors d'une mes promenades quotidiennes. Nous étions si contentes de nous revoir. Malheureusement, mon parrain était trop pris, l'Université, eh oui il est professeur maintenant, les champs et sa petite "femme" ont eu raison de lui.

J'aurai aimé pouvoir les voir en taverne et passer un peu plus de temps avec eux mais nous avons reçu des nouvelles du B.A. qui ne sont pas bien bonnes. J'ai vu sur les articles de l'AAP que le Berry et la Tourraine étaient en conflit et cela ne présage rien de bon pour le B.A.. Par précaution, nous allons sûrement rentrer plus tôt avant qu'une guerre ne soit déclarée.


Bettym avait posé sa plume et rangé ses feuillets qu'elle utilisait pour écrire ses récits de voyage. La journée était bien entamée mais la jeune femme n'avait nulle envie de sortir de sa chambre. Gawel était déjà parti faire quelques amplettes ou se renseigner sur les nouvelles en provance du B.A. afin de savoir où en était la situation entre le Berry et la Tourraine.

Ayant un peu chaud et voulant profiter du paysage qui s'offrait à elle, elle ouvrit les fenêtres en grand. Quand, tout d'un coup, elle vit arriver droit sur sa personne deux points noirs qui grossissaient. Elle n'eut juste le temps de se baisser pour s'apercevoir qu'il ne s'agissait que de pigeons. Ils avaient attéri non sans difficulté dans la chambre.

Elle en attrapa un puis le second et détacha les deux missives qu'ils portaient. Elle les lut, heureuse des nouvelles qu'elles contenaient. Bettym ressortit plume et feuillets et répondit à chacune d'elles...


Citation :
Chère Marraine,

Je suis ravie d'avoir enfin des nouvelles en provenance Moulins. Nous sommes actuellement à Montauban et bien que je sois près de mon parrain et Rapsody, Moulins nous manque beaucoup. Etre partagée ainsi est très difficile. J'aimerais tant rester en Guyenne pour profiter du bien-être de ne rien faire et bien sûr de Cyprien et Rapsody, mais je sais que vous autres attendaient notre retour avec impatience tout comme moi.

Quand à rencontrer ton âme soeur et sa fille, ce sera un plaisir de le faire. Promis, nous serons là et apprendrons à le connaître. Cependant, quoi que nous en penserons, l'important c'est que toi tu sois heureuse...

Je te félicite pour ton renouvellement de poste et constate que la vie à Moulins est redevenue tranquille. Rien de mieux que de jouer toute la journée, n'est-ce pas ? J'espère que la vie économique n'en pâtira pas et que notre cher Maire aura su s'entourer de personnes qui puissent l'aider dans ce lourd travail qu'est la gestion d'une commune.

J'ai ouie dire que le Berry et la Tourraine était en conflit. Qu'en est-il de la position du B.A. à ce sujet ? J'ai bien peur qu'une guerre soit de nouveau dans les projets de notre duché et cela n'augure rien de bon. J'espère, cependant, que le Maire se préparera à cette éventualité et qu'il fera tout ce qui est nécessaire pour le bien-être de nos amis... Tiens moi au courant dès que tu as des nouvelles, s'il te plaît.

Je me languis de te voir et je crois que nous allons écourter notre voyage de peur que cette guerre éclate.

Je t'embrasse bien fort.
Ta filleule
Bettym

La jeune femme sabla le pli afin de sécher l'encre et le laissa de côté pour prendre un nouveau feuillet et répondre à l'autre missive...

Citation :
Ma chère Lilith,

Quelle joie d'avoir passé ces quelques moments en ta présence lors de notre séjour très court à Cahors. Les souvenirs remémorés, surtout les meilleurs, étaient très amusants même si les personnes à nos côtés n'en appréciaient leurs valeurs.

Quand à ce que j'ai fait, tu n'as pas à me remercier. Je sais que tu en aurais fait tout autant si les places avaient été inversées. Malgré ce que pensent les gens, je sais que tu es une personne digne de confiance et bien plus pieuse que beaucoup d'entre nous.

Il est vrai que j'aurai préféré que tu restes à Moulins mais la situation n'était guère propice. Tu seras toujours dans mes pensées quel que soit l'endroit où tu te trouveras et je souhaite de tout coeur te revoir un jour parmi nous à Moulins.

Il va de soi que lorsque je verrai ton parrain je lui enverrai tes amitiés ainsi qu'à tous les Moulinois dès mon retour. Mais j'espère que lorsque je reprendrais le chemin du B.A. nous pourrons nous revoir. Je ne connais pas encore la date de mon départ ni même le plan de retour puisque c'est mon cher Gawel qui s'occupe de tout ça. De toutes les manières, je te tiendrais au courant.

Je t'embrasse bien fort et te remercie pour les prières que tu fais pour nous.
A très bientôt
Ton amie
Bettym

Une fois, ce dernier courrier sablé, Bettym les plia et les accrocha à chaque pigeon avant de les laisser repartir vers leur propriétaire respectif.
En les regardant s'envoler, la jeune femme eut un pincement au coeur de ne pouvoir les voir et leur dire de vive voix qu'elles lui manquaient énormément. Elle resta encore un long moment à la fenêtre puis décida de sortir prendre un peu l'air et retrouver son époux.


Lilou qui arrivait de temps en temps a avoir des nouvelles de sa soeur grâce aux mésanges avait quand même envie de lui écrire un petit courier...
Elle manquait cruellement d'inspiration aujourd'hui, mais pour sa soeur, elle voulait absolument écrire un petit mot! Elle prit une plume et un parchemin et écrivi :

Citation :

Coucou Soeurette!

Petit message pour savoir comment tu vas ? Et où tu es actuellement! Puis aussi, pour savoir si tu ne te perd pas trop :p!!
Pour ta soeur tout va bien, ta petite nièce pousse vite, et elle est toujours aussi adorable! Et puis tu nous manques!!

Ici mais tu dois être au courant, la guerre à été déclarée, nous verrons ce qu'il va se passer... Tu feras un bisous à Gawel de notre part, et prenez soin de vous! Vous pensez rentrer quand sur Moulins?

Je t'embrasse bien fort!
Lilou!

Plus ou moins satisfaite de son message, Lilou attrapa un pigeon et lui accrocha le message à la pate. Comme à son habitude, elle eu une petite moue de désaprobation en voyant le pigeon s'envoler. Elle n'avait toujours pas confiance en ces bêtes là...

Ventino avait fini ses préparatifs pour son voyage à Montpensier mais avant de partir il tenait à envoyer un courrier à ses amis Bettym et Gawel partis en voyage en Guyenne. Il s' installa donc à son bureau et sortit sa plume, son encre et un parchemin puis rédigea un petit mot.

Citation :
Mes très chers amis, Bettym et Gawel,

Je vous écris en ce jours de Moulins où la vie suit son cours. Comme vous le savez Xeal a été élu maire et son conseil municipal est presque entièrement constitué. Les conflits opposants la Tourraine et le Berry se sont désormais étendus jusqu' en B.-A., en effet, la guerre est déclarée au Berry depuis ce matin.

J' espère bien évidemment que vous passez un exellent voyage et que le soleil de la Guyenne est avec vous. ^^ Bettym tu dois surement être très heureuse de revoir ton parrain et Rapsody et je te conseille de bien profiter d' eux. ^^ Saluez-les de ma part et de celle de tous les moulinois ! On a hâte de vous revoir dans notre village mais prenez votre temps et n' écourtez pas votre voyage pour nous bien que votre retour est attendu avec impatience. ^^

De mon côté j' ai ouvert une herboristerie au coeur de notre cher marché moulinois. Elle se nomme " L' Elixir " et se trouve juste à côté de ta boutique de vêtement Bettym à toi et à Lilou. ^^ Une agence matrimoniale a également été ouvert au marché. Sinon je pars aujourd' hui pour Montpensier avec Paysanne et Sophie mais étant donné les circonstances de guerre je vais écourter mon séjour et revenir à Moulins au plus vite pour aider à la protection du village.

Voilà je crois que j' ai fait le tour de ce que je tenais à vous dire à tous les deux. ^^ Je vous souhaite encore une fois de passer un séjour riche en souvenir, en joie et en soleil et de nous revenir tous beaux tous neufs ! ^^ Prenez bien soin de vous surtout Bettym qui est plus fragile en ce moment.

Je vous embrasse,

Ventino.

Ventino roula le parchemin et le scella d' un léger cachet de cire. Il l' accrocha à la patte de son pigeon puis laissa l' oiseau partir dans les airs par la fenêtre de son bureau. Ventino lui cria :

Prends la direction de Montauban en Guyenne et apporte ce message à Dame Bettym et Sieur Gawel !

Ventino regarda l' oiseau s' éloigner dans le ciel jusqu' à ce qu' il devienne un minuscule point noir à l' horizon. Il referma la porte de son bureau puis retourna s' asseoir à son fauteuil en songeant à ses amis en Guyenne.


Depuis sa demeure Marty apprenait le récit de voyage de sa marraine et de son parrain avec intérêt et passion. Il lui tardait à lui aussi d'entreprendre un tel voyage. Mais l'heure n'y était pas. Il décida d'envoyer son fidèle pigeon en direction de la Guyenne pour en trouver les voyageurs.

martymcfly a écrit:
Chère marraine, cher parrain,

J'espère que vous vous portez le mieux du monde et qu'Aristote veille sur vous, ainsi que sur ton ventre rond marraine. Sachez que vous me manquez beaucoup, depuis vostre départ, et qu'il me tarde que vous soyez de nouveau des nostres à Moulins.

Passez le bonjour à Cyprien et Rapsody lorsque vous les verrez et dites leur bien que Moulins pense à eux. Avez-vous pu les voir finalement ?

De mon côté, je me dois de vous apprendre plusieurs nouvelles.

La première est une mauvaise... Ma douce et tendre Arwen semble retenue au couvent de nostre village pour une période un peu plus longue que prévue. Sa maladie, un peu plus indisposante, la retient allongée, loin des siens, et loin de moi...

Ensuite, c'est encore une mauvaise nouvelle, mais vous devez estre au courant. Nous sommes en guerre. J'espère que nostre village ne pâtira que peu à cette terrible épreuve que le Très Haut dresse devant nous, et je ferai mon possible pour que Moulins soit prêt, et bien défendue.

Car, et c'est une bonne nouvelle, nostre bon Prévost m'a nommé Maréchal de Police. Je viens de recevoir mon insigne et l'arbore, assez fièrement, depuis peu.

Enfin, dernière bonne nouvelle : vous aurez probablement appris qu'une maladie me rongeait. Et bien je me porte beaucoup mieux à présent. Je restais un peu trop chez moi à me soigner comme je pouvais. Mais l'air frais du mois de septembre me fait du bien, et je vais pouvoir sortir un peu plus souvent désormais.

Je vous souhaite un bon retour en Bourbonnais-Auvergne, et rentrez nous bien vite, et en bonne santé. Parrain prend bien soin de marraine.

Si vous rencontrez à nouveau Lilith et dame Totone, passez leur mon bonjour.

A très vite de vous lire.

Bien à vous,

Marty,
Vostre filleul

Marty plia le parchemin et l'enroula autour de la pate de son pigeon. Il le regarda s'envoler vers la Guyenne. Il allait faire un long voyage et Marty espérait qu'il trouve sa route, en échappant aux archers qu'il allait probablement rencontrer.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 12 Oct - 12:19


Itinéraire d'un voyage de noces...(suite)



Alors que Gawel et Bettym se préparaient pour leur départ, ils furent assaillis de pigeons. La jeune femme regardait son époux, anxieuse. La venue de tous ces volatiles ne semblaient pas de bon augure. Ils décrochèrent tous les parchemins arrivés et malgré le fait qu'ils soient heureux de recevoir des nouvelles de Moulins, comme ils s'en doutaient, il n'y en avait pas que des bonnes.

Ils se dépêchèrent de finir leurs baluchons et se rendirent au marché pour faire des réserves pour leur retour qui commencerait dès demain. Quand ils eurent fini, Bettym ne pouvait laisser ces missives sans réponse et se mit à écrire à chacun d'eux.


Citation :
Ma chère grande soeur,

Nous sommes actuellement à Montauban et je peux t'assurer que tout va bien. Nous nous préparons pour notre retour vu les nouvelles que nous avons reçues de ta part mais aussi de Ventino et Marty.

Etant très inquiets, nous raccourcissons notre voyage afin d'être au B.A. dans les plus brefs délais. J'espère que ce n'est qu'une mise en avertissement et que le bon ordre reviendra vite.

J'ai hâte de vous voir. Je t'embrasse bien fort ainsi que ton cher et tendre et bien sûr ma petite Maëline.
Ta ptite soeur
Bettym

Elle prit un autre feuillet et écrivit...

Citation :
Cher Ventino

Nous avons effectivement passé un bon voyage et les rumeurs de guerre nous sont parvenues jusqu'ici depuis quelques jours déjà. Les Guyannais se chamaillent dans la capitale pour savoir s'ils doivent ou non prendre partie pour un clan ou un autre. Alors, avant que la situation ne devienne trop tendue, il est normal que nous rentrions chez nous malgré notre voyage de noces.

Pour Rapsody et Cyprien, je leur transmettrai tes amitiés dès que je le verrais il n'y a aucun souci pour cela.

Concernant ton échoppe, je suis fort contente que tu l'aies ouverte et espère que les clients afflueront. Tu as repris celle de Morgen ? En tout cas, ce sera très utile et tu pourras ainsi fournir l'hospice en cas de besoin. Par contre, tu me parles d'agence matrimoniale... De quoi s'agit-il ? Je n'en ai jamais entendu parlé. Ce serait bien que tu m'en dises un peu plus. J'espère que ce n'est pas une affaire illégale ! Désolée, ma fonction de maréchale me fait rendre tout ce qui est inconnu de suspicieux.

Je dois malheureusement te quitter et te souhaite une bonne journée.
A très bientôt
Bettym

Elle prit enfin la missive de son filleul et eut un pincement au coeur en repensant à ce mariage qui était repoussé à nouveau. Elle ne savait comment commencer sa lettre et surtout quel ton utiliser pour ne pas le démoraliser un peu plus. Sa plume à la main, elle la trempa dans l'encrier et débuta sa lettre...

Citation :
Mon filleul préféré,

Je suis désolée pour ces tristes nouvelles mais ne perd pas courage. Tu sais que Arwen t'aime de tout son coeur et il est bien évident qu'elle fera son possible pour se rétablir très vite et t'offrir le bonheur que tu mérites plus que tout.

J'ai appris depuis peu, par Lilou et Ventino, que le BA avait déclaré la guerre au Berry. Entre les divers courriers et les rumeurs qui commencent à se propager ici, ton parrain et moi avons décidé de rentrer beaucoup plus tôt que prévu. Je ne doute nullement que tu prendras soin de Moulins et que tu la défendras au péril de ta vie comme tu l'as toujours fait jusqu'à présent et ce n'est pas cette nouvelle insigne qui changera quoi que soit en toi. Bien au contraire, elle ne fait que te grandir.

Sache que je suis très fière de toi.

J'avais entendu aussi que tu étais malade et suis ravie de ton prompt rétabllissement.J'espère que tu seras sur pied dès mon retour à Moulins. Je t'embrasse bien fort et hâte de te serrer dans mes bras.

Ta marraine.
Bettym

En écrivant ces derniers mots, il ne lui tardait plus qu'une chose : être auprès des siens même si pour cela elle devait quitter son parrain et Rapsody à contre-coeur. Elle sabla les trois lettres et accrocha chacune d'elle aux pigeons qui piétinnaient le plancher de la chambre. Elle les amena jusqu'à la fenêtre avec l'aide de son mari et leur fit prendre leur envol. Bientôt ils seraient là-bas de l'autre côté des montagnes.

Elle regarda Gawel qui l'entoura de ses bras comme pour la réconforter. Puis ils fermèrent les fenêtres avant d'aller se coucher pour être frais et dispos le lendemain matin pour leur voyage de retour.


C'est de Thiers qu'eclipse tenta de contacter Bettym. Elle la savait sur les routes, et ce n'était pas très prudent, par ces temps de guerre.
Aussi, étrenna-t-elle sa nouvelle plume pour rédiger un bref message.


Citation :
Bonjour Bettym, bonjour Gawel,

J'espère que votre voyage de noces vous permet de vous découvrir chaque jour un peu plus. Gawel, prends bien soin de Bettym, il ne faut pas qu'elle se fatigue.
Je viens d'apprendre que vous envisagez le retour, alors, je voulais vous mettre en garde. Vous savez comme tout le monde que la guerre est déclarée. Faites très attention à votre itinéraire de retour, il vaut sans doute mieux passer par le sud, afin d'éviter les combats.
Attention à vous, à bientôt. je serai de retour à Moulins demain.
Amicalement
Eclipse

Elle accrocha le message à son pigeon, le laissa s'envoler, et le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse dans le ciel.

Quelque part entre Cahors et Sarlat

Notre départ précipité m'avait rendu triste et inquiète... Triste car je n'avais pu profiter de la présence de Cyprien et Rapsody que peu de temps... Inquiète, car les plis reçus en abondance n'avaient annoncé que de mauvaises nouvelles ou presque et que les rumeurs entendues à droite à gauche n'étaient guère mieux.

Le grand galop avait au bout de quelques lieues affaiblies nos chevaux et nous ralentissâmes la cadence. Nous parlions très peu, essayant de réfléchir à ce qu'il adviendrait de notre duché si la guerre éclatait là mais aucune réponse nous parvenait.

Ce silence, trop pesant pour moi, je le rompis en abordant ma fonction de maréchale. Et une discussion vive eut lieu pour la première fois. Certes, Gawel n'avait pas tort mais je ne pouvais me résoudre de laisser ma fonction de maréchale en suspens. Alors au bout d'un petit moment, j'eus plus ou moins satisfaction, lorsque je lui proposais de me suivre dans les gardes à venir. Ainsi il serait à mes côtés et verrait que je ne craindrais rien. Et je lui promis, également, de ne pas faire de garde de nuit... d'envoyer les hommes à ma place.

J'espère que j'aurai pris la bonne décision. Etre enceinte en temps de guerre n'est pas des plus réjouissant mais notre petit bout n'est pas responsable de la folie des hommes.


Alors que Bettym rangeait son nécessaire d'écriture, elle vit un pigeon se poser à ses côtés. Elle prit le pli qui y était accroché et lut avec attention ce que son amie Eclipse lui avait écrit. Elle appella Gawel et lui tendit la lettre. Malheureusement, ils n'avaient plus le temps de trainailler et Bettym se promit de lui répondre dès leur prochain arrêt.


Quelque part entre Sarlat et Tulles

Nous étions à nouveau en train de galoper vers notre chez nous. Aujourd'hui était un jour important pour moi. Cela faisait un an que j'avais pris mon envol bien que chaperonnée de loin par mon parrain.

A mi chemin de notre étape, nous nous arrêtâmes enfin. Je fus soulager de pouvoir enfin marcher et profiter du paysage. Nous préparâmes un feu de camp pour faire cuire quelques morceaux de viande que nous avions emporté et je sortis la bouteille d'ambroisie que j'avais acheté au Mielinois. Mon amour avait pensé également à ce jour si important, et me l'avait souhaité dès son réveil. Pour marquer le coup, je sortis également le coeur de Déesse que je découpais. Je pris un malin plaisir de le nourrir tel une oiselle donnant la becquée à ses petits. Cela faisait bien longtemps que nous n'avions ri comme cela et ce fut très agréable surtout après la discussion de la veille.

A la fin de ce festin, nous nous reposâmes afin d'être en forme pour la suite de notre périple. L'ambroisie avait eu un effet boeuf sur ma tête et mon esprit pour ne pas dire que j'étais légèrement soule. Nous en riâmes beaucoup....


En rangeant les denrées qu'il leur restait, Bettym vit le mot dans sa besace et pensa à Eclipse qui attendait sûrement de leurs nouvelles. Elle sortit donc le nécessaire d'écriture de voyage et commença sa lettre.

Citation :
Ma chère Eclipse,

Quelle fut ma joie de recevoir un pigeon de ta part malgré les nouvelles peu réjouissantes qu'elle annonçait.
En effet, nous rentrons en BA et je te remercie pour les conseils que tu nous as donnés. Ils nous seront fort utiles. Nous pensons être de retour dans le courant de la semaine prochaine mais rien n'est moins sûr. Tout dépendra des rencontres que nous ferons sur les chemins.
Je te dis donc à très bientôt et toi aussi prends bien garde à toi.

PS : Envoie nos amitiés à Zelfelon et tous les Moulinois.
Bettym

Une fois la lettre terminée, elle attrapa le pigeon qui les avait suivi comme un petit chien et lui accrocha le pli afin qu'il l'amène à destination.

Clermont

Nous sommes arrivés à Clermont après avoir passé une journée des plus tranquilles à Murat. Que dis-je tranquille ? Une ville morte comme beaucoup en ce moment. Est-ce le fruit du hasard ? La guerre qui est déclarée et dont on entend partout parler ? Je ne saurais le dire.

Toujours est-il que la vie semble bien tristounette en Bourbonnais-Auvergne. Personne ne dit quoi que ce soit d'intéressant. A la capitale, ce n'est que cris à droite et à gauche pour dire qui sera le prochain félon au roy. Qui a tort ou a raison d'entrer dans un conflit.

Cela m'attriste. L'avenir de notre bébé à naître n'est pas bien rose. J'aimerai tant que cette violence s'arrête mais pour cela, que faut-il faire ? Je n'en ai malheureusement aucune idée.

En attendant, je travaille pour le bien de notre duché en aidant mes collègues de la maréchaussée. Petite récompense hier. J'ai rencontré une femme fort agréable et gentille. Son nom ? Dame Crapaudine, douanière de Clermont. Je l'ai invitée à passer quelques jours à Moulins. Elle en était enchantée surtout après lui avoir vanté les mérites de notre accueil. J'ai hâte que ce moment vienne et qu'elle puisse se réjouir un peu.

Les gens paraissent si condescendant à Clermont...

J'espère quand même avoir la chance de rencontrer Sieur Petitrusse mais j'ai bien peur que la Prévôté le garde en otage au château. Nous verrons bien !


Montpensier

Trois journées et deux nuitées dans notre belle capitale qu'est Clermont. Dommage qu'elle soit si peu animée. Bien que Gawel ait été pris par l'université en grande partie et moi par la maréchaussée - faudrait que j'arrête de travailler Laughing - nous avons eu le temps de penser à nos confrères et consoeurs.

Cela ne fut pas trop du goût de l'ex-maire de Clermont mais qu'à cela ne tienne. Mon amour a su lui répondre. Je m'en sentais tout à fait incapable sans être d'une méchanceté extrême. Quand je pense qu'il s'attribue tout le mérite d'une bonne gestion municipale à lui tout seul... ! Comment peut-on être aussi imbu de sa personne ? Je ne nie pas qu'il ait pu faire un bon travail mais il a oublié une donnée importante... Les Clermontois et ses collaborateurs.
Heureusement que les membres de la Confrérie ne sont pas comme cela !

Bref, durant ce séjour, j'ai eu la chance de rencontrer Dame Aphroditevenus qui est, si je ne me trompe, un des enfants de Dame Arthura avec qui je travaille depuis une éternité à la prévôté ainsi que tous les maréchaux. On peut dire que c'est la digne fille de sa mère. Cette jeune maréchale a essayé de me souler. J'ai eu quelques difficultés à sortir de taverne et pas seulement à cause de l'énorme ventre qui aurait pu me faire perdre l'équilibre. Mais mon amour était là pour me soutenir.

J'ai pu également voir Petitrusse avec qui, encore une fois, j'ai parlé travail Rolling Eyes .

J'aurai bien aimé rencontrer les anciens Moulinois à savoir Jeffjo et Luckyluck mais malheureusement personne n'a pu ou su me dire où cela aurait pu se faire. Dommage...

En fin de soirée, nous avons repris la route pour Montpensier
...
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Mer 17 Oct - 13:21


Testament Maneïck & Pajermo



Posée sur la table de chevet du lit de Manëick et Pajermo, une lettre bien en vue. Leurs corps reposaient paisiblement pour l’éternité. On aurait dit qu’ils dormaient, les doigts enlacés, le bras du mari passé sous la nuque de sa femme, blottis l’un contre l’autre. Un couple endormi en somme, pour les siècles à venir. Nuls souffles ne soulevaient plus leurs poitrines, la vie les avaient quitté, mais ils resplendissaient toujours de cette amour éternel, que connaissent certains.

Un pigeon avait été envoyé à Moulins mais le long trajet avait retardé la délivrance de la missive. Elle arrivait enfin, ceci était leur testament.


Citation :
Mes amis,

Voilà nous l’avons décidé, nous vous quittons. La vie ici bas, nous est devenue insupportable. Les coups bas, les harcèlements sont venus à bout de tout. Nous partons pour un autre monde, un monde où plus personne ne nous atteindra. Au pays de l’au-delà nous serons heureux, et ce qu’Aristote a uni, nul ne peut le désunir, l’amour sublime tout…

C’est avec soulagement que nous avons pris cette décision. Nous laissons à jamais les lâches, les folles hystériques, calculatrices et jalouses , et les petits pédants dont nous avons été la proie sur cette terre et nous nous envolons vers d’autres cieux.
Vous nous manquerez tous.

Ne versez pas de larmes inutiles, nous sommes heureux, notre geste est une délivrance, un acte d’amour l’un envers l’autre, pour que plus jamais la tristesse ne se lise sur notre visage.

Nous confions Oyanah au bon soin de Bettym, et espérons que Killyan sera heureux chez son parrain Marty. S’il ne voulait pas de lui, faites en sorte que nos enfants ne soient jamais séparés, ni qu’ils aillent dans un orphelinat, ceci sera notre dernière volonté. Enterrez-nous à Moulins, nous nous y sommes mariés, nous y avons été heureux.
Prévenez ma sœur Igraine, et mon frère Kilbane, que je ne suis plus. Dites-leur que je les aime, et qu’il vont me manquer.

Nous partons à présent il est temps, vers notre nouvelle vie. De là haut nous veillerons sur vous.

Adieux les amis, ne nous oubliez pas.
Manëick et Pajermo d’Albrizzio.

Du haut de son nuage, Manëick regarda leurs dernières volontés, elle souriait. Oui à présent elle était heureuse, Pajermo l’était aussi, et la stupidité de leurs ennemis n’avait triomphé de rien….
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 26 Sep - 1:23

Loreleï



Bettym

Au sortir des remparts, ils prirent les chemins de traverse pour se rendre à leur demeure. Non que ce soit un désir du chef de groupe des maréchaux mais Bettym n'avait nulle envie de se séparer de son époux. Elle faisait tout pour retarder cet éloignement nocturne. Elle avait besoin de lui et ces derniers temps, depuis qu'ils étaient rentrés à Moulins, cela n'avait guère été le cas.

Alors qu'ils longeaient les berges de l'Allier, la maréchale s'arrêta nette, légèrement énervée, les poings au côté face à son époux qui restait stoïque, comme à chaque fois que son épouse allait râler.


Dis donc mon coeur, tu as fini de me pousser ! A cause de toi j'ai les pieds trempés, regarde !

Elle lui montra ses chausses mais voyant que le jeune Procureur n'avait pas l'air de comprendre, elle se retourna pour lui indiquer qu'elle marchait dans la rivière. Son geste se figea quand elle s'aperçut que les berges se trouvaient au moins à dix pas d'eux...

Mais... mais... oh ! oh ! Probl....

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle ressentit un coup de poignard et put juste s'accrocher au bras de son prince pour ne pas tomber.

Gawel

Gawel se laissait guider par sa femme, qui étrangement ne rata pas l'occasion de le promener... Son choix les dirigea vers la rivière. Gawel ralentissait la marche, il n'était toujours pas à l'aise dans son uniforme,et aurait plutôt préféré rentrer rapidement pour éviter de recroiser le prophète et ses moqueries. Arrivé aux abords de l'Allier, Bettym lui fit un reproche

Mais je te pousse pas mon amour, je me sert juste contre toi!!!

Gawel ne s'occupa pas plus de sa râleuse de femme, et continua à avancer, jusqu'à ce que Bettym qui s'était arrêter le retienne. Il se retourna puis observa la jeune femme.

Rho tu as fini tes enfantillages!!! rentrons il fait froid et puis je suis serré je n'ai pas envie que d'autres se moquent encore de moi!!!

A peine avait-il fini sa phrase que Mais... mais... oh ! oh ! Probl....
Bettym tira sur son bras, si bien qu'elle se retrouva dans les bras de Gawel. Inquiet il la regarda

Mon amour qu'est ce qui as tu es malade ça va pas?

Bettym

La crampe était tellement forte qu'elle tomba dans les bras de son mari. Que lui arrivait-il ? Elle n'avait jamais ressenti pareilles douleurs. Elle avait souvent des coups lorsqu'elle était contrariée mais aussi fortes... C'était bien la première fois. Elle réussit à se redresser et regarda son époux dans les yeux. Il était inquiet, le front plissé, le visage fermé. Elle lui sourit quand le mal disparut.

Je ne pense pas être malade. Ca va mieux maintenant. On y va ?

Cependant, elle ne comprenait pas pourquoi ses chausses étaient trempées. Elle posa la main dessus et sentit au toucher que cela collait. Sa jupe et ses jupons étaient également mouillés. Elle regarda son époux, inquiète.

C'est bizarre chéri... ça colle. Attends, je vais me rincer à la rivière. Je ne peux pas rentrer comme ça !

Ni une ni deux, elle alla vers le bord de la rivière, Gawel derrière, toujours aussi attentionné dès qu'elle allait mal. Elle avança doucement jusqu'à mi-mollet et se rinça à grande eau... Alors qu'elle allait sortir, elle ne put soulever ses pieds.

Mon coeur... je suis... AIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEUHHHHHHHH

Une nouvelle crampe, Gawel accourut jusqu'à elle mais dans la précipitation, il glissa et se retrouva dans l'eau trempé jusqu'au cou. Malgré la douleur, le comique de la situation ne put retenir les rires qui montaient. Gawel, lui, avait sa tête des mauvais jours.

Gawel

Gawel ne comprenait pas ce qui pouvait arriver à son amour, il l'a regardait, pétrifié, ne sachant que faire... Puis Bettym se ressaisit, elle se redressa et esquissa un sourire et des paroles réconfortantes, ce qui rassura quelque peu Gawel.

Bien allons y alors, vite!!!

Gawel commençait à avançer mais remarqua rapidement qu'il était seul, il se retourna puis vit son amour s'observer les jambes

C'est bizarre chéri... ça colle. Attends, je vais me rincer à la rivière. Je ne peux pas rentrer comme ça !

Gawel la suivait de prêt, puis soudain un sourire se fit ressentir sur son visage

Ben alors mon coeur t'aurais pu attendre d'être rentrer pour ça, tu n'as pas pu te retenir.

Gawel allait partir dans un fou rire lorsque soudain

Mon coeur... je suis... AIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEUHHHHHHHH

Gawel se précipita vers son amour, si vite qu'il glissa sur un nénuphar, et se retrouva allongé dans la rivière. Vexé et énervé il répondit à son amour d'un ton autoritaire

Bon ça suffit maintenant arrêtes tes bétises, on rentre!!!!!

Soudain,en se relevant, un éclair de génie le traversa. Voyant son amour la main posée sur son ventre et les jambes collantes, il comprit aussitôt, et dit en bafouillant

Mais ...mon coeur... tu es enceinte!!!!

Gawel, prit de panique, aida son amour à sortir de l'eau, il retira son mantel le posa par terre, et amena son amor à s'allonger dessus.

Ne... ne bouge pas... reste calme.... hein ne panique surtout pas tout va bien...je ... je réflechit!!!

Gawel tremblait de partout, tellement il était prit de panique. Il regardait autour de lui réfléchissant à que faire.

Le Prophète

Le prophète hatait le pas, le couple avait disparut dans la nuit, mais il les entendait parler donc il allait les rattraper. Le vent dispersait leurs voix, mais il cru distinguer un cri. Il avait beau ouvrir ses quinquets la lune était caché par un nuage et il ne distinguait rien.

Soudain on lui fit un croque en jambes, et au moment même où il s'affalait sur le sol il entendit un.... PLOUF !

Il tata autour de lui, rien à faire il était encore sur le chemin, aucune eau proche, mais il allait sérieusement tancer celui qui venait de le faire tomber. Il se doutait que c'était le mari, il s'était tellement moqué, que l'homme allait se venger !

Il se releva avec difficulté et se retourna l'air menaçant mais... personne !!! pourtant il s'était bien emmêlé les pinceaux !

En reculant d'un pas il perdit l'équilibre et se retrouva à nouveau parterre, sur les fesses. Il avait nettement sentit que quelque chose était en travers du chemin et l'avait entravé. Il tâtonna !

- Crénom de bon sang, je vais y arriver moi, toujours le cul par terre...

Il se signa aussitôt, il venait de blasphémer et sa main rencontra alors le fauteur de trouble. Une racine de saule !!!!

- Ho Aristote dit-il tout haut j'allais m'excuser, mais le couple doit déjà être loin à présent, vous n'auriez pas dû me faire tomber !


AIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEUHHHHHHHH

La voix parvint à lui, et il sursauta, se leva comme un ressort qui jaillit de sa boite et vociféra :

- QUI A CRIE, QUI A CRIE ?

Il attendit un signe pensant que le Trés Haut lui donnait une épreuve pour son insolence, quand le nuage qui masquait l'astre de nuit se déchira et un rayon vint éclairer le chemin. Il vit alors un homme sortir de l'eau et se précipiter vers une femme qui se courbait.

Roo voilà mon couple, mais pourquoi la femme a-t-elle crié, et pourquoi se penche-t-elle ainsi on dirait qu'elle souffre, à moins qu'ils.... Il rougit malgré la pénombre. Ils vont pas faire ça là, comme ça ! maintenant, ce sont des bêtes lubriques !

Il avança vers eux à grandes enjambées, la colère flamboyante dans les yeux, prêt à leur parler du pêché de chair, à mesure qu'il avançait il fulminait, le manque de clarté, donnait un aspect étrange à la scène.

- Hé vous deux ! cria-t-il Vous pouvez pas aller ailleurs !


Il arriva bientôt à leur hauteur, mais constata que l'homme était trempé.

- Un bain de minuit en plus !!!!au mois d'octobre, non mais ça va pas la tête !!!!


Il leva l'index pour une leçon de morale, mais stoppa net, était-ce le brouillard qui commençait à tomber rendant les choses obscures, où se passait-il quelque chose de pas commun à ce moment précis. La bouche ouverte le doigt en l'air il resta perplexe.

Gawel

Gawel réfléchissait, désespérait de ne savoir que faire quand soudain une voix se fit entendre

- Hé vous deux ! cria-t-il Vous pouvez pas aller ailleurs !

Gawel continuait à regarder autour de lui mais il ne voyait rien, il ne put même pas repérer la direction, il paniquait et cru un moment devenir fou. Puis une ombre se mit à avancer vers lui et à dire à nouveau

- Un bain de minuit en plus !!!!au mois d'octobre, non mais ça va pas la tête !!!!

Gawel s'arrêta de gesticuler et observa l'homme, et lui répond un peu honteux

Nan mais... euh.... c'est ma femme... elle est enceinte et moi j'ai tombé dans l'eau... et puis là je crois que j'ai un problème...il s'avança plus prêt de l'homme et lu chuchotta faut pas lui dire pour pas qu'elle panique mais je crois qu'elle va accoucher

Le Prophète

Le prophète vit la jeune femme parterre, ce qui de loin portait à confusion de près lui paru soudain clair quand le mari chuchota :

faut pas lui dire pour pas qu'elle panique mais je crois qu'elle va accoucher

Il referma la bouche, et replia son index, mais finit par sourire. La lune enfin éclairer la scène mais le brouillard ce mettait à tomber plus intensément. La journée avait été chaude, et la nuit commençait à être fraiche c'était pas étonnant.

Il chuchota :

- Ho je comprends pourquoi vous êtes tombé à l'eau, vous cherchiez la - cité lacustre pour appeler des secours, doit pas être bien loin... Et heu le bébé va sortir par où il est entré, ça j'en suis sur ! Hé si on va un peu sur la droite il y a une cabane abandonné à quelques pas, j'en suis sur aussi car j'y dors parfois.


Il sourit à la jeune femme, et dit d'un ton guilleret avec sa voix, grave et profonde !

- Alors ma bonne dame, on se repose au bord de l'eau, c'est une très bonne idée dans votre état.

Pourquoi avait-il l'impression qu'elle allait se demander si il là prenait pas pour une demeurée. Une chauve-souris les survola, il y avait plein dans les greniers de la ville, et il sursauta.

Il rechuchota au mari :

- Bon faites bouillir de l'eau, et prenez du linge propre.

C'est tout ce qu'il connaissait des accouchements, les femmes disaient toujours ça, il tapota l'épaule du mari, pensa ainsi le rassurer.

- Vous voulez que j'aille demander du secours dans la cité lacustre ?


Il avait parlé tout haut, se souvenant plus déjà que la jeune femme ne devait pas s'affoler.

- Parce qu'elle est pas loin, par là dans le coin hein et surement plus près que le village, qui lui est par là bas hein !


Il montrait n'importe qu'elle direction, et se frottait la barbe l'air songeur. S'il avait su il serait pas venu ici ce soir, et puis c'est de la faute de cet homme à vouloir rentrer dans l'uniforme de sa femme aussi !

- Heu vous devriez enlevé vos vêtements à coup sur avec l'eau ils vont rétrécir et il nous faudra un pied de biche pour vous en extirper, où y mettre le feu, un truc du genre !

- Bon alors allumé un feu qu'on fasse bouillir de l'eau, si l'enfant voit pas d'eau chaude il sortira pas ! vous savez ils sont déjà malin à cet age là !
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 26 Sep - 1:29

Loreleï (Suite)


Bettym

Elle ne savait plus si elle devait rire ou pleurer. Son époux, dégoulinant, était des plus comiques dans ses frusques qui soulignaient la moindre de ses formes. Mais lorsqu'il lui lança un regard noir, elle stoppa net puis il lui dit d'une voix hésitante...

- Mais ...mon coeur... tu es enceinte!!!!
- Quoi ? Je suis enceinte ! Mon Dieu, qu'allons-nous faire ?

Elle riait jaune. Cela faisait bientôt neuf mois qu'elle l'était... à croire qu'il ne s'en était pas aperçu avant. Mais elle ne put en dire plus. En une fraction de seconde, elle se retrouva allonger sur la berge, son mari lui disant de ne pas paniquer.

Mais arrêtes tes bêtises ! Tu divagues ou QUOOOIIIIII ! POUR...respiration lente.... quoi paniquer !

Elle reprit son souffle après le nouveau lancement. J'aurai peut-être pas du manger tout ce chocolat, pensa-t-elle. Ca m'apprendra d'être aussi gourmande. Mais elle n'en dit rien à son prince. Il ne fallait pas l'inquiéter et ils se devaient de rentrer à la maison pour qu'il se change. Cela devenait plus que nécessaire.

Ce fut pendant ses réflexions qu'un homme les interpella de loin. Elle regarda son époux, une lueur d'inquiétude dans les yeux... non pas qu'elle avait peur pour leur sécurité mais surtout vis-à-vis de leur réputation.


Ah ben voilà ! Que vont penser les gens maintenant ! Un procureur et une maréchale en pleine NUUUUIIIIIIT sur la berge.

Trop tard ! Un vieillard, portant une sorte de bure, était déjà à leur côté, sourire narquois aux lèvres. Bettym crut le reconnaître mais la lueur de la lune ne lui permettait pas d'en être sûre. Les deux hommes chuchotaient et la curiosité légendaire de la maréchale était aiguisée mais en vain... rien n'arrivait jusqu'à elle.

Mais qu'est-ce qu'ils complotaient tous les deux ? Elle sentit le regarde de chacun se poser sur elle à tour de rôle.


- Mais ça suffit tous les deux ? Aidez MMOOOOIIIIII Elle souffla lentement.
- Bon alors allumé un feu qu'on fasse bouillir de l'eau, si l'enfant voit pas d'eau chaude il sortira pas ! vous savez ils sont déjà malin à cet age là !
- Quoi ? Quel enfant ?

La panique s'empara d'elle, ce ne pouvait être ça ! Comment des hommes pourraient-ils le savoir si elle même...

NNNNOOOOOONNNNNNN ! Elle expira de nouveau doucement. S'il ne sort pas c'est pas grave. Elle regardait son époux, désemparée. Je ne veux pas. Pas maintenant... JJJJJJEEEEEE halètement ne suis pas prête. Elle avait attrapé le col de Gawel et le regardait droit dans les yeux, suppliante....
Empêche le bébé de venir... s'IILLLL te plaît, mon coeur.... Je.... je te promets de ne plus t'ennuyer....

Eclipse

Eclipse qui marchait, songeuse, inquiète et préoccupée, fut bien étonnée d'apercevoir dans l'ombre, un rassemblement à une heure où les tavailleurs devraient dormir.

Elle s'approcha sans bruit, la main sur son épée, au cas où, lorsqu'elle reconnut Gawel, près d'un homme qu'elle ne connaissait pas et, s'approchant, elle découvrit Bettym, allongée dans l'humidité de l'herbe de la rivière.

Faisant un peu de bruit pour montrer que quelqu'un arrivait, elle prit la parole d'une voix mal assurée :


Bonsoir. Pouvez-vous me dire à quoi vous jouer ici ? Bettym, tu vas attraper froid !

Puis elle observa Bettym, se tordre et haleter. Elle comprit vite que le moment de l'accouchement se préparait.

J'ai appris qu'entre deux douleurs de l'accouchement, il y a des moments de répis. Pourrais-tu en profiter pour aller jusqu'à l'hospice, ou tout au moins jusqu'à une maison en bordure de Moulins ?

Elle attendait la réponse, cherchant autour d'elle comment transporter Bettym, dans le cas où il lui serait impossible de se déplacer seule. D'autres idées lui traversaient l'esprit, comme aller chercher Lililea ? Et si le bébé arrivait tout de suite, ici ?


Lilou

La nuit était tombée sur Moulins. Lilou venait de sortir de taverne. De sa taverne, ou elle avait, elle le reconnaissait malgré elle, un tout petit peu, bu. Elle s'était limitée à cause de Maë qu'elle portait dans ses bras. Il fallait tout de même qu'elle soit en état de s'en occuper. Mais, même avec des efforts considérables pour empêcher le paysage de tourner, celui-ci ne lui obéissait pas. Par chance, ou malchance, il faisait nuit, Lilou ne voyait rien, et de ce fait, les arbres lui paraissaient suffisamment droits pour qu'elle ne s'en inquiète pas. Elle devait regagner le Domaine, qui se situait à l'extérieur de Moulins, et pour cela, suivre la rivière.

"Heureusement qu'elle est là celle-là, sinon, comment j'aurais fais pour retrouver mon chemin moi..."

On aurait pu croire que la jeune femme était imprudente de se promener ainsi seule dans la nuit, avec un enfant. Mais si Lilou ne s'en inquiétait guerre, c'est tout simplement parce que Hope la suivait, et ne la lâchait pas d'un pouce. Le molosse avait les oreilles dressées, à l'affût du moindre bruit. Il avait toujours eu l'instinct protecteur envers sa maîtresse, mais celui-ci avait décuplé lorsque Maëline était venue au monde. Lilou s'arrêta quelques secondes, puis regarda son chien.

"Heureusement aussi que lui il est là. "

Sans savoir vraiment pourquoi elle s'était arrêtée, elle en profita pour remonter le châle blanc, qu'elle avait l'habitude de poser sur sa fille, pour la protéger de la fraîcheur qu'amenait avec lui le brouillard. Puis elle regarda la rivière, et se remit en route. Ce ne fut que pour faire quelques mètres. Hope se mit à grogner. Lilou sursauta, et s'arrêta nette. Le chien se plaça devant elle, et se mit à grogner un peu plus fort. Lilou, qui sentait son coeur s'accélérer, regarda autour d'elle. D'abord elle ne vit rien. Puis, cherchant un peu plus, elle aperçu, se détachant dans la faible lueur de la lune, un groupe. La jeune femme devint plus tendue.

Il ne manquait plus que ça! Ils n'ont rien d'autre à faire que d'être ici à cette heure! Puis, qui est-ce que ça peut bien être... Des bandits? Ici? Non ça ne peut pas être cela...

Un frisson parcouru la nuque de Lilou, qui était de moins en moins rassurée. Dans la nuit, on entendait le grognement de Hope qui se faisait de plus en plus menaçant, résonnant, au fur et à mesure qu'il sentait Lilou se tendre. Celle-ci entendait des bruits lui parvenir aux oreilles. Mais elle n'arrivait pas à entendre ce qui se disait dans le groupe, qui lui non plus ne voulait pas cesser de tourner...

Qu'est-ce que je fais? Demi-tour... Non, je dois passer par là pour rentrer chez moi! Rhoo ils m'enervent eux! Si c'est des bandits, ils ne sont pas très malins, ici, c'est un lieu trèèès fréquenté, même en pleine nuit!

Secouant la tête, Lilou réalisa que ce qu'elle venait de penser était absurde. Il n'y avait jamais personne ici en pleine nuit... Ne sachant que faire, elle resta planté là, à attendre.

Oui attendre... Meilleure solution, ils ne vont quand même pas rester la toute la nuit!

Attendre oui, mais attendre quoi, bonne question.


Le Prophète

Le prophète était perplexe. La jeune femme n'arrivait même plus à parler sans hacher sa conversation tant les douleurs de l'enfantement la tordaient, mais elle refusait que le bébé sorte.

- Ma bonne Dame, ce n'est point votre mari qui décidera si votre enfant sortira ou pas, mais bel et bien Aristote. Et ne vous inquiétez pas au besoin s'il ne sort pas vite on fera comme avec les renards on l'enfumera.

Il n'était pas sur que son idée était bonne et fit une grimace peu convaincante quand le mari de cette brave dame, lui fit de gros yeux.

Un bruit de pas, un raclement de gorge, quelqu'un venait. Le prophète se dit qu'ils étaient tous bien plus désarmés devant la situation, qu'armés contre des bandits, et il espéra que ce n'en fut pas un.

Une jeune femme surgit du brouillard, et il poussa un soupir de soulagement. Elle s'interrogea sur le situation et il était vrai que la pauvre femme allait prendre froid, et être trempée par cette humidité. Il pensa, si je lui met ma robe de bure pour la protéger, je crois que ce sera gênant de me présenter en caleçon long devant ces dames non ? Mais il rejeta l'idée et entendit.
Citation :

J'ai appris qu'entre deux douleurs de l'accouchement, il y a des moments de répis. Pourrais-tu en profiter pour aller jusqu'à l'hospice, ou tout au moins jusqu'à une maison en bordure de Moulins ?

En effet, il serait préférable car qui conçoit en secret accouche en public.

- Mais est-ce que le bébé voudra aller à l'hospice lui ? Le choix est le gâteau du caprice. Cet enfant si petit qu'il soit.........

Il s'arrêta net des grognements se faisaient entendre, une meute de Loup ?par réflexe il se posta derrière le mari, il tenait trop à ses mollets !

Lililéa

Passant par la rivière, Lililea revenait du Puy ou elle avait été faire soigner Margot.

Elle aperçu un petit groupe de personne au loin .Elle se dépêchait avec sa carriole transportant la petite mais c'était plus fort qu'elle. Elle devait aller voir de plus prêt …


Bouges pas mon coeur, je reviens de suite. Je vais voir se qui se passe…


En s'approchant, elle reconnut Eclipse puis Gawel et le bonhomme en soutane marron,
d'ailleurs elle devait lui donner l'accord pour rester à l'hospice pour y loger moyennant quelques petits travaux, mais elle ne l'avait jamais revu !

Quel fût sa surprise en voyant sa filleule allongée prêt de l’eau, se tordant comme une anguille !


Mais que fais tu là ?


Lililea comprit très vite que Bettym allait mettre au monde son bébé :


T'inquiète pas ma chérie, je suis là et ça va aller!!
Tu vas être père Gawel, le moment est venu, le bébé à choisit son heure !!


Bettym

Bettym était désemparée d'avoir appris la nouvelle aussi abruptement. Elle n'avait rien compris et s'en voulait que ce soit deux hommes qui lui aient dit ce qu'elle avait. Et quels hommes ! un semblant de curé qui parlait fort et son mari qui était paniqué tout comme elle.

La douleur se faisait de plus en plus forte. La pauvre maréchale cherchait du regard une aide quelconque. Elle priait intérieurement que ça finisse mais elle ne voulait pas non plus que ça se passe ici et comme ça entourée de personnes aussi novice en la matière !


- Ma bonne Dame, ce n'est point votre mari qui décidera si votre enfant sortira ou pas, mais bel et bien Aristote. Et ne vous inquiétez pas au besoin s'il ne sort pas vite on fera comme avec les renards on l'enfumera.

Comme liés par un fil invisible, le couple tourna la tête et foudroya sur place le prophète.

Mais vous êtes FFFFFFFOOOOOOOOUUUUUUUU ! et dans sa tête, elle entendit résonner "Oh oui ! Mais vous êtes fou !". Et pourquoi ne pas partir à la PPPPPPPÊÊÊÊ.... che, pendant que VVVVVVVOOOOOOOOOUUUUUUSSSSS...... y êtes ?

Ce fut à ce moment là, qu'elle entendit une voix, une amie... Elle desserra son emprise sur son époux et réussit à s'allonger de nouveau.

Eclipse ! Quel bon vent t'amène ! dit-elle, comme si de rien n'était.

Elle essayait de rien faire paraître mais ses contractions étant de plus en plus rapprochées, c'était mission impossible.


Des moments de RRREEEEEE... souffle... pis ! Tu en es sûre ? Elle entendait un grondement et regarda le ciel qui était pris dans le brouillard... Et maintenant, un OOOOOOOO .... RRRAAAAAAGGGEEEEEEE !

Puis un couinement se fit entendre. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien être ? Elle n'en avait aucune idée quand une nouvelle tête apparue dans son champ de vision. Sa marraine, sa salvatrice... enfin... elle espérait.

Mar.... RRRRRRRRRAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIINNNNNNN.... ne.

Elle n'en pouvait plus... c'était un vrai supplice. Elle grimaçait de douleur.

T'inquiète pas ma chérie, je suis là et ça va aller!!
Tu vas être père Gawel, le moment est venu, le bébé à choisit son heure !!


Je vais MMMMMMMOOOOOOOUUUUUUU.... RRRRRRRRIIIIIIIIIIIIIRRRRRR.

Elle se mit à pleurer puis rire. Toutes ses émotions étaient à fleur de peau. Elle regarda Gawel, une larme coulant sur sa joue. Elle murmurra un "Je t'aime et prends soin du bébé" entre deux grimaces.

Eclipse

Eclipse, s'approchant de son amie, remarqua qu'elle était trempée.
Elle ne pouvait vraiment pas rester là, il faisait trop froid.
Eclipse enleva sa houppelande, la posa sur son amie, puis essaya de secouer Gawel, qui semblait pétrifié par l'événement qui se préparait.


Bettym ? tu veux bien qu'on te transporte jusqu'à l'hospice ?

Gawel, tu te sens prêt à transporter Bettym si elle veut bien ?
Lililea, qu'en penses-tu ?


Monsieur, seriez vous prêt à nous aider, s'il vous plaît ? dit-elle en parlant au prophète.

Eclipse était inquiète, si Bettym restait là, elle risquait d'une part d'attraper une pneumonie, mais aussi, le bébé n'aurait pas tous les soins d'hygiène qu'on pouvait lui donner sous un toit et l'hospice était quand même le lieu le plus proche et le plus apte à aider une maman à faire naître son bébé.
Elle savait bien que plus on transporterait Bettym tard, plus il y avait des risques pour que le bébé naisse en chemin.
A ce moment là, elle sursauta, entendant le grognement d'un chien dans le voisinage.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 26 Sep - 1:34

Loreleï (Suite 2)


Gawel

Gawel resta déboussolé à entendre vaguement les conseils promulgué par l'homme. Puis s'en suivirent les cris de sa femme. Gawel totalement désemparé tenta de se reprendre. Il entendit quelque mots remontant jusqu'à ses oreilles "eau... bouillir... linge..."
Gawel chercha autour de lui, la cabane!!! oui l'homme lui avait indiqué une cabane.... il courut dans le direction indiquée, puis trébuchant sur une branche il atterit par miracle sur la porte de la dite cabane, faisant ainsi une entrée fracassante dans ce lieu.
Se relevant avec peine, il put voir au clair de lune quelques draps et une marmite, prenant le tout il repartit vers le bord de la rivière qu'il trouva facilement guidé par les cris de son amour.
Rapidement il put confectionner un feu, puis vint voir son amour, qui malgré les conseils prodigués ne pouvait contenir son calme, comme à son habitude.

Empêche le bébé de venir... s'IILLLL te plaît, mon coeur.... Je.... je te promets de ne plus t'ennuyer....
Excédé il répondit
Ah ben nan, maintenant c'est trop tard j'ai tout préparé!!!! ca t'apprendras à t'amuser!!!!

Dans sa colère il continu à tout préparer puis n'entendit pas Eclipse arriver, s'occupant de son feu, il l'entendit alors

Quoi???? mais non on ne peut pas là bouger!!! si elle se lève le bébé va tomber tout seul!!! et puis tout est prêt ici, tout va bien!!!! c'est magnifique!!! tout va bien.... mais oui tout va bien...

Le tourbillon de panique ne quittait plus Gawel, envouté par la situation il ne se péoccupait plus du resteet faisait ce qui lui semblait le plus judicieux. Puis alors il vit Lili arrivé, il attendit qu'elle s'approche de lui et lui répondit.

Tiens regarde!!! ta filleule fait encore du cinéma, maintenant elle veut accoucher là!!! alors tu t'en occupe hein!!! tout ça c'est ta faute c'est toi qu'as dit qu'elle été enceinte d'abord

Le cas de Gawel devenait préoccupant, pour aucune raison chacun en prenait pour son grade, se tournant alors vers le prophete et Eclipse, il leur répondit

Ben alors!!!! bougez vous!!! vous voyez pas que Lili a besoin de vous!!!

Entendant Bettym gémir il s'approcha d'elle

Ben voyons!!!! tu crois que tu va me laisser maintenant!!!! après tout ce que tu me fait faire!!! tu te rend pa compte hein!!! toi tu t'amuses là couché, et moi je me démène pour arranger ça alors reste tranquille!!! ce sera fini dans quelques heures!!!

Puis il se retourna encore vers la marraine

Mais regarde là!!! elle ne va pas bien du tout là!!! qu'est ce qui faut qu'on fasse!!!! on ne peut plus la bouger maintenant c'est trop tard!!!

Bettym

Bettym n'en pouvait plus, les douleurs étaient de plus en plus fortes, entendre son époux s'en prendre à tout le monde n'arrangeait pas les choses surtout ce qu'il lui avait dit. Jamais, elle ne se serait imaginée dans pareille situation.

Elle regardait son époux courrir à droite à gauche. La colère commençait à monter aussi. Non pas dû à la situation mais bien à ce que son mari disait.


Ben voyons!!!! tu crois que tu va me laisser maintenant!!!! après tout ce que tu me fait faire!!! tu te rend pa compte hein!!! toi tu t'amuses là couché, et moi je me démène pour arranger ça alors reste tranquille!!! ce sera fini dans quelques heures!!!

Je vais le TUER ! puis regarda son époux... Je vais te .... Elle ne put terminer sa phrase, la contraction tellement forte la fit se redresser et elle poussait sans s'en rendre compte. Les mots que venaient de prononcer son époux flottaient devant ses yeux... "tu t'amuses"... "quelques heures"...

Quelques heures à ce rythme, je ne tiendrais jamais ! C'est sûr ! pensait-elle. Comment pouvait-il se plaindre lui ? Tout ça était de sa faute... Si j'avais su qu'aimer pouvait entraîner un tel calvaire et j'aurais suivi mon idée de départ... devenir nonne.

La douleur venait de s'atténuer, elle essayait de reprendre son souffle qu'une autre prit la suite instantannément enfin le crut-elle. Et là, elle sentit quelque chose glisser. Elle regarda la seule personne en qui elle avait confiance en pareil moment et qui était à son affaire.


MAAAAAARRRRRRRAINNNNNNNE..... souffle... IL... IL...

Panique à bord. La douleur et l'effort avaient usé les dernières forces qui animaient la jeune femme qui s'évanouit...

Gawel

Gawel continuait à sermoner Lili quand soudain Bettym poussa un cri si puissant qu'il aurait fait fuir tout animal à des lieues alentours. Tous alors se figèrent, se regardant les uns après les autres. Après avoir récupéré ses oreilles Gawel se retourna vers Bettym pour lui dire d'arrêter de faire son cinéma, quand il s'apercut qu'elle ne bougeait plus il s'avança alors vers elle...

Ah ben voilà qu'elle dort maintenant, pfffff !!! elle a vraiment que ça à faire hein !!!!

Puis arrivé tout prêt d'elle Gawel observa quelque chose d'étrange... le regard éffaré sur Bettym il montra alors le phénomène du doigt tout en reculant. D'une voix tremblante il prononca.

Li...Lili.... là... ya ....ya quelque chose qui bouge...

Lililéa

Lililea s'activait aupres de Bettym

Bon Gawel ça suffit maintenant,saches que mettre au monde un enfant n'est pas une partie de rigolade
Bettym à plus besoin de reconfort que de se sentir accablée par son mari !!


Lili sortit une fiole tres odorante qu'elle mit sous le nez de Bettym et de l'autre main elle lui tapota le visage

Reviens avec nous Bettym ,c'est pas le moment de t'evanouir,le bebe est là

Lili aperçut le bebe qui se pointait ,elle mit ses deux mains autour de sa tête et le tira doucement pour le faire sortir car Bettym etait à bout de force

Prends lui la main Gawel,rends toi utile au lieu de te plaindre qu'elle puisse te griffer et te mordre pour se soulager

Bettym reprit connaissance et aida du mieux qu'elle pouvait sa marraine

Ne pousses plus maintenant ,le plus dur est fait!!


Gawel

Au parole de lili, Gawel se reprit quelque peu, il se calma puis amena à Lili l'eau chaude et les linges. La voyant donner à boire à Bettym, il se disait qu'elle buvait déjà bien assez en temps normal mais bref... Il l'écouta puis surpris approcha doucement de sa femme qui reprenait conscience puis il marmonna.

Ben voyons faut que je me fasse mordre maintenant on aura tout vu!!!

Il lui prit la main gauche qu'il amena à ses lèvres pour y déposer un baiser, et lui dit calmement un sourire aux lèvres.

Tu vois quand tu es calme tout va bien!!!

Bettym

Une drôle d'odeur lui parvenait dans les narines et elle se réveilla brusquement. Elle regarda autour d'elle ne comprenant pas trop pourquoi tout ce monde épiant les moindres faits et gestes.

- Ne pousses plus maintenant ,le plus dur est fait!!
- Tu vois quand tu es calme tout va bien!!!
- Mais de quoi vous parlez ?

Elle ne comprenait rien. Elle se souvenait qu'elle était à la rivière, c'était toujours le cas, qu'elle se tordait de douleur, c'était fini ou à peine quelques pics, qu'elle allait accoucher. C'est alors qu'elle fit tilt.

Le bébé ? il est où ? C'est fini ? Je veux mon bébé... Chéri, où l'as-tu mis ? Arrêtes de me faire bisquer... Elle regarda Lili implorante. Marraine, dis lui de me le rendre, c'est pas drôle...

Le Prophète

Le prophète suivait la scène, il ne pouvait rien faire d'autre. Il serra les poings, les grognements avaient-ils cessé, il n'en savait rien. La future mère hurlait trop fort, et il savait que les douleurs des femmes quand elles mettaient au monde étaient terribles. Mais plus terrible encore était l'attitude du futur père.

Alors le prophète vit l'enfant paraitre, et sourit. Aristote avait exaucé ses prières muettes, et le petit être qui n'était pas tout à fait sorti du ventre de sa mère était vivant.

Il sortit le livre des vertus d'une poche de sous sa soutane, et tandis que le père était agenouillé près de sa femme, et qu'il avait enfin fermé son clapet, il se mit à genoux à côté de lui.

Là il lui mit la main sur la nuque, et lui enserra le cou légèrement mais fermement, obligeant le mari à baisser la tête. Il ouvrit le livre des vertus d'une main, et se mit à siffler entre ses dents avec colère :

- Prie pour ton orgueil de mâle stupide, prie pour ta cruauté, prie pour ton manque de respect, prie pour laver les insultes que tu viens de proférer, prie pour que ton enfant voit un père digne de lui, prie, prie PRIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEEEEEEE

Il lâcha le cou du mari, qui tenait toujours la main de sa femme, et il le regarda, la colère flamboyait dans les yeux de l'homme saint. Il n'était pas prête, ni homme d'église d'ailleurs, mais il savait reconnaitre les âmes impures, il était réputé pour ça, et quand on mettait le prophète en colère il valait mieux prier...

Il fit le signe de croix devant lui bénissant ainsi l'enfant qui venait et la mère qui revenait à elle, et ferma les yeux. Les mains jointes il priait pour leurs âmes.

Lililéa

Mais attends un peu je vais te le donner

Lili prit douchement le bebe puis le deposa sur un linge propre posé sur Bettym
Elle coupa le cordon et le bebe se mit à crier
Elle laissa le cordon pincer puis prit le bebe qu'elle entoura du linge

Voilà je vous presente votre fille,elle a un bon creux dis moi !!

Tandis que Bettym et Gawel etait emerveille par leur fille Lili en profita pour terminer les soins de Bettym avant qu'elle n'expulse le placenta

Gawel

Gawel restait accroupi auprès de sa femme, laissant Lili finir son travail. Soudainement il sentit une main se posée sur son cou, surpris il n'eu le temps de réagir qu'il entendit le prophète réciter ses prières. Tellement abasourdi par ce qu'il faisait, il ne pu réagir qu'une fois libéré, il se releva et observa l'homme qui était encore entrain de prier et de bénir.
Puis il regarda Bettym en faisant une petite grimace en signe de pardon.
C'est alors que Lili tendit le bébé à Bettym. Le regard de Gawel s'émerveilla, il serra la main de sa femme puis regardait le petit bout qui s'agitait et criait, ah c'était bien une fille!!! il regarda Lili puis lui fit un grand sourire pour la remercier, puis vers sa femme.


Tu... tu as vu chérie!!! c'est notre enfant!!! j'ai réussi!!!! il est là!!!! et c'est une fille!!!! elle est rien belle!!! dis chérie tu as vu comme elle est belle!!!! elle me ressemble!!!

Bettym

Lili venait de mettre un bout de chou criard dans ses bras. Elle regardait son époux, les yeux brillants d'émotion mélant les larmes et rires.

C'est notre bébé mon coeur !

Elle n'en croyait pas ses yeux... Un si petit être capable de faire autant souffrir et d'apporter une joie énorme. Gawel était déjà gâteux, fier et heureux d'être enfin papa. Elle riait de le voir si volubile.

- [...]dis chérie tu as vu comme elle est belle!!!! elle me ressemble!!!
- Elle est magnifique ! Euh... pour la ressemblance... Elle regarda tour à tour son amour et sa fille puis se mit à sourire. En effet, mon coeur, à y bien regarder... elle a la même coupe de cheveux que toi !

Elle serra son bébé contre son coeur et posa sa tête sur le torse de son amour après leur avoir fait un baiser chacun. Lorsqu'elle sentit une chose humide et froide dans le cou, elle sursauta. Hope, attiré par les cris de la mère lors de l'enfantement ou de la fillette, avait rejoint le groupe laissant sa maîtresse un peu plus loin, juste le temps de montrer à la maréchale qu'ils étaient là...

Hope ! Mais... Elle interrogea son époux du regard. Lilou est ici ! Chéri, tu ne veux pas voir où elle est... Il lui ait peut-être arrivé quelque chose. S'il te plaît mon coeur...

Elle berçait en même temps le bébé qu'elle tenait dans les bras pour calmer ses pleurs...

Lililéa

Lililea termina les soins auprès de sa filleule

Elle la recouvrit d'un mantel pour qu'elle ne prenne pas froid

Je manque à tout mes devoirs moi,Felicitation à vous deux et longue vie à la petite

Lililea se posait une question quand même: mais comment allez vous l'appeler se petit bout de choux?
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 26 Sep - 1:36

Loreleï (Suite 3)


Lilou

Toujours immobile, Lilou attendait. Une lueur apparut au loin. Lilou mit quelques temps avant de comprendre ce que c'était...

Un feu! Ils ont allumé un feu, non mais décidément, ils vont camper la toute la nuit c'est pas possible!!! Et voilà que le feu aussi il se met à tourner !!

Lilou, les idées de moins en moins claires, restait sans bouger, cachée derrière son chien qui continuait à grogner. Elle entendait des voix, mais n'arrivait pas à se concentrer assez pour les reconnaître, ou pour entendre ce qu'il se disait. Elle entendait vaguement des petits cris, et se demanda s’ils n’étaient pas en train de torturer quelqu'un. Un frisson d'angoisse la parcouru alors.

Ne bouge.... PAS!

Se parlant à elle même, elle sursauta d'un coup, lorsque qu'un grand cris résonna dans la nuit.... Elle sursauta à un point tel que Maë se réveilla. La petite gigota dans les bras de sa mère, ouvrant ses yeux encore tout ensommeillés. Lilou, toujours sous la peur de ce cris, regarda sa fille et chuchota...


Chuuut Maë, pas de bruits!! *hips* Maman et là, mais chuuut pas de bruiiits...

Alors que Lilou se demandait vraiment ce qu'elle allait bien pouvoir faire, Hope partit en courant.

Ahhhh nannnnn!!! Mais ne pars pas, c’est pas possible!! Qu'est-ce qu'il fait! C'est pas le moment!

Lilou tapa du pied comme une enfant mécontente, puis, chuchotant tout bas, alors que le chien était déjà loin...


Hope! Hope! Viens là mon chien, tu vas oùùùù??? Hope!!!

La peur en elle se faisait de plus en plus intense... Toutes sortes d'idées noirs lui passèrent par l'esprit..

Mais qu'est-ce qu'ils vont faire à mon chien... Si ils sont capable de torturer une femme au point qu'elle hurle, qu'est-ce qu'ils vont faire à mon chien...


Puis, aussi soudainement qu'il était parti, Hope réapparut devant elle... Tout content, il remuait la queue. Lilou regarda alors sa fille, qui comme réponse lui offrit un immense baillement, ses petits yeux recomencant déjà à se fermer...

L'incompréhension qu'afficha Lilou sur son visage était des plus remarquable. Elle ne comprenait plus rien. Combien de temps était-elle restée là? Aucune idée... Ayant une vague idée, dans le brouillard qu'était en train de devenir son esprit, elle prit une grande décision. S'avancer vers la lumière...


Gawel

A la reflexion de sa femme, Gawel se demanda s'il s'agissait d'un compliment ou non. Toujours est-il qu'il acquiessa omnibulé qu'il était par le petit être qui s'agitait devant lui.

Oui tu as raison, la même coiffure!!!

Gawel avait déjà repéré le chien et ses aboiements, aussi bien qu'il n'en avait pas pris attention, puis il se ressaisit

Ah ben oui tu as raison!!! qu'est ce qu'il fait là ce chien

Gawel n'eu le temps de réagir que celui-ci avait déjà déguerpi!!! Se relevant aussitôt, il n'eu le temps de voir dans quelle direction. Voyant son enfant pleurer il oublia aussitôt le chien et se rassit auprès de Bettym

Mais attention tu lui fait mal, elle pleure!!!

Voyant le regard tueur de sa femme, Gawel se mit debout et s'éloigna Bon alors, ce chien, toutou???

Pendant ce temps Lili en termina et vint féliciter le couple

Merci beaucoup, Lili Embarassed , hein??? euh... pour le prénom??? ben euh...jetant un regard vers son épouse lui disant débrouille toi et bien euh... c'est une fille hein??? bon et bien nous l'appelerons Loreleï

Gawel souriait naïvement, ne sachant pour quelle raison mais il souriait regardant tour à tour Lili, Eclipse, l'homme et Bettym.
Après avoir digéré la nouvelle, Gawel repartit à la quête de sa bellesoeurette, mais pour ça il fallait retrouver le chien, il s'éloigna alors dans l'obscurité en appelant


Youhou!!! petit toutou.... viens là le chienchien!!!!! tu veux un susucre??? ooh il est beau le chien!!! où qu'il est???

Lilou

Lilou entendit une voix se rapprocher. Elle sentait la peur monter en elle. Que lui voulait-on? Puis elle comprit que l'on cherchait son chien. Une idée lui traversa l'esprit. Peut-être qu'elle pouvait encore partir en courant.

Couriiir? Nan!!! Tourne trop par ici....

Puis, elle reconnu, comme si on lui avait soufflé la réponse, la voix. C'était celle de Gawel, son beau-frère. Mais que faisait-il donc ici en pleine nuit. D'un coup, elle se retrouva face à face avec lui. En entendant ses paroles, et le soulagement que ce ne soit pas un groupe de bandit, Lilou éclata de rire. Elle mit quelques minutes à se calmer, puis regarda son "bof".

Bien le bonsoir Messire. Je suis *hips*, rhooo ce hoquet!, contente de vous voir. Pendant un moment, je vous ai certes pris *hips* pour un groouppe de bandit, torturant une jeune femme.

Là, Lilou s'arrêta. Qu'étaient donc ces cris si ce n'éteint pas des bandits en train de torturer quelqu'un. Lilou regarda Gawel d'un air plus qu'interrogateur, et lui dit..


Dîtes donc *hips* vous! Qu'est-ce que c'était donc que ces *hips* cris!! Qu'avez vous fait de ma soeur jeune homme!
J'exige des explications!


Lilou le regardait avec des gros yeux, ne comprenant pas pourquoi celui-ci affichait un air de béatitude...

Gawel

Gawel continuait à avancer prudemment dans le noir, toujours en hélant se satané chien qui ne se montrait pas. Tout d'un coup Gawel entendit des rires à une courte distance, prit de panique il se figea. Puis quelques instants plus tard une voix commença à lui adresser la parole, une voix familière mais qu'il ne reconnaissait pas, puis vint un hoquet c'est alors qu'il se rassura et reconnu sa bellesoeurette Razz

Ah c'est toi!!! dis moi je cherche ton chien tu l'aurais pa vu par hasard.

Gawel réflechit deux minutes à ce qu'il venait de dire puis aperu le petit chien aux pieds de la jeune femme.

Ah ben il est là!!! j'aurais du m'en douter !!! Rolling Eyes , enfin bref je t'ai trouvé!!! ta soeur sera rassuré, elle panique pour un rien en ce moment...
Quoi des expliquations? ben ce n'est pas compliqué


Gawel prit sa bellesoeur par l'épaule puis avança vers le feu qui était tout près, il lui raconta l'histoire en route

C'est ta soeur, elle voulait se promener, alors je l'ai accompagnée, et pi tu sais comment elle est hein? elle ne rate pas une occasion pour faire l'imbécile... Tout allait bien, on marchait près de la rivière, et soudain elle ne put s'empecher de marcher dedans et de m'y pousser pour que je sois trempé!!! alors évidemment je me suis énervé!!! et pour pas que je la dispute elle s'est mise à simuler un mal de ventre!!! ben moi je me suis pas laissé faire, faut dire que je la connais bien depuis le temps!!! et pi après ya eu du monde qui est arrivé, tout a été très vite, on se disputait, le prophète voulait qu'on aille prier, Eclipse que l'on aille dans la cabane, et Lili à l'hospice. Bref j'ai pas tout compris, et là le bébé est sorti tout seul pendant qu'on discutait, sans doute voulait-il participer, comme quoi tu vois ce n'est pas comliqué!!!

Gawel voyait l'air perplexe de sa bellesoeur et ne comprenait pas pourquoi, quand ils arrivèrent au près du feu, Gawel retourna voir son bébé.

Voilà tu vois elle est là!!! Very Happy

Eclipse

Eclipse, qui n'avait rien vu venir, et qui avait trouvé la venue du bébé rapide, contrairement sans doute à Bettym, ne savait pas quoi faire. Elle s'approcha alors du bébé.
Elle vit Gawel s'éloigner en direction de l'ombre d'une personne.


Bravo Bettym, elle est bien jolie ta petite Loreleï !
Mais je me demande vraiment si vous allez passer votre vie au bord de cette rivière, sur cette herbe humide et dans cette athmosphère brumeuse, ou si vous allez envisager de mettre cette petite fille au chaud... que ce soit dans une taverne, pour boire un verre à sa santé ou chez vous.


Lililéa

he oui Eclipse tout c'est passe tres vite ,mais l'essentiel c'est que Loreleï va bien

Je crois que maintenant Bettym à plus besoin de repos que d'aller en taverne mais bon, c'est elle qui voit

Pour ma part je vais renter en ma demeure car j'ai ma petite Margot qui attend dans la carriole car même couverte ,il fait pas tres chaud

Si quelqu'un veut en profiter pour que je le ramene?

Lilou

Lilou continuait de faire les gros yeux, mais elle oublia vite sa fausse colère pour laisser la place à une incrédulité totale. Elle n'avait pas compris un mot sur deux de ce que lui racontait Gawel...

"C'est ta soeur, elle voulait se promener, alors je l'ai accompagnée, et pi tu sais comment elle est hein? Elle ne rate pas une occasion pour faire l'imbécile... Tout allait bien, on marchait près de la rivière, et soudain elle ne put s'empêcher de marcher dedans et de m'y pousser pour que je sois trempé!!! Alors évidemment je me suis énervé!!! et pour pas que je la dispute elle s'est mise à simuler un mal de ventre!!! Ben moi je ne me suis pas laissé faire, faut dire que je la connais bien depuis le temps!!! et pi après ya eu du monde qui est arrivé, tout a été très vite, on se disputait, le prophète voulait qu'on aille prier, Eclipse que l'on aille dans la cabane, et Lili à l'hospice. Bref j'ai pas tout compris, et là le bébé est sorti tout seul pendant qu'on discutait, sans doute voulait-il participer, comme quoi tu vois ce n'est pas compliqué!!!"


Elle avait néanmoins comprit qu'un bébé était sortit tout seul... Faisant le rapprochement entre le bébé et sa soeur, laissant les détails de côté, elle s'exclama alors que Gawel l'entraînait vers le feu...


Mais!!! *Hips* Ca veut dire que je suis tante!!! *hips* !!

Lilou ouvrit de grands yeux en découvrant sa soeur allongée là. Mais un sourire illumina son visage lorsqu'elle vit la petite. Plein d'idées voulurent lui venir en tête, mais les effets de l'alcool les en empêchaient. Son regard allait de Bettym, à la petite, puis à Gawel, elle voulu leur faire part de sa joie et dit entre deux hips :

Félicitations!!!


Elle regarda Maë qui commençait à grincher dans ses bras à force d'être réveillée, et lui dit...

Regarde ma puce, c'est ta *hips* cousine! Ne pleure pas, regarde là plutôt, fais lui un sourire, tu en penses quoi? C'est une bonne idée non?


Lilou fit un grand sourire à sa fille qui se calmait en entendant le son de sa voix puis regarda à nouveau sa soeur.

Dis moi p'tite soeur *hips* ! Tu as choisis ton endroit pour accoucher! Jolie vue...
Lilou fit mine de regarder autour d'elle, vacillant quelques peu... Dommage qu'il fasse nuit, très dommage!!

Puis elle entendit des voix qu'elle connaissait, elle se retourna et vit avec surprise Eclipse et Lililéa...


Et!! Mais je vois que c'était réunion nocturne, et je n'étais pas prévenue! En tout cas, *hips* contente de vous voir! Et de savoir que ma *hips* soeur n'était pas toute *hips* seule avec son mari pendant l'accouchement!
Et il n'yy aaa *hips* aucun sous-entendu là dedans! Mais d'après ce qu'on m'a *hips* dit, il y en a un qui n'avait pas tout compris! J'ai cru entendre son nom, Loreleï! J'aime beaucoup!


Lilou fit un grand sourire en observant la mine ébahit de son beau frère devant sa fille... Puis elle s'aperçut qu'un autre homme était là. Il portait comme une soutane. Lilou se mit plus ou moins face à lui et s'inclina légèrement.

Bonsoir Sieur! *hips* Belle nuit n'est-ce pas?

Secouant la tête pour essayer de comprendre pourquoi les arbres étaient étonnements penchés à la lumière du feu, Lilou vit Hope s'approcher de Bettym et du bébé. Celui-ci s'avançait prudemment, tout doucement. Arrivée à leur hauteur, il renifla timidement la petite, puis revint se placer, les oreilles dressées, à côté de sa maîtresse. Lilou sourit et s'approcha de Bettym. Elle se baissa prudemment et posa les genoux au sol, faisant très attention de ne pas trop secouer Maëline. Elle redressa la petite qui avait les yeux grands ouverts, et lui montra sa cousine. Puis, elle se pencha suffisamment pour déposer un bisou sur la joue de sa soeur, et en fit autant sur le front de sa nièce.


Bravo Bettym, tu as mis au monde une petite fille superbe...


Lilou essaya de se redresser, puis finalement, trouva plus sage de rester par terre encore quelques secondes...
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Ven 26 Sep - 1:42

Loreleï (Suite 4)


Le Prophète

Le prophète inclina la tête devant la jeune femme, soularde à son age c'est malheureux quand même pensa-t-il.

- Je vous souhaite la bonne nuit, chère Dame, et voici une jeune maman bien entourée que je vais devoir quitter, mon vieux corps, quoique encore vert est épuisé.


Il était sortit de ses prières, et avait le regard encore vif, assez vif pour s'apercevoir que les deux femmes se ressemblaient. Il avait été soulagé de voir que ce n'était qu'un chien, et non une meute de loups qui était là. Quoique fort impressionnant il avait l'air bien dressé. Cette femme a bien besoin d'un molosse, si elle boit autant le bébé qu'elle porte dans les bras aura besoin d'être gardé.

Il salua l'assemblée et repartit vers le village. Il plaignait le futur père avec toutes ses femmes autour de lui, un caquetage se faisait déjà entendre.

Ho ça lui clouera un peu le bec, il dira moins d'âneries ainsi pensa-t-il en riant presque des sottises qu'il avait débité pendant l'accouchement.

Lililéa

Contente de te voir Lilou,je te confis ta soeur et la petite Loreleï !!

Mais dis moi ,tu n'aurais pas trop bu toi?


Lililea connaissait bien Lilou et se n'etait point habituelle de la voir hoqueter à se point

Sieur Prophete ,je ne vous ai plus revu depuis votre visite à l'hospice ,mais àprès m'être renseignee après de Monseigneur Smithy ,je peux vous dire que vous serez le bienvenu pour y faire quelques menus travaux en echange du gîte et du couvert

Bettym

Bettym n'avait d'yeux que pour sa fille, ce petit être qui pendant quelques heures, minutes ou secondes l'avait tant fait souffrir mais qui, maintenant, n'aspirait qu'à aimer et être aimée.

Les personnes autour d'elles lui parlaient et elle répondait oui machinalement sans vraiment s'apercevoir de ce qu'on lui disait. Seule cette petite bouille comptait. Le froid ne l'atteignait pas malgré ses linges mouillés de par son petit prélude dans la rivière, la nuit qui l'environnait n'était plus, enfin le croyait-elle. Loreleï semblait illuminer tout autour d'elle.

Sa fille était l'espoir, l'espoir d'un nouveau jour, d'une nouvelle ère, de la fin d'une période triste et morbide. C'est tout ce que la jeune pensait en la voyant...

Quand de nouveau un froid la sortit de ses pensées, Hope lui fit face tout guilleret. Elle releva la tête et là, réalisa qu'elle était assise sur la berge et que l'attroupement autour d'elle la félicitait ainsi que Gawel pour le cadeau que la vie et leur amour leur avaient offert. Elle voulut se lever mais ses jambes semblaient être en coton. Il fallait qu'elle se remette de ses émotions.

Sa soeur Lilou, dans un piteux état, il est vrai, s'était accroupie également pour l'embrasser et admirer sa petite nièce mais elle aussi ne put se relever et s'assit à ces côtés.


Je vous remercie tous d'avoir été là, sans vous... je ne sais pas si Loreleï aurait pu naître enfin... je crois.

Elle regarda Eclipse qui venait de proposer de rentrer au chaud et rit.

Je crois qu'en effet, tu as raison. Il commence à faire un peu frais. Elle regarda son époux et eut envie de rire mais se retint. Et dire que c'était ce que nous nous apprétions à faire, n'est-ce pas mon coeur ? Il faut toujours que tu te changes, ces vêtements sont tellement ridicules surtout depuis que tu as voulu prendre un bain de minuit.

Sa marraine la recouvra et elle ne sut comment la remercier de ce qu'elle avait fait.

Marraine, merci, tu es toujours là quand il faut. Mais rentre vite, ton voyage a dû être long et Margot... a besoin de toi beaucoup plus que moi sans compter Loup et Cerise. Lili allait protester quand Bettym l'arrêta. Ne dit rien et t'inquiète pas. Nous allons rentrer. Juste le temps que je retrouve mes jambes et puis, tu vois autour de toi... il y a du monde. Allez, va vite rejoindre ta petite famille qui t'attend avec impatience.

Le Prophète en profita aussi pour faire ses adieux mais la maréchale l'interpela...

Dites donc vous ! Pourquoi avez-vous crié sur mon époux ? Que vous a-t-il fait ? Par contre vous avez raison sur un point... Il faudrait qu'il aille prier plus souvent. Je suis obligée de le traîner tous les dimanches pour qu'il vienne à la messe qu'officie son parrain. La prochaine fois, je ferai appel à vous car il me semble qu'il vous écoute plus que moi à ce sujet.

Elle lui sourit mais ne put s'empêcher de penser qu'il était un peu bizarre... Sa soeur quand à elle, n'était pas décidée à rentrer. Elle avait élu domicile à côté d'elle et malgré tous ses efforts, elle ne put se lever. Elle regardait son époux qui n'avait d'yeux que pour sa fille. Le tableau était touchant. Elle le savait tendre mais dur à la fois et le voir ainsi si démuni devant cette petite chose l'amusait...

Elle lui chuchota "Tu veux la prendre dans tes bras mon coeur ?". Son visage s'illumina comme si on lui avait promis la fortune ou encore une chose tout à fait improbable. Il prit gauchement Loreleï dans les bras et n'osait bouger de peur peut-être de la casser ou de la faire tomber. Elle se retourna vers Lilou et la petite Maë un petit sourire en coin...


Regarde ton bof ! Il n'est pas mignon avec sa fille dans les bras...

Elles sourièrent d'un air entendu et essayèrent, non sans mal, de se lever. Tous étaient rentrés chez eux, il ne restait plus que la petite famille et la jeune mère avinée. Après maintes efforts, elles réussirent à se tenir debout. Les deux soeurs, l'une ivre d'alcool et l'autre de courbatures, se soutinrent mutuellement, tandis que le père, gaga devant le nouveau-né, les suivait jusqu'à leur demeure sans faire cas des deux jeunes femmes devant.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Jeu 9 Oct - 7:58

Convalescence et décès de Gawel2


Gawel

La journée était terminée pour Gawel. Elle fut longue et difficile, beaucoup de travail à la caserne. Il avait mal au crâne, cela lui arrivait souvent ces derniers temps, sans doute une surdose de travail trop intense. Il n'avait pas voulu paniquer ses proches et n'en avait rien dit.
Rangeant ses dossiers qui l'avait occupés dans la journée.
Quelques secondes plus tard, il se leva, sen suivirent des étourdissements, troublé, Gawel vacillait et si le bureau n'avait pas été là comme appui, il se serait probablement retrouvé par terre.
Reprenant peu à peu ses esprits, ses yeux retrouvèrent le droit chemin, un frisson lui arrivait, puis une suée. Il était tard, les locaux sûrement déserts, tant mieux il n'aurait pas à s'expliquer. Longeant le mur pour appui, il se dirigea vers la sortie, l'atteignant tant bien que mal. De grosse goutte de sueur coulait sur son visage, ses jambes étaient fébriles, ses bras tremblants.
Fermants les portes il siffla son cheval qui était à quelques pas, la cour était déserte comme il pensait. Il leva le bras comme pour attirer le destrier, celui-ci comprit il avait l’habitude des heures et du trajet. S’accrochant à sa crinière, Gawel forçait sur ses bras pour se hisser, ses pieds étaient trop faible pour le porter. Le cheval dans un hennissement de douleur, se cabra, Gawel accroché fermement décolla du sol. L’animal était nerveux mais docile, un petit sifflement suffit à le calmer, revenant sur ses quatre pattes, Gawel réussit à se mettre en place durant la manœuvre.
Ca y’est il était monté, Gawel reprit son souffle, sa main tremblante il réussit à décrocher la gourde de sur la selle. En perdant une grande partie sur ses habits à cause de ses mouvements, il put néanmoins en boire une grande gorgée.
C’était l’heure, il fallait qu’il rentre, d’un bref coup de pied dans le coffre il élança le cheval.
Gawel était littéralement allongé sur l’animal, étant dans l’impossibilité de se tenir droit, à la limite de l’évanouissement.

Quelques heures plus tard, le cavalier arriva à Moulins, il entra dans la ville au pas. La nuit était déjà présente et seul quelques torches éclairaient les rues de ce village. Pas un bruit, seuls les pas des badauds et des chevaux se faisaient entendre, des chants et cris venaient des tavernes.
Gawel était toujours sur l’animal, seul un miracle put le maintenir ainsi, et le cheval qui se rendait compte de ce qui se passait, avançait lentement. Les yeux fermés,
Gawel était plongé dans un sommeil, un long sommeil, ses cheveux humides témoignaient d’une longue suée qui avait précédé son sommeil.

Machinalement le cheval arriva au pied d’une taverne, il se plaça auprès des autres étalons. Sur son dos, gisait Gawel inconscient, seul son souffle court, faisait s’élever la longue crinière de son cheval.


Bettym

Bettym était revenue de la forêt ; la nuit était tombée et elle devait retrouver son époux en taverne comme cela était souvent le cas ces derniers temps.

Elle ne sut pourquoi mais ce soir là, elle était mal. Le souffle court, le pas pressé, elle avait l'impression qu'une mauvaise nouvelle l'attendait. Pourvu que Loreleï aille bien, pensa-t-elle. Elle n'avait pu l'amener avec elle lors de cette battue bien trop dangereuse pour un petit bout chou.

Elle était passée chez la nounou où se trouvait sa fille et fut heureuse de la voir en bonne santé. Elle l'embrassa et la cajola.


Ma puce, comme tu es belle... Allez on va voir papa !

Elle lui sourit et ce fut d'un pas allègre qu'elle se dirigea vers la taverne de son époux. Mais ce mal-être était toujours présent. Elle salua les personnes qui se promenaient à la fraîche ou rentraient des champs quand arrivée sur la grand place, elle vit le cheval et... son Prince. Son sang ne fit qu'un tour et se mit à courir jusqu'à lui.

NNNNNNNOOOOOONNNNNN !

Elle était proche de lui et constata qu'il était trempé. Elle le secouait un peu pour ne pas le faire tomber et essayer de le réveiller. Aristote, faites qu'il est tombé de fatigue, qu'une bonne nuit de sommeil suffise ! priait-elle intérieurement. La tâche n'était pas facile. Loreleï, comme sentant le désaroi qui montait en sa mère, s'était mise à pleurer.

Chut... mon coeur, papa se repose ! lui chuchota-t-elle.

Il fallait qu'elle ait les mains libre pour descendre son époux... Elle entra dans la taverne et déposa sa fille dans le berceau que Gawel cachait derrière le comptoir. Elle savait que là, elle ne craignait et ressortit immédiatement. Une fois proche de lui, elle le fit glisser jusqu'à terre aussi délicatement que possible...


Mon coeur, réveille toi. Je t'en prie... la gorge se serrait... Chéri, s'il te plaît arrête de faire l'imbécile, c'est pas drôle !

Malheureusement, il ne bronchait pas. Il lui fallait de l'aide, c'était primordial. Mais qui pourrait le faire ? Lorsqu'elle vit des personnes passer devant elle, elle leur demanda de bien vouloir lui porter assistance.

Malheureusement, personne ne vint. Elle releva la tête de son époux afin de la déposer sur son châle le temps d'aller chercher la charrette à bras qui se trouvait toujours proche de la taverne dans les cas où quelques bonnes âmes se seraient perdues au fond d'une chope.

Elle savait qu'elle devait faire vite, le ramener à la maison et s'occuper au mieux de lui. Avait-elle fait un mouvement trop brusque ou avait-il senti qu'elle allait s'éloigner de lui, toujours est-il que Gawel ouvrit les yeux et tendit sa main vers le visage de sa femme. Bettym la prit, à mi-chemin, entre les siennes et lui baisa le dos puis la paume pour enfin la poser sur sa joue.


Oh mon amour ! Mais que t'arrive-t-il ? lui dit-elle, pleine de tendresse dans la voix. Ne bouge pas et surtout ne dit rien. Je reviens de suite.

Elle lui embrassa de nouveau la main de son époux qu'elle posa ensuite sur son torse avant d'aller vers l'écurie proche de la taverne. Elle tira sur les bras de la charrette et l'amena jusqu'au milieu de la rue proche de son mari.

Allez mon amour, aide-moi ! lui dit-elle en essayant de le soulever. S'il te plaît mon coeur...

Après maintes efforts, elle parvint à hisser Gawel sur la plateforme. Elle courut jusqu'à la taverne et habilla Loreleï en vitesse pour revenir auprès de son époux qui venait de nouveau sombrer dans le sommeil. Elle cala sa fille dans les bras de son Prince et se mit à l'avant afin de tirer le convoi exceptionnel jusqu'à sa demeure.

Elle peinait mais pour rien au monde elle n'abandonnerait. Elle tira de toutes ses forces. Heureusement, les derniers mètres furent assez aisés puisque le chemin partait en pente douce et ce ne fut qu'arrivée devant le manoir qu'elle se permit un petit moment pour souffler.

La respiration plus lente, elle prit sa fille qu'elle alla déposer dans le berceau avant de revenir chercher son époux pour l'accompagner jusqu'à la chambre avec le peu de force qui leur restait.


Jochan

Le messager comme on l'appellait,passa par là et vit une femme peiné à essayé de rentré un homme écroulé dans sa demeure.Curieux malgré le boulot qui l'attendait il s'élança en tenant fermemant ses parchemins dans les mains.Dîtes Z'avez besoin d'aide ? J'viens pô d'ici et suis un brin p'tit mé j'peu vous aidé un peu,suis Jochan,messager.Le garçonnet,un beret anglais sur la tête déposa sa becase au sol près a aider la jeune dame,malgré le mauvais caractère qu'il avait,il était quand un peu serviable.

Le jeune môme resta là sans bouger,ne sachant pas s'il pouvait ou non aider et surtout comment.La femme semblait épuisée à se demander combien de mêtre avait-elle parcouru avec se corps inerte a traîné.Dîtes,z'êtes pô Bettym ? Z'ai pas de message pour vous mé z'ai déjà entendu.Z'êtes elle ? Cé vôstre mari ? Attendez suis p'têtre un môme mé j'suis pas une poule mouillé lô ! J'va vous aidez j'dit !
Le petit s'engagea a l'aider de son mieu,se taisant,de plus qui sait peut-etre pour son service pourait-il avoir un truc a manger.

Bettym

Malgré le chemin court entre la taverne et le manoir, ce trajet fut des plus fatigants. Bettym essaya de réveiller son époux qui avait de nouveau sombré mais sans espoir. Alors qu'elle commença à relever Gawel lorsqu'elle entendit une voix lui proposant son aide. Surprise, elle reposa délicatement son mari sur la plateforme de la charrette.

- Dîtes Z'avez besoin d'aide ? J'viens pô d'ici et suis un brin p'tit mé j'peu vous aidé un peu,suis Jochan,messager.
- Ce serait avec plaisir, dit-elle en se retournant. Mais resta interdite quand elle constata que c'était un jeune garçon qui venait de parler. Bonsoir, Jochan.
- Dîtes,z'êtes pô Bettym ? Z'ai pas de message pour vous mé z'ai déjà entendu.Z'êtes elle ? Cé vôstre mari ?
- En effet, je suis Bettym. Enchantée de faire ta connaissance. Elle lui tendit la main pour saluer le jeune homme puis elle regarda tristement son époux qui était toujours inconscient. C'est mon mari en effet.

Bettym détaillait le messager ; un jeune garçon, pas très costaud mais une grande force de caractère se dégageait de lui. Elle était étonnée de constater l'esprit perspicace de Jochan. Comment connaissait-il son nom ? Et qui avait bien pu parler d'elle ? Elle aurait bien voulu lui poser ces questions mais Gawel comptait plus à ses yeux que la curiosité qu'avait fait naître le messager. Une main dans les cheveux, elle chassa ses idées ainsi que la mèche qui venait lui chatouiller le cou.

- Mais dit moi, tu crois que tu auras assez de force pour m'aider ? Tu sais, ce n'est pas évident de porter quelqu'un qui est endormi..., lui dit-elle d'une voix douce pour ne pas le vexer mais c'était peine perdue. Il répliqua aussitôt...
- Attendez suis p'têtre un môme mé j'suis pas une poule mouillé lô ! J'va vous aidez j'dit !
- Bien... bien... Alors allons-y !

Il a l'air d'avoir un petit caractère bien trempé ! pensa-t-elle. Il ira loin ce petit.

Après avoir bataillé sur la façon de l'amener jusqu'à la chambre conjugale pour déposer le corps inerte de Gawel, ils optèrent sur chacun une partie du corps, lui aux pieds et elle la tête. Bien que le trajet était court en distance, juste une dizaine de mètres à tout casser, ils mirent bien un bon quart d'heure avant d'arriver au but. Les voilà dans la pièce désirée... Bettym installa au mieux son mari puis alla prendre sa fille qui se trouvait dans le berceau. Elle invita l'enfant à la suivre.


Merci beaucoup pour ton aide. Sans toi, je ne sais si j'y serai arrivé. Elle se dirigea vers la cuisine pour préparer de quoi manger. Tu veux te joindre à nous pour ce repas ? Tu dois avoir une faim de loup, non ? lui dit-elle, en ayant remarqué son regard empli d'envie devant un plateau de fromages et un autre de fruits. Loreleï s'accrochait à sa mère et se cachait dans le creux de son épaule dès que le garçonnet la regardait.

Jochan

Ce fût dure,mais ils y arrivèrent,Jochan avec son caractère et sa détermination réussi a bien lever les jambes et traîner le pauvre endormi avec Bettym malgré le peu de viande qu'il avait autour des os.Il avait un de ses sourires fièr au visage qui lui donnait une allure de beau jeune homme.Ses cheveux brun ébrourifé de tout les côtés,le messager regarda un instant la petite fille que la dame pris dans ses bras.Il demanda sans réfléchir et directement si c'était son enfant.Cé vostre fille ? Elle é zolie ! Ha ha,elle a peur de moi !Il la voyait qu'elle se cachait a chaque coup d'oeil qui lui lâchait.

Jochan suivit Bettym dans la cuisine,il saliva.Fromage,fruit,délice.La seule chose qu'il pouvait s'acheter avec les messages rendu c'est des miches,et si la journée avait été dure il devait par moment s'en passé,c'était sa vie de p'tit messager,mais il ne s'en plaignait pas.Z'avez ben réson !J'accepte ! Pis si l'client il maugré car j'suis en r'tard ba y'aura juste à utiliser un pigeon tiens...tsss ! Defois lé zens han !! Alors ! Cé vré qu'jai ben faim moi ! Le garçonnet de huit ans,enleva ses gants dont les doigts était a l'air libre,son beret et envoya sa directe dans ses poches de manteau,un petit sourire au visage,les yeux levé vers Bettym et sa fille.Il n'était pas toujours un petit garnement irresponsable...

Bettym

Loreleï continuait toujours son manège avec Jochan, ce qui amusait la jeune maman. Le jeune enfant, quant à lui, ne savait pas trop quoi penser mais il ne tarda pas à poser la question qui lui brûlait les lèvres.

- Cé vostre fille ? Elle é zolie ! Ha ha,elle a peur de moi !
- Oui c'est mon bébé. Je te présente Loreleï. Bettym se mit à la hauteur de Jochan pour que les deux enfants puissent faire connaissance. Loreleï, voici Jochan. Elle montra le messager à sa fille qui dès qu'elle le vit se remit à se cacher, jouant la timide. En fait, je crois que tu lui plais, dit-elle dans un sourire.

Jochan se mit à l'aise et Bettym s'affaira à faire chauffer de la soupe dans un chaudron et pendant ce temps, elle dressa la table.


Tiens, tu as une bassine près de la porte du cellier. Tu pourras te laver les mains avant de passer à table. C'est bientôt prêt.

Elle installa Loreleï sur une chaise spéciale que Gawel avait fabriqué et servit son invité et elle-même alors qu'elle donna un bout de pain à sa fille. Le garçon mangeait assez vite comme si il avait un rendez-vous très important, ce qui la fait sourire.

Doucement, personne ne va prendre ton assiette. Puis elle se remémora son arrivée devant le manoir. Maintenant que Gawel était en lieu sûr, la curiosité qu'elle avait chassée revint au galop. Dis moi... Tu disais tantôt que tu avais entendu parler de moi. Je peux savoir qui et dans quelles circonstances ?

Le jeune garçon semblait gêner ou ne savait comment répondre. Toujours est-il qu'il resta silencieux un petit moment avant de lui répondre.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Jeu 9 Oct - 8:05

Convalescence et décès de Gawel2 – Suite


Jochan

Bettym lui présenta alors sa fille ce qui mit un peu le messager mal à l'aise mais ne laissa pas voir.Un sourire,puis un petit rire en voyant le petite fille se caché,puis les joue se rougit légèrement quand la mère du bébé lâcha un commentaire du pourquoi de la timiditer de sa fille.Pour éviter toute gêne,en moin de deux il parti se laver les mains en profitant aussi pour enlever quelque saleté qu'il avait au visage et depoussiéré ses cheveux.Il déambula dans la cuisine quand cette petite toilette fut fait et s'intalla pour manger la bonne soupe chaude.La vitesse a laquelle il mangea fut ralenti par un certain commentaire qui lui fit faire une grimace,puis continua de manger moins rapidement.

La question vint alors,arretant net tout ce que Jochan était en train faire,c'est à dire manger.La gêne le pris,il ne savait quoi répondre habituellement tout ce qu'il savait,apprenait devait rester entre lui et le client...Un silence survint avant qu'il se décida a chasser une mêche devant ses yeux et à répondre.Bah...Hum ! Tss cé parce qu'ya un bô zour quéq'un ma d'mandé vous appôrter une missive...pis tir...euh...j'suis pas v'nu car il n'avait pô voulu m'faire un p'tit pourboir pis qu'y avait été vulgaire ak moi !...Vla pourquoi j'sais qui vous êtes.Quand j'vais m'ner dé messages faut m'donner touzours une description pis lô,j'reconnais l'monde comme sô,cé encré lô d'dans !Il pointa sa têtePis la vostre,vostre description été ben,mé ben clair...Il continua de manger gardant cette fois le silence,il n'avait pas peur,mais c'était son boulot,et garder l'anonymat quand il le fallait ça faisait partit de son travail vigoureux de messager.

Bettym

Bettym sentait le mal être s'emparer du jeune garçon et pour ne pas l'augmenter, elle l'écouta sans commentaire. Cependant, elle aurait bien aimé savoir qui était la personne qui voulait lui faire porter missive et qui avait été d'une radinerie vis-à-vis de ce môme. La curiosité est un bien joli défaut qui pouvait devenir une obsession et la jeune maréchal en avait tout à fait conscience. Il lui fallait chasser à tout prix cette envie de savoir et elle regarda Jochan, d'un air attendri.

Une chose l'intriguait un peu plus que le fait qu'une personne avait voulu lui envoyer un pli. Ce petit garçon était seul apparemment. Il devait avoir une famille et ne semblait pas s'en préoccuper plus que cela. Seul, son travail l'importait. Il fallait qu'elle en connaisse un peu plus sur cet enfant. Mais comment allait-elle aborder la chose ? Devait-elle y aller de but en blanc ou choisir les mots qui n'effraieraient pas le gamin ? Après une petite réflexion, elle osa lui poser la question de façon détournée.


Dis moi, jeune homme, ta famille ne te manque pas ? Tu es toujours par monts et par vaux. As-tu l'occasion de la revoir de temps en temps ?

Jochan

Figé un moment,un soupire qui se voulait descriptif.Son regard se releva,il ne savait pas exprimer se genre de mot,il semblait que c'était pas banal même si pour lui ça l'était,il n'avait jamais vécu avec l'amour et l'attention parental.Ça ne l'avait pas vraiment affecté dans sa vie,même qu'il s'en était bien sortit.Dès l'âge de 5 ans il avait fugué l'orphelinat ou on le traitait comme un petit voleur.Des mauvaises rencontres l'envoya balader un peu partout sur les routes pour quelque écus jusqu'au jours ou un Noble le prenne quelques mois sur son ailes et lui apprend le travail de messager,et le voilà a sept ans a courir de duché a duché,de ville en ville,a faire sa marque,un ans plus tard,il devint un petit messager réputé malgré son mauvais caractère.Il n'allait certainement pas lui raconter sa vie !

Son sourire se perda dans ses souvenirs qu'il se rememora,de ses début dures pour finir quand même pas si gneux que certain déjà à huit ans.Le beret sur sa tête il remis,les mains dans ses poches,autre soupireVous savez m'Zelle lé royaumes cé po qué chose d'facile ! Les mômes cest parfois,pour certain,dé obstacle,ou dé accident,bref.J'en ai pas d'famille,et j'vis bien quand même,j'suis pas un noble mé pas un pauvre no plus.Ma vis d'messager j'la vit bien,pis mé parents,j'ien veux pas d'mavoir laissé tombé,et qui sé si son pô mort,on m'a prénomé Jochan pis cé bon,j'fais ma vie moi vous savez !Déplacant quelque mêches brunes de ses yeux et laissant aller son beret en pente douce devant ses yeux,il se préparait peut-etre a partir tandis qu'un autre soupire quitta ses lèvres.

Bettym

Le jeune garçon semblait désabusé ou fataliste. C'était une sensation étrange pour Bettym. Elle savait ce qu'était la vie sans connaître ses parents. Tout en l'écoutant, elle se perdit dans son passé. Sa vie d'enfant en couvent, l'amour que lui avait prodigué Soeur Rita qui avait eu la patience de lui apprendre à lire et écrire et même parfois à répondre à des questions qui ne concernaient la religion. Puis la mort de cette nonne qu'elle considérait comme sa mère, sa soeur, sa confidente et qui l'avait poussée à voler de ses propres ailes et à vivre au jour dans ce village qu'elle aimait tant.

Voyant Jochan mettre son béret sur la tête, elle sortit de ses pensées et lui sourit. Qu'allait-il faire pour cette nuit ? Le laisser partir prendre les routes si peu sûre ne l'emballait pas mais si elle lui proposait un endroit pour dormir accepterait-il ? Le messager était prêt à partir. Le soupir qu'il laissa échapper fit naître un petit espoir à la maréchale.


Dis Jochan, il se fait tard et tu es bien jeune à mon avis pour partir sur le route en pleine nuit. Si tu veux, je peux t'offrir le gîte pour ce soir et après tu pourras retourner à tes devoirs de messager. Qu'en penses-tu ?

Le sachant si indépendant malgré son âge, elle ne voulait le forcer bien qu'inquiète à son sujet. En attendant sa réponse, elle prit sa fille aux bras et commença à lui nettoyer sa bouille et ses mains. Loreleï râlait quelque peu mais fit vite des sourires lorsque la jeune maman l'embrassa dans le cou et sur son petit ventre. La joie qui émanait de ce petit être semblait détendre l'atmosphère.

Jochan

On s'habitue aux routes vous savez ! Pis la nuit parfois,cé ben plus calme et tranquille qu'l'jour même si fé plus froid.En levant les yeux il se taisit,voyant qu'il gaffais,elle avait l'air a s'inquiété,et ça c'était étrange pour le jeune garçon,personne ne savait préocupé de lui réellement depuis aujourd'hui,il livrait les messages on le remerciait,on lui donnait a manger quelques fois et ebourrifait les cheveux mais jamais plus.Il avait appris a ne jamais demander plus,juste les deniers et un regard froid pouvait faire l'affaire.Il soupira,et eut un sourire pour Bettym,il l'aimait bien,elle était gentille avec lui.Bon,j'suis d'accord ! Mé j'veux pô m'attacher vous comprenez ?[i]Il se dénuda de son beret,sourire au lèvres,détendu par la joie de la petite que Jochan trouvait belle a voir,il avait rarement vu de petit être si heureux.

Bettym

En entendant que les routes paraissaient plus sûres de nuit que de jour, Bettym eut un regard désapprobateur ce qui esquisça un sourire à Jochan. Ce petit a du cran. Il est inconscient mais il a beaucoup de courage, pensa-t-elle. Quand il accepta non sans quelques réticences son hospitalité, elle le gratifia d'un sourire.

Alors, jeune homme, je vais te montrer où tu pourras te reposer.

Elle guida le messager jusqu'à une chambre qui servait de temps à autre à des invités en attendant qu'elle devienne la pièce de Loreleï. Elle posa le candélabre et alla chercher draps de lin et couverture dans l'armoire qu'elle jeta sur le lit.

Dit, maintenant que tu es grand, je peux te confier ma fille le temps que je fasse le lit.

Malgré la bouille inquiète de Jochan, Bettym n'y prit pas garde et lui mit Loreleï dans les bras. Aussi bien le garçon que le bébé se regardaient en chien de faïence ne sachant comment réagir. Pendant ce temps, l'hôtesse prépara le lit. Elle sortit de la pièce les mains chargées et en revint presque aussitôt.

Voilà ! Tout est prêt !, lui dit-elle en reprenant la fillette. Tu as une cuvette et un broc remplis pour ta toilette, les serviettes sont ici, pour te sécher. Je vais te laisser maintenant faire ce que tu as à faire et te souhaite une très bonne nuit. Elle allait sortir quand elle se rappella... Ah oui ! Si cela ne t'ennuie pas, je souhaiterai que nous déjeunions ensemble avant que tu repartes à tes occupations. Maintenant je te laisse.

Elle n'avait pas attendu de réponse. Bien que sa demande n'était qu'une suggestion et malgré la douceur de sa voix, ses dires n'amenaient aucun désistement. Elle avait refermé la porte pour qu'il puisse être en tout intimité et avait rejoint son époux dans sa chambre. Elle prépara sa fille pour la nuit et la coucha puis laissant une petite bougie sur le chevet, elle prit une chaise et veilla son Prince.

Il dormait à point fermé. Sa respiration était régulière mais lente. Lorsqu'elle prit sa main dans la sienne, la châleur qu'elle dégageait la réchauffait. Penchée, les coudes sur la couche, sa main dans les siennes posée sur son front, elle priait pour qu'Aristote vienne à son secours et l'aide à se battre contre ses démons.

Il avait bougé et aussitôt elle le regarda, lui caressa le visage tendrement espérant qu'il ouvre les yeux mais la fatigue semblait être trop forte. Si tu savais comme je t'aime, lui chuchota-t-elle, la gorge nouée.


Apolonie

Colibri vole et vole entre Bourbon et Moulins. Pas de saison mais tant pis. Bien plus joli qu'un pigeon ! L'oisel se pose près de Dame Bettym. Toujours surprenant comme ils trouvent facilement personne concernée par message à délivrer.

Citation :

Bonjour Bettym !

Cela fait quelques jours que je n'ai plus de nouvelles de votre part et je m'en inquiète. Je n'ai croisé votre époux nulle part depuis plus d'une semaine, et je me demandais s'il ne vous était pas arrivé malheur !

Si c'était le cas et que je puisse faire quoi que ce soit pour vous aider, n'hésitez pas à demander.

En souhaitant me tromper, et que vous alliez tous trois à ravir,
Apolonie

Bettym

Perdue dans ses prières, un silence de mort régnait dans la pièce. Silence qui fut brisé par le battement d'ailes rapides d'un volatile peu commun( Laughing ) par les temps qui courent mais également dans la région Bourbonnaise-Auvergnate dont Moulins faisait partie.

La jeune femme chercha pendant un petit moment, d'où pouvait venir ce bruit lorsqu'elle s'approcha de la fenêtre et vit cet animal oiseau sortit tout droit des songes. Elle ouvrit les battants et essaya d'attraper le colibri qui était porteur de message. Elle lui enleva vite le pli qui lui pesait énormément et alla jusqu'à la cuisine le déposer sur un petit perchoir afin qu'il puisse se réchauffer et se restaurer.

La lettre en main, elle se mit à sourire en voyant le nom de l'expéditeur mais le contenu était teinté d'inquiétude. Quelle délicate attention ! pensa-t-elle. Je vais lui écrire de suite et lui enverrai dès demain matin. Ni une ni deux, elle retourna jusqu'au chevet de son époux qui n'avait bougé un cil avec un nécessaire d'écrire de voyage.

Une fois, sa lettre rédigée, elle posa ses instruments et se mit de nouveau à prier pour son Prince chéri.


Gawel

Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis l'arrivée à Moulins. Gawel sans s'en rendre compte avait été déplacé. Plongé dans son sommeil il n'avait rien ressentit.

Désormais il était chez lui, sur son lit. Dans son subconscient, il ressentait cette tranquillité, cet apaisement d'être enfin là, où il pourrait enfin se reposer. Son souffle se faisait dorénavant plus calmement, ses sueurs s'étaient arrêtées. Son sommeil était léger, par moment il ressentait une présence proche tant appréciée, les forces lui manquaient pour ouvrir les yeux. Une main se posa sur son visage, une si douce main qu’il adora si longtemps, qu’il savait protectrice, un frisson le traversa le long de ses membres affaiblis. Puis une voix vint résonner dans son esprit, remplie de tendresse comme toujours, une voix qui savait tant le calmer, le conseiller et lui redonner le sourire. Ses yeux brillaient, une larme en sortit et s’écoula le long de sa joue.

Ses rêves étaient doux, il y revoyait sa vie, ses victoires, ses défaites, ses joies, ses douleurs. Mais plus que tout, sa femme qu’il avait tant aimé, sa fille qu’il adorait plus que tout.
Il comprenait désormais que c’était là ses derniers rêves. A nouveau des frissons le traversèrent, moins gais cette fois-ci. Il ne pourrait plus revoir les personnes qui lui étaient chères, il ne pourra plus leurs dirent à quel point il les aiment. Sa femme se tenait encore à ses côtés, il voulait la prendre dans ses bras, lui dire à quel point il l’aimait, mais il ne le pouvait. Son corps ne réagissait plus, il n’était plus mettre de lui-même.

Son souffle ralentissait, des douleurs se faisaient ressentir sur sa poitrine. La fin était proche, il le savait, l’heure des regrets était arrivée pour lui. Les regrets de n’avoir pu accomplir ce qu’il désirait, les regrets de n’avoir pu s’épanouir pleinement auprès de ceux qu’il chérissait. Les regrets d’avoir pris de mauvaises décisions dans sa vie, de n’avoir su la diriger à sa guise.

Il n’eu le temps de penser à autre chose, à l’avenir de sa famille et de ses proches. Juste une certitude, il savait que sa femme saura faire les bons choix, comme elle l’a toujours fait.
Sa douleur disparue, son souffle se coupa, Gawel se sentait partir. Impuissant il se voyait s’éloigner à jamais.

S’envolant vers de nouvelles contrées, il observait la scène, cet homme qui n’était désormais plus lui, et cette femme qui sera sienne à jamais. Dans sa montée céleste il aperçu sa fille dormir paisiblement sans se douter de rien. Un dernier regard sur cette maison qu’il avait construite de ses mains, sur sa vie qu’il avait faite au mieux pour lui, sur son village qu’il avait toujours défendu, sur ce duché dont il avait placé tant d’espoirs et qui lui avait donné tant de déceptions. Il voguait désormais vers des terres inconnues, puis à nouveau un espoir, un dernier, d’y retrouver là bas des amis avec qui il pourra continuer son aventure.
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Jeu 9 Oct - 8:08

Convalescence et décès de Gawel2 - Suite 2


Bettym

Bettym espérait que son Prince sorte de ses rêves. Elle observait le moindre mouvement de paupières qui pourrait lui dire qu'il revenait à lui, qu'il l'entendait. Et là, comme un miracle... une larme. Son coeur se mit à battre la chamade. Il l'avait entendu et il allait se réveiller. L'amante s'illumina, Aristote l'avait exhaucé.

Mon coeur, je suis là. Tout va aller beaucoup mieux... Nous allons tout quitter et reprendre notre vie tranquille tous les trois... Je te le promets. lui chuchota-t-elle, voix douce et enjouée à la fois.

Elle lui effleurait le visage comme elle le faisait chaque matin pour le dire bonjour quand elle n'avait pas un coup de folie. La main dans la sienne, elle le regardait, priant toujours. Mais... Cette joie retrouvée ne dura qu'un instant... Le visage de Gawel changea. Il souffrait, la peur envahit de nouveau Bettym. Elle l'embrassa, le caressa, aspirant à le tirer de son sommeil. Son désir qu'il revienne fut anéanti par un dernier serrement de main.

Désemparée face à cette crispation, l'angoisse la gagnait. Il ne pouvait pas, ce n'était pas possible. Elle posa la tête contre son torse, les larmes coulant le long de son visage.
Je t'en prie mon coeur, ne m'abandonne pas ! Elle s'agrippa à ses bras et le bouscula tendrement, relevant la tête espérant qu'il réagisse. Elle ne voulait pas le laisser partir, il fallait qu'il se réveille.

Malheureusement, malgré tous les efforts qu'elle faisait pour le ranimer, Gawel restait inerte. Elle avait mal. Elle sentait son coeur se serrer, se tordre entrainant un sentiment de colère, de rage mélangé de passion. Passion qui l'habitait depuis le moment où ils avaient osé s'avouer leur amour... Mais son Gawel, 2e du nom, se mourait et la laissait là face à la vie sans lui. Elle aurait voulu le battre, lui dire ce qu'elle ressentait en ce moment précis mais rien ne sortait, rien ne se faisait. Seules, les larmes ruisselaient le long de son visage, ses machoires se crispaient, sa gorge se rétrécissait comme si elle s'étranglait.


Tu me l'avais promis, n'arrêtait-elle pas de lui dire... Tu m'avais promis le rêve à jamais... Elle sanglotait silencieusement... Pourquoi ? Elle regarda le plafond comme si elle parlait à quelqu'un... Pourquoi... pourquoi me le prends-tu ? Pourquoi ? Elle s'effondra et pleura, pleura à n'en plus finir. Tu n'as pas le droit, ne cessait-elle de lui chuchoter entre deux sanglots.

A bout de force, elle resta contre son amour, hocquetant, le regard hagard, l'âme en peine. Elle n'arrivait plus à penser, elle ne voulait plus respirer, elle voulait le suivre, elle voulait rester à ses côtés à jamais. A cette pensée, une seule idée lui trotta dans la tête : "arrête de respirer, fait comme lui". Elle se laissa emporter par ces mots et se coupa volontairement la respiration. Attends moi mon Prince, j'arrive, lui dit-elle par la pensée mais c'était sans compter sur le bout de chou qui sommeillait dans son berceau.

Avait-elle été réveillée par les pleurs sourds de sa mère ? Avait-elle senti que quelque chose de grave se passait autour d'elle ? Loreleï se réveilla en pleurs, des cris qu'elle n'avait jamais fait et qui firent frémir la jeune maman. Elle se leva telle un zombie, et prit sa fille dans les bras. Elle l'enlaça, la chérit, la rassura comme elle put et se dirigea vers le lit où reposait son époux. Elle s'allongea à ses côtés, leur fille au centre, s'approchant au plus près de Gawel.


C'est un cauchemar, dormons ma puce et demain tout ira bien. Ce ne peut être vrai, murmura-t-elle comme pour se rassurer. Et elle entonna la berceuse préférée de son enfant...

Jochan

Jochan avait fait tout ce qu'il avait a faire avant de se faufiler dans les draps et s'endormir,il y avait si longtemps qu'il n'avait pas dormit dans un lit si confortable.Un bruit le réveilla,des pleures,mais ce n'était pas celle de la petite fille,il l'aurait reconnu.Précipité il sorti de son lit et voulu savoir ce qui se passait mais se retint...

Non,...faut attendre au matin..

Ce qui avait pu se passer dans l'autre chambre le terrorisait quelque peu,surtout qu'il était sur que ces larmes venait de Bettym,le gamin rejoingnit son lit,écoutant et attendant,un autre bruit louche mise a part des larmes et il sauterais du lit,c'était certain.Finalment ça se calma,Loreleï c'était mise a pleurer mais sa mère sembla calmer ses pleures.Le silence revint alors.

L'oreille attentive le môme resta réveiller encore plusieur heures avant de retomber la tête sur l'oreiller,fatigué.Il était inquièt pour Bettym et sa famille,son mari était dans un sâle état...et si,il repoussa la pensé,il devait dormir et il saurait au petit matin,se prometant de protégé la petite Loreleï si le besoin devait arriver,pour le bien du bébé et pour ne pas qu'elle se retrouve comme lui dans huit ans,il aimait peut-etre son métier mais il aurait bien voulu avoir une famille,même s'il le niait...


Bettym

Bettym se réveilla après une nuit plus qu'agitée, le coeur lourd, l'impression d'un mauvais rêve en tête, les yeux légèrement humides. Elle se redressa et vit ses bébé et époux dans les bras de Morphée et se rassura quelque peu de leur présence.

Des images commencèrent à affluer dans son esprit, le corps de Gawel sur son cheval devant la taverne, le trajet jusqu'au manoir, le petit garçon et... elle chassa cette dernière image. Elle ne voulait pas la voir. Et si ce n'était pas un cauchemar ? pensa-elle. Elle avança le bras vers son Prince pour le toucher mais à mi-chemin elle arrêta son geste.

Loreleï s'était mise à bouger, l'heure était venue de son premier repas et avant même qu'elle ne pleure pour se faire comprendre, Bettym ouvrit sa chemise et installa sa fille face au sein lourd plein de promesses de satiété. La jeune maman observa Loreleï dans la pénombre qui têtait goulument, elle essayait d'avoir des pensées claires mais toujours les mêmes images lui revenaient en tête. Elle sentit les larmes de nouveau monter.

Elle savait qu'il fallait qu'elle en soit sûre mais si cela s'avérait que ferait-elle ? Quelle serait leur vie ? Se laisserait-elle mourir à petit feu comme beaucoup ? Vivraient-elles sans lui, cette homme plein d'amour à leur égard, de prévenance, qui était la joie de vivre de la maréchale et sans qui tout ceci n'aurait eu lieu, sans qui elle n'aurait jamais connu la joie d'une vie à deux, sans qui elle n'aurait jamais pensé le plaisir que l'on pouvait avoir de vivre avec un homme qui plus est aussi tendre que Gawel...

Elle repensa au jour fatidique où elle s'aperçut, grace à Arutha, qu'elle aimait Gawel, les rencontres qu'ils faisaient en cachette pour ne pas peiner la femme avec qui son époux était, à cette époque, et pour se retrouver seuls, la déclaration d'amour qu'ils s'étaient faite, la demande en mariage en taverne acceptée non sans une pointe de peur, leurs baptêmes, leur mariage, la naissance de Loreleï, le voyage de noces...

Tout ça ne pouvait partir en fumée. Il était trop jeune pour mourir... Elle ne pouvait l'accepter, elle ne voulait l'accepter mais si cela était vrai. Elle essayait de se raisonner de vérifier si son Prince respirait toujours, mais si ce n'était plus le cas. Il fallait qu'elle sache, il fallait qu'elle ose le toucher mais la peur grandissait à chaque centimètre qu'elle faisait de la main. La décision était prise ; elle avança sa main pour effleurer le visage de son amour. Cependant, Loreleï la détourna de nouveau vers son objectif premier.

Un sourire aux lèvres, devant l'enfant plein de vie, attendrie de voir que ce petit bout de chou était loin des idées noires de sa mère, Bettym arrêta de nouveau son geste vers son époux pour s'occuper de sa fille. Elle se dressa, la prit dans ses bras et se dirigea vers la cuisine. Elle aurait voulu savoir si c'était vrai, si ce qui s'était passé hier soir était un rêve ou pas, mais la peur que cela s'avérait l'en empêchait. Ce ne peut être vrai, pensa-t-elle. Un amour aussi fort ne peut s'éteindre comme cela sans crier gare. Non je ne veux pas, tu entends toi là-haut. Gawel m'aime, jamais il ne voudrait me quitter pour te rejoindre. Alors laisse le tranquille. priait-elle.

Son coeur était partagé entre le fait de connaître la vérité ou de l'ignorer. Elle fit demi-tour vers la chambre conjugale, déposa sa fille dans le berceau proche du lit afin qu'elle soit en sécurité et s'approcha de son mari qui semblait dormir paisaiblement.

La gorge nouée, elle lui susurra "Mon coeur, il est temps de te réveiller". Mais aucune réaction. Sa main en suspension devant le visage de Gawel, le coeur lourd de savoir... La décision était prise, elle baissa lentement sa main sur la joue de son Prince et là, elle éclata en sanglots. C'était vrai... Il n'était plus là, son corps était froid malgré les couvertures qu'elle lui avait mises, malgré l'amour qu'elle portait pour lui, son coeur ne battait plus, ni pour elles, ni pour lui.

Le rêve était fini, le cauchemard commençait...


Des pleurs lui parvenaient dans sa tête, des pleurs autres que les siens. Recroquevillée sur elle-même, telle une petite fille apeurée par tout ce qui l'entoure, elle redressa la tête. Devant un voile nébuleux, elle aperçut le berceau qui bougeait. Loreleï s'agitait et pleurait. Bettym voulait se lever pour la prendre dans ses bras mais son corps refusait de lui obéir.

Il fallait qu'elle se fasse violence. Il ne fallait pas qu'elle baisse les bras, Gawel ne l'aurait accepté, elle le savait mais sa peine était trop grande, son monde s'écroulait. Après des minutes qui lui parurent interminables, elle réussit enfin à se dresser et s'approcher de ce petit être qui l'appelait et qui devait ressentir toute la tristesse qu'elle avait en elle.

Quand elle prit Loreleï dans ses bras, son coeur se serra encore plus. Elle essaya de calmer les pleurs de l'enfant, tout en se battant contre elle-même pour qu'elle en fasse de même. Elle devait être forte. Elles étaient seules et devaient maintenant ne compter que sur elles deux.

Sa tristesse, à cette pensée, se changea en rage, rage de vivre, de réaliser les rêves de son époux, de se battre contre vents et marées. Elle ne baissera pas les bras. Je te le promets mon coeur. Je ferai tout pour que tu sois fier de nous. lui dit-elle, par la pensée, en regardant son époux, allongé, sans vie. Les larmes coulaient toujours, elle n'arrivait à les arrêter. D'un revers de la main, elle les essuyait mais d'autres arrivaient pour les remplacer. Qu'importait, il fallait continuer à vivre. Ce serait dur, elle le savait par avance, mais c'était sa décision et elle s'y tiendrait.

Elle prit la direction de la cuisine pour préparer de quoi manger au petit garçon qui était encore dans la maison. Elle voulait le voir avant de partir. Elle espérait qu'il ne tarderait pas à se lever. Un dur labeur s'annonçait ; des lettres à envoyer, son travail qu'elle devait assumer coûte que coûte, s'occuper des affaires de son époux. Tout cela n'allait pas être de tout repos mais au moins elle ne penserait que très peu à sa peine.

Ce serait sa façon à elle de compenser le manque qui la gagnait et de ne pas s'appitoyer sur son sort.


Apolonie

Une petite pie se pose délicatement sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. Un petit parchemin, entouré d'un ruban.

Citation :

Bonjour Bettym.

J'ai passé une nuit terrible, taraudée par un pressentiment affreux. Vous m'avez parlé dans votre dernier courrier de l'état de santé de votre époux. Tout en priant pour son salut, l'angoisse m'étreint aujourd'hui de vous savoir seule à ses côtés.

Je n'ai pas pour habitude de suivre mes intuitions, mais celle-ci se fait lancinante. J'ai hâte que vous me détrompiez, et que vous m'annonciez son réveil.

Embrassez Loreleï pour moi,
Bien à vous mon amie,
Apolonie

Jochan

De nouveau pleures,ceux de la petite réveilla de nouveau le jeune corps de Jochan.Se frottant les yeux il écouta attentivement,il avait une drôle d'impression,et un froid le fit frissonner.La gamin s'habilla en vitesse,laissant beret,gant et manteau dans sa becase avec les parchemins.Il avait plus envie de partir,pas tout suite,il sentait que la nuit,n'avait pas été de repos pour personne dans cette maison,il n'aimait pas la sensation étrange qui parcourait son petit être comme si...

Il se secoua la tête,pris son sac,et sortit de la chambre pour se rendre à la cuisine,doucement respirant un bon coup,le coeur battant la chamade.Ses pas l'amena à la fameuse cuisine,et il resta là,regardant Bettym...différante la petite contre elle,le gamin dégluti,comme s'il avait compris quelque chose sans trop comprendre,déposant sa becase au sol il s'avança vers la femme et il ne sait pas pourquoi,mais lui fit un tendre calin...Impulsion enfantine,il c'était attaché en une journée vrai,mais jamais il n'avait démontré autant d'affection a une personne,ses yeux regarda le visage mouillé de Bettym.


J'suis lô,comme pomis...j'suis pas parti...

Il avait rien a dire,il se recula,pencha la tête vers le sol et resta silencieux,sachant qu'il devrait partir bientôt,et que si le visage de la femme était mouillé,c'était sûrement pas pour rien...
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Jeu 9 Oct - 8:10

Convalescence et décès de Gawel2 - Suite 3


Bettym

Bettym n'avait pas entendu arriver le petit garçon. Le visage, encore marqué par la nuit dévastatrice et le chagrin qui la submergeait, fit comprendre à Jochan que quelque chose de grave venait de se passer au manoir.

Lorsqu'il vint lui faire un câlin, elle le regarda, étonnée de ce geste qu'elle pensait impossible pour l'enfant indépendant. Cependant, est-ce son instinct de mère ou la reconnaissance qu'elle avait pour l'affection que lui montrait le jeune message, elle l'enlaça et lui fit une bise sur la tête.


- J'suis lô,comme pomis...j'suis pas parti...
- Ce n'est pas pour cela que..., lui dit-elle, un petit sourire aux lèvres.

Elle s'assit sur le banc face au petit garçon qui regardait le sol, comme gêné. Elle lui releva le visage et le regarda droit dans les yeux.


Jochan..., grande inspiration, je pense que tu te doutes de ce qu'il se passe ici. Les larmes recommençaient à poindre aux coins des yeux mais elle n'essaya nullement de les retenir. Mon... époux..., cette nuit,... est... Les mots étaient si durs à dire qu'elle ne put s'y résoudre et voyant que Jochan avait compris, elle préféra ne pas en dire plus sur la mort de son mari. Sentant l'inquiétude et l'envie du petit garçon... Je sais que tu dois partir... Saches une chose toutefois... C'est que tu as été pour mon époux d'un grand secours ainsi que pour moi-même. Je ne t'en remercierai jamais assez. Tu es et tu seras toujours le bienvenu. Sourire à travers les larmes. Mais si tu dois partir aujourd'hui... je voudrais que tu déjeunes et que tu acceptes ceci...



Devant la mine décontenancée de Jochan, elle lui fit un sourire.

Ne fait pas cette tête là. Ceci est un gage de remerciement et lorsque tu seras sur les routes, tu sauras que je penserai à toi et qu'une maison sera là pour t'accueillir... Maintenant, tu vas te restaurer un peu. Si tu veux rester ici, tu es chez toi. Grande inspiration en pensant à ce qu'elle doit faire. Je dois malheureusement aller prévenir Monseigneur... et je suis obligée de partir. J'espère que tu ne m'en veux pas...

Elle l'observa ne sachant si elle devait le retenir ou pas. Mais se dit que s'il devait partir, elle ne lui en voudrait nullement et qu'elle était heureuse d'avoir eu la chance de le rencontrer. Ce petit homme méritait d'être connu. Elle se leva, Loreleï toujours dans les bras, endormie, et se prépara à partir lorsqu'elle aperçut une pie sur le rebord de la fenêtre. Elle l'ouvrit et prit le mot dont elle était porteuse.

A la lecture du mot, elle regarda au loin, en direction de Bourbon et remercia, par la pensée, Apolonie de sa gentillesse. Dès son retour, elle lui répondrait...


Cyprien

Depuis son retour à Moulins, Cyprien n'avait pris ni le temps ni le soin de passer rendre visite à Bettym et sa petite famille. Il était toujours aussi discret et ne souhaitait pas déranger, pour preuves il venait tout juste de se rendre chez lui.

Cependant il était grandement étonné de n'avoir croisé ni Gawel ni Bettym et Loreleï dans les rues de Moulins, sans doute la petite les accapare beaucoup avait il pensé.

Il décida donc aujourd'hui de se rendre à leur domicile afin de leur faire un petit coucou, après tout mise à part Rapsody, ils étaient sa seule famille.

Cyprien ne comprit pas tout de suite qu'un malheur venait de se jouer en ces lieux lorsqu'il vit sa filleule avec sa fille dans ses bras. Elle fermait la porte à clés et lorsqu'elle se retourna, le sourire qu'affichait Cyprien s'effaça instantanément.
Bettym avait les yeux gonflés de telle sorte que seul un aveugle n'aurait pu comprendre que cela faisait plusieurs heures qu'elle pleurait. Ne voyant pas Gawel, Cyprien n'avait plus besoin d'explications ... Désormais elle élèverait sa fille seule...

Cyprien s'avança vers sa filleule dont il était si fier, il ne savait comment l'aborder...


Jochan

Ses yeux regardait maintenant ceux glonfler de Bettym,il avait bien sur compris,mais il n'avait pas voulu le croire,il connaissait la misère,des famille dans les quartier pauvre,des saoul qui dormait dans les ruelles pleine de rats,il avait lui même passé par là,mais la mort,il ne l'avait jamais cotoyé,du moins pas de cette manière,il sentait que la jeune femme devant lui avait perdu quelque chose,comme si on lui avait arracher son bras,pour le garçonnet,c'était une explication incompréhensible encore trop jeune pour ce genre de chose.

Il l'écoutais,avait laissé son petit caractère se promener plus loin,il n'avait pas envie de faire le garnement,les routes lui avait appris beaucoup de chose sur la vie,mais le sourire qu'il avait reçu la première fois de Bettym,ça l'avait un peu chamboulé et avait changé la perception envers les gens du petit bonhomme.Dans ses mains il avait maintenant l'objet qu'insista la jeune femme à prendre,un moment les yeux dessus,décontenancé,mais ce petit sourire entre les larmes,le fit changer d'idée."Ne vô pô refuser..." Pensa-t-il refermant les doigts sur l'objet.

Une main se glissa sur la joue mouillé de Bettym,essuyant quelque sanglots que Jochan était incapable de voir.Il la regarda ce lever,puis lire le message de la pie,mais le bras de Jochan empecha la mère de s'en aller encore plus loin,il avait quelque chose à dire.


Vous savé m'zelle...On m'a appris à 5 ans que z'avait pu de parents,qu'ils étaient sûrement mort décapité,ou bien vendu peu importe,on ma dit plein de sottise sur leurs mort...Cé pour cette raison z'ai fuguer l'orphelinat,j'y croyais pas,et j'y crois toujours pô,j'espère,et ça m'ennui,mé quand z'vous ai vu avec vostre p'tit sourire,z'ai fondu,jamais j'ai eu de sourire comme sô,on m'perçoit comme un p'tit batart de messager cé tout.Mé parents j'auré aimer les connaitre,avoir de l'amour comme Loreleï,pouvoir zouer au lieu de bosser,vous comprenez ?Cé de cette manière je comprend ce p'tit vide qui peu y avoir quand on ne voit pas lé personne qu'on aimeré voir...cé aussi pour ça que j'vais partir,mais zuste pour aller acheter un hochet a ta fille,pas envie d'men aller tout suite...ze veux vous donner c'que z'ai,prouver que suis pô juste un sâle voleur,ou un maudit p'tit messager,vous avez changer ma vie en un sourire,moi z'veux changer la vostre en restant encore un peu....si ça peut zuste aider...

Le petit homme regardait Bettym dans les yeux,il avait maintenant glisser sa main dans celle-ci,son indépendance et son mauvais caractère venait de prendre le bord pour un bout de temps,son coeur était gonflé de tristesse en maintenant que d'une nouvelle lumière.C'était dure a expliquer pour un petit garçon de huit ans qui avait véçu tout sa vie loin de l'amour,l'amitiée,et même la tolérance.Il ressentait une nouvelle émotion,malgré ce petit vide qu'il ressentait toujours,et ce mal de voir Bettym si triste.En sortant de la demeure avec elle,il ne put s'empecher de regarder le ciel,en mettant son beret,et un homme alors arriva,le garçon le toisa un moment avant de baisser la tête,lâcher la main de bettym et reculer se cachant un peu vers l'arrière.

Bettym

Lorsqu'il lui essuya les larmes qui coulaient toutes seules, Bettym sentit son coeur battre de nouveau. Mais il était temps de partir pour prévenir le prêtre et elle se leva.

Arrivée près de la porte, une petite main lui attrapa le bras. Jochan la regarda, insistant. Devant ce petit garçon désireux de lui parler, elle ne put que s'attendrir et écouter ce qu'il avait à lui dire, cela semblait pour lui d'une importance capitale.


Tu sais, Jochan, je me moque de ce que les gens peuvent bien penser de toi, lui dit-elle un sourire rassurant aux lèvres, j'ai confiance en toi. Ne me demande pas pourquoi mais je sais au fond de moi que tu es un enfant adorable, malgré tes faux airs de petits garçons turbulents. Elle lui caressa la joue. Tu peux rester autant de temps que tu veux ici. Ta présence à mes côtés, surtout en pareil instant, est une bouffée de châleur, je ne te le cacherai pas et ton désir d'être encore quelques temps avec moi me fait le plus grand bien.

Le messager glissa la main dans celle de la jeune maman et tous deux sortirent. Alors qu'elle fermait la porte du manoir, comme Gawel l'appelait, Jochan se crispa puis lâcha la main de Bettym pour se mettre en retrait. Inquiète, elle se retourna et vit son parrain sur le perron. Plusieurs sentiments se mêlèrent, la joie de le revoir, la peine de lui annoncer le décès de son époux alors que lui même passait une mauvaise période.

Quand elle vit le visage de son parrain changer à sa vue, elle savait qu'elle n'avait plus besoin de lui dire quoi que ce soit. Elle s'approcha de lui le voyant hésitant, Jochan, toujours en retrait, Loreleï dormant dans ses bras. Cyprien ne put qu'ouvrir les bras pour l'accueillir et essayer de lui donner le réconfort dont elle avait besoin.


Parrain, si tu savais comme tu m'as manqué... lui dit-elle entre deux sanglots. Le visiteur inattendu semblait désemparé de la trouver ainsi, lui qui l'avait rarement vu triste. Pardonne moi de te recevoir comme ça. J'aurai tellement aimé t'accueillir comme tu le méritais mais... Sentant qu'elle allait de nouveau pleurer, elle se tut et fixa son attention sur Cyprien. Tu vas bien ? fit-elle, sans pouvoir lui en dire plus...

Ce fut à ce moment qu'elle sentit la présence derrière elle du petit garçon. Elle se retourna pour l'inviter à venir à ses côtés.


Viens, Jochan, viens que je te présente mon parrain, Maître Cyprien. Parrain, voici Jochan. Un petit garçon au grand coeur. Un large sourire à l'attention du messager, sa main sur la tête, signe d'une tendresse qu'elle éprouvait déjà pour lui.

Cyprien

Jamais il n'avait pensé un jour devoir affronter ce visage plein de désespoir, cependant c'était à lui qu'incombait la tâche de les soutenir toutes les deux dans leur difficile deuil.
Bien que Loreleï ne fût encore rien qu'une enfant, bien malin aurait été celui qui pût dire ce que la perte d'un être aussi cher eût pu provoquer chez un enfant de si jeune âge, celle-ci ne semblait pas tout à fait gênée par la disparition de son père.
Cyprien fût surpris d'apercevoir derrière sa filleule un autre enfant qui semblait , lui aussi, ne pas avoir été épargné par la vie.


Bonjour Jochan.

Si sa fileule portait autant de considérations à cet enfant c'est que celui-ci en valait la peine, pensa t'il. Elle n'était pas du genre à s'embarrasser avec des garnements en tout genre.

La regardant dans les yeux, il ne put trouver les mots justes afin de leur donner un semblant de réconfort, il répondit simplement à sa filleule


Je vais bien mais là n'est pas le sujet, tu quittais les lieux, je peux comprendre qu'ils te soient difficiles à supporter. Les souvenirs qu'ils recèlent sont parfois autant de lames qui transpercent le coeur.

Du revers de sa manche, il essuya les larmes qui coulaient le long des joues de Bettym et lui chuchota Tu devras être forte, ta fille a besoin de toi. Quant à toi si tu as besoin de moi tu sais où me trouver

Jetant un dernier regard attendri sur les enfants, il tourna les talons en direction du village. Le froid glacial du proche hiver, le fît frissonner...
Le visage de Gawel lui revint soudain en mémoire et s'adressant au ciel


Tu m'avais promis de veiller sur elle...
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Jeu 9 Oct - 8:13

Convalescence et décès de Gawel2 - Suite 4


Bettym

Malgré le sourire qu'elle affichait, la tristesse envahissait tout son corps et son coeur. Cyprien n'était pas dupe des efforts qu'elle faisait pour paraître sereine et à peine affectée. Elle n'était pas du genre à montrer ses sentiments, en tout cas ceux qui pourraient rendre malheureux les gens autour.

Lorsque l'homme salua Jochan, ce dernier semblait intimidé. Bettym essayait de le rassurer d'un regard attentif mais elle ne chercha pas à l'obliger à parler. C'était un petit être qui avait déjà beaucoup souffert dans sa petite vie et elle ne voulait plus que cela lui arrive. Enfin, elle ferait tout pour qu'il soit heureux et qu'il puisse évoluer comme beaucoup d'enfants, dans la joie.

Quand son parrain lui parla de sa voix si chaude et rassurante, elle sentit son coeur se serrer et de nouveaux, les larmes pointaient aux coins des yeux. Elle se mordait l'intérieur des lèvres pour ne pas pleurer, sa vue se troublait mais elle tint bon et réussit à lui parler.


Il est là... dans notre chambre. Je ne sais quoi faire. Elle le regarda perdue. Je vais aller à l'Eglise voir Père Farnor. Il... Il faut que... je vois comment faire pour... la cérémonie.

C'était trop dur à dire. Elle ne put retenir ses larmes, il fallait pourtant qu'elle tienne le coup mais comment faire quand l'être le plus cher s'en va, comment pouvoir vivre sans lui ? Aux conseils de son parrain, elle ne put qu'opinait de la tête tout en reniflant, cherchant un mouchoir dans une de ses poches.

Je te promets de l'être... dit-elle dans un souffle.

Cyprien, se sentant impuissant, adressa un dernier sourire et repartit tête basse. Comme elle aurait aimé qu'il ne s'inquiète pas pour elle. Il fallait qu'elle lui montre mais cela ne sera pas pour aujourd'hui. Elle n'avait pas le courage de se battre contre les démons qui l'attaquaient. Elle regarda Jochan et d'un sourire lui tendit la main.


On y va ? Je t'accompagne jusqu'au marché... et, je passe voir Père Farnor. Quand j'aurai fini de lui parler, je te rejoins vite. D'accord ?

Elle ne voulait pas que cet enfant se sente abandonné mais elle ne voulait pas l'étouffer non plus. Etre indépendant c'était une chose qu'elle connaissait et jamais elle n'aurait voulu se sentir coincée. L'enfant semblant être en accord avec sa proposition, ils partirent en direction du centre du village.

Jochan

Les yeux verts étaient fixé sur l'homme,gardant l'image bien encré dans sa tête comme l'habitué messager qu'il était mais un sentiment,l'empêcha de parler,comme si le gamin qu'il était se sentait intimidé par cette présence.Pourtant il avait tant vu,des gens mesquin,sans même une once de respect pour le travail et les chemins qu'il avait dut parcourir pour certain message.Une image lui vint en tête,un léger frisson,il ne remarqua même pas le sourire que lui avait jeté Bettym,il fit seulement un hochement de tête pour rester un peu poli au salutation du monsieur auquelle la mère de Loreleï semblait tenir.

Son petit regard un peu perdu par ce qu'il vivait d'émotion en peu de temps et par des pensées qu'il n'avait pas eu auparavant,regarda la jeune femme,s'avançant d'un pas.Discret il resta,toujours tout prêt,il ne la laisserait pas,s'il faut que des messages urgent soit envoyer,il irrait,mais ça serait pour revenir,il se le promit.Près de cette femme qui devait maintenant faire face à une dure épreuve,Jochan se sentait plus qu'un messager,il sentait une nouvelle apartenance,il se sentait comme un vrai gamin de huit ans,pas comme un jeune môme sans avenir.

Sourire et soupire,le coeur un peu serré de voir les larmes de nouveau sur les joues de Bettym.L'homme reparti,ne sachant plus quoi dire et quoi faire,au dire de la femme il opina glissant de nouveau sa main dans cette main qu'il aurait aimé tenir toute son enfance,un petit sourire pour répondre au petit que lui envoi celle pour qui il perd de son indépendance et se délaisse de sa carapace.Le marché l'attendait maintenant,marchant main dans celle de Bettym,petit sourire,un peu dans ses pensée.Le bébé aurait un beau hochet et peut-etre qu'avec quelques autres écus tenterais-il de faire plaisir à sa nouvelle amie qui le laissait libre de choisir les chemins a prendre...
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MessageSujet: Re: Albums souvenirs....   Jeu 9 Oct - 8:15

Le faire-part


Nimrodor

C'est le coeur en peine que Nimrodor sortit de sa taverne pour aller placarder ses funestes affiches à divers endroits de la ville. Tout d'abord a la mairie, puis a l'eglise, sur sa propre taverne et à d'autres endroits. Il en avait deja placardé dans toutes les villes du BA, et avait gardé Moulins pour la fin. Moulins, qui, plus que toutes autres villes, devait tant à cet homme qui aujourd'hui n'était plus. En effet, Gawel les avait quitté, et le Duché tout entier avait par la meme perdu un grand Homme.

Il s'empara donc de son seau de colle, d'une affiche, et s'executa.



Ophéliane

Ophéliane avait déjà vu l'annonce funèbre mais voulait attendre d'être à Moulins pour déposer sa missive. Elle ne serait pas présente demain pour la cérémonie. Ca ne l'empêchait pas de laisser un message à l'attention de Bettym et de sa fille. Les disparitions comme celles ci sont toujours trop fréquentes au goût des proches. Elle ouvrit le parchemin et le mit à la suite de l'annonce générale.

Citation :

Chère Bettym,

Je ne pourrais être présente à la cérémonie, mais saches que mes pensées seront tournées vers toi et ta petite fille. Je prierais en mémoire de Gawel d'aussi loin que je serrais. Prends soin de toi et de Loreileï.

Ophéliane

Elle poussa un long soupir et prit le chemin de la sortie du village. Court passage et au loin, des cloches qui sonnaient... baptême sans elle mais qu'elle savait heureux...

Shekhina

Sheki passait devant une affiche s'arreta et la lu...une larme coula le long de sa joue rosie par le froid...elle repensait à Gawel quand la biere coulait à flot en tav...ses tournées générales..sa gentillesse... sa discretion..son humour..
Se dit qu'avant son départ il fallait qu'elle voye Betty et son enfant ...pourquoi l'amour est t'il parfois si cruel, alors qu'il etait si beau :? ...


Morgen

Morgen passa devant l'affiche qui avait été placardée. La jeune femme lu une première fois brièvement le parchemin. D'abors elle ne fut pas interpellé, puis elle s'y reprit une seconde fois ne pouvant croire se que ses yeux lui laissait voir. Non c'était impossible ! Son coeur se serra, Moulins venait de perdre encore un homme d'exception qui s'était investit corps et âme dans ce combat qu'était la politique. Morgen pensa ensuite à Bettym et à la douleur que celle-ci devait ressentir. Elle l'a comprenait si bien pour l'avoir elle même vécut. et leur enfant, cette petite fille qui avait connu si peu son père et qui allait devoir grandir malgré son absence.

Son visage s'assombrit. Morgen avait l'âme en peine mais les larmes ne coulaient pas. Que devrait-elle dire en croisant Bettym. Les mots ne serviraient à rien. Seul le temps cicatrise les plaies, se ne sont pas des paroles de réconfort qui rendront la douleur moins violente. La perte d'un être cher est toujours une épreuve, et c'étais aujourd'hui l'épreuve de Bettym et de sa fille. Ces dernières devraient être assez forte pour continué à vivre.

Morgen s'en retourna, elle irait malgré tout faire ses condoléances. C'est vrai qu'il est toujours agréable d'avoir une épaule sur laquelle pleurer.


Lililea

A peine de retour, Lililea passa devant l'affiche annonçant les funerailles de Gawel

Elle pensa aussitôt a sa filleule et sa fille et s'en voulait de ne pas avoir ete là pour aider Bettym dans cette triste douleurs,mais aurait elle vraiment su remplacer le manque que Gawel laisse derriere lui

Elle n'oublira jamais son copain de taverne ,celui avec qui elle prenait plaisir à le barbouiller pendant ses moment de reflections qui frôlaient le sommeil

Lililea passera voir sa filleule une fois sa charette decharger et l'aidera du mieux qu'elle peut pour surmonter ce grand malheur qu'est la perte de son mari

Lilou

Lorsque Lilou passa devant l'affiche, même si elle s'y attendait, son coeur se serra. Sa soeur l'avait averti de l'annonce, mais le voir de ses propres yeux vous obligeait à admettre les faits. Son beau-frère allait lui manquer. Sa soeur aurait besoin d'elle et de ses amis.

Comme à chaque fois qu'elle apprenait une triste nouvelle comme celle-ci, Lilou leva les yeux aux ciel, comme cherchant quelque chose...

Gawel, tu vas nous manquer. Je suis sûre que tu vois tout de là haut, et que tu as rejoin les Moulinois qui restent à jamais dans nos coeurs. Continue à veiller sur ma soeur et sur ma nièce de là où tu es, comme tu l'avais fais jusqu'à présent.
Au revoir, beau-frère.


Un dernier moment les yeux perdus dans le ciel.


Lililea

pour toi mon ami ,mon copain

Trop tôt tu t'en es allé
Des souvenirs tu nous as laissé
Le destin ne t'a pas laissé le choix
Le destin à choisis pour toi
Tu laisses femme et enfant
Tu laisses ami e s et copine
Tu t'es rapproché de la lumiere
Tu y verras plus clair
Tu pourras la faire rayonner
Et nous aider à surmonter
Nous ne t'oublierons jamais
Et tu resteras à tout jamais
Graver dans nos coeur

Ta copine Lililea

Inracien

Depuis Polignac où il vivait depuis un petit temps, inracien pensait toujours à Moulins. Il n'avait de cesse, depuis l'endroit où il se trouvait, de traquer la moindre informations concernant Moulins. C'est ainsi qu'il appris cette triste nouvelle, touchant une personne pour qui il a énormément de respect. Il lui envoya aussitot une missive

Citation :


Dame Bettym,

Je viens d'apprendre la triste nouvelle...
C'est avec émotions que je vous fais part de ma vive sympathie dans cet effroyable moment. Je m'associe tout naturellement à votre chagrin.
Je tenais également à vous dire que vous pourrez comptez sur mon soutient, sinon physique, au moins moral.
Je pense très fort à vous et à votre fille.

inracien


Après quoi, il se retira dans un lieu désert pour se receuillir

Alianor d'Aiguebrune

La Démonne Luçon décrivit un arc de cercle avant de déposer la missive parmi les autres... Les nouvelles étaients arrivées un peu tard vers Montluçon, mais Alianor tenait à montrer son soutien à la Dame.


Citation :
Bettym,

Je me lie à ton chagrin... La perte d'un être cher est toujours la plus douloureuse... Mais les souvenirs persisteront dans les yeux de ta fille te rappelant quel homme il était. Je le vois tous les jours dans les yeux de la mienne, et ce depuis le décès de son père.

Nombreux seront les gens qui t'épauleront, et j'en ferai parti. Si le destin t'amène vers Montluçon, ma porte te sera ouverte. Prends bien soin de toi.

"L'Unique bénit les hommes les menant vers le Jardin des délices où une vie éternelle les attend"

Bien à toi.

Alianor d'Aiguebrune.
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